À Joséphine, à Strasbourg.

Louisbourg, 13 vendémiaire an xiv (5 octobre 1805).

Je pars à l'instant pour continuer ma marche. Tu seras, mon amie, cinq ou six jours sans avoir de mes nouvelles; ne t'en inquiète pas, cela tient aux opérations qui vont avoir lieu. Tout va bien, et comme je le pouvais espérer.

J'ai assisté ici à une noce du fils de l'électeur avec une nièce du roi de Prusse. Je désire donner une corbeille de trente-six mille à quarante mille francs à la jeune princesse. Fais-la faire et envoie-la par un de mes chambellans à la nouvelle mariée, lorsque ces chambellans viendront me rejoindre. Il faut que ce soit fait sur-le-champ.

Adieu, mon amie, je t'aime et t'embrasse.

Napoléon.


LETTRE XXIX