SOMMAIRES.

[LIVRE IX.]

[CHAP. I.]--Guerre de Sept ans.

1755-1756.

Situation des esprits en France et en Angleterre à l'époque de la guerre de Sept ans.--La France change sa politique extérieure en s'alliant à l'Autriche, qui flatte madame de Pompadour, maîtresse de Louis XV.--Popularité de la guerre dans la Grande-Bretagne et dans ses colonies; ses immenses armemens.--Extrême faiblesse numérique des forces du Canada.--Plan d'attaque et de défense de ce pays; zèle des habitans.--Premières opérations de la campagne.--Un corps de troupes, parti de Boston, s'empare de Beauséjour et de toute la péninsule acadienne; exil et dispersion des Acadiens.--Le général Braddock marche sur le fort Duquesne du côté du lac Erié; M. de Beaujeu va au-devant de lui; bataille de la Monongahéla; défaite complète des Anglais et mort de leur général.--L'épouvante se répand dans leurs colonies, que les bandes canadiennes et sauvages attaquent sur divers points en commettant de grands ravages et faisant beaucoup de prisonniers.--Armées anglaises destinées à attaquer Niagara au pied du lac Erié et St.-Frédéric sur le lac Champlain.--Le colonel Johnson se retranche à la tête du lac St.-Sacrement (George).--Le général Dieskau attaque les retranchemens du colonel Johnson; il est repoussé et lui-même tombe blessé entre les mains de l'ennemi.--Le peuple des colonies anglaises murmure contre l'inactivité de Johnson après cette bataille; réponse de ce commandant.--Le général Shirley abandonne le dessein d'assiéger Niagara.--Résultat de la campagne.--Mauvaises récoltes en Canada; commencement de la disette.--Préparatifs de l'Angleterre pour la prochaine campagne.--Exposition de l'état du Canada; demande de secours à la France--Le général Montcalm arrive à Québec dans le printemps de 1756 avec des renforts.--Plan d'opérations de la prochaine campagne.--Disproportion des forces des deux parties belligérantes; projets d'invasion des Anglais.

[CHAP. II-]-Prise d'Oswégo et de William-Henry.

1756-1757.

Alliances indiennes; les cantons iroquois protestent de leur neutralité.--Préparatifs militaires.--Bandes canadiennes en campagne tout l'hiver (1753-56); destruction du fort Bull et dispersion d'un convoi de 400 bateaux ennemis.--Commencement de désunion entre le gouverneur et le général Montcalm au sujet de l'entreprise sur Oswégo.--Siége de cette place.--La garnison abandonnée du général Webb capitule.--Butin que l'on fait.--Les sauvages tuent un grand nombre de prisonniers; on ne parvient à lus arrêter qu'avec beaucoup de peine.--Les fortifications d'Oswégo sont rasées.--Joie que cette victoire répand en Canada.--Les Anglais suspendent toutes leurs opérations pour le reste de la campagne.--Les Indiens ravagent leurs provinces.--Les Canadiens enlèvent Grenville à 20 lieues de Philadelphie.--Disette en Canada.--Arrivée des Acadiens qui mouraient de faim.--Ils se dispersent dans le pays.--Demande de secours en France.--Augmentation rapide des dépenses.--Montcalm suggère d'attaquer l'Acadie au lieu des forts Edouard et William-Henry.--Pitt monte au timon des affaires en Angleterre; nouveaux efforts de cette puissance en 1737.--Elle forme et on abandonne en chemin le dessein de prendre Louisbourg, protégé par la flotte de l'amiral Dubois de la Motthe.--Des bandes canadiennes tiennent la campagne pendant l'hiver; M. de Rigaud, à la tête de 1,500 hommes, détruit les environs du fort William-Henry.--Les tribus indiennes restent fidèles à la France, qui envoie des secours.--Prise de William-Henry après un siège de 6 jours.--La garnison, forte de 2,400 hommes, met bas les armes.--Les prisonniers sont encore attaqués à l'improviste par les sauvages, qui en massacrent plusieurs, les pillent et los dispersent.--Le fort William-Henry est aussi rasé.--La disette va en augmentant en Canada.--Murmure des troupes.--Les dissentions deviennent plus visibles entre les chefs de la colonie.--Succès variés de la France dans les autres parties du monde.--Elle ne peut envoyer que quelques recrues en Amérique.--L'Angleterre y porte son armée à 50,000 hommes dont 22,000 réguliers, pour la campagne de 1758.

[CHAP. III.]--Bataille de Carillon.--1758.

Le Canada, abandonné de la France, résout de combattre jusqu'à la dernière extrémité.--Plan de campagne de l'Angleterre: elle se propose d'attaquer simultanément Louisbourg, Carillon et le fort Duquesne.--Prise de Louisbourg après un siège mémorable, et invasion de l'île St.-Jean; les vainqueurs ravagent les établissemens de Gaspé et de Mont-Louis.--Mesures défensives du Canada.--Marche du général Abercromby avec une année de 16,000 hommes sur Carillon défendu par moins de 3,500 Français.--Bataille de Carillon livrée le 8 juillet.--Défaite d'Abercromby et sa fuite précipitée.--Le colonel Bradstreet surprend et brûle le fort Frontenac.--Le général Forbes s'avance contre le fort Duquesne.--Défaite du major Grant.--Les Français brûlent le fort Duquesne et se retirent.--Vicissitudes de la guerre dans toutes les parties du monde.--Changement de ministres en France.--Brouille entre le général Montcalm et le gouverneur.--Observations des ministres sur les dilapidations du Canada et reproches sévères à l'intendant Bigot.--Intrigues pour faire rappeler M. de Vaudreuil et nommer Montcalm gouverneur.--Les ministres décident de faire rentrer ce dernier eu France; le roi s'y oppose.--Dépêches conciliatrices envoyées avec des récompenses et des avancements.--On n'expédie point de renforts.--Défection des nations indiennes, qui embrassent la cause de l'Angleterre par le traité de Easton.--Cette dernière puissance décide d'attaquer Québec avec trois armées qui se réuniront sous les murs de cette capitale.--Forces du Canada et moyens défensifs adoptés pour résister à cette triple invasion.

[LIVRE X.]

[CHAP. I.]--Victoire de Montmorency et première bataille d'Abraham.--Reddition de Québec.--1759.

Invasion du Canada.--Moyens défensifs qu'on adopte.--L'armée française se retranche à Beauport, en face de Québec--Arrivée de la flotte ennemie.--Les troupes anglaises débarquent à l'île d'Orléans.--Manifeste du général Wolfe aux Canadiens.--Ce général, jugeant trop hasardeux d'attaquer le camp français, décide de bombarder la capitale et de ravager les campagnes.--La ville est incendiée.--Attaque des lignes françaises à Montmorency.--Wolfe repoussé, rentre accablé dans son camp et tombe malade.--.Il tente vainement de se mettra en communication avec le général Amherst sur le lac Champlain.--Les autres généraux lui suggèrent de s'emparer des hauteurs d'Abraham par surprise afin de forcer les Français à sortir de leur camp.--Le général Montcalm envoie des troupes pour garder la rive gauche du St.-Laurent depuis Québec jusqu'à Jacques Cartier.--Grand nombre de Canadiens, croyant le danger passé, quittent l'armée pour aller vaquer aux travaux des champs.--Du côté du lac Champlain M. de Bourlamarque fait sauter les forts Carillon et St.-Frédéric, et se replie à l'île aux Noix devant le général Amherst qui s'avance avec 12,000 hommes.--Le corps du Général anglais Prideaux, opérant, vers le lac Erié, prend le fort Niagara et force les Français à se retirer à la Présentation au-dessous du lac Ontario.--Les Anglais surprennent les hauteurs d'Abraham le 13 septembre.--Première bataille qui s'y livre et défaite des Français.--Mort de Montcalm: capitulation de Québec.--Le général de Levis prend le commandement de l'armée et veut livrer une autre bataille; mais en apprenant la reddition de la ville il se retire à Jacques Cartier et s'y fortifie.--L'armée anglaise, renfermée dans Québec, fait ses préparatifs pour y passer l'hiver.--Demande de secours eu France pour reprendre cette ville.

[CHAP. II.]--Seconde bataille d'Abraham et dernière victoire des Français.--Cession du Canada à l'Angleterre et de la Louisiane, à l'Espagne.--1760-1763.

Sentimens divers que la prise de Québec cause en Angleterre et en France.--Les ministres de Louis XV abandonnent le Canada à lui-même.--La Grande-Bretagne organise trois armées pour achever sa conquête.--Mesures que l'on adopte pour résister à cette triple invasion.--Forces relatives des Français et des Anglais.--Le général de Levis marche sur Québec.--Seconde bataille d'Abraham. Défaite complète de l'armée anglaise, qui se renferme dans la ville et que les Français assiègent en attendant les secours qu'ils avaient demandés de France.--Persuasion où l'on est dans les deux armées que le Canada restera à celle qui recevra les premiers renforts.--Arrivée d'une flotte anglaise.--Le général de Levis lève le siége et commence sa retraite sur Montréal; le défaut de vivres l'oblige de renvoyer les milices et de disperser les troupes régulières.--Etat des frontières du côté des lacs Champlain et Ontario.--Les ennemis se mettent en mouvement pour attaquer Montréal.--Le général Murray s'avance de Québec avec 4,000 hommes; le chef de brigade Haviland avec un corps presqu'aussi nombreux descend le lac Champlain, et le général Amherst part du lac Ontario avec 11,000 soldats et Indiens.--Les Français se retirent et se concentrent sur Montréal au nombre de 3,500 soldats.--Impossibilité d'une plus longue résistance et capitulation générale.--Triomphe et réjouissance de l'Angleterre.--Procès et condamnation des dilapidateurs du Canada à Paris.--Situation des Canadiens.--Pertes immenses qu'ils font sur les ordonnances et lettres de change du gouvernement déchu. Continuation de la guerre dans les autres parties du monde; paix de 1763, par laquelle le Canada est cédé à l'Angleterre et la Louisiane à l'Espagne.--Tableau de la France du temps de ce traité trop fameux, par Sismondi.

[LIVRE XI.]

[CHAP. I.]--Despotisme militaire.--Abolition et rétablissement des anciennes lois.--1763-1774.

Cessation des hostilités; les Canadiens rentrent dans leurs foyers.--Régime militaire et loi martiale.--Cession du Canada à l'Angleterre.--Emigration des Canadiens en France.--Les lois françaises sont abolies et la religion catholique est seulement tolérée.--Le général Murray remplace le général Amherst.--Etablissement d'un conseil exécutif, législatif et judiciaire.--Division du Canada en deux districts, et introduction des lois anglaises.--Murmure des habitans.--Les colons anglais demandent une chambre élective dont les Canadiens seraient exclus, et accusent de tyrannie le général Murray, qui repasse en Europe.--Soulèvement des Indiens occidentaux.--Le général Carleton gouverneur.--Il change le conseil.--Le peuple continue son opposition aux lois nouvelles.--Remontrances.--Rapports de MM. Yorke, de Grey, Marriott, Wedderburn et Thurlow, officiers de la couronne, sur les griefs des Canadiens.--Rétablissement des lois françaises.--Nouvelle demande d'un gouvernement représentatif avec l'exclusion des catholiques.--Pétitions des Canadiens et des Anglais.--Le conseil législatif de 74 est établi.

[CHAP. II.]--Révolution américaine.--1775.

Difficultés entre l'Angleterre et ses anciennes colonies: leurs causes.--Divisions dans le parlement impérial à ce sujet.--Avènement de lord North au ministère.--Troubles à Boston.--Mesures coercitives de la métropole, qui cherche à s'attacher le Canada par des concessions.--Pétitions opposées des Canadiens et des Anglais: motifs des délais pour décider entre les deux partis.--Acte de 74 dit de Québec; débats dans la chambre des communes.--Congrès de Philadelphie; il met l'acte de Québec au nombre de ses griefs.--Ses adresses à l'Angleterre et aux Canadiens.--Le général Carleton revient en Canada.--Sentimens des Canadiens sur la lutte qui se prépare.--Premières hostilités.--Surprise de Carillon, St.-Frédéric et St.-Jean.--Guerre civile.--Bataille de Bunker's hill.--Envahissement du Canada.--Montgomery et Arnold marchent sur Québec au milieu des populations qui se joignent à eux ou restent neutres: Montréal et les Trois-Rivières tombent en leur pouvoir.--Le gouverneur rentre en fugitif dans la capitale devant laquelle les insurgés mettent le siège.

[LIVRE XII.]

[CHAP. I.]--L'armée américaine devant Québec. 1775-1776.

Situation désespérée de la cause métropolitaine en Canada; Québec seul reconnaît la domination anglaise.--Préparatifs de défense.--Changement graduel qui s'opère dans l'esprit des Canadiens défavorable aux républicains.--Attaque de Québec le 31 décembre: Montgomery est tué.--Le congrès envoie des secours et fait une nouvelle adresse aux Canadiens.--Arrivée de Franklin, Chase et Carroll, pour les inviter à se joindre à la confédération.--Conduite du peuple dans cette circonstance mémorable.--Les républicains manquent de tout et sont décimés par les maladies.--Le gouverneur reçoit des secours.--Le siège de Québec est levé.--Les Américains, battus près des Trois-Rivières, évacuent le Canada.--Ils sont plus heureux dans le sud, où la campagne se termine à leur avantage.--Proclamation de leur indépendance le 4 juillet 1776.--Débats dans le parlement britannique.--Fameuse campagne du général Burgoyne dans la Nouvelle-Yorke: combats de Huberton, Benington, Freeman's farm, etc.--L'armée anglaise, cernée à Saratoga, met bas les armes.--Invitations inutiles du congrès et du comte d'Estaing, amiral des flottes françaises, pour engager les Canadiens à se joindre, à la nouvelle république.

[CHAP. II.]--Le conseil législatif.--1777-1792.

Conseil législatif; la guerre le fait ajourner jusqu'en 1777.--Composition de ce corps; différences entre les membres canadiens et les membres anglais; ses travaux et son unanimité.--Il s'occupe de l'administration de la justice, des milices, etc.--Mécontentemens populaires.--Le général Haldimand remplace le gouverneur Carleton (1778) qui s'était querellé avec le juge-en-chef Livius.--Caractère et politique du nouveau gouverneur.--Effrayé par les succès des Américains, il gouverne le Canada par l'intimidation et la terreur jusqu'en 1784; corruption des tribunaux et nullité du conseil législatif, qui passe à peine quelques ordonnances peu importantes pendant cette période.--Triomphe de la révolution américaine.--La France reconnaît les Etats-Unis (1778) et leur envoie des secours.--Débats à ce sujet dans le parlement anglais.--L'Espagne et la Hollande imitent la France.--Destruction des cantons iroquois et leur émigration.--Capitulation de l'armée anglaise à Yorktown (1781).--La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des Etats-Unis (1783).--Perte de territoire par îe Canada.--Le général Haldimand remet les rênes du gouvernement au général Carleton (1784).--M. Du Calvet, qu'il avait tenu deux ans en prison, l'accuse devant les tribunaux de Londres.--Noble caractère et énergie de ce citoyen; de son livre: Appel à la justice de l'Etat.--Ses idées eur la constitution qui convient au Canada.--Agitation de cette colonie.--Assemblées publiques.--Pétitions diverses pour et contre un gouvernement représentatif.--Prétentions et méfiances des divers partis.--Investigation que le gouverneur fait faire par le conseil législatif sur la justice, la milice, les voies publiques, l'agriculture, le commerce, l'éducation, etc.--Rapports sur ces matières.--Tentative indirecte du juge-en-chef Smith de substituer les lois anglaises aux lois françaises.--Abus crians dans l'administration de la justice: enquête à ce sujet.--Nouvelle division territoriale dit Canada.--Nouvelles pétitions à l'Angleterre.--Intervention des marchands de Londres en faveur du parti anglais.--Intrigues.--Division des Canadiens en constitutionnels et anti-constitutionnels: les premiers l'emportent.--Projet de constitution de M. Grenville envoyé en 1789 à lord Dorchester, qui passe à Londres en 1791.--Pitt introduit ce projet dans la chambre des communes la même année.--M. Lymburner, agent des constitutionnels anglais, l'oppose.--Débats auxquels Pitt, Burke, Fox, Grenville, etc., prennent part.--Le projet passe sans division dans les deux chambres.--Dispositions fondamentales de la nouvelle constitution.--Le lieutenant-gouverneur Clarke la proclame en Canada, qui est divisé en deux provinces.--Population de ce pays.--Satisfaction des Canadiens en recevant la nouvelle constitution, qui est fêtée à Québec et à Montréal par des banquets.