À l'Impératrice, à Mayence.

Varsovie, le 8 janvier 1807.

Ma bonne amie, je reçois ta lettre du 27 avec celles de M. Napoléon et d'Hortense qui y étaient jointes. Je t'avais priée de rentrer à Paris. La saison trop mauvaise, les chemins peu sûrs et détestables, les espaces trop considérables pour que je permette que tu viennes jusqu'ici où mes affaires me retiennent. Il te faudrait au moins un mois pour arriver. Tu y arriveras malade; il faudrait peut-être repartir alors; ce serait donc folie. Ton séjour à Mayence est trop triste; Paris te réclame; vas-y, c'est mon désir. Je suis plus contrarié que toi; j'eusse aimé à partager les longues nuits de cette saison avec toi, mais il faut obéir aux circonstances.

Adieu, mon amie.

Tout à toi,

Napoléon.


LETTRE L