À l'impératrice, à Munich.
Schoenbrunn, 29 frimaire an xiv (20 décembre 1803).
Je reçois ta lettre du 25. J'apprends avec peine que tu es souffrante; ce n'est pas là une bonne disposition pour faire cent lieues dans cette saison. Je ne sais ce que je ferai: je dépends des événements; je n'ai pas de volonté; j'attends tout de leur issue. Reste à Munich, amuse-toi; ce n'est pas difficile, lorsqu'on a tant de personnes aimables et dans un si beau pays. Je suis, moi, assez occupé. Dans quelques jours je serai décidé.
Adieu, mon amie; mille choses aimantes et tendres.
Napoléon.