GLOSSAIRE-INDEX.

————— A —————

A, avec. [P. 34,] v. 18; [p. 158,] v. 12.

A coup, vite, tout de suite.

A tout, avec.

Abandonné, libéral, prodigue. [172.]

Abayer, aboyer.

Aboluz, absolu, absous. [55.]

Aboy (en), aux abois, abaissé.—«Trois poulx rampans en aboy», c'est-à-dire descendant le long de la chemise, telles sont les armoiries que le seigneur de Mallepaye assigne à son ami Baillevent, [P. 168.]

ABSALON, [121,] [122.]

Absoluz, absolz, absous.

Abusion, peine inutile, fait de quelqu'un qui s'abuse. ([P. 35,] v. 2.)

Acabit, accident (?). [175.]

Accollèe, acollée, accolade.

Accouter, appuyer, accoter. [47,] [136.]

Acherin, acéré, d'acier.

Achoison, achoyson, occasion, feinte, ruse.

Acongnoistre, connaître. [195.]

Accueillir, tenir. [145.]

Acquester, acquérir.

Acreuz, acquis, augmentés. [165.]

Acteur (l'), l'auteur. [182.]

Adextre, adroit, habile.

Adirer, absenter, supprimer. [135.]

Admenez (en) (?), [P. 38,] v. 25.

Adonc, adoncques, alors.

Advantaige, voy. avantaige.

Affier, assurer, certifier.

Affiques, affiquets. [185.]

Affoler, blesser. [152.]

Affuyt, suit.

Aguet (aller d'), marcher avec précaution et sans bruit, c'est ce que faisaient sans doute les soldats de police à pied dont parle Villon, [p. 13,] v. 21.

Aherdre, [p. 52,] se trouve dans Cotgrave avec le sens de toucher, prendre.

Ahonti, déshonore, couvert de honte. [142.]

Aid, aide, assiste «Ainsi m'aid Dieux!» [P. 26,] v. 6.

Aignel, agneau. [107.]

Ainçoys, avant.

Ains, avant.

Aist, aide. «Ainsi m'aist Dieux!» [107.]

Aiz, planche. [84.]

ALENÇON. [151.] Cette ville fut prise et reprise plusieurs fois par les Anglais et les Français pendant les guerres du XVe siècle. C'est en 1448 que Charles VII l'assiégea pour la dernière fois; il s'en empara, ainsi que de toutes les autres places fortes de la Normandie. (P. L.)—Le bon feu duc d'Alençon dont parle Villon (p. 36) serait, selon M. Pr., Jean Ier, tué à la bataille d'Azincourt, en 1415.

ALEXANDRE, [p. 26.] Cette anecdote d'Alexandre et du pirare Diomédès est, suivant Formey, rapportée par Cicéron, dans un fragment du traité De Republica, liv. III, que nous a conservé Nonius Marcellus. Le nom du pirare ne s'y trouve pas. Voy. [121.]

ALLEMANSES, allemandes, [80.]

Alleure (bonne), promptement.

ALLYS ([p. 34,] v. 19), Alix de Champagne, mariée en 1160 à Louis le Jeune, roi de France, et morte en 1216. (Pr.)

Alouer (s'), s'attacher, se dévouer. [108.]

ALPHASAR, [p. 121.] Arphaxad, roi des Mèdes.

ALPHONSE, le roy d'Aragon. Alphonse V, dit le Sage, mort en 1458.

Amant, [165,] amendement.

Amathiste, améthyste. [35.]

Ambagoys, ambages, finesses. [192.]

Ambesas, doubleas. [P. 48.]

Ameçons, hameçons. Employé au figuré, [p. 185.]

AMIRAL (l'), [p. 152.] M. P. L. suppose que c'est Prégent, seigneur de Coetivy et de Retz, créé amiral en 1439, et tué en 1450, au siège de Cherbourg.

AMMON, fils de David. Plaisant récit de son amour pour sa soeur Thamar. ([P. 46,] v. 15.)

Amoureux, agréable, bon. [195,] v. 1.

Amys, amicts. [36.]

Ance, anse. [15.]

ANCENYS, [151.]

Ançoys, avant.

Ancre, encre.

Andoilles, andouilles. [64.]

Ange, Angelot, ([p. 70]), étaient des monnaies d'or. Deux angelots valaient un grand ange. Villon veut que le jeune merle agisse consciencieusement, ce qui n'était sans doute pas dans ses habitudes. (Pr.)

ANGELOT L'HERBIER (l'herboriste), [85.]

ANGIERS, [9.] Le Lyon d'Angiers (153) était sans doute l'enseigne d'une hôtellerie.

ANGLAIS, [p. 151.]

ANGLESCHES, anglaises, [p.81,] v. 3.

Angoisseux, plein d'angoisse.

ANGOULEVENT, [p. 176.] Un Prince des Sots nommé Angoulevent vivait à la fin du XVIe siècle et se fit connaître par un procès qu'il soutint pour défendre les privilèges de sa principauté. Mais ce passage prouve que le nom d'Angoulevent était générique parmi les gueux et les aventuriers dès le XVe siècle. (P. L.)

ANJOU, [157.]

Antan, l'an passé.

Ante, tante. [82.]

Apasteler, nourrir.

Apostoles, pape ([p. 36]), et, par extension, évêque, et peut-être prêtre.

Appaillardir, appauvrir, mettre sur la paille [172.]

Appeau, appel. [197.]

Appoinct, à point. [73.]

Appointé, convenu.

Appoinctement, accord.

Aprins, appris.

Arain, airain, cuivre. [48]

Arbrynceaux, arbrisseaux.

ARCHIPIADA, [34,] vraisemblablement Archippa, l'amante de Sophocle. Pr.)

ARCHITRICLIN ([p. 69]). Le maître d'hôtel des noces de Cana, qui conseilla de boire le bon vin le premier.

Ardiz, brûlai. [121,] v. 2.

Ardre, brûler.

Argeutis, arguties. [18.]

ARISTOTE, [18], [25.]

Armarie (montrer l'), p. [146,] paraître armé dans un tournoi. (P. L)

Arquemie, alchimie. «Faire l'arquemie aux dens» (p. [182] et [186]), c'est vivre de vent, n'avoir rien à manger.

Arraisonner, interroger.

Arrons, aurons.

Ars> brûlé. [17.]

Arsure. brûlure. [76.]

Art de la pinse et du croc, l'art des voleurs. [P. 2.]

Art de mémoire, [11.] Probablement l'Ars memorativa, ouvrage didactique souvent réimprimé au XVe s. avec des figures singulières. (P. L.)

ARTUS, le duc de Bretaigne ([p. 35,] v. 10) est Artus III, le Justicier, mort en 1458.

Asçavoir-mon, c'est à savoir.

ASNE ROUGE, [60.] Est-ce une enseigne?

Assier, acier. [9.]

Assouvir, calmer, satisfaire, accomplir. [29,] [89,] [90], [94,] [110.]

Atout, avec.

Attaine, III. Atteigne, blesse. (P. L.)

Attaintée, [78,] bien parée (Pr.),-fardée (P. L.).

Attendue, attente, retard.

Attente, intention. [49.]

Aubade, peur. [199.]

Aucun, aucune, quelque. [30,] [120.]

Aucunement, en quelque façon.

Auditeux, auditeurs.

AUGER LE DANOIS, [91.]

Aulmoire, armoire.

AULNIS (vin d'), [60.]

AUSSIGNY (Thibault d'), [21.]

AUVERGNE ([p. 36]). Le dernier Dauphin de la branche héréditaire fut Beraud III, qui mourut en 1428. (P. L.)

Avaller, descendre, précipiter en bas.

Avantage (vivre d'), vivre aux dépens d'autrui. [206,] [208,] etc.

Avenir, advenir.

AVERROYS, Averrhoès. [25.]

Avoyé, en voie, bien venu. [196.]

Ayser (s'), se mettre à son aise, se servir librement. P. [78,] v. 21.

————— B —————

BABYLOINE, Babylone. [79.]

Bachelette, jeune fille. [47.]

Bachelier, jeune galant, amoureux. [47.]

Bague, bagage, arme.

BAIGNEUX, [193]

BAIGNOLET, [150.]

Bailler, donner.

BAILLY, [3.]

Bandon (à), à l'abandon.

Barat, tromperie.

Barbiers, étaient les chirurgiens du temps. [77.]

Barguigner, marchander, hésiter.

Barre ([p 63]), pièce du blason qui indique la bâtardise. Au lieu de cela, Villon donne au bâtard de La Barre trois dés pipés pour mettre dans son écusson.

BASANYER, [74.]

Bas mestier, acte amoureux.

Baston, [156.] Nom des armes portatives en général. On a dit plus tard «baston à feu».

Batture, action de battre. [71,] [115.]

BAULDE (frère). [67.]

Baulde, réjouie. [67.]

Bauldray, donnerai.

Bave, bavardage. [180.]

Baver, bavarder.

Baverie, bavardage, vaines promesses.

Baye, ouverte. [165.]

BEAULNE. [193,] [207.]

Beffray, beffroi.

BÉGUINES, [66.]

Béjaulne, niais. [193.]

Belin, mouton. [70.]

BELLEFAYE (Martin), p. [96,] à qui Villon donne le titre de lieutenant criminel, était conseiller au Parlement de Paris.

BELLET, [118.]

Benoist, béni.

Benoistier, bénitier.

Bergeronnette, chanson rustique. [91.]

Berlan, brelan. [87.]

BERTHE au grand pied ([p. 34,] v. 19) fut mère de Charlemagne.

Besongner, travailler. [118.]

Besongnettes, affaires d'amour.

Betourner, dompter, abattre. [108.]

Bière (en), mort, enseveli.

BIETRIS ([p. 34,] v. 19), Béatrix de Provence, mariée à Charles de France, fils de Louis VIII. (Pr.)

BIETRIX, [118.]

Billart, bâton recourbé avec lequel on jouait à la crosse.

BILLY (la tour de), [73.]

Bisagüe, besaiguë.

Bise, brune. [79.]

Blanc, [15,] [48,] monnaie d'argent qui, du temps de Villon, valait douze deniers.

BLANCHE. Prompsault dit que la reine Blanche dont il est question [p. 34,] v. 17, était Blanche de Bourbon, mariée en 1352 à Pierre le Cruel. M. P. L. pense qu'il s'agit plutôt de Blanche de Castille, mère de saint Louis.

BLANCHE LA SAVETIÈRE, [42.]

Blason, conversation, beau parler. [189,] [196.]

Blasonner, vanter, bavarder, se moquer. [201,] [206.]

Bloquer, donner de l'argent. [175.]

BOESMES, [p. 118.] «La faute des Boesmes», c'était l'hérésie des Bohémiens, sectateurs de Jean Hus et de Jérôme de Prague.

Boillon, [p. 54.] Le boullon ou bouillon est l'endroit de la rivière où l'eau forme un tournant. On dit encore, dans le langage trivial, boire un bouillon, c'est à dire: courir le risque d'être englouti dans une mauvaise affaire. (P. L.)

Boiture, boisson [52.]

Bonne. «Cy suspendy et cy mis bonne», [p.17.] Prompsault interprète bonne par borne. M P. Lacroix suppose que cette expression équivaut à mettre en panne.

Bonne alleure, promptement.

Bordeaulx, lieux de prostitution. [77.]

Bort, bordure. [136.]

Bouffé, soufflé, emporté par un souffle. ([P. 36,] v. 19.)

Bouges, chausses, culottes.

Bouhourder, lutter à armes courtoises. [119.]

Boullon, bouillon, tourbillon.

Boulluz, bouillis. [56.]

BOULOGNE, [9.]

BOURBON. Le gracieux duc de Bourbon ([p. 55] v. 9) est Jean Ier, mort en 1456. Voy. [p. 115,] et notes.

Bourde, mensonge, [111.]

Bourder, mentir.

BOURG-LA-ROYNE, [65.]

BOURGES, [68,] [76.]

BOURGUIGNON (Pierre), [60.]

BOURGUYGNONS. [171.]

Bourreletz, sorte de coiffure. [33.]

Bourse. «Les bourses des dix-et-huit clers» ([p. 72]). Le collège des Dix-huit, où l'on recevait les étudiants trop pauvres pour pourvoir à leurs besoins, était situé, suivant M. P. L, devant le collège de Clugny, sur l'emplacement actuel de l'église de la Sorbonne.

Bouter, mettre. [146,] [148,] [193.]—frapper, pousser. [161.] Bouter soubz le nez, [p.37,] manger et boire.

Boyser, travailler le bois. [64.]

Bracquemart, épée courte et large.

Braire, crier. [198.]

Brairie, cris. [152.]

Branc, sorte d'épée.

Brayes, chausses, culottes.

Brelare Bigod ([p. 82]), sorte de juron en allemand corrompu: Verloren, bey Gott!

BREAAOIRE, Bressuire. [52.]

BRETAIGNE, [62.]

BRETONS, [153,] [154,] [157.]

Brettes, Bretonnes. [80.]

Brief, brièvement. [196.]

Broiller, [p. 87] M. P. L. dit que cela signifiait jouer des imbroglios, des scènes comiques.

Broillerie, désordre.

Broises, brossillons, broussailles. [99.]

Brouaille, [148,] me paraît synonyme de brodier, broudier, anus.

Brouillez, en désordre, embrouillés. [2]

Broust, nourriture, subsistance. [174.]

Brouter, manger. [63.]

BROYER à moustarde, mortier. [17.]

BRUCIENNES, Prussiennes. [80.]

BRUNBAU (Philip), [97.]

Bruire, faire du bruit.

Bruit, bruyt, renommée, réputation [9,] [176.]

BRUYÈRES (Mlle de), [79.]

BUEIL, [p. 152.] Selon M. P. L., c'est Jean de Beuil, comte de Sanceire, qui succéda comme amiral à Prégent de Coëtivy.

Buffe, soufflet. [194.]

Bulle (Carmeliste), [10] Voy. DÉCRET. Les porteurs de bulles ([p. 87]) étaient des ecclésiastiques ou des officiers du Saint-Siège, qui venaient quêter et vendre des indulgences au nom du pape dans les pays catholiques. Mais ils ne pouvaient plus être admis en France sans un ordre du roi; les privilèges de l'Église gallicane ou de la Pragmatique-Sanction s'opposaient à ces collectes papales, qui avaient tant appauvri la chrétienté an moyen âge. (P.L.)

Bureaux, vêtements de bure. [32.]

BURIDAN, [34.] C'était une tradition bien établie parmi les écoliers de l'Université de Paris, qu'une reine de France avoit fait de la Tour de Nesle, située au bas de la Seine, sur l'emplacement du palais de l'Institut, le théâtre de ses débauches nocturnes. Elle attirait chez elle tous les passants, et surtout les écoliers, qui lui plaisaient; puis, son caprice satisfait, elle les faisait tuer et jeter dans la rivière. Buridan eut le bonheur d'échapper à la mort, et il inventa ce fameux sophisme, qui devait être sa vengeance et sa justification: «Il est permis de tuer une reine si c'est nécessaire.» Villon est le plus ancien auteur qui ait parlé de cette tradition. Gaguin, dans son Compendium des Annales de France, l'a rapportée ensuite avec plus de détail. Quoi qu'il en soit, les trois brus de Philippe le Bel furent accusées d'adultère, et l'une d'elles, Marguerite de Bourgogne, femme de Louis le Hutin, fut étranglée dans sa prison, en 1314, par ordre du roi. Quant à Buridan, il devint un des plus célèbres professeurs de l'Université de Paris, et fut exilé de France comme disciple d'Ockan. Il se retira en Autriche, où il continua de professer la philosophie nominaliste. (P. L.)

Butor, [p. 122.] Espèce de héron, oiseau aquatique. On croyait au moyen âge qu'il restait enfoui dans la vase, au fond de l'eau, durant l'hiver. (P. L.)

————— C —————

Caquetoeres, caqueteuses, bavardes. [80.]

Cadès, juge, cadi. [26.]

Caige-vert, [67.] Pr. suppose que c'était un nom donné aux filles publiques M. P. L. rappelle, à l'appui de cette opinion, qu'une célèbre maison de débauche, à Toulouse, était appelée Châtel-vert.

CALIXTE (te tiers), [35.] Calixte III, élu pape le 8 avril 1455, siégea trois ans et quatre mois. (Pr.)

CALLAISIENNES, [8l.]

Canceler, [93.] Barrer, annuler. (Pr). Authentiquer, légaliser. (P. L.)

Canettes, canes. Ferrer les oies et les canes ([p. 92]) est quelque chose comme «mener les poules pisser.»

Capitaine du Pont à Billon, [179.] Les crocheteurs, gueux et mendiants qui se mettaient sur le pont au Change, le nommaient alors le pont à Billon. (Pr.)

Cappel, chapeau. [105.]

CARDON (Jacques), [91.]

CARMES, [175.]

CARMES (l'hostel des), [67.]

Carre, dimension. «Trois detz plombez de bonne carre.» ([P. 63,] v. 27.)

CARTAIGE, Carthage, [120.]

CARTES à jouer, [63.]

CASSANDRE, [110.]

CASTELLANES, Castillanes, [80.]

CATON, [109.]

Caut, habile, prudent. [172.]

Caver, creuser. [102.]

Caymant, mendiant. [60.]

Céans, ici dedans.

Ceau, seau. [15.]

CECILLE, Sicile. [74.]

Ceincture, virginité. [68.]

CELESTINS, [30,] [82,] [98.]

Celle, cette. [104.]

Cendal, [68.] Etoffe de soie orientale, ordinairement rouge. (P. L.)

Ceps, [13.] Fers qu'on mettait aux pieds des prisonniers.

CERBERUS, Cerbère, le chien qui garde la porte des enfers. [46.]

Cervoise, [48.]

CÉSAR (Jules), [120.]

Chaille (ne leur), qu'ils ne s'en inquiètent pas. [P. 73.]

Chambres, privés. [204.]

CHAMBRE AUX DENIERS, [89.]

CHAMP-TOURCÉ, [151.] Chantocé ou Champtocé, village du département de Maine-et-Loire.

Chandeaux, vers louangeurs (?). [112.]

CHANGON, voy. moutonnier.

Chapeau de laurier, couronne. [2.]

CHAPPELAIN (le), [p. 93,] était quelque ami de Villon qui portait ce surnom. Villon lui lègue sa chapelle à simple tonsure ([p. 93,] v. 2). Le bénéfice à simple tonsure, selon Pr., était destiné à des clercs étudiants, et n'exigeait pas beaucoup d'instruction.

Chappin, savate (?). [61.]

CHARLEMAGNE, [35.]

CHARLES (le grand), Charlemagne. [24.]

CHARLES VII, roi de France, mort en 146l, pendant le séjour de Villon dans la prison de Meung, p. [35.]

CHARRUAU (Guillaume), [61.]

CHARTIER (Alain), [91.]

CHARTREUX, [31,] [82,] [98.]

Chascun Poicdenaire, [171.] Personnification de tous ceux qui n'ont pas d'argent.

Chastoy, correction, châtiment. [85,] [142.]

Chat «qui hayt pescher», qui a horreur de l'eau. [P. 76.]

Chault (il ne m'en), je m'en moque. [56,] [157.]

Chef, tête. [94.]

Chenu, vieux, blanchi par l'âge. [40.]

Cheoir, tomber. [111.]

Chère, chière, mine, visage. — Chère lye, [187,] mine joyeuse.—Chère marrie, [194,] air de mauvaise humeur.—Chère meslée, [169,] visage renfrogné.—Chère rebourse, mine refrognée.

Cherme, charme, [58.]

Chet, tombe. [117.]

Cheu, tombé.

CHEVAL BLANC, enseigne(?), [60.]

CHEVALIER DU GUET. [92.]

Chevance, avoir, argent, capital. [28,] [89.]

Chevaulcher, faire l'acte amoureux. [16.]

Chevaucheur, celui qui va à cheval. [47.]

Chevir, venir à bout, se tirer d'affaire. [184.]

Chière, voy. Chère.

Chiet, tombe.

CHOLLET, [64.]

Chosettes, petites choses, caresses amoureuses.

CHYPRE. Le roi de Chypre mentionné [p. 36,] v. 17, serait, selon Le Duchat, Pierre de Lusignan, qui vivait dans le XIVe siècle. Pr. croit qu'il s'agit plutôt de Guy de Lusignan, mort en 1194.

Cil, celui, [95,] [111.]

Clamer, appeler, crier. [102.]

Claqdent, [176.] Pays des gueux, à qui le froid fait claquer les dents. Plus tard on y fit voyager les malades qu'on traitait par le mercure. Leur itinéraire obligé était par Surie, Bavière et Claquedent.

CLAQUIN, le bon Breton ([p. 36]), Bertrand Du Guésclin, mort en 1380.

Clercs, clers, savants, hommes instruits. [71,] [120.]—écoliers, étudiants, [15,] [86];—garçons de divers métiers. Les clers Eolus, [p. 123,] sont les vents. Les garçons d'hôtellerie sont appelés clercs, [p. 207.] Quand on dit de nos jours un clerc de perruquier, par exemple, on fait une plaisanterie qui n'est pas nouvelle.

Cler, clair, pur. [56,] [106.]

Clergeon, écolier, petit clerc d'homme de loi. [11,] [71]

Cliquepatins, [98,] traîne-savates. (LeDuchat.)

Clorre, clore, fermer.

CLOTAIRE, [105.]

CLOVIS, [106.]

Coettes, lits de plume ([p. 64]). Ce mot paraît être employé ici dans un autre sens.

Coing, le coin qui sert à battre monnaie. [8.]

Cointe, jolie, gentille. [147.]

COLIN DE CAYEULX, [86.]

COLIN GALERNE, [85.]

Collatérales (espèces), [18.] Termes d'école, qui signifient les facultés dépendantes de la mémoire. (P. L.)

COLOMBEL, [96.]

Com, comme.

Combien que, bien que, quoique.

COMBRAYE (le seigneur de). [199.]

Commander, recommander. [163.]

Commens, Commentaires. [25.]

Compaings, compagnons.

Compasser (?). [171.]

Complaindre (se), se plaindre, se lamenter. [120,] [140.]

Conclure, vaincre dans la dispute, mettre à bout d'arguments. [8l,] v. 2.

Congnoistre (soy), se reconnaître [160.]

Conjoindre, réunir. [64.]

Conseiller, agir avec prudence. [P. 7,] v. 5.

CONSTANTINOBLES. L'empereur de Constantinople, aux poings dorez, dont parle Villon ([p. 36,] v. 22), serait, selon M. Pr., l'empereur Basile, souverain très-libéral.

Conte, comte. [135.]

Contemplation, employé dans un sens équivoque. [66.]

Contendre, disputer. [78.]

Contraict, déformé, recourbé, contracté. [41.]

Contregarder, garder. [203.]

Contrepoint (entendre le), être habile. [196.]

Convenir, falloir. [38,] [185.]

Convint, couvent. [37.]

Convoyer, convier. [197.]

Coquart, coq. [49.]

Corbillon, panier. [113.]

CORDELIERS, [175,] [179.]

Cordoen, cuir. [23,] [139.]

Cordouennier, ouvrier en cuir, cordonnier.

CORNU (Jean), [59.]

COTARD (Jehan), [22,] [68.] Le procureur en cour d'Église qui défendit Villon lors de son premier procès, en 1456.

Cotteret, cotret. [207.]

Coucher, mettre au jeu. «Qui pour si peu couche tel gage.» [P. 86.]

Couiltart, coulart, canon à main, long et mince. Employé dans un sens équivoque. [153.]

Coullon, p. [99,] rime avec vermillon, carillon, Villon, ce qui donne assez clairement le sens du mot et la façon dont se prononçait le nom du poëte.

Courage, coeur. [P. 107,] v. 18.

COURAULT (Jehan), [77.]

Courre, courir. [P. 65.]

Coursé, fâché, courroucé. [37,] [151.]

Courtault, [154.] Canon portatif. Employé dans un sens équivoque.

Courtissain, courtisan. [173.]

Coustelez, [171.] M. P. L. traduit ce mot par armés.

Coute, coude. [135.]

Coutel, couteau.

CRAON, [152.]

Créance, croyance, opinion. [114.]

Crepelle, coupelle. «Argent de crepelle» ([p. 48]), argent épuré.

CRÈTE, [46.]

Creu, grandi, accru. [70.]

Croire, faire crédit, prendre à crédit, parfois en donnant un gage. [P. 159,] v. 26-27.

Croix, argent. Ce que Villon appelle irrévérencieusement la vraie croix ([p. 115]-116), c'était la marque empreinte sur la plupart des monnaies du temps, et qui a été depuis remplacée par l'effigie du prince. Pile désignait le revers. On joue encore à pile ou face. «Sans croix ne pile», sans argent.

Croppetons (à), accroupi. [41.]

CROSSE (la), [15.] M. Prompsault croit qu'il s'agit d'une potence.

Crostes, croûtes. [98.]

Cry, [168,] cri d'armes.

CUEUR (Jacques), [32.]

Cuider, croire.

CULDOU (Michault), [72.]

Curatez, curés. [180.]

Cure, soin, souci.

CURES, [152.]

Cuveaulx, cuviers, baquets. [77]

Cuyder, croire.

Cuyderaulx d'amours, [98,] jeunes vaniteux, selon Pr.; M. P. L. rapproche de cette locution celle de «cuydeurs de vendanges», employée par Rabelais (Gargantua, ch. 25).

Cy, ici.

Cy pris, cy mis, donnant, donnant. [191.]

Cymballer, jouer des cymbales. [87.]

————— D —————

Damoiselin, de damoiseau.

Danger [119.] «A danger emprunter argent», c'était, si je ne me trompe, emprunter à dix pour cent.

Dangier, danger, péril. [8.]

DAUPHIN (le), [24.] Joachim de France, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, sa seconde femme, mourut en bas âge.

DAULPHIN de Vienne et de Grenobles ([p. 37]). Le Dauphin de Viennois résidait à Grenoble. (Pr.)

DAVID ([p. 46,] v. 11). Jolie allusion à son amour pour Bethsabée.

Dea! exclamation: Dame!

Débouté, rebuté. [110.]

Debteur, débiteur. [96.] Villon, comme on le fait encore souvent, emploie ce mot dans le sens de créancier.

Debuer, laver, lessiver. [102.]

Déchasse, banni, chassé, [10.]

DÉCRET Omnis utriusque sexus, [10.] Ce décret a été porté par le quatrième concile de Latran, tenu en 1215. Il ordonne à tous les chrétiens de l'un et de l'autre sexe de confesser leurs péchés à leur propre pasteur, au moins une fois l'an. En 1489, les religieux mendiants obtinrent de Nicolas V une bulle datée de Pisé, 2 octobre, qui leur donnait le pouvoir de confesser, au préjudice des droits des curés, établis par le canon que nous venons de citer. L'Université se leva contre, tint plusieurs assemblées, dans l'une desquelles les Mendiants furent exclus de son sein. Les évêques de France se joignirent à elle. Des députés furent envoyés à Rome, et en rapportèrent une bulle de Calixte III qui révoquait celle de Nicolas V. Cette affaire était à peine terminée, ou même ne l'était pas encore, quand Villon composait son Petit Testament. Témoin du zèle chaleureux des curés de Paris, il leur lègue le canon Omnis pour le remettre en vigueur. (Pr.)

DEDALUS, Dédale. Sa «court» ([p. 122,] v. 7) était son célèbre labyrinthe, où il fut enfermé lui-même.

Dedans, d'ici à... «Dedans ces Pasques.» ([P. 12,] V. 4.)

Dédié, consacré. «Et à bonnes moeurs dédié» ([p. 29,] v. 5).

Deffaçon, ruine, destruction. [8,] [58.]

Deffuyr, éviter, négliger. [84.]

Dejeter, retirer. [54.]

Delivre, quitte, libéré. [181.]

Demener, mener, faire, gouverner, [32,] [83,] [109.]

Demonstrance, démonstration. [186.]

Demourant (le) le reste.

Demourée, retard, séjour. [191.]

Demourra, restera. [32.]

Demourroit, resterait. [121.]

Demy-ceinct, p. [33] «Ceinture d'argent avec des pendants auxquels on attachait la bourse, les clefs, etc.» (P. L.)

De par, au nom de. [9.]

Departir, départ. [P. 100,] v. 8.

Departir, partir, se séparer. [9,] [142,] [196,] [204,] [205.]

Departir, donner en partie, accorder une part. [9,] v. 3.

Deporter (se), cesser, renoncer. [109.]

Desbriser, maltraiter, martyriser. [7.]

Deschaulx, nu-pieds. [P. 92]

Desclos, ouvert.

Desconfire, ruiner, détruire. [103,] [106.]

Descrier, décrier, [42,] est dit des monnaies dont on interdisait la circulation par un cri public.

Descrire, écrire, rapporter. [146.]

Deshait, [83,] dispute, désappointement.

Desmarcher, reculer. [158.]

Desnué, dépouillé. [14,] [208.]

Despartir (se), se séparer. [44.]

Despendre, dépenser.

Despendu, dépensé. [28.]

Desperance, désespoir. [122.]

Despiter, défier. [48.]

Despiteux, querelleur, hargneux. [31.]

Despourveu, dépourvu. [14.]

Desprins, dépourvu, [15.]

Despriser, déprécier. [116.]

Desplaisance, déplaisir.

Desroquer, [175,] pour dérocher, terme de fauconnerie, qui signifie forcer la bête. (P. L.)

Dessaisiner (se), se dessaisir. [72.]

Dessiré, déchiré. [148.]

Destaindre, éteindre. [167.]

Destourbier, trouble, embarras. [16.]

Destre, droit. [198.]

Desveillé, réveillé, ravivé. [18.]

Desvier, dévier. [91.]

Desvoyé, [156,] égaré, écarté de votre bannière. (P. L.)

Detrayner, maltraiter. [40.]

Détrenché, coupé, haché. [143.]

Detterrer (se), perdre ses terres. [185.]

Detz, doigts. [26.]

Detz, dés. [63.]

Deul, chagrin, deuil. [108.]

Deul (je me), je me plains. [8.]

Devaller, descendre [185.]

Devant, ci-devant. [P. 7,] v. 9.

Dévier, sortir de sa voie, mourir. [59,] [110.]

Dextre, droit, droite.

DIDO, Didon. [86,] [110.]

Die, dise. [103.]

Diffame, déshonneur. [44,] [86.]

Diffinir, définir, expliquer. [93.]

DIJON, [37.]

Dilation, retard, délai. [179.]

DIOMEDÈS, [26]

Discordez, désunis. [106.]

Ditz, propos, discours. [43.]

Diviser, causer, parler. [169.]

DIX ET HUICT (les), [72,] voy. Bourse.

Doint, donne.

Doller, travailler de la dojoire. [64.]

Doncques, donc.

D'ond, d'où. [114,] [156.]

DONNAIT [70.] On appelait Donat, ou Donet, la grammaire d'Aelius Donatus, intitulée De octo partibus orationis, laquelle était en usage dans toutes les universités de l'Europe, et surtout dans celles de France. (P. L.)

DOUAY, [22.]

Doubtance, doute. [201.]

Double, supposition, crainte. [43,] [204.]

Doubler, craindre, redouter. [97.]

Doulche, douce. [134.]

Doulouser (se), se plaindre, se lamenter. [32,] [140.]

Douver, faire des douves. [64.]

Douzain, petite monnaie. [173.]

DOUZE (sergent des), [62.] Douze sergents étaient particulièrement attachés au prévôt de Paris et lui tenaient lieu de garde. (Pr.)

Doye, doive. [141.]

Drapel, linge. [104.]

Drapelle, linge, habits. [48.]

Drapilles, linge, hardes. [88.]

DU BOYS. [64.]

DU RU (Guillaume). [97.]

Du tout, entièrement, complètement. [16,] [21.]

————— E —————

ECHO, nymphe, [34,] [110.]

Edit, adresse, invention. [192.]

Effimère, éphémère. [53.]

Efforcer, contraindre. [104.]

Effroyé, [156,] effarouché, avec un air menaçant. (Pr.)

EGIPTE, Egypte. [120.]

EGYPTIENNE (l'), Ste Marie l'Egyptienne, [15.]

El, elle. [9,] [84.]

Embattre (s'), s'abattre. [75.]

Embesongné, occupé, affairé. [204.]

Embler, voler. [159,] [161.] Se dérober, [211.]

Embroché (vin), mis en perce. [30.]

Emmy, au milieu de.

Empescher, [71,] occuper, embarrasser.

Emperier, empereur. [36.]

Emperière, impératrice, souveraine. [55.]

Empire (ciel), l'empyrée. [103.]

Emprès, auprès de.

Emprise, entreprise.

Enchanter, ensorceler. [117.]

Encliner (s'), avoir de l'inclination. [72.]

Enclos, enfermé. [106.]

Encombrement, tristesse, ennuis. [144.]

ENFANS PERDUZ [85,] [86.] Jeunes compagnons de Villon.

ENFANS-TROUVEZ, [85.]

Enferma, infirmes. [91.]

Enfondu, [16.] Creux et décharnez, dit Marot.— Ne pouvant se soutenir. (Pr.)

Engigner, tromper. [68.]

Engin, esprit, intellect. [196.]— Invention, tour d'adresse. [171.]

Engrillonné, attaché avec des menottes. [26.]

Enhort, exhortation. [25.]

Enhorter, exhorter.

Enmouflé, chaussé de moufles ou pantoufles, selon Pr. et M. P. L, Je croirais que cela signifie plutôt emmitouflé.

Enné ([p. 82]), sorte de juron, parent de enda, parmanenda (par mon âme).

Ennuyt, aujourd'hui, ce soir. [193,] [204.]

Enquerir, rechercher. [35.]

Enserré, enfermé. [15.]

Ensuyvre, suivre, imiter. [2.]

Entandiz, pendant ce temps. [112,] [121.]

Entendre, connaître, savoir: «J'entends que ma mère mourra.» ([P. 32,] v. 25.)

Entente, intention, projet. [49.]

Entour, autour de.

Entrepreneur, survenant qui se mêle des affaires de quelqu'un, qui l'entreprend. [194.]

Entr'oeil, espace entre les deux yeux. [40.]

Envers, à l'envers, renversé. [111,] v. 5.

Envys, malgré soi. [70.]

EOLUS. [123.] Les «clerc Eolus» sont les sujets de ce dieu, les vents.

ERACE, père de Villon, [31.]

Erre, voie, chemin. [57,] v. 17.—Grand erre, promptement, tout de suite. [53.]A son erre, en train, en voie. [95.]

Ès, aux, dans les.

ESBAILURT, Abailard. [34.]

Esbatans, joyeux, aimant à s'amuser, à s'ébattre. [72.]

Esbatement, amusement. [119.]

Esbaudiz, privés de joie. [164.]

Escaché, écrasé. [67.]

Escarbouillé, écrasé. [148.]

Eschec et mac (être), échec et mat. Terme du jeu d'échecs. [205.]

Eschever, éviter. [88.]

Eschoicte, échéance, héritage, [111.]

Esclat, [83,] bâton, échalas.

Esclin, [169.] Escalin, petite monnaie allemande (schilling).

Escollier, étudiant, jeune homme qui suit les cours de l'Université.

Escondire, refuser. [104.]

ESCOSSOYS, [68.]

Escourgeon, sorte de fouet. [13.]

Escoutans, auditeurs. [183.]

Escouvillon, balai de four. [19.]

Escovette, balai, du latin scopa. Les «chevaucheurs d'escovettes» ([p. 47,] v. 4) sont les sorciers, qui vont au sabbat à cheval sur un balai.

Escreuz, [165.] Bien faits, selon Pr.

Escriptures, écrits, ouvrages. [2.]

Escuz, écus, monnaies d'or ou d'argent, de valeurs diverses, p. [56,] [70,] [145,] [147.]—Prendre écus pour douzains, p. [173,] c'est ne pas regarder à l'argent.—«Escuz telz que prince les donne,» [p. 17,] peut s'entendre des armoiries.

Esgrun, [166,] Amer, du bas latin egrunum. (P. L.)

Esguière, vase à mettre de l'eau. [198.]

Esguilletez (pourpoinctz), [88,] pourpoints garnis d'aiguillettes.

Esguisé, aiguisé. «Esguisez comme une pelote» ([p. 25,] v. 4), obtus.

Esjouir, esjoir, réjouir.

Esles, ailes, [153.]

Eslocher, ébranler. [103.]

ESMAUS (les pèlerins d'), [25.]Voy. Evangile selon S. Luc, chap. XXIV.

Esme, [23,] pour estime, estimation, intention. (P. L.)

Esmerillon, [100.] L'émérillon est le plus petit des oiseaux de proie qu'on dressait pour la chasse au vol. (P. L.)

Esmérillonné, gai, vif. [170.]

Esmolu, émoulu, aiguisé. [147.]

Esmorcher, nettoyer, purifier. [76.]

Esmoyer (s'), s'inquiéter.

ESPAGNE. Il serait difficile de dire quel est ce valeureux roi d'Espagne ([p. 35.] v. 18), dont le poëte ne savait pas le nom. (Pr.) M. P. L. suppose que c'est Jean II, roi de Castille et de Léon, qui régna jusqu'en 1454.

Espani, épanoui. [58.]

Espasmie, pamée. [147.]

Espartir, épandre, répartir, [18.]

Especiaulx, [169.] D'un mérite tout particulier. (P. L.)

Esperviers (gens à porter), [62.] Gentilshommes ayant le droit de chasser au vol. M. P. L. remarque que l'épervier est aussi un filet de braconnier.

Espie, espion, guetteur. «Aux champs debout comme ung espie» ([p. 105]), veut dire pendu.

Espoindre, piquer, exciter. [100.]

Espoir (j'), j'espère, [110.]

Espois, épais. [112.]

Essoine, essoyne, embarras, tourment, [15,] [34.]

Estaux, étaux. [16.]

Estable, stable. [24.]

Establis, étaux des marchands. [13.]

Estaing, étain. [9.]

Estamine, étoffe claire.

Estan, étang. [34.]

Estature, stature, portrait. [94.]

Estoeuf, éteuf. [49.]

Estomac d'alouette (?). [168.]

ESTRADER, battre l'estrade, escarmoucher. [154.]

Estradeur, batteur d'estrade, coureur de fortune. [174.]

Estrange, étranger. [70,] v. 15; [103,] [184.]

Estranger, éloigner. [43,] v. 15.

Estre, demeure, hôtel. [191.]

Estre, état, existence, manière d'être. [42,] [157.]En estre, [p. 73,] en état.

Estrenes, étrennes ([p. 37,] v. 23). Villon, qui se dit mercerot de Rennes, se compare à un marchand qui désire étrenner avant de fermer boutique. (P. L.)

Estrif, estry, débat, querelle, dispute, [15,] [178.]

Exaucer, élever, monter. [183.]

Estimative, qui juge, qui apprécie. [18]

Extrace, extraction, lignée. [31.]

————— F —————

Fable, mensonge. [76.]

Faictisses, jolies, bien faites. [40.,]

Faille, faute. [153.]

Faillent, manquent. [8.]

Faillir, manquer.

Failly, découragé, abattu. [28.]

Fainctes, [87.] Momeries ou mascarades, H. L.

Faintis, trompeur, [87.]

Faitard, paresseux, [22,] [69.]

Fantasie, imagination. [18.]

Farcer, faire ou jouer des farces. [87.]

Fardelet, [114,] petit fardeau. Saturne préparait le fardeau que chaque mortel devait porter pendant sa vie.

Fastée (la). Je ne sais pas ce que signifie ce vers: «faire ung soir pour soy la fastée» ([p. 91]). D'autres éditions portent la saffée, ce que je ne comprends pas davantage.

Faulse, méchante. [57.]

Fault, faut, manque.

Faussart, fauchard, sorte de hallebarde.

Fausserie, fausseté, fausse accusation. [105.]

Feautre, feutre, [48,] [63.]

Fenestres. Les fenêtres servaient de montre aux marchands pour étaler leurs marchandises. «Et pain ne voient qu'aux fenêtres» ([p. 30,] v. 12) est dit des pauvres gallans qui n'avaient pas de quoi manger.—Clorre fenestre, [42.] Fermer boutique.

Ferir, frapper.

Fictions, feintes, tours de finesse. [184.]

Fière, frappe. [39.]

Fiert, frappe.

Filetz, bouts de fil, [29.]

Finablement, finalement, enfin. [2]

Finer, finir, achever. [18,] [143.]—Obtenir. «De feu je n'eusse pu finer» ([p. 18,] v. 28).

Fix, fics, terme de médecine. [77.]

Flambans, enflammés. [76.]

Flambe, flamme, [155.]

Flans, sorte de patisserie. [71.]

FLORA, [34.] Il y a eu plusieurs courtisanes romaines de ce nom. La plus célèbre est la plus ancienne, à qui l'on attribue Pinstitution des florales. Une autre Flora fut maîtresse du grand Pompée. (P. L.)

Flou, mince, fluet. [64.]

Flours, fleurs. [145.]

Foleur, folie. [58,] [113,] [114.]

Foncer, donner de l'argent, des fonds. [174.]

Font, fontaine, source. [105.]

Forclorre, délivrer, mettre hors. «Pour forclorre d'adversité», [p. 15.]

Formative (faculté), faculté d'inventer. [12.]

Fors, excepté, hormis.

Fort (au), au fond, après tout. [161,] [170.]

Fouir, fuir. [8.]

FOURNIER, [6l,] le procureur de Villon, qui lui avait «sauvé maintes causes justes».

Fourrer le poignet à la bourse, tirer de l'argent. [136.]

Fouterre, voy. MICHAULT.

Fouyr, fuir. [141.]—Creuser. [120.]

FRANC-GONTIER, [78.] M. Paul Lacroix a publié récemment, à la suite des Testaments de Villon, le Banquet du Bois, qu'il regarde comme la pièce contre laquelle sont dirigés les Contredictz de Franc-Gontier, et qu'il croit une oeuvre de la jeunesse de Villon.

FRANCE, [36,] [121.] Le très noble roi de France, «sur tous autres roys decorez», dont parle Villon ([p. 36,] v. 23), était, selon M. Pr., saint Louis.

Franchise, puissance, domination ([p. 39,] v. 9).

Franchy, affranchi, délivré. [23.]

FRANÇOIS, promoteur de la vaquerie. [68.]

FREMIN, [51.]

Frez, frais. [85.]

Friquet, élégant, fringant. [169.]

Fromentée, sorte de gâteau dont Baillevent donne la recette. [90.]

Fruiction, bénéfice, profit. [166.]

Fruire, profiter, tirer avantage. [166.]

Fume, fumée. [75.]

Fumer (se), se mettre en colère, s'emporter.

Fuste, bateau, petit navire, de fustis, bois. [26.]

————— G —————

Gallans, jeunes gens, joyeux compagnons.

Gallans sans souci, [p. 212.] Ce sont peut-être les Enfants sans souci, écoliers et basochiens, qui s'étaient mis en société à la fin du XVe siècle pour jouer des farces et des soties. Clément Marot fit partie de cette bande joyeuse. (P. L.)

Galles, plaisir, jouissances, gaies parties.

Galler, se réjouir, mener joyeuse vie, se gaudir. [27.]

GARNIER, [104.]

Gastaneaux, [112.] Prompsault a lu Gastaveaux, qu'il traduit par grelots. J'ai suivi la leçon de La Monnoye.

Gaudisseur, plaisant, farceur. [194.]

Gect, [118.] Jetons servant à compter.

Gehaine, instrument de torture. [144.]

Gendarme, genderme, soldat, homme d'armes.

GENEVOIS, [73.]

Genoillon (à), à genoux. [54.]

Geu, couché. [89.]

Gippon, jupon, robe. [117.]

GIRARD (Perrot). [65.]

Gisans, ceux qui sont couchez. [16.]

Glic, jeu de cartes qu'on appelait aussi la chance. [P. 87.]

GLOCUS, [123.] La forêt où règne Glaucus, c'est la mer. (P. L.)

Gluyons de feurre, bottes de paille. [14,] [50.]

Godet de grève, [6l.] Grand pot de grès à mettre du vin. (P. L.) Je crois qu'il s'agit plutôt de quelque abreuvoir situé place de Grève.

Gogo, [84.] «Il semblerait que gogo ait été synonyme de rufien dans les mauvais lieux. On a dit de là vivre à gogo, du latin gaudium, dont on avait fait gogue. Le mot goguette est resté.» (P. L.)

Gonne, vêtement de moine, tunique, froc. [118.]

Gorgerin, [68.] C'était une pièce de l'armure destinée à protéger la gorge de l'homme d'armes. Nous croyons que Villon appelle gorgerin d'Escossoys la corde d'une potence. (P. L.)

Gorgias, élégant, richement vêtu. [168,] [169,] [172.]

Gorriers, gorrières, [179,] hommes et femmes élégants, vêtus richement et à la mode.

Gourt (être à son), [p. 201,] être à son affaire, être content.

GOUVIEULX, voy. RONSEVILLE.

Goyères, sorte de gâteaux. [81.]

Grâce (par qui), par la grâce de qui. [9.]

Grafignier, déchirer avec les ongles. (Pr.)

Gramment, beaucoup, grandement. [156,] [199.]

GRAND-TURC, [122.]

Grat, action de gratter la terre pour trouver quelque chose, comme les poules. «Au grat, la terre est dégelée!» [P. 177.]

Greigneur, plus grand, grandior, [58.]

GRENOBLE, [37.]

Grève, jambe. [61.]

Grever, charger, blesser. [94,] [134,] [155,] [161.]

Grez, [60,] pierre à aiguiser. (Pr.)

Grez, gré. «Prendre en gré», avoir agréable, savoir se contenter ([p. 88]).

GRIGNY, [73.]

Grille, prison. [84.]

Gris blanc, gris perdu, p. [168,] sortes de fourrures.

Grivelé, marqueté, moucheté comme les grives. [41.]

Groiselles, groseilles. «Mascher des groiselles ([p. 46,] v. 26), c'est ce qu'on appelle maintenant avaler la pilule.»

Grongnée sur l'oeil, emplâtre ou meurtrissure. [16.]

GROS VALLET, [155.] C'était un des servants de l'homme d'armes. Il faisait partie de ce qu'on appelait une lance fournie, c'est-à-dire les trois ou quatre combattants qui devaient accompagner un homme d'armes et marcher à ses côtés dans la bataille. (P. L.)

Guerdonner, récompenser.

Guermenter (se), [32.] Se lamenter, se plaindre. Voy. Cotgrave.

Guerrier, guerroyer. [119.]

GUESDRY GUILLAUME ([p. 72).] Le même que Guillaume Gueuldry, [p. 15.] M. P. L. pense que «la maison Guesdry Guillaume» était le pilori ou la maison du bourreau.

Guet (chevalier du), [92.] On donnait le titre de chevalier au capitaine du guet, parce qu'il était resté peut-être seul en possession de l'ordre de l'Etoile, créé par le roi Jean. (Pr.)

GUILLEMETTE la tapissière. [42.]

GUILLEMIN, [153.]

GUILLOT GUEULDRY, p. [15.] V. GUESDRY.

Guin d'oeil, regard, clin d'oeil. [168.]

Guisarme, guysarme, [67,] [147.] espèce de hache à deux tranchants. (P. L.)

Guise, mode, façon, manière. [139,] [168.]

————— H —————

Habité, [170,] ayant maison, habitation.

Habitué (bien), ayant de belles manières. [196.]

Hahay! exclamation. [139.]

Haict (de bon), de bon coeur, avec plaisir, avec empressement. [p. 83.]

Hamée (?), [121.]

HANNIBAL, Annibal. [120.]

Hardis, [p. 172,] v. 24, liards. Petite monnaie qui avait cours sous Philippe le Hardi.

HAREMBOURGES ([p. 34,] v. 20), Eremburges, fille et unique héritière d'Elie de la Flèche, comte du Maine, mort en 1110. (Pr.)

Harier, tracasser. [102.]

Hasles, hâle. [88.]

Havée, poignée, poignée de main. [61,] [169.]

Haiet, [60,] croc. (Pr.)

Hayneurs, qui détestent. [90.]

Hayter, profiter, réussir. «Riens ne hayt que persévérance.» ([P. 25,] v. 14.)

Heaulmière, marchande de heaumes. [39.]

Hébergement, accueil.

HECTOR, [74.]

HÉLÈNE, HELEINE, [53,] [112.]

HELOïS, Héloïse, nièce de Fulbert, amante d'Abailard

HENRY (maistre), [85]-«Henri Cousin était alors bourreau et tourmenteur-juré de la prévôté de Paris.» (P. L.)

HERODE ([p. 46]) fit décapiter saint Jean Baptiste, sur la demande de la danseuse Hérodiade.

Herroit, haïrait. [59.]

HESSELIN (Denys). [60.]

Hez, hais. [138.]

Histoire, ornement. «Sans autre histoire», [94.] Au quinzième siècle et au commencement du seizième, on appelait histoires les gravures dont les livres étaient ornés.

Ho! assez! halte là! P. [71,] v. 9.

Hober, remuer, bouger.

Hohecte (y) [63.] Si ce n'est une sorte d'exclamation, c'est incompréhensible.

Hoirs, héritiers.

HOLOFERNES, [121.]

Hom, homme, on. [18,] [120.]

Hostel, maison. [82.]

HOTEL-DIEU de Paris, [85.]

Houseaulx, houses. Sorte de chaussure. [14,] [73,] [76,] [158.]

Housseurs, [119.] Voy. Notes,

Houx, houssine, baguette. Les muguets portaient des houssines ou cravaches à la main, pour montrer qu'ils avaient des chevaux à l'écurie. (P. L.)

Hucher, crier, appeler à haute voix. [70.]

Hucque, [12,] camail à capuchon, que les hommes de toute condition portaient au XVe siècle (P. L.)

HUE CAPET, Hugues Capet. [104.]

Humblesse, humilité. [205.]

Hutin, bruit, bataille. [98,] [162.]

Hutinet, bruit, brouillerie. [64.]

Huy, aujourd'huy. [38.]

Huys, porte.

————— I —————

Icelle, cette.

Idolatryer, tomber dans l'idolâtrie. [45.]

Ilce, cela. P. [62,] v. 16.

Istroit, sortirait, [145.]

Ils, ilz, elles. «S'ils n'ayment fors que pour l'argent.» ([P. 43,] v. 19).

Impartir, accorder, donner. [9,] [55.]

Impêtrer, obtenir. [42.]

Impourveu, pauvre, qui n'est pas pourvu de biens. [14.]

Informé, instruit. «Informez en meurs» ([p. 71]), bien élevés.

INNOCENS (les), cimetière de Paris, [89.]

Inventaire, compte fait.

ISABEAU, [82.]

ISLE (L'). Lille en Flandre, [p. 45.]

————— J —————

Jà, déjà, certainement.

Jacobins, glaires, flegmes. [49.]

Jacobines (soupes), bonnes soupes grasses. [66.]

JACOPINS, Jacobins. [13,] [82,] [179.]

Jacques ([p. 158]). Les Francs Archiers portaient des jacques ou cottes de mailles sous leur hoqueton ou casaque. (P. L.) Il y avait des jacques de toutes sortes d'étoffes. Nous disons encore jaquette.

JACQUELINE, [82.]

Jalet, galet, caillou. [114.]

Jambot, [p. 84.] Petite jambe, membre viril.

JAMES, (Jacques), [92,] [97.]

Jargon jobelin, argot, [179.]

Jargonner, [p. 118.] «Je congnois quand pipeur jargonne», veut dire: je connais l'artifice du chasseur à la pipée.

Jasoit, quoique, [138.]

JASON, Jazon, [121.]

JEHAN de CALAYS, [93.]

JEHAN LAURENS, [p. 180.] Personnification du peuple, qui apportait de l'argent aux pardons, ou peut-être un nom donné aux pardonneurs.

JEHANNE, [173.]

JEHANNE DE BRETAIGNE, [84.]

JEHANNE, la bonne Lorraine ([p. 34,] v. 21), Jeanne d'Arc.

JEHANNETON, [49.]

JEHANNETON la Chaperonnière, [42.]

Jengleresse, menteuse, [55.]

Jeu d'asne ([p. 82]), jeu d'amours. M. P. L. suppose qu'on devrait lire le jeu de dame. C'est la même chose.

Jeux, pièces dramatiques, [87.]

JOB, [29,] [122.]

Jobelin, argot. [169,] [179.]

Joinctes, jointures, articulations [33.]

JONAS, [122.]

Joncherie, plaisanterie, raillerie, friponnerie. [104,] [189,] [190.]

JOUVENEL (Michel) ([p. 96]), huitième fils de Jean Jouvenel des Ursins, fut bailli de Troyes, et mourut en 1470.

JUDAS, [122.]

JUDIC, Judith. [110,] [121.]

JUIFS, [103.]

JUNO, Junon. [122.]

Jus, bas, à bas. [76,] [136,] [159.]

JUSQU'IL, jusqu'à ce qu'il.

————— K —————

KATHERINE la Bouchière, [42.]

KATHERINE DE VAUSELLES, [46.]

————— L —————

L'en, on, l'on.

Là sus, là haut. [103.]

LA BARRE, [50,] [57,] [63.]

Labit, [175,] décadence, de labes (P.L.).

Labour, travail, labeur. [88.]

Laboureux mestier, état de laboureur. [79.]

LA GARDE (Jean de). [17,] [73,] [96.]

LA HIRE. [155.] Étienne Vignoles, dit La Hire, fut un des plus braves capitaines de Charles VII. Il se distingua dans les guerres contre les Anglais, et mourut à Montauban en 1442. (P.L.)

Laidanger, injurier, railler. [43.]

L'AIGLE, [152.]

Lairra, laissera.

Lairray, laisseray.

Lait, laid.

Laiz, laïques. [33.]

Lame, pierre tumulaire. «Quant est du corps, il gyst soubz lame» ([32,] v. 23).

LAMESOU (le seigneur de), [200.]

LANCELOT, le roi de Behaigne ([p. 36,] v.6). Pr. a cru voir dans ce personnage Ladislas V, prince d'une rare bravoure, tué à la bataille de Varnes en 1444, et qui régnait sur la Pologne, la Bohème et la Hongrie. M. P L. remarque avec raison que Lancelot ne ressemble guère à Ladislas.

LANTRIQUER, nom breton de la ville de Trequier. [157.]

Laqs, filets, pièges. [78.]

Larmoyer, pleurer, verser des larmes. [141.]

LA ROCHE, [155.] Le seigneur de La Roche était un des bons capitaines de Charles VII. Il s'attacha à la personne du Dauphin Louis, et le suivit dans ses révoltes contre son père. On le voit figurer parmi les familiers du Dauphin dans les Cent nouvelles du bon roy Louis XI, où il est toujours nommé «monseigneur de La Roche». (P. L.)

LA ROCHEFOUCAULD, [152.] Ce ne peut être que Foucauld, 3e du nom seigneur de La Rochefoucauld, de Marsillac. etc., conseiller et chambellan de Charles VII, fait chevalier sur le champ de bataille, en 1461. (P. L.)

Las, lacs, filets. [47.]

Lasse! hélas. [32.]

Lassus, là haut. [91.]

Latin, langage, parler quelconque. «Je n'entends point vostre latin.» [202.]

LAURENS (Jehan), [68.]

Lavaille, eau qui a servi à laver. [76.]

Lay, laïque [44.]

Lay, pièce de vers. «Ce lay contenant des vers dix.» [P. 59,] v. 4.

Lays est employé, dans la préface de Marot et dans les deux Testaments, dans le sens de legs.

, large «Tant qu'il a de long et de lé» ([23,] v. 22).

Lealle, loyale. [134.]

Léans, là dedans.

LE CAMUS SENESCHAL, [92.]

Lectry, lutrin, [15.]

Légèrement, vivement, promptement.

LE LOU (Jehan), [64.]

Lembroysé, lambrissé, [68.]

Lermes, larmes.

Lerz, loirs. [72.]

Leschier, rechercher les bons morceaux se livrer à sa gourmandise. [28.]

Lettres, savoir, connaissances. «Sans plus grandes lettres chercher» ([p. 71,] v. 7).

Lez auprès, à côté de.

Lians, liens. [106.]

Librairie, bibliothèque. [54.]

Lice, lisière, laisse. [171,] v. 21.

Lit de parement, [89.] C'était un grand lit d'honneur, avec dosseret, dais et courtines, chevet, couvre-pied, marchepied, chaire d'attente, prie-dieu, etc. (P. L.)

Ligne, [69,] lignée, race.

Linget, mince, délié. [64.]

Lisse, chienne, p. [171,] v. 20

LOMBART, [50.] Synonyme de juif ou usurier. (P. L.) Plusieurs banquiers, juifs d'origine, lombards de nation, vinrent s'établir à Paris dans la rue qui porte leur nom. Comme ils prêtaient à gros intérêts, le peuple donna le nom de lombards aux usuriers et prêteurs sur gages. (Pr.)—Art lombard, [171,] art d'attraper de l'argent.

LOMER, [91.]

LORRAINES, [8l.]

Los, lot. [134.]

LOTH, [69.]

LOUVIERS (Nicolas de) ou de Louvieulx, [17,] [62.] Prompsault croit qu'il s'agit d'un bourgeois de Paris qui concourut à remettre la ville de Paris entre les mains de Charles VII, et qui fut fait conseiller à la Chambre des comptes par Louis XI.

Loyaument, loyalement.

Loyer, récompense. [45.]

LOYS, le bon roi de France Louis XI, p. [23.]

Loz, louange. [109.]

Lubres ([p. 95,] v. 3), sombres et tristes, dit Pr.

LUCRESSE. Lucrèce. [118.]

Lunettes, yeux, vue. Samson fut livré par Dalila aux Philistins, qui lui crevèrent les yeux. C'est ce que Villon rapporte ainsi [p. 45,] [2.] [21:] «Samson en perdit ses lunettes.»

Lutter, faire le métier de baladin. [87.]

Luz, luths. [55.]

Ly, le, les. [36.]

LYMOUSINS, [185,] [199,] [202.]

LYSLE EN FLANDRE, Lille. [22.]

Lysses, lices, luttes: «à tenir amoureuses lysses» ([p. 40,] v. 29).

————— M —————

M', mon, ma. «Par m'ame.» [73.]

MACÉE d'Orléans. [68.]

Macher, manger. [187.]

MACQUAIRE, [76.]

MACROBE, [81.]

MAGDELAINE (la), [122.]

Maignan, chaudronnier. [119.]

Maille, petite pièce de monnaie. [86,] [180,] [208.]

Maille, pas du tout. «Je ne vous crains pas maille», [151.]

Mailler, battre à coups de marteau, de maillet. [116.]

Maillon, maillot. [54.]

Main mise, [52.] «Dieu nous garde de la main mise», nous préserve d'être pris.

MAIREBEUF. [17,] [62.]

Mais, plus. «Il n'a mais qu'un peu de billon.» ([P. 19,] v. 9.)

Mais que, pourvu que.

Maistre des testament, [97.] Je ne sais ce que c'était.

Maistrie, domination. [102.]

Mal, male, mauvais, mauvaise.

MALCHUS, [199.] Servir Malchus, c'était, selon M. P. L., servir un homme d'épée à la guerre, porter un épieu, une guisarme ou un coutelas, appelé Malchus, du nom de celui à qui saint Pierre coupa une oreille.

Mal gré, disgrâce. [58.]

Malheureté, infortune, malheur, misère.

Mallement, méchamment, durement.

MALPENSÉ, [11.] Personnage imaginaire, aux idées peu nettes.

Maltalent, méchanceté, colère. [36.]

Mander, envoyer. [77.]

Manna, manne. [107.]

Manne. «Venir de manne» ([73]), venir du ciel, comme la manne.

Marché au filè (?), [80.]

Marché (hault et bas), [195,] toutes sortes d'affaires, y compris les affaires d'amour.

Marchesens (?), [175.]

MARGOT (la grosse), [82,] [83.]

MARIE (d'Orléans), [105.]

MARION LA PEAU TARDE, [91.]

MARION L'YDOLLE, [84,] [86.]

MARIONNETTE, titre ou refrain de chanson. [P. 91.]

Mariottes, femmes mariées (?), [98.]

MARQUET. [92.]

MARTIN GALLANT, [185.]

MASCHECROUE (la). Prompsault croit que c'est le nom d'une tavernière. M. P. L. pense qu'il s'agit des plaines arrosées par la Crou, petite rivière qui passe à Gonesse et à Saint-Denis.

Maschouère, mâchoire, [52.]

Mate chère, triste mine. [52.]

Mathelins (l'ordre des), [70,] l'ordre des fous, des insensés. Peut-être la confrérie des Sots ou de Mère-Sotte, cette société joyeuse de poëtes et de comédiens, qui était alors la rivale de la Confrérie dramatique de la Passion. (P. L.)

Mathelineux, fou.

MATHIEU, [p. 66.] M. B. L. suppose qu'il s'agit de Mathieu de Gand, trouvère du XIIIe siècle, qui a écrit contre les moines.

Mathon, fromage mou. (P. L.)

MATHUSALÉ, Mathusalem, [23.]

Mau, mauvais, [65,] [84.]

MAUBUAY, [p. 63.] La fontaine Maubuée (c'est-à-dire malpropre) était située à l'entrée de la rue de ce nom, qui n'avait alors que des filles et des mauvais garçons pour habitants (P. L.). Villon envoie Jean Raguyer boire à la fontaine Maubuée, [1.]

Mauffez, le diable. Villon dit assez irrespectueusement que le prêtre, exorcisant les possédés, prend le diable par le col avec son étole ([p. 36]).

Mauldite, injuriée avec blasphème. (P. L.)

Maulgré, malgré. [158.]

Maulx, mauvais. [106,] v. 12.

MAUTAINCT, [74.]

MEHUN, [24,] [84.]

MEHUN (Jehan de), continuateur du Roman de la Rose, [66.]

Meins, moins. [154.]

Meist, mit. [60.]

MENDIANS (frères), [66,] [98.]

Menestrier, musicien. [45.]

Menroit, mènerait. [201.]

Mercerot, petit mercier. «Moy, pauvre mercerot de Rennes» ([p. 37,] v. 21), signifie gueux comme un mercelot, c'est-à-dire comme ces merciers ou porte-balles qui couraient le pays, et qui étaient affiliés aux bandes de gueux et de bohémiens.

Merciz, miséricorde.

Mereaulx, jetons qui servaient à faire les comptes.

Mérencolie, mélancolie, folie. [188.]

Merir, mériter. [55,] v. 8.

Merit, mérite. [52,] v. 1.

MERLE, [70.]

Meschance, misère, malheur.

Meschief, malheur, accident, [141.]

Meschoir, arriver du mal.

Mescompter (se), s'exposer à des mécomptes. [7.]

Mesdire, mentir. «Je le dys et ne croys mesdire.» ([P. 28,] v. 20.)

Meseaulx, lépreux. [76.]

Meshaigné, blessé, en mauvais état. [152.]

Meshaing, peine. [98.]

Meshuy, [p. 150.] «C'est à meshuy!» C'est maintenant, pour le coup!—Aujourd'hui. [157.]

Mesprendre, mal agir, [27,] [42,] [133.]

Masprins, mal agi, [8.]

Messaigières, entremetteuses. [P. 80,] v. 9.

Messe (seiche), [93,] messe sans consécration.

Mestier, besoin. [6l,] [197,] [200.]

Mestier (bas), affaires d'amour.

MEUNG, [p. 146.] C'est le continuateur du Roman de la Rose, Jehan de Meung. Voy. MEHUN.

Meurdri, meurtri. [16.]

Meure, mûre, fruit de la ronce. «Plus noir que meure.» ([P. 28,] v. 9.)

Meurté, maturité. [26.]

MICHAULT DU FOUR, [63.]

MICHAULT le bon fouterre, [57.] Il y a dans le recueil publié par Barbazan un fabliau du Foteor; mais le héros du conte n'est pas nommé.

Mie, pas du tout. [62.]

Miege, mégissier. [65.]

Mignon, favori. [196.]

Mignotte, jolie, mignonne. [41,] [98.]

Mineur, petit. «Haro, haro, le grand et le mineur!» ([p 58,] v 11.) A l'aide, grands et petits!

Mirlificques, [185.] Merveilles, pour mirifiques. (P. L.)

Misericors, indulgent, miséricordieux [22.]

Miste, joli, aimable. [196.]

Mitaines. L'avant-dernier vers de la [page 46] fait allusion à l'usage, qui n'est pas encore complètement perdu, de donner des gants aux convives d'une noce.

Mitaines de fer, gantelets. [152.]

Mocque, moquerie. [175.]

Mol mollet. [61.]

MONFAULCON, [215.]

Monopolles, cabales, complots. [205.]

Monstier, couvent.

MONTMARTRE, [8l.]

MONTPIPPEAU, [86.]

MONT-VALÉRIEN, [81.]

Moralitez ([p. 87]), pièces dramatiques dont les vertus, les vices, etc., sont les personnages.

MOREAU, [50.]

Morillon (vin), [p. 100.] Vin rouge

Mors, mordu. [143,] v. 18.

Mort. «Aller de mort à vie», [p. 91,] est un jeu de mots, l'inverse d'aller de vie à trépas.

MORTELLERIE (Rue de la), à Paris. [200.]

Morteux, mortels. [159.]

MORTIER D'OR. Paraît avoir été l'enseigne de Jehan de la Garde, l'épicier. ([P. 17,] v. 1.)

Moulier, femme, [46.]

Moult, très, beaucoup.

Mouse, museau. [63.]

Mousse, [p. 173,] v. 21. Vin On dit encore moût dans le sens de vin nouveau. (P. L.) Je crois qu'il s'agit plutôt des frais faits pour paraître, pour se faire mousser.

Moustarde (aller à la), [91,] faire grand bruit d'une chose, s'en vanter, en parler à tout propos.

Moutonnier, [12.] M. P. L. croit que Changon était un mouton ou faux compagnon que Villon avait rencontré dans les prisons, pour son malheur. C'est assez vraisemblable.

Muer, changer. [27.]

Muguelias, muglias, [204.] Sorte de parfum.

MULLE, [60,] probablement une enseigne.

Musars, fainéants, [98.]

Muser, s'amuser, perdre son temps. [79]

Musser, cacher. [58.]

Mye, point, pas du tout. [202.]

————— N —————

N', ni [108.]

NABUGODONOZOR, [122.]

NANCY. [P. 171.] Ce souvenir du siège et de la bataille de Nancy, où les Suisses défirent le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, prouve, ainsi que l'a remarqué M. P. L., que le Dialogue de Mallepaye et Baillevent a été composé après l'année 1477.

Naquet, [169,] jeune garçon, d'où laquais (P. L.). On appelait particulièrement naquets les garçons des jeux de paume.

NARCISSUS, Narcisse, [46,] [122.]

Natté, garni de nattes, suivant l'usage du temps. «En chambre bien nattée», [78.]

Naveau, navet. [48.]

Navrer, blesser.

Ne, ni.

Ne que, pas plus que.

Nectelet, [169.] Propret, bien vêtu.

Nennil, nenny, non.

Noailleux, noueux. [155.]

NOÉ, [69.]

NOÉ LE JOLYS, [46,] [85.] Probablement un ancien compagnon de Villon, qui le chargea dans son premier procès pour se disculper lui-même, et ne fut condamné qu'au tiers de la peine infligée à Villon. Celui-ci lui en gardait encore rancune lorsqu'il écrivit le grand Testament. (Huitain CXLII.)

Noise, bruit, querelle.

Nombrer, compter. [118.]

NOTRE-DAME-DE-PARIS, [187.]

Nourri, élevé, [2.]

Noyse, bruyt, querelle.

Noysier, faire du bruit, quereller. [79.]

Nully, nul, aucun, personne. [213.]

Nuyctée, durée de la nuit. [78.]

Nuysance, préjudice. [144.]

————— O —————

O, avec. [69,] [79.]

Obstant, malgré, nonobstant.

OCTOVIEN, [122.] Prompsault croit qu'il s'agit de Caius Julius Caesar Octavianus, qui fut empereur sous le nom d'Auguste.

Oës, oies. [92.]

Onc, oncques, jamais.

Oppresse, oppression. [26.]

Ord, sale.

Orbes, [115,] aveugles, selon M.P.L.

Ores, maintenant.

Orfaverie, orfèvrerie, bijoux, ornements en or. [68,] [146.]

ORLÉANS, [66.]

ORPHEUS, Orphée, [45.]

Orrez, entendrez.

Ost, armée.

Ostade, étoffe précieuse. [196.]

Ot, entend, [51.]—Eut, [46.]

Ou, au. [29,] v. 4; [106,] v. 17.

Oubliance, oubli. [18.]

Oultraige, courage intempestif, outrecuidance. [152,] [154.]

Oultrement, beaucoup, plus que de raison, [1.]

Ouquel, auquel, dans lequel.

Ouvrer, travailler. [87.]

Ouvrez vostre huys, Guillemette; refrain ou commencement de chanson. [91.]

Oy, entends, [113.]

Oystres, huîtres. [30.]

Oyt, entend. [64,] [68.]

————— P —————

Paillart, gueux. [194.]

Palais (le), à Paris, [185,] [206.]

Pallus, palux, marais. [55,] [122.]

Panon de Bissac ([p. 155]), pennon ou bannière de toile grise (P. L.).

Paour, peur.

Paouvre, pauvre. [9.]

Papaliste, papauté. [35.]

Papier (p. [51,] v. 12), respirer, souffler.

Par tel, de telle façon. Peut-être le vers 22 de la [page 181] devrait être ainsi: «Par tel si, qui veue ne l'aura.»

Pardoint, pardonne. [153.]

Pardons, [180.] Prières publiques, processions et autres pratiques pieuses auxquelles étaient attachées des indulgences particulières. (P. L.)

Pardonneurs, vendeurs d'indulgences, de pardons. [174,] [180.]

Parfaict, achevé. [188.]

Parfond, profond.

PARIS, [33.]

PARIS, [66,] [80,] [88,] [101,] [184,] [199] et passim.

Parit, engendra, [51,] v. 20.

Parmi, avec. [50.]—Au milieu de, dans. [153.]—A travers. [104.]

Partement, départ.

PAS. Il est question, [p. 74,] v. 13 et suiv., d'un pas d'armes tenu par René d'Anjou, qui prenait le titre de roi de Sicile.

Passot ([83]). Pr. croit que c'est une lance; M. P. L., une épée courte.

PATAC, patard, petite monnaie. [69,] [199.]

PATAY, chef-lieu de canton dans le Loiret, [115.] Pr. fait la remarque qu'il n'y a pas de forêt dans cette localité, et qu'il n'y vient pas de châtaignes.

PATHELIN, [179,] [196.] Le héros d'une farce bien connue, qu'on a attribuée à Villon.

Pathelin, [166,] [169,] langage mielleux et plein d'artifices.

Paulme (en), dans la main. «Seur comme qui l'auroit en paulme», [p. 72.]

PAUQUEDENAIRE, [p. 196,] est présenté comme un homme expert en tromperies, comme Villon et Pathelin. Il n'est pas autrement connu. Voy. POICDENAIRE.

Peaultre, [48.] Suivant Cotgrave, le peautre est le gouvernail d'un navire. Dans l'Ancien théâtre français, t. II, p. 155, on trouve battu comme peaultre, ce qui équivaut à battu comme plâtre.

Peaussa, couvert d'une peau épaisse et ridée. [41.]

Pehon, piéton, fantassin. [154.]

Pel, peau. [143.]

Peiner (se), se donner de la peine. [31.]

Penancier, Pénitencier, confesseur. [188.]

Penart, lance ornée d'un pennon. [147.]

PENESSAC (monsieur de), [200.]

Per. «Reçoit son per et se joint à la plume», [p. 74,] v. 20.

Per ou non per, pair ou non, quoi qu'il en soit. [193.]

PERDRYER (Jehan et Françoys), [75.]

PERNET ([158]), Perrenet ([157]), diminutifs de Pierre, nom du franc archer de Bagnolet.

Perpétrer, obtenir, acquérir. [42.]

PERRETTE, [82.]

Perrucatz, [178.] Gens à perruque. On appelait perrucats tous les gens de la Basoche (P. L.)

Pery, perdu, [51,] v. 23.

Pesle, poêle, s. m. [48.]

PESTEL (enseigne du), ou pilon. [200.]

Petiote, petite. [26.]

PETIT-PONT, à Paris. [81,] [190.]

Peu, repu, nourri. ([P. 21,] v. 13.)

PHILIPPOT, [92.]

PHOEBUS, [122.] La clarté Phoebus, c'est, on le sait, la lumière du jour.

PICARDS, [122.] C'étaient des hérétiques qui ne faisaient aucune prière pour les morts. Voilà pourquoi Villon promet à Thibault d'Aussigny une prière de Picard.

PICARDES, [81.]

Pieça, il y a longtemps.

Piétonner, courir à pied. [152.]

Piez blancs, [p. 8.] Avoir les pieds blancs, c'est, suivant M. P. L., revenir de loin, comme les voyageurs aux pieds poudreux.

Piez de veaux (faire les), danser, faire des gambades. [112.]

Pigne, peigne, [69.]

Pigon, pigeon. «Les pigeons qui sont en l'essoine, enserrez sous trappe volière» ([p. 15,] v. 27-28), sont des prisonniers enfermez dans une prison grillée.

Pion, buveur, ivrogne. [52,] [70.]

Pipeur ou hazardeur de dez ([87]), filou qui joue avec des dés pipés.

Piteux, porté à la pitié. [175.]

Plain, uni [142;]—entier. «Tant que je suis en mon plain sens» ([p 24,] v. 9).

Plaindre, regretter. «Je plaings le temps de ma jeunesse.» ([P. 27,] v. 25.)

Plaisance, plaisanterie, vie joyeuse, ou plutôt affaires d'amour.

Plaisant, agréable. [63.]

Plait, plaid, plaidoyer. «A peu de plaît», sans grands discours.

Planté, abondance, [178.]

Plaque ([p. 61]), monnaie fabriquée sous Charles VII, à l'imitation des Pays-Bas.

PLAT D'ESTAIN, cabaret de Paris, [213,] [215.]

Pleige, caution, répondant. [33.]

Plet, voy. Plait.

Plombée, [99.] Fouets ou masses garnis de plomb. (P. L.)

Plours, pleurs. [144.]

Plumail. Mettre le plumail au vent ([49,] v. 1), se jeter résolument dans un parti.

POICTOU, [62.]

Poirre, peter. [64,] v. 1.

Poise, pèse, tourmente, [101,] [163,] [179.]

Poisle, poêle, [48.]

PONT A SILLON. Pont au change. [179,] [182.]

PONTHOISE, [101.]

PONTHIÈVRE. Penthièvre. [152.]

PONTLIEU (Jean de), [66.] C'est Jean de Poilli, docteur de Paris, implacable adversaire des moines mendiants au XIVe siècle. Il avait écrit plusieurs ouvrages qui furent condamnés par le pape Jean XXII. Villon nous apprend qu'il dut abjurer ses hérésies et faire amende honorable. (P. L.)

POPIN (l'abreuvoir). Cet abreuvoir était au bout du Pont-Neuf, vis-à-vis la rue Thibautaudez. On a démoli de nos jours une voûte qui conduisait à cet abreuvoir, où les truands et les mauvais garçons se réunissaient, au moyen âge, avec les ribaudes et les bohémiennes. (P. L.)

POMME DE PIN. Cabaret de Paris. [61,] [192.]

POMPÉE, [120.]

Porte-paniers. Portefaix, porteurs de hottes. [89.]

Pou, peu, [82,] [146.]

Poulaille, volaille. [64,] [151.]

Poulce, [173.] «Jouer du poulce», donner de l'argent.

Pour-demain, après-demain. [161.]

Pourbondir un cheval, le faire caracoler, [154.]

Pour ce que, parce que.

Pourchasser, poursuivre, procurer.

Pourmener, promener. «Pourmené de l'uys au pesle» ([p. 48]), promené de la porte au poêle, du froid au chaud; lanterné.

Pourpenser (se), penser, décider à par soi.

POURRAS (l'abbesse de). Cette abbesse de Pourras était, je pense, une coquine, qui, sous ce titre, vint avec Villon duper le pauvre barbier de Bourg-la-Reine, qui y tenait aussi une hôtellerie (Pr.)—Le peuple appelait abbesse de Poilras, une maquerelle publique qui avait été rasée au pilori, fouettée et chassée de la ville. (P.L.)

Poursuivans ([P. 37,] v. 10). Poursuivants d'armes. C'était un des premiers grades de la chevalerie. (P.L.)

Pourtraicte, formée. [106.]

Pourtraicture, portrait, visage. [82.]

Poylette, petite poêle. [77.]

POYSSONNERIE (la), à Paris. [187.]

POYTOU, [185.] voy. POICTOU.

PRAGMATIQUE SANCTION. [166.]

Prébendé, chargé, comme d'une prébende.

Premier, premièrement, d'abord, [53,] v. 9.

Prescheur, celui qui prêche, prédicateur. [32.]

Prescripre, transcrire (?). [93.]

Preudhommye, prud'homie. [142.]

PRIAME, Priam, roi de Troie. [120.]

PRINCE DES SOTZ ([p. 63]). C'était le chef électif de la confrérie joyeuse de la Bazoche du Palais et le maître des jeux de cette association dramatique. On le nommait tous les ans à la fête de mai, et ses suppôts étaient tenus de lui obéir pendant toute la durée de ses pouvoirs. (P.L.)

Procès, actes, pièces de procédure. [204.]

Prochas, recherche. [165.]

PROSERPINE, [122.]

Prou, assez. [170.]

PROVINS, [50,] [88.]

Provision ([p. 36,] v. 4), recours, remède.

Prunier «En qu'en son prunier n'a pas creu» ([p. 38,] v. 23), qui n'est pas de son invention, de son cru.

PSALMISTE (le) David. [107.]

Psaulme Deus laudem, [p. 23.] C'est le psaume 108: Deus laudem meam, etc. Le verset septième, qui servait de prière à Villon quand il faisait des voeux pour l'évêque d'Orléans, est ainsi conçu: Fiant dies ejus pauci et episcopatum ejus accipiat alter. «Que les jours de sa vie soient réduits au plus petit nombre, et que son évêché passe à un autre. «C'est le sens que le poëte donne au mot episcopatum. (Pr.)

Puis, depuis.

————— Q —————

Quanque, ce que, [153.]

Quant de, quant est de, à l'égard de, quant à. [23,] [32,] [102.]

Quantz, combien de. [167.]

Ouars et dix ([112),] taxes et dîmes. (P.L.)

Que, à, de quoi. [30,] v. 19; [57,] v. 12.

Queloingne, quenouille. «Autre que moy est en queloingne» ([p. 9,] v. 10), signifie que Villon a été supplanté auprès de sa maîtresse.

Querir, querye, chercher.

Qui, ce qui. «Qui n'esteit à moy grand saigesse.» ([P. 39,] v. 18.)

Qui ne quoy, rien, quoi que ce soit. [30.]

Quiers, veux, cherche à. [P. 46.]

Quinze-Vingtz, [88.] Les pensionnaires de l'hôpital fondé par Saint-Louis pour trois cents aveugles.

Quoy, tranquille, en repos. [30.]

————— R —————

R'abiller, réparer, remettre en état, [1.]

Racoustré, raccoutré, réparé. [2.]

RAGUYER (Jacques), [61,] [97.]

RAGUYER (Jean), [61,] [97.]

Raillart, railleur, bon vivant, [38.]

Railler, faire le métier de bouffon, [87.]

Raillon ([p. 94]), dard. Le raillon était une espèce de flèche triangulaire. (P.L.)

Raimasser (?), [167.]

Raine, rainette. [77.]

Rains, [p. 13.] M.P.L. rapproche ce mot de rainceaux, et le traduit par rameaux, fagots. «Les fagots, dit-il, étaient empilés de chaque côté des vastes cheminées du XVe siècle. On s'appuyait donc contre les rains en se chauffant la plante des pieds.»

Ralias, rallias, ralyas, festin, régal. [82,] [205.]

Ramenteu, rappelé, remémoré.

Ramentevoir, rappeler. [82.]

Ranguillon, ardillon. [100.]

Rappeau, nouvel appel. [86.]

Ravis, enragés. «A loups ravis grosse pasture», [176,] v. 8.

Raye (coucher en), [p. 165.] Se mettre en évidence.

Réau, [6l,] royal d'or. Cette monnaie valait 30 sols tournois en 1470. (P. L.)

Réagal, [76.] Espèce d'arsenic rouge. (P. L.)

Rebours, [106,] ce qui rebute.

Rebourse, revêche, [203.]

Rebouter, rebuter, [43,] v. 15.

Rebrassès colletz, [33,] collets fort hauts et bien plissés (Pr.).—Collets bordés de fourrures. (P. L.)

Recipe, [76,] ordonnance de médecin.

Recoeuvre, trouve, obtienne. [43,] v. 23.

Recorder, rappeler, [79.]

Recors (être), se rappeler. [88.]

RECOUVRER, rendre. «Et que vie me recouvra.» [24,] v. 18.

Recreu, fatigué, lassé. [38,] [l65.]

Recueil, accueil, [137.]

Recullet (en), dans un coin, acculé. [113.]

Réer ([95,] v. 9), raser, râcler.

Refrigère, rafraîchissement. [52.]

REIMS, [45.]

Relaiz, ressource. [9.]

Relief, [163.] On appelait relief l'ordre du prince qui autorisait un officier à toucher ses appointements échus pendant son absence. (P. L.)

Remaine, reste. «Que le refrain ne vous remaine.» ([P. 35,] v. 3.)

Remain reste, [10.]

Remenant (le), le reste. [30,] [50.]

Reminer, considérer. [17.]

Remordre, causer du regret, des remords. ([P. 25,] v. 21.)

Renchère, [192.] Pr. suppose que c'est le bâton dont on se sert pour porter deux sceaux, un à chaque bout.

RENÉ (d'Anjou), roi de Sicile. [74.]

RENES, Rennes, [37.]

Repaistre, manger, se régaler.

Repentailles, regrets, repentir. [39,] [86.]

Reprouche, chose répréhensible. [103.]

Repues franches, repas qui ne coûtent rien.

Requérir, quérir, chercher à nouveau. [192.]

Requoy (en), à requoy, en repos, tranquille, [30,] [168.]

Résceans (?), [170.]

Rescondre. Renfermer, du latin recondere. (P. L.)

Rescrire, écrire, rapporter, [27.]

Résiner, résigner. «Pour leurs offices résiner» ([p. 205]), pour prendre congé et régler leurs comptes.

Respit, répit, repos. [30.]

Ressourdant, [166,] Ressortant, brillant. (P. L.)

Retraict, retiré. [41,] [113.]

Retraire, retirer. [47,] [54,] [80,] [137.]

Revencher (se), prendre sa revanche, se prévaloir. [28]Eux revencher, se venger. [67.]

Revenue, retour. [192.]

Rez, [93.] Le rez d'une pomme en est l'épluchure.

Rez, rasé. [95,] v. 8.

Ribler, [67,] voler pendant la nuit, comme les ribauds, ribaldi. (P.L.)

Ribleur, voleur de nuit. [98.]

RICHER (Pierre), [71.]

RICHIER (Denis), [63.]

Rie, moquerie, raillerie. [42,] v. 22.

Riotte, querelle, dispute. [98.]

RIOU (Jean), [65.]

Risse, rirais. [58.]

ROBERT, [50.]

ROBIN TURGIS, voy. TURGIS.

ROLLANT, [157.]

ROMAN DE LA ROSE, [25.]

ROMMANTE du Pet au diable, [54.] Ouvrage imaginaire que Villon s'attribue.

ROME, Romme. [81,] [121.]

RONSEVILLE (Pierre de), concierge de Louvieulx. [17.] Il y a une localité de ce nom dans le département de l'Oise.

ROSE, [56.]

ROSNEL, [74.]

Rottes, vents qui s'échappent de l'estomac. [98.]

Rouge, fin. Terme d'argot. [185.]

Roulet, [114.] Du latin rotulus, parce que les livres étaient roulés. (P.L.)

Roupieux, désappointé, avec un pied de nez. [205.]

ROUSSILLON, [99.]

Route, bande, troupe. [148.]

Royaulx, p. [169,] Écus d'or.

Royne, reine.

Ru, ruisseau. Battu «comme à ru telles» ([p. 46]), comme le linge qu'on lave.

Rubis. Cl. Marot pense que les beaux rubis légués par Villon aux soldats du guet ([13,] v. 23) étaient des rubis de taverne.

RUEL, [86.]

RUEL (Jehan de), [74.]

Ruer, jeter. [151.]Ruer jus, abattre, [121.]

Run, ruine. [166.]

Rustes, paysans, gens grossiers. [169.]

Ruyt, ardeur amoureuse, rut. [83.]

Rymer, [87,] faire des vers.

Rynceau, rameau, rainceau. [145.]

————— S —————

Sà jus, ici bas. [105,] [108.]

Sade, gentil, gentille, aimable. [83,] [196.]

Sadinet, la nature de la femme. [40.]

Saillir, sortir. [27,] [103.]

Sainctir, devenir saint. [185.]

SAINT-AMANT, [60.]

SAINT ANDRÉ, [107.]

SAINT ANTOINE (feu), [17,] [44.]

S. CRISTOFLE, [74.]

S. DENIS, [p. 157.] Le cri des Français était Montjoie S. Denis; celui des Bretons était Bretagne et S. Yves. (P.L.)

S. DOMINIQUE. [90.] «Les Frères Prêcheurs, ordre institué par saint Dominique, étaient chargés de l'inquisition en France.» (Pr.)

S.-ESTIENNE, paroisse de Paris. [96.]

SAINCT-GENOU, [62.]

S. GEORGES, [68,] [151,] [158.]

S. GILLE, [207.]

S.-INNOCENT, paroisse de Paris. [181.]

S. JACQUES, [158.]

S.-JACQUES, paroisse de Paris, [p. 12.]

S. JEAN-BAPTISTE, [46,] [107,]feu saint Jean, [166.]

SAINT JULIAN DES VOVENTES, [62.]

S. MARTIAL, [24.]

S. MARTIN, [158.]

S. MATHIEU, [218.]

SAINCT OMER, [45.]

S. PIERRE, [162.]

S. PIERRE DE ROME, [189.]

S. PIERRE DES ARSIS, église située dans la Cité. [215.]

S. REMY DE RAINS, [190.]

SAINT SATUR soubz Sancerre, [57.]

S. VICTOR, [122.]

S. YVES, voy. S. Denis.

SAINCTE-AVOYE, [94.] Villon veut être enterré dans cette église parce que c'est la seule de Paris qui ne soit pas au rez-de-chaussée. Elle était au second étage.

Ste BARBE, [152.]

Sainte Souffrette, patronne imaginaire des gueux. [212.]

Sallade, [67,] [152,] [157,] casque sans heaume et sans crête, espèce de pot de fer. (P.L.)

SALINS, [37,] [70.]

SALMON, Salomon, [45,] [114.]

SAMSON, [45.]

S'amye, son amie, sa maîtresse.

SANCERRE, [57.]

SANG. Le sang menstruel servait à faire des philtres et autres breuvages auxquels on attribuait une vertu magique. Voy. [p. 77,] v. 11 et 12.

Sans, cens, c'est-à-dire rente, revenu. [P. 72,] v. 3.

Saqueboute, sorte d'épieu. [148.]

Sarazinoys, d'Orient. «Gingembre sarazinois.» [64.]

SARDANA ([p. 46,] v. 7). On a fait beaucoup de conjectures au sujet de ce Sardana, qui conquit le royaume de Crète, et plus tard vécut de la vie des femmes. Il n'y en a pas une de satisfaisante.

SARDANAPALUS, [122.]

SATURNE, [14.]

Saulsoye, lieu planté de saules, arbres qui ne portent point de glands, comme chacun sait. C'est pourquoi Villon lègue «le gland d'une saulsoye». ([P. 12,] v. 10).

Scarbot, escarbot. [84.]

Scotiste, écossais, d'Ecosse. M.P.L. pense que le roi d'Ecosse qui avait la moitié de la face vermeille, c'est-à-dire une tache de vin ([p. 35] v. l3), était Jacques II, mort en 1460.

SCYPION L'AFFRIQUAIN, [120.]

Se, si. L'e s'élidait souvent: «S'evesque il est, seignant les rues» ([21] v. 7).

Seigner, bénir en faisant le signe de la croix ([p. 21,] v. 7).

Seigneurier, dominer. [102.]

Séjour «Prebstre sans séjour» ([p. 186]) peut s'entendre de deux façons: sans cure et sans résidence; sans loisir et sans repos. (P. L.)

Senestre, gauche.

Senez, anciens, vieillards, hommes de sens. [37.]

Sensif, [18,] sensitif, sensorium siège du sentiment. (P. L.)

Sensitif, le tact, le toucher. [103.]

Sentemens, sentiments, intelligence. [25.]

Sequentement, en suivant. [160.]

Sequeure, secourt, [43.]—Secoure. [159.]

Serain, soir. [48.]

Sereine, Sirène. [34.]

Serf. Ce mot sert de prétexte à une équivoque. «Je ne suis son serf ne sa biche» ([21.] V 12).

SERGENTS, [63.] Le prévôt de Paris avait deux compagnies de sergents à pied et à cheval, composées de 110 hommes chacune, et ayant leurs corps de garde aux barrières de la ville. (P. L.)

Serre (tenir), [51,] v. 1. J'ignore ce que cela veut dire.

Servans, serfs, serviteurs. «Aussi bien meurt filz que servans» ([p. 36,] v. 18) signifie: Les maîtres meurent aussi bien que les serviteurs, les fils de famille aussi bien que les serfs.

Ses, ces. [8.]

Seur, sûr. [71,] [142.]

Si, ainsi, oui, en effet.

Similative (faculté), faculté d'imiter. [18.]

SIMON MAGUS, [122.]

Simplesse, simplicité, ignorance. [106.]

Sires, seigneurs. [37.]

Sist, assit, [202.]

Sollier, plancher. [94.]

Some, auguste [1.] [108.]

Somme, sommeil. [P. 118,] v. 16.

Somme, en somme. [51.]

Somme, compter, [118.]

Sommet, tête. [84.]

SORBONNE. «Je ouis la cloche de Sorbonne» ([p. 17,] v. 20). Ce vers ne prouve pas que Villon était dans les prisons de l'Université, puisqu'il est certain qu'il était libre lorsqu'il composa le Petit Testament, mais seulement qu'il logeait dans le voisinage de la Sorbonne.

Sortir (soy), se fournir, s'approvisionner. [196.]

Sot, bouffon, comédien. [63,] [98.] Voy. Prince des sots.

Souef, doux. [33,] [75.] Doucement. [90.]

Sonffrette, disette. [82.]

Souffreteux, pauvre diable, misérable. [206.]

Soulas, plaisir, joie. [122.]

Souldre, régler, résoudre. [102.]

Souldure, liaison, union. [8.]

Soullon, [p. 99.] M.P.L. dit que c'était un ballon avec lequel on jouait à la soulle. Le mot doit être prononcé souillon, et n'a pas besoin d'être expliqué. On le retrouve [p. 120.]

Souloir, avec coutume.

Soustenance, soutien. [144.]

Soustenir, porter. [208.]

Souventesfoys, souvent. [32.]

Soyer, scier. [119.]

Submectre, soumettre. [67.]

Substantement, nourriture, soutien. [106.]

Sumer, semer. [74,] v. 16.

Sur, chez, [13,] v. 17.

Surcot, manteau.

Surquerir, [12.] Enrichir, de succurrere, suivant M.P.L.

Sus (Mettre), mettre en vigueur, soutenir. [10.]

Sus (mis), surgis, venus. [172.]

SUYSSES, [171.]

Sydère, astre. [32.]

————— T —————

TABARIE (Guy), copiste du Roman du Pet au Diable. [54.]

Tabart, manteau.

Tachon, instrument servant à chasser les mouches. [11.]

TACOT (Colas), [97.]

Tailleur de faulx coings, faux monnayeur. [87.]

TAILLEVENT, [76.] Le livre de Taillevent, «grand cuisinier du roy de France», eut plusieurs éditions au quinzième siècle et au commencement du seizième.

Talemouze, sorte de pâtisserie. [63.]

Tancer, tencer, disputer.

TANTALUS, Tantale. [122.]

TARANNE (Charlot), [72.]

Targe, [70.] La targe était une ancienne monnaie de Bretagne, ou brette, du latin bretta. Son nom lui venait de ce que le revers portait une targe, ou bouclier échancré. (P.L.)

Tarny, terni, usé. [172.]

Tauxer, taxer, imposer. [166.]

Tayon, oncle. [36.]

Telles, toiles. [46,] v. 24.

TEMPLE (la closture du), à Paris. [61.]

Tencer, v. tancer.

Tenir, posséder des biens sous la suzeraineté de quelqu'un: «Soubz luy ne tiens s'il n'est en friche» ([21,] v. 10).

Tenné, [37,] ennuyé, tourmenté. Cette expression s'emploie encore dans le langage familier.

Terrien, terrienne, terrestre.

Tettes, mamelles. [41.]

THAÏS, [34.] Courtisane célèbre, qui vivait à Athènes vers le milieu du quatrième siècle. (Pr.)

THAMAR, [46.]

THEOPHILUS, [55.] Voy. le Miracle de Théophile, par Gautier de Coinsi. Rennes. 1838, in-8.

THIBAULT, (Jacques), [49.] Voy. AUSSIGNY.

Tholouzaines, femmes de Toulouse. [80.]

Ticquet, loquet (?), [169.]

Tieulx, tels. [16.]

Tocquer, toucher. [175.]

Tollu, pris, ôté. [39.]

Tor, taureau. [122.]

Tostée, pain trempé dans du vin. [79.]

Touaille, serviette, pièce de toile. [29.]

Toult, ôte, enlève. [108.]

Tour d'escolle ([70]), tour de vaurien.

Tourbes, foule. [107.]

Toute jour, toute la journée. [44.]

Trac, trace, train. [199.]

Tracer, suivre à la piste. [31.]

Trahistre, traître, méchant. [98.]

Traicte, tirée, extraite. [106.]

Traictis, joli. [40.]

Traire, tirer. [157.]

Transglouti, englouti. [122.]

Transmué, changé. [121.]

Transy, trépassé. [103.]

Trasse, trace, piste. [176.]

Trasser, suivre à la piste, poursuivre. [176.]

Travail, souffrance, peine, adversité. [25,] [115.]

Travailler (se), s'occuper, s'employer. [72.]

Tresbucher, tomber, [l55.]

Trespercer, transpercer. [8,] [154.]

Tressuer, tressaillir. [192.]

Trestous, tous.

Trestout, tout, entièrement.

Tretisses, voy. traictiss.

Treuver, trouver. [36.]

TRISTAN, prévost des mareschaulx ([p. 92]), est le fameux Tristan l'Ermite, prévôt de l'hôtel du roi et favori de Louis XI. (P.L.)

TROÏLE ([74]), fils de Priam et d'Hécube, fut tué par Achille au siège de Troie. (P.L.)

Trompille, trompe, trompette. [154.]

Trop plus, beaucoup plus, trop. [22.]

TROU PERRETTE, [97,] probablement un cabaret. Marot dit que c'était un jeu de paume.

Trousse, carquois. [173.]

TROUSSECAILLE (Robin), [65.]

Trousser au col, emporter sur les épaules. [11.]

TROYENS, [122.]

TROYS, Troyes. [45.]

TROYS LICTS ([p. 13,] v. 25), chambre du Châtelet un peu plus commode que les autres, peut-être. (Pr.)

Truandailles, hommes de la lie du peuple. [39.]

Trumellières, porte-manteau, accroché au trumeau, partie de mur entre deux fenêtres, [11.]

Truys, trouve. [144.]

Tumbel, tombeau. [94.]

TURGIS (Robert). [50,] [60,] [62.]

TURLUPINS, TURLUPINES, [66,] [179,] hérétiques du treizième et du quatorzième siècle, qui s'appelaient eux-mêmes la Confrérie des pauvres, et qui n'étaient pas plus orthodoxes en matière de morale qu'en matière de religion. On a désigné quelquefois sous ce nom les ordres mendiants des deux sexes.

TUSCA (de), chef de police ou capitaine d'aventures. [67.]

Tyran, tyran. [78.]

————— U —————

Unes, une paire de. «Et unes houses de basane.» [P. 73.] v. 7.— «Unes brayes breneuses.» [P. 77.]

Uys, porte. [48.]

————— V —————

Vacquerie, vicairie. [68.]

VALENCIENNES, [81.]

VALERE LE GRAND, Valère Maxime. [27.]

Valeton, serviteur, amoureux. [49.]

VALLETTE (Jehan), [63.]

Varlet, garçon de cabaret, de cuisine. [193,] [197,] [208.]

Vaulsist, valait, [26.]

VAUSELLES (Katherine de), [46.]

VAUVERT (le diable de). L'opinion commune était que les diables habitaient Vauvert. C'est pour cette raison que l'on appelait rue d'Enfer celle qui conduisait en ce lieu. (Pr.)

Vecy, voici.

Veez, voyez. [136.]

Vela, voilà.

Venerieux, relatif à l'amour. «A tous les Dieux venerieux.» ([P. 8,] v. 7.)

Vent (avoir le), [173,] être favorisé de la fortune. On dit aujourd'hui: Avoir vent en poupe.

Venteur, [96,] homme qui se vante volontiers.

VENUS, [122.]

Veoir, voir. [25.]—Vrai. [197.]

Verdi, p. [168,] v. 24 (?). Peut-être faut-il lire: «Gorgias, sur le hault vestu.»

Vers, envers. [24.]

VICESTRE, [12,] [73.] Le château de Bicêtre. Il était en ruines du temps de Villon.

Viellart, vieillard. [69.]

Vielle. «Ma vielle ay mys soubz le banc», [p. 48,] veut dire: j'ai renoncé au jeu, j'ai quitté la partie.

VIENNE en Dauphiné. [37.]

VILLON (Guillaume), [9,] [53.] Ce Guillaume Villon ou de Villon n'était pas le père du poëte, puisque celui-ci, qui l'appelle son «plus que père», parle de lui, dans le Grand Testament ([p. 53]) comme d'une personne encore en vie, et lui lègue sa bibliothèque, tandis qu'il vient de dire ([p. 32]) que son père est mort, M. Nagel s'est attaché à prouver qu'il n'était même pas son parent, d'où la conclusion que le poëte aurait adopté le nom de Villon pour faire honneur à son maître et protecteur. Il se fonde particulièrement sur le huitain IX du Petit Testament, où François dit que sa renommée bruit en faveur du nom de Guillaume, et sur le huitain 23 du Grand Testament, où il se plaint qu'il est abandonné des siens, ce qui ne s'accorde pas avec les témoignages de reconnaissance qu'il prodigue à Guillaume Villon. J'avoue que tout cela est assez concluant. On pourrait objecter néanmoins qu'en se disant abandonné du moindre des siens, tout en parlant comme il le fait des bontés que Guillaume avait pour lui, Villon se rappelait cet axiome, que l'exception confirme la règle. Quant à l'honneur que sa renommée devait faire au nom de Villon, il importait peu que Guillaume fût ou non de la famille du poëte: le résultat était le même pour lui.

Villotières, coureuses, filles de mauvaise vie. Voy. Cotgrave.

Vin de buffet, vin commun et frelaté. [65.]

Vin (aller au), [p. 83,] c'est aller au cabaret chercher du vin qu'on emporte dans l'endroit où il doit être bu. C'est ainsi qu'on s'en procurait généralement au moyen âge. Voy. Ancien théâtre français. t. 1, p. 1955 Farce de Pernet qui va au vin; t. 1, p. 250. Farce du gentilhomme et de Naudet.

Vin d'Aulnys. [60.]—de Baigneulx. [193.]—de Beaune. [193,] [207.]—Morillon (rouge). [100.]

Vis, visage. [40.]

Vivre d'avantage, vivre sans rien débourser, aux dépens d'autrui.

Vo, votre. [86.]

Voir, vrai. [28.]

Voire ([95,] v. 17), verre.

Voire, vraiment. [23,] [145,] [164.]

Volse, aille. [22.]

VOLLANT, [196.]

Vouilliés, veuillez [55.]

Voulenté, volonté.

Voulsisse, voulusse. [147.]

Voulsist, voulût. [33,] [191.]

Voult, voulut. [99.]

Voultyz (sourcilz), sourcils arqués, bien plantés. ([P. 40.])

Voyse, aille. [64.]

Vueil, voeu. [75,] v. 9.

Vueil, veux. [22.]

————— Y —————

Y, il. «Cy sçay bien comment y m'en va.» [108.]

Ydoine, propre, idoneus.

Ypocras, vin sucré et épicé. [78,] [198.]

Ysnel. prompt, alerte. [74.]

YTHIER, [59.]

Yver, hiver. [85.]

YVON, prénom commun en Bretagne. [157.]

TABLE DES MATIÈRES


PRÉFACE
REMARQUES PHILOLOGIQUES
CLÉMENT MAROT AUX LECTEURS
MAROT AU ROY FRANÇOIS Ier
LE PETIT TESTAMENT
LE GRAND TESTAMENT
Ballade des Dames du temps jadis
Ballade des Seigneurs du temps jadis
Ballade en vieil françois
Les Regrets de la belle Heaulmière
Ballade de la belle Heaulmière
Double Ballade sur le même propos
Ballade que Villon fait à la requeste de sa mère, pour prier Nostre Dame.
Ballade de Villon à s'amye
Lay ou plustost Rondeau
Ballade et oraison
Ballade que Villon bailla à un gentilhomme
Ballade
Ballade intitulée: Les Contredictz de Franc-Gontier
Ballade des femmes de Paris
Ballade de Villon et de la Grosse Margot
Belle leçon de Villon aux enfans perduz
Ballade de bonne doctrine à ceux de mauvaise vie
Lays
Rondeau.
Ballade par laquelle Villon crye mercy à chascun
Ballade pour servir de conclusion
POÉSIES DIVERSES: Le quatrain que feit Villon quand il fut jugé à mourir
L'Epitaphe en forme de Ballade que feit Villon pour luy et ses
compagnons,s'attendant estre pendu avec eulx
La requeste de Villon à la Cour de Parlement.
Ballade de l'appel de Villon.
Le Dit de la naissance Marie.
Double Ballade.
Ballade Villon.
Epistre en forme de Ballade, à ses amis.
Le Débat du cueur et du corps de Villon.
La Requeste que Villon bailla à Monseigneur de Bourbon.
Ballade des proverbes.
Ballade des menus propos.
Ballade des povres housseurs.
Problème ou Ballade au nom de la Fortune.
Ballade contre les mesdisans de la France.
Le Jargon ou Jobelin de Maistre François Villon.
POÉSIES ATTRIBUÉES A VILLON: I. Rondel.
II. Rondel.
III. Rondel.
IV. Rondel.
V. Rondel.
VI. Rondel.
VII. Rondel.
VIII. Rondel.
IX. Rondel.
X. Rondel.
XI. Rondel.
XII. Rondel.
XIII. Rondel.
XIV. Ballade pour ung prisonnier.
XV. Rondel.
XVI. Ballade.
XVII. Ballade morale.
XVIII. Ballade.
XIX. Ballade.
XX. Ballade.
XXI. Ballade joyeuse des Taverniers.
XXII. Monologue du Franc Archier de Baignollet.
XXIII. Dialogue de messieurs de Mallepaye et de Baillevent.
XXIV. Les Repeues franches de François Villon et de ses compagnons.
Ballade de l'Acteur
Ballade des Escoutans
La Repeue de Villon et de ses compaignons
La manière d'avoir du poisson.
La manière d'avoir des trippes.
La manière d'avoir du pain.
La manière d'avoir du vin.
La manière d'avoir du rost.
Seconde Repeue, de l'Epidémie.
La troisiesme Repeue, des Torcheculs.
La quatriesme Repeue, du Souffreteux.
La cinquiesme Repeue, du Pelletier.
Sixiesme Repeue, des Gallants sans soucy.
La septiesme Repeue, faicte auprès de Montfaulcon.
NOTES
GLOSSAIRE-INDEX
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ADDITIONS ET CORRECTIONS.

Le nom de M. CAMPAUX est partout écrit par erreur CAMPEAUX.

Les deux premiers huitains de la Ballade [p. 74] donnent en acrostiche AMBRAISE DE LOREDE, peut-être le nom du gentilhomme pour qui cette pièce fut composée.

L'envoi de la Ballade de la Grosse Margot ([p. 84]) donne en acrostiche le nom de Villon.

Fille en chief ([p. 91]), fille coiffée de ses cheveux.

Les Coups orbes ([p. 115]) sont des coups produisant des contusions, des bleus.

Coustelez comme chiches ([p. 171]) peut se traduire par: «à côtes, comme des pois chiches».