NOTES:

[30] Ce chapitre a paru dans la Société nouvelle, mais il est révisé et augmenté.

[31] Voir Société nouvelle, 1891.

[32] Voir Société nouvelle, 1894.

[33] Neue Zeit 1895, Erster Band.

[34] Der Klassenkampf in der deutschen Sozialdemokratie von dr. Hans Müller.

[35] Voyez les superbes pages sur les élections dans le roman de Georges Renard. La conversion d'André Savenay.

Les parlementaires connaissent très bien la corruption électorale, mais comme hommes pratiques ils en font usage à leur profit si c'est possible. Leur théorie est: chacun son tour. C'est pour cela qu'ils pratiquent le «ôte-toi de là que je m'y mette.»

[36] RICHARD CALWER, Das kommunistische Manifest und die heutige Sozial-demokratie.

[37] Oeuvres, Fédéralisme. Socialisme et Antithéologisme. Lettres sur le Patriotisme. Dieu et l'État. Paris, Stock.

[38] Voir De sociale Gids, IIe année, p. 346 et suiv.

[39] Voir La Société nouvelle, année 1894, t. I, p. 607.

[40] Nous regrettons amèrement de devoir infliger à nos lecteurs cet indigeste morceau de littérature social-démocrate. Mais il le faut.

[41] Voir Neue Zeit, 1894-1895, no 10, pp. 262 et suiv.

[42] Neue Zeit XIII, tome 2.

[43] La foi du charbonnier.

[44] Voir Neue Zeit, 1894-1895, n° 9, pp. 278 et suiv.

[45] Revue socialiste, juillet-décembre 1872, p. 490.

[46] Lire la brochure de M. Edmond Picard: Comment on devient socialiste. Cette brochure aurait très bien pu être écrite par un radical malgré son titre socialiste. M. Picard y dit, en passant, qu'il veut l'abolition de la propriété privée. Et il ajoute: «J'y crois, à ce paradis terrestre, comme les chrétiens à leur idéal céleste.»

[47] Voici, à titre documentaire, le programme agricole des socialistes belges, adopté au Congrès national des 25-26 décembre 1893:

1° Réorganisation des comices agricoles:

a. Nomination des délégués en nombre égal par les propriétaires, les fermiers et les ouvriers;

b. Intervention des comices dans les contestations collectives et individuelles entre les propriétaires, les fermiers et les ouvriers agricoles.

2° Réglementation du contrat de louage:

a. Fixation du taux des fermages par des comités d'arbitrage ou par les comices agricoles réformés;

b. Indemnité au fermier sortant pour la plus value donnée à la propriété;

c. Participation du propriétaire dans une mesure plus étendue que celle fixée par la loi aux pertes subies par le fermier;

d. Suppression du privilège du propriétaire;

3 ° Assurance par les provinces et réassurance par l'État contre les épizooties, les maladies des plantes, la grêle, les inondations et autres risques agricoles;

4° Organisation par les pouvoirs publics d'un enseignement agricole gratuit. Création ou développement de fermes modèles et de laboratoires agricoles;

5° Organisation d'un service médical à la campagne;

6° Réforme de la loi sur la chasse. Droit pour le locataire de détruire en toute saison les animaux nuisibles à la culture;

7° Intervention des pouvoirs publics dans la coopération agricole pour:

a. L'achat de semences et d'engrais;

b. La fabrication du beurre;

c. L'achat et l'exploitation en commun de machines agricoles;

d. La vente des produits;

e. L'exploitation collective des terres.

[48] Comme on le sait, le parlement allemand a rejeté ce projet de loi.

[49] Voir la Société Nouvelle, 10° année, t. II, p. 26.

[50]Das Elend der Philosophie. Antwort auf Proudhon's Philosophie des Elends, von KARL MARX, 1885.

Du reste, on retrouve non seulement cette question mais encore les noms dans les Principes du Socialisme, manifeste de la démocratie au XIXe siècle, par VICTOR CONSIDÉRANT.

[51] Die neue Zeit XIII tome I, Marx et Engels, le couple anarchiste, par Kautsky.

En parlant de la «révolution en permanence», il dit que Marx n'a pas voulu la révolution perpétuelle pour la révolution, car il ajoute les mots suivants: «les petits bourgeois veulent clore la révolution aussitôt que possible, mais notre intérêt et notre tâche est de faire la révolution permanente, jusqu'au moment où les classes plus ou moins possédantes seront chassées du pouvoir, où le prolétariat aura conquis le pouvoir et où l'association des prolétaires non seulement dans un seul pays, mais dans tous les pays du monde entier, sera affranchie de toute concurrence et concentrera toutes les forces productives.»

Naturellement, mais personne ne veut la révolution pour la révolution elle-même, chacun sait que la révolution n'est qu'un moyen et non pas le but.

Mais le point de vue de Marx en ce temps-là fut bien autre que celui de nos social-démocrates parlementaires et réformateurs d'aujourd'hui.

[52] Comme cette raillerie concorde peu avec son idée de faire de la «conquête du pouvoir politique» le but principal du parti. Car comment réaliser cet idéal sans l'inéluctable litanie?

[53] Voir le Protokoll der Verhandlungen des Parteitages der Sozial-demokratischen Partei Deutschlands zu Berlin, pp. 175-176.

[54] Dans la Revue Socialiste de mars 1895, M. Jaurès écrit: «En fait, le collectivisme que nous voulons réaliser dans l'ordre économique existe déjà dans l'ordre politique.» Donc, ce que veulent ces messieurs, c'est la centralisation politique autant qu'économique.

[55] La Conquête du pain, p. 74.

[56] Sozial-demokratische Bibliothek, I. Gesellschaftliches und Privateigenthum, von E. BERNSTEIN, pp. 27-29.

[57] Les radicaux bourgeois voient avec satisfaction les socialistes devenir de plus en plus malléables. Aussi M. Georges Lorand, un radical perspicace, écrivit-il, après ce congrès, que les social démocrates allemands agissaient sagement et que, à peu de chose près, les radicaux pourraient très bien adhérer à leur programme. Cela ne prouve-t-il pas abondamment qu'il y a «quelque chose de pourri» dans la social-démocratie?

Un autre radical, M. Émile Féron, écrit dans la Réforme du 30 mars 1895: «Il y a vingt-neuf députés socialistes qui ont, sur presque toutes les réformes pratiques et immédiatement réalisables, le même programme que les progressistes. L'accord n'existe pas sur le collectivisme, c'est entendu. Encore faut-il dire que plus on avance et plus ce qu'il y avait d'excessif et d'absolu dans le collectivisme du parti ouvrier se corrige et s'assouplit aux nécessités de la pratique des choses. Mais sans qu'il soit même nécessaire d'insister sur ce point, il reste acquis que députés socialistes et députés progressistes seront d'accord sur la plupart des réformes immédiatement nécessaires.» Ce n'est pas encore l'annexion du parti socialiste, mais peu s'en faut. L'évolution du socialisme promet!

[58] De cela je puis parler en connaissance de cause. Dans le Vorwaerts on se refuse à toute discussion principielle avec ses adversaires, on falsifie les textes et on calomnie de la plus impudente façon.

[59] Dr T. DUEHRING. Kritische Geschichte der Nationaloekonomie und des Socialismus, 3e éd., pp. 557 et 558.

[60] BENEDICT FRIEDLAENDER. Der freiheitliche Sozialismus im Gegensatz zum Staatsknechtsthum der Marxisten.

[61] C'est déjà prouvé par son attitude au dernier congrès de Breslau en 1896.

[62] On liberty.

[63] Sozialdemokratische Zukunftsbilder.

[64] Social-démocrate, qui sous ce pseudonyme a critiqué le livre de M. Richter.

[65] Dieu et l'État.

[66] On liberty.

[67] MILL, On liberty.

[68] De Officio.

[69] De Republica.

[70] Social Statise.

[71] Principles of political economy.

[72] BENJAMIN TUCKER, Instead of a book, pp. 375 et 376.

[73] Das Kapital (vierter sozialer Brief an Kirchmann).

[74] Mise sous la dépendance de l'État.

[75] Les Fabian Essays sont une série d'articles écrits par les membres d'une société intitulée Fabian Society.

[76] GEORGES LACY, Liberty and Law, p. 247.

[77] LACY, p. 293.