CHAPITRE XL.
Les îles Marquises et Taïti. (1841-1846.)
Un inconvénient du gouvernement représentatif.—Premières navigations dans l'océan Pacifique.—Découverte de l'île de Taïti.—Divers voyageurs qui l'ont visitée du XVIIe au XIXe siècle.—La Nouvelle-Zélande et la Compagnie nanto-bordelaise.—L'amiral Dupetit-Thouars et les îles Marquises.—Motifs de notre prise de possession des îles Marquises.—L'amiral Dupetit-Thouars à Taïti.—Établissement et conditions du protectorat français à Taïti.—Les missionnaires anglais à Taïti.—Les missions protestantes et les missions catholiques dans l'océan Pacifique.—Débats dans la Chambre des députés à ce sujet.—Le capitaine Bruat nommé gouverneur des établissements français dans l'océan Pacifique.—Retour de l'amiral Dupetit-Thouars à Taïti.—Il substitue la complète souveraineté de la France au protectorat.—Réclamation de la reine Pomaré et des Taïtiens.—Fermentation à Taïti.—Menées de M. Pritchard, ancien missionnaire anglais.—Il abat son pavillon de consul d'Angleterre et en cesse les fonctions.—Le gouvernement français ordonne le rétablissement du protectorat.—Débats dans les Chambres à ce sujet.—Arrestation, emprisonnement et expulsion de M. Pritchard à Taïti.—Effet de cet incident à Londres.—Langage de sir Robert Peel.—Mon langage.—Négociation à ce sujet.—Conduite et correspondance du capitaine Bruat.—L'expulsion de M. Pritchard est maintenue et une indemnité lui est accordée.—Motifs de cette double mesure.—Les amiraux Hamelin et Seymour, commandants des stations française et anglaise dans l'océan Pacifique, sont chargés de s'entendre pour la fixation du taux de l'indemnité.—Lettre que m'écrit le roi Louis-Philippe pour se charger du payement de l'indemnité.—Le cabinet s'y refuse.—Débat dans la Chambre des députés.—Attitude du cabinet.—Il n'obtient qu'une faible majorité.—Il annonce sa résolution de se retirer.—Démarche du parti conservateur.—Le cabinet reste en fonctions.—Appréciation de cet incident.