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S. FRANCESCO

L'église de Saint-François (pl. 10, E F 3), actuellement changée en dépôt d'artillerie, a été fondée avec le couvent annexe en 1211. Selon le Morrona, l'architecte Nicolas de Pise en est l'auteur. Il n'y a qu'une seule et grande nef ayant à son extrémité un transept avec plusieurs chapelles. D'élégants piliers octogones bordent le grand jubé et les chapelles latérales et soutiennent de majestueuses arcades de forme ogivale.

Les tableaux des autels sont l'oeuvre d'habiles artistes qui ont aussi décoré notre Cathédrale. Les cérémonies religieuses se font dans une chapelle du couvent.

Le clocher est surprenant, car il pose par moitié sur un angle de l'église, tandis que l'autre moitié repose sur de forts appuis. On voit dans le cloître une grosse pierre sépulcrale près de la porte latérale de l'église, comme celle qui couvre la tombe du Ghérardesca et du fameux Comte Ugolin. L'inscription du sépulcre était ainsi conçue.

HIC REQ............
MAGNIFICI ET POTENTES VIRI DOMINI UGOLINI
COMITIS DE DONORATICO QUI OBIIT DIE VIII.
JANUAR MCCC XXXXII.

Les os des Ghérardesca furent enlevés de ce sépulcre par un gardien du couvent et transportés à Florence, comme le raconte notre Dal Borgo.

Vient ensuite une chapelle décorée de belles peintures à fresque exécutées, en 1391, par Nicolas Petri, disciple de Giotto.

Saint Bonaventure ayant tenu un chapitre de Frères Mineurs dans cette chapelle, en 1255, elle fut appelée la Chapelle du Chapitre de Saint-Bonaventure. Une inscription latine dit que, dans ce Chapitre, fut établi pour la première fois l'usage de réciter la salutation Angélique, ou Angelus Domini, trois fois par jour, comme cela se pratique aujourd'hui dans tout le monde chrétien.

D'antiques fresques se trouvent aussi à la sacristie.

De Saint-François, en allant vers le Sud, nous viendrons à l'église de Saint-André, en traversant la rue du même nom. On prétend que c'est dans cette église que fut enseveli le malheureux Piero delle Vigne, secrétaire de l'Empereur Frédéric II.

De là on va à la nouvelle rue Palestro, et l'on trouve la Synagogue des Israélites.

Tournant à droite, on arrive, par une petite rue, à la nouvelle Cour d'Assises, et revenant par le même chemin (toujours à droite), on voit le grandiose Théâtre Neuf, après lequel vient la Caserne de la Gendarmerie. Vis-à-vis, à gauche, on rencontre l'ancienne église de S. Pierino.