À l'Impératrice, à Strasbourg.

Haag, le 11, à 10 heures du soir, brumaire an xiv (3 novembre 1805).

Je suis en grande marche; le temps est très froid, la terre couverte d'un pied de neige. Cela est un peu rude. Il ne manque heureusement pas de bois; nous sommes ici toujours dans les forêts. Je me porte assez bien. Mes affaires vont d'une manière satisfaisante; mes ennemis doivent avoir plus de soucis que moi.

Je désire avoir de tes nouvelles et apprendre que tu es sans inquiétude.

Adieu, mon amie, je vais me coucher.

Napoléon.


LETTRE XXXII