JULIE.

Je suis prête à la dicter.

ARISTE, montrant un bureau, devant lequel il va s'asseoir.

Voilà, sur ce bureau, tout ce qu'il faut pour cela. (A part.) Le marquis, après tout, est homme de condition, et s'il a quelques défauts, l'âge l'en corrigera. (A Julie.) Allons, dictez, me voilà prêt.

JULIE, dictant.

"Vous être trop intelligent pour ne pas savoir le secret de mon coeur."

ARISTE, lisant, après avoir écrit.

"De mon coeur."

JULIE, dictant.

"Mais un excès de modestie vous empêche d'en convenir."

ARISTE, après avoir écrit.

Bon!

JULIE, dictant.

"Tout vous fait voir que c'est vous que j'aime."

ARISTE, après avoir écrit.

Fort bien.