A MA BOUTEILLE.

Viens, ô ma Bouteille chérie,

Viens enivrer tous mes chagrins.

Douce compagne, heureuse amie,

Verse dans ma coupe élargie

L'oubli des dieux et des humains.

Buvons, mais buvons à plein verre;

Et lorsque la main du sommeil

Fermera ma triste paupière,

Ô Dieux, reculez mon réveil!

Qu'à pas lents l'aurore s'avance

Pour ouvrir les portes du jour:

Esclaves, gardez le silence,

Et laissez dormir mon amour.