XIV
4 juillet 1860.
Mon cher Baille,
Je viens de lire Jacques de George Sand. C'est une œuvre étrange, on ne saurait la feuilleter sans pleurer, sans éprouver des frissons d'enthousiasme. L'action la plus simple, l'intrigue la moins compliquée, et pourtant chaque phrase vibre, chaque mot vous émeut. Jacques, le héros, épouse une jeune fille, Fernande. Cette Fernande prend un amant, Octave, et Jacques a la grandeur d'âme—d'autres diraient la sottise—de se suicider pour laisser sa femme vivre heureuse avec son amant. C'est que ce Jacques est un être idéal, c'est qu'il n'a pas les mille préjugés de notre sotte société; c'est que Fernande n'est pas coupable à ses yeux; elle ne l'aime plus, en aime un autre, mais n'est pas hypocrite avec lui et ne va pas lui offrir ses lèvres chaudes encore des baisers de son amant. Quelle loi peut forcer la femme à aimer toujours le même homme? Quelques mots balbutiés par un maire et un prêtre sur la tête de deux époux, peuvent-ils enchaîner leurs cœurs, comme ils enchaînent leurs corps? De quelle garantie est le mariage en amour? et ne serait-ce pas l'institution la plus monstrueuse, si on n'invoquait en sa faveur des raisons de famille et de garantie matérielle? Le mariage ne saurait donc imposer l'amour à la femme; la seule chose qu'il commande, c'est de garder sa couche pure pour ne pas introduire de fils étrangers dans la famille. Mais l'homme qui épouse une femme qui manque de sympathie, qui voit leur amour faiblir, qui voit même sa femme aimer un autre homme, combattre sa passion, sangloter et se tordre, lutter pour rester fidèle contre nature; cet homme-là ne serait-il pas un lâche s'il courbait cette malheureuse que la loi humaine lui livre comme une chose, mais que la loi naturelle lui refuse; cet homme-là, s'il est grand et généreux, ne doit-il pas lui rendre une liberté qui appartient à toute créature de Dieu? Ne serait-il pas infâme s'il pressait encore dans ses bras un corps dont l'âme n'est plus à lui? ne serait-ce pas un embrassement de brute. Certes, le mariage est une chose inique, considérée ainsi, surtout avec les préjugés qui s'attachent sottement à l'honneur conjugal. On comprend qu'un grand esprit, tel que George Sand, ait levé l'étendard de la révolte, tâchant de faire voir tout ce qu'il y a d'ignoble et d'odieux dans cet enchaînement de deux existences, tout ce qu'il y a à craindre pour ces pauvres cœurs humains, si fragiles et si aimants.—Jacques est, comme je te le disais, une nature exceptionnelle; Jacques est un grand cœur, plein d'amour, plein d'abnégation, la plus sublime des vertus. Il aime toujours Fernande; pour lui elle est restée pure malgré sa chute; elle a combattu tant qu'elle a pu; il l'aimerait peut-être moins, si elle n'avait pas succombé. Il l'aime toujours, il l'aime assez pour préférer son bonheur à elle à sa propre vanité, à son propre égoïsme. Il méprise la société, ses institutions, ses préjugés; il part laissant ignorer à sa femme qu'il sait tout et va se tuer, mettant même sa mort sur le compte d'un accident, pour éviter le moindre remords à sa Fernande adorée. Grande figure que l'on ne peut contempler sans être ébloui, qui, parmi tous ces vains qui nous entourent, nous semble tellement sublime que nous nions son existence. Puis, quelle ardente passion, quel dédain pour tout ce qui nous attire, quelle fierté dans ce silence qu'il garde sur ses sentiments et sur ses pensées! Je ne pourrais t'analyser un tel homme; lis le roman et tu pleureras peut-être comme moi; lis-le, ou vraiment je t'en voudrais.—Quant à Fernande, elle est la femme personnifiée: la femme pliant sous le premier souffle d'amour dont rien n'égale la tendresse sinon la fragilité. Dévouée jusqu'au dernier moment à Jacques, elle n'a plus pour lui que de l'amitié; elle repousse ses caresses, mais lui presse toujours la main. Elle ne l'aime plus, et, comme elle a besoin d'aimer, elle s'adresse au premier venu, mais elle lutte, elle souffre et se briserait si son maître de par la loi n'avait pas pitié d'elle. Si Jacques est une exception, un personnage idéal, création de poète, Fernande est une réalité. Rien de plus strictement vrai que cette situation d'une femme n'aimant plus son mari et ne pouvant s'empêcher d'aimer un autre homme. La malheureuse, qui n'a pas un Jacques pour époux, doit finir par tomber dans la bouc et partager son lit avec deux hommes à la fois. C'est sans doute pour nous montrer quelle rare grandeur d'âme, par conséquent l'homme étant généralement petit, pour nous faire voir quel nombre de femmes le mariage mène à la dégradation, que l'auteur nous a donné cette œuvre.—George Sand a nié, je crois, son hostilité au mariage, et cependant cette hostilité ressort de chacun de ses romans.—Lorsqu'on indique une maladie, on est forcé de donner en même temps le remède, surtout si l'on veut faire une œuvre bonne et utile. C'est ce que George Sand ne fait pas; elle démontre que le mariage est la chose la plus monstrueuse qui existe, elle y nie le bonheur et l'amour, mais elle ne dit pas quelle institution elle voudrait voir à la place de ce lien éternel. Veut-elle le divorce? Veut-elle qu'on change d'amour comme on change de chemise? Ou bien a-t-elle conçu une nouvelle manière de vivre entre amants, garantissant la famille, faisant disparaître l'adultère, etc., etc. C'est ce qu'elle ne nous dit pas; et alors son roman peut être vrai, mais d'une désolante vérité. C'est une mauvaise action, une torture inutile, une lecture trop forte pour les cœurs de vingt ans.—Quant à moi, je crois que le bonheur peut exister dans le mariage. Si Jacques n'est pas heureux avec Fernande, c'est que Jacques est un rêve et Fernande une réalité. Dans un roman, une étude de passions humaines, dès qu'un personnage est purement idéal, ce personnage devient une exception, il ne saurait sympathiser avec les autres qui ne sont que des hommes. Ses relations avec eux ne peuvent manquer un jour de se rompre violemment, leurs suites seront son propre malheur et celui des êtres qui l'entourent. Comme la baguette que l'on plie et qui reprend brusquement sa première position, dès qu'on la lâche, il remontera au ciel, d'où il vient, laissant les humains s'entendre avec les humains. Ainsi le stoïque, le sublime Jacques ne peut vivre avec la frêle, l'humaine Fernande. Nulle sympathie entre eux, c'est un ange aimant une mortelle qui demande à grands cris que le divin amant éteigne le feu de ses regards pour ne pas la consumer.—Mais, au contraire, vous réunissez deux êtres de ce bas monde d'une égale faiblesse, je ne vois pas pourquoi ils ne seraient pas heureux. Je n'ignore pas que l'orgueil de la femme doit se révolter d'un esclavage relatif, je comprends tout ce qu'a d'horrible, comme je te le disais, la position d'une épouse honnête qui aime un autre homme que son époux; mais cette passion ne lui viendra pas, si son mari ne lui est ni supérieur, ni inférieur, si l'harmonie règne entre eux. Et même si elle aimait, elle oserait avouer sa faiblesse à celui qui est aussi faible qu'elle; en un mot, ces deux êtres s'appuieraient l'un sur l'autre, chancelant quelquefois mais se redressant toujours par une mutuelle condescendance.—Ce n'est pas que j'approuve fort le mariage; bien au contraire, j'y apporterais de notables changements, si l'on me laissait libre. Mais tel qu'il est, ce mariage qu'on ne peut attaquer sans entendre hurler autour de soi les bégueules et les petits esprits, il peut devenir une source de bonheur et d'amour entre deux êtres sages, exempts de préjugés. Si l'on appelle amour la passion échevelée, certes le mariage ne le donne pas; si l'on entend par bonheur un ciel sans nuages, allez encore chercher plus loin. Mais, si vous n'êtes pas trop exigeant, si l'amour auquel vous aspirez est profond et calme, si vous entendez par bonheur des jours de soleil et des jours de pluie, mariez-vous, mes enfants, mariez-vous.—Je sais que les esprits d'élite sont ceux-là mêmes qui demandent trop. Je ne parle pas pour eux. Que les fous aillent, comme tu le disais, mourir à l'hôpital. De quel poids sont dans la balance humaine ces êtres rares et sublimes, ces Don Juan qui se prennent d'amour pour un idéal, qui courent le monde en sanglotant, ou se heurtant le front à la réalité. Je parle pour les masses, même pour ces poètes qui mettent leurs rêves dans leurs ouvrages, mais qui savent accepter la réalité dans la vie, en la colorant, il est vrai, de quelques rayons de leur imagination.—Mon mariage, je ne saurais le répéter, n'est pas cette bonne affaire que l'on nomme de ce nom. C'est un mariage à moi, un mariage d'amour, de sympathie, basé sur une réciproque connaissance de caractères, un mariage dont je t'entretiendrai quelque jour.—Je veux te parler encore de deux personnages du roman de George Sand; premièrement d'Octave, ce jeune amoureux auquel le voisinage de l'héroïque Jacques nuit singulièrement. Noble cœur d'ailleurs, mais égoïste, mais faible, en un mot, Octave est un homme. On comprend parfaitement que Fernande l'aime; tous deux pensent de même, tous deux sont fils de la terre. Le second personnage est une nommée Sylvia, la femme idéale, comme Jacques est l'homme idéal. Il y a donc sympathie entre eux. Malheureusement cette Sylvia, fille illégitime, est peut-être la sœur de Jacques, la mère de cette jeune fille ayant eu pour amants et le père de Jacques et un autre individu lors de sa naissance. Ces deux êtres créés l'un pour l'autre ne peuvent donc s'aimer. Le roman, envisagé ainsi, conclut dans mon sens. La fatalité a tout fait; si Jacques avait pu épouser Sylvia, si Octave avait épousé Fernande, jamais couples plus heureux n'auraient vécu sous le ciel, Dieu ne l'a pas voulu et c'est la cause de tous ces sanglots.—Je ne saurais d'ailleurs trop te conseiller de lire ce roman; c'est un chef-d'œuvre où le cœur vibre à chaque page. Jugé comme œuvre d'art, comme drame, on ne saurait trop l'admirer; mais, comme œuvre de philosophie pratique, tu vois que je blâme l'auteur. Pour me résumer et faire disparaître les contradictions que tu croirais remarquer dans cette lettre, je conclurai en disant: que, poète, je n'ai jamais rien lu d'aussi beau, mais que, homme, je me refuse à ce désolant mélange d'idéal et de réalité.—Je ne le dirai rien du style de l'auteur, tu l'as apprécié toi-même. Seulement le roman est par lettres. Comme j'ai déjà assez babillé sur ce sujet, je le dirai plus tard ce que je pense de ce genre.—Ne prends ces appréciations que pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire écrites sous l'impression encore brûlante de l'ouvrage, et fort confusément sans doute.
Je lis Shakespeare, ce sera pour un autre jour.
Je suis raisonnable dans cette lettre, et je regrette de m'être trop emporté dans la dernière sur le mot: position. Je ne sais si tu l'as remarqué, la raison chez moi est vivace, et si je parais en manquer, c'est que j'en fais un mauvais usage, que je m'en sers pour justifier mes folies. Oui, je le reconnais, c'est sagesse d'accepter la société telle qu'elle est, de se plier à ses usages, tout en sachant que ses usages sont sots et ridicules. Ce qui m'irrite, c'est lorsque je crois remarquer que celui qui plie la tête, la plie comme une brute sans conscience de ce qu'il fait, en léchant la main de celui qui le réduit. Voilà ce qui faisait ma colère. Suis la pente de la foule, je ne t'en estimerai que plus, mais dis avec moi que le monde est méprisable et petit, que la nécessité te force à vivre aussi sottement que lui, que tu frémis sous le joug.
Je relis quelquefois tes anciennes lettres. Hélas! que nous sommes loin de ce temps où j'écrivais Ce que deviennent les pions, où tu raillais dans les Chandelles autrichiennes. Une année seulement s'est écoulée, et pourtant que de changements dans nos caractères, dans nos pensées! Nos esprits sont peut-être plus élevés, nos horizons plus larges, mais nous avons perdu notre joyeuse insouciance; nous désirons résoudre les problèmes de la vie, et avec ces recherches commencent nos doutes et nos pleurs. Cette lettre fut pénible pour moi, je ne la faisais que dans mes moments de tristesse; nous étions alors des enfants moqueurs, nous ne sommes plus que des railleurs désolés.
Puisque je suis en train de gémir, continuons par un sanglot.—J'arrivais au monde, le sourire sur les lèvres et l'amour dans le cœur. Je tendais les mains à la foule, ignorant le mal, me sentant digne d'aimer et d'être aimé; je cherchais partout des amis. Sans orgueil, comme sans humilité, je m'adressais à tous, ne voyant autour de moi ni supérieur, ni inférieur. Dérision! on me jeta à la face des sarcasmes; j'entendis autour de moi murmurer des surnoms odieux, je vis la foule s'éloigner et me montrer du doigt. Je pliai la tête quelque temps, me demandant quel crime j'avais pu commettre, moi si jeune, moi dont l'âme était si aimante. Mais lorsque je connus mieux le monde, lorsque j'eus jeté un regard plus posé sur mes calomniateurs, lorsque j'eus vu à quelle lie j'avais affaire, vive Dieu! je relevai le front et une immense fierté me vint au cœur. Je me reconnus grand à côté des nains qui s'agitaient autour de moi, je vis combien mesquines étaient leurs idées, combien sots leurs personnages, et frémissant d'aise, je pris pour dieux l'orgueil et le mépris. Moi qui aurais pu me disculper, je ne voulus pas descendre jusque-là, je conçus un autre projet: les écraser de ma supériorité et les faire ronger par ce serpent que l'on nomme l'envie. Je m'adressai à la Muse, cette divine consolatrice, et si Dieu me garde un nom, c'est avec volupté que je leur jetterai à mon tour ce nom à la face, comme un sublime démenti de leurs sots mépris.—Mais, si j'ai de l'orgueil avec ces brutes, je n'en ai pas avec vous, mes amis; je reconnais ma faiblesse, et je ne me trouve pour toute qualité que celle de vous aimer. Je me suis cramponné à vous comme le naufragé à sa planche de salut, dans la débâcle générale de mes amitiés. Dieu vous envoya pour me retirer du gouffre où je tombais désespéré.—L'ivraie étouffe les plus beaux épis, et l'on maudit l'ivraie; dès mon enfance, la société m'est apparue comme une mauvaise plante étouffant les plus nobles cœurs, et je maudis la société. Et pourtant quelques bleuets brillent dans les mauvaises herbes; vous êtes mes bleuets, mes amis, mes fleurs bien-aimées, vous n'avez rien de commun avec les racines parasites et dévorantes; je puis vous aimer et les détester, sans vous confondre, quoique le même terrain vous ait donné naissance.
Je reçois ta lettre à l'instant. Je termine cependant celle-ci sans y répondre, je remets cela à ma prochaine missive. Seulement, je crains que sur certains points nous ne nous entendions jamais. Tu juges en moi le poète en homme et je juge en toi l'homme en poète. Tu veux appliquer mes rêves à ta réalité et je veux appliquer ta réalité à mes rêves. Dans tout cela tu es le plus raisonnable, mais, franchement parlant, tu es le plus mesquin. Je te déclare formellement, ce n'est pas parce que tu es un homme que je t'en veux, c'est parce que tu n'es pas assez poète, c'est parce que tu laisses étouffer l'âme par le corps. Tu reviendras sur tes pas, me dis-tu; je le souhaite, mais je crains que tu ne puisses plus. Tu pourras peut-être penser que c'est parce que tu travailles, parce que tu veux te faire une position, que je m'irrite. Nullement. Je comprends cette liberté de pensée que tu me vantes, et c'est la mienne; je reconnais même jusqu'à un certain point que c'est la seule possible. Mais tu te tromperais étrangement en croyant la posséder, du moins dans tes lettres. Tu obéis à la pente de la foule, tu défends les théories de la foule. Tu n'inventes rien, tu ne rejettes rien; la vie telle qu'elle est te semble fort belle et tu n'as pas même un sanglot pour protester.—Comment suis-je libre, sinon de penser? Que fais-je, sinon des rêves? Tu conclus donc dans mon sens, je jouis de toute l'indépendance permise. Mais, puisque tu me contredis, puisque tu n'es pas même libre dans tes lettres, ai-je tort de vouloir un peu d'originalité, de liberté dans ton esprit. La réalité est la réalité, et c'est déjà beaucoup; mais si de plus la réalité nous empêchait de rêver, le plus court serait d'aller voir ce que nous garde le ciel.—Comme tu l'as dit, tu n'as pas compris ma dernière théorie sur l'amour; il est curieux qu'en cette matière tu sois le poète et moi le réaliste. D'ailleurs, nous reparlerons de tout cela plus longuement.
J'ai envoyé mon poème à Cézanne, ainsi que je te l'avais annoncé. Cette dernière œuvre pèche beaucoup par les détails; même une faute de prosodie m'est échappée dans la copie que je vous ai envoyée. J'attends toutefois ton jugement pour comparer les défauts que tu me signaleras à ceux que je connais déjà.
Jeudi dernier, j'ai soupé chez une famille provençale en compagnie de M. Bevançon, garçon fort gai, que je ne connais pas assez pour me permettre de le juger, mais vers lequel aucune sympathie ne m'autorise. Il m'a prié de te présenter ses amitiés, et c'est pour cela que je te parle de lui. De plus, j'ai appris que Matheron me cherchait. Ayant découvert son adresse, je me propose d'aller lui serrer la main.—Quant à Raoul, je dois chaque jour le voir. Je partage ton jugement sur lui.—Tu me parles de De Julienne, de Marguery, marionnettes, cerveaux vides, qui viennent un instant parader ici-bas dans leurs habits de fête, puis s'endorment dans l'oubli du tombeau, bons garçons peut-être, mais d'un horizon borné, mais cœurs étouffés sous de sottes vanités. Laissons-les: voilà l'ivraie dont je te parlais tantôt.—Tu as raison d'aimer Marguery, excellent garçon dans toute l'acception du terme.—Quant au silence que garde Cézanne, il faudrait aviser. Je lui ai dit de t'envoyer mon poème; tu pourrais de ton côté lui écrire que je t'ai averti de cet envoi et lui indiquer un moyen pour te le faire parvenir. Cette lettre serait inoffensive; tu te tiendrais à l'écart, ne parlant que de moi ou d'autre chose, et cela renouerait sans doute. A bientôt.
Mes respects à tes parents.
Je te serre la main. Ton ami,
É. Zola.