Notes
[1]: En composant ce volume presque exclusivement d'articles extraits d'une feuille hebdomadaire, lesquels, dans la pensée de l'auteur, n'étaient pas destinés à être ainsi réunis, nous essayons de les classer dans l'ordre suivant: 1o Exposition du but de l'association libre-échangiste, de ses principes et de son plan d'opérations;—2o articles relatifs à la question des subsistances;—3o polémique contre les journaux, et appréciation de divers faits;—4o discours publics;—5o variétés et nouvelle série de sophismes économiques.
(Note de l'éditeur.)
[2]: L'année suivante, l'auteur commentait ainsi cette phrase:
«Est-il possible de penser de même sur la liberté commerciale et de différer en politique?»
Il nous suffirait de citer des noms d'hommes et de peuples pour prouver que cela est très-possible et très-fréquent.
Le problème politique, ce nous semble, est celui-ci:
«Quelles sont les formes de gouvernement qui garantissent le mieux et au moindre sacrifice possible à chaque citoyen sa sûreté, sa liberté et sa propriété?»
Certes, on peut ne pas être d'accord sur les formes gouvernementales qui constituent le mieux cette garantie, et être d'accord sur les choses mêmes qu'il s'agit de garantir.
Voilà pourquoi il y a des conservateurs et des hommes d'opposition parmi les libre-échangistes. Mais, par cela seul qu'ils sont libre-échangistes, ils s'accordent en ceci: que la liberté d'échanger est une des choses qu'il s'agit de garantir.
Ils ne pensent pas que les gouvernements, n'importe leurs formes, aient mission d'arracher ce droit aux uns pour satisfaire la cupidité des autres, mais de le maintenir à tous.
Ils sont encore d'accord sur cet autre point qu'en ce moment l'obstacle à la liberté commerciale n'est pas dans les formes du gouvernement, mais dans l'opinion.
Voilà pourquoi l'Association du libre-échange n'agite pas les questions purement politiques, quoique aucun de ses membres n'entende aliéner à cet égard l'indépendance de ses opinions, de ses votes et de ses actes.»
Extrait du Libre-échange, du 14 novembre 1847.
(Note de l'éditeur.)
[3]: M. Billault, récemment ministre de l'intérieur, a plusieurs fois émis comme avocat et comme représentant, des vues protectionnistes. (V. tome IV, pages 511 et suiv.)
(Note de l'éditeur.)
[4]: À cette époque, le journal la Presse n'était pas encore converti au principe de la liberté.
(Note de l'éditeur.)
[5]: V. ci-après, no [44], la fin du discours prononcé à la salle Taranne, le 3 juillet 1847.
(Note de l'éditeur.)
[6]: V. au tome IV, pages 327 et 342, les pamphlets l'État, la Loi; et dans les Harmonies, le chap. XVII.
(Note de l'éditeur.)
[7]: La lettre adressée au conseil des ministres, et signée de MM. A. Odier, A. Mimerel, J. Périer et L. Lebeuf, finissait par cette menace: «Ne faites jamais que vos ennemis soient armés par ceux qui veulent toujours contribuer avec vous à la prospérité du pays.»
Quant au placard, en voici quelques phrases:
«Ils (les libre-échangistes) semblent ne pas s'apercevoir que, par là, ils travaillent à ruiner leur pays et qu'ils appellent l'Anglais à régner en France.....
«Celui qui veut une semblable chose n'aime pas son pays, n'aime pas l'ouvrier.»
(Note de l'éditeur.)
[8]: V. tome III, pages 30 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[9]: C'est l'exemple qu'ont donné M. Nicolas Kœchlin, M. Bosson de Boulogne,—M. Dufrayer, M. Duchevelard, agriculteurs, ainsi que les armateurs de Bordeaux et de Marseille.
[10]: V. les chapitres Responsabilité, Solidarité, dans les Harmonies.
(Note de l'éditeur.)
[11]: Naturellement, la chambre de commerce avait repoussé de telles avances.
(Note de l'éditeur.)
[12]: Voir le chap. VI de Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, tome V, page 356.
(Note de l'éditeur.)
[13]: V. Harmonies, chap. XX.
(Note de l'éditeur.)
[14]: V. le chap. VII de Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, tome V, page 363.
(Note de l'éditeur.)
[15]: V. le chap. Échange, tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[16]: V. au tome IV, le chap. XXI, page 105.
(Note de l'éditeur.)
[17]: Il n'est pas inutile de faire remarquer ici qu'en France les propriétaires, dès 1818, jetaient de hauts cris contre l'avilissement ruineux du prix du blé. La loi du 21 juillet 1821, faite sous leur influence, avait la prétention de fixer le taux de 20 à 24 francs. De quelque façon qu'on l'explique, toujours est-il qu'elle trompa cruellement les espérances des agriculteurs. Voici le cours officiel du blé pendant les quatre années qui ont suivi la loi:
| 1821 | 18 fr. 65 c. |
| 1822 | 15 fr. 08 c. |
| 1823 | 17 fr. 20 c. |
| 1824 | 15 fr. 86 c. |
| 1825 | 14 fr. 80 c. |
[18]: On se rappelle que le Constitutionnel, après avoir énuméré toutes les raisons qui selon lui font un devoir au ministère de ne pas laisser entrer le blé étranger, terminait ainsi son article: «Cependant, si malheur arrive, nous serons vos plus terribles accusateurs!»
[19]: La circonstance indiquée par les mots soulignés fait le fond du débat entre le libre-échange et la restriction. (V. ci-après nos [56] et [57].)
[20]: Sur la souveraineté de l'opinion, voyez tome IV, pages 132 à 146.
(Note de l'éditeur.)
[21]: V. ci-après, no [46], le second discours prononcé à Lyon, et, au tome VI, le chap. XIV.
(Note de l'éditeur.)
[22]: V. tome III, pages 438 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[23]: L'auteur reconnut bientôt que quelques-unes des adhésions qu'il enregistre ici n'étaient ni solides ni complètes.
(Note de l'éditeur.)
[24]: V. les chap. XIV et XVIII du tome IV, pages 76 et 94.
(Note de l'éditeur.)
[25]: Voir notamment le no 3, page 7.
(Note de l'éditeur.)
[26]: V. sur la balance du commerce, tome IV, page 52, et tome V, page 402; puis le chap. Échange, tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[27]: V. tome IV, page 275, le pamphlet Propriété et Loi, et tome VI, le chapitre Propriété, Communauté.
(Note de l'éditeur.)
[28]: V. Harmonies, chap. XX et XXI.
(Note de l'éditeur.)
[29]: V. tome VI, chap. IV.
(Note de l'éditeur.)
[30]: V. au tome VI, chap. VI, Moralité de la richesse.
(Note de l'éditeur.)
[31]: V. au tome IV, Justice et Fraternité, p. 298.
(Note de l'éditeur.)
[32]: V. au tome V, la note de la page 483.
(Note de l'éditeur.)
[33]: V. t. VI, chap. I.
(Note de l'éditeur.)
[34]: V. tome V, pages 336 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[35]: Sur la fonction du numéraire, voyez le pamphlet Maudit argent! tome V, page 64.
(Note de l'éditeur.)
[36]: V. le chap. XIX, des Harmonies.
(Note de l'éditeur.)
[37]: V. au tome IV, le chap. XVII de la seconde série des Sophismes, p. 265.
(Note de l'éditeur.)
[38]: V. au tome III, la note de la page 137.
(Note de l'éditeur.)
(Note de l'éditeur.)
[40]: V. au tome III, Deux Angleterres, pages 459 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[41]: V. au tome IV, le chap. Domination par le travail, page 265.
(Note de l'éditeur.)
[42]: Avec la surtaxe de 5 pour 100 votée cette année.
[43]: V. tome IV, le chap. Cherté, Bon marché, page 163.
(Note de l'éditeur.)
[44]: V. au tome III la relation d'un Meeting à Manchester, pages 463 à 492.
(Note de l'éditeur.)
[45]: V. au tome V, le discours sur l'impôt des boissons, p. 468 à 493.
(Note de l'éditeur.)
[46]: Cette pensée qui a plus d'une fois excité la juste indignation de Bastiat (V. la page 462 du tome III), est encore le thème favori de l'école protectionniste. Elle a été récemment reproduite, sous une forme pompeuse, par un écrivain de cette école, M. Ch. Gouraud, à la page 259 de son Essai sur la liberté du commerce des nations.
(Note de l'éditeur.)
[47]: V. au tome IV, page 342, le pamphlet La Loi; et les chap. XVII et XX des Harmonies.
(Note de l'éditeur.)
[48]: V. au tome IV, page 442, le pamphlet, Baccalauréat et socialisme.
(Note de l'éditeur.)
[49]: V. au tome IV, page 163, le chap. Cherté, Bon marché.
(Note de l'éditeur.)
[50]: V. le no [33], page [186].
(Note de l'éditeur.)
[51]: L'accroissement de consommation, par ricochet, est infaillible ici et ne nuit à personne. Il en est tout autrement de ces effets vantés par l'école protectionniste, à l'égard desquels l'auteur a dit: Quand MM. les protectionnistes le voudront, ils me trouveront prêt à examiner le sophisme des ricochets. V. au tome V, la note 2 de la page 13; et de plus, au tome IV, les pages 176 à 182.
(Note de l'éditeur.)
[52]: V. au tome V, page 407, le Budget républicain; et page 468, le Discours sur l'impôt des boissons.
(Note de l'éditeur.)
[53]: N'ayant pas le texte entier de ce discours, nous en reproduisons tout ce qu'en a conservé le Journal des Économistes, dans son numéro d'octobre 1846.
(Note de l'éditeur.)
[54]: V. au tome VI, le chap. IX.
(Note de l'éditeur.)
[55]: V. au tome V, les pages 398 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[56]: V. au tome VI, le chap. IV.
(Note de l'éditeur.)
[57]: V. tome IV, pages 538 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[58]: V. la dédicace du tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[59]: V. au tome VI, le chap. Échange.
[60]: V. au tome IV, Baccalauréat et Socialisme, p. 442.
(Note de l'éditeur.)
[61]: V. les chap. XIV et XVIII de la première série des Sophismes, t. IV, p. 86 et 64.
(Note de l'éditeur.)
[62]: V. le chap. Domination par le travail, tome IV, p. 265.
(Note de l'éditeur.)
[63]: Voir la note finale due tome III, p. 518.
(Note de l'éditeur.)
[64]: V. le chap. 1er du tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[65]: V. le chap. VI de la seconde série des Sophismes, t. IV, p. 173.
(Note de l'éditeur.)
[66]: V. ci-après les numéros [57] et [58].
(Note de l'éditeur.)
[67]: V. au tome IV, page 74, le chap. XII de la première série des Sophismes.
(Note de l'éditeur.)
[68]: V. au tome VI, le chap. des Salaires.
(Note de l'éditeur.)
[69]: V. le chap. de la Population, des Harmonies.
[70]: V. tome IV, page 74.
(Note de l'éditeur.)
[71]: V. au tome VI, le chap. V, et au tome IV, le chap. IV.
(Note de l'éditeur.)
[72]: V. tome IV, pages 36 à 45, et tome VI, le chap. Concurrence.
(Note de l'éditeur.)
[73]: V. l'appendice du tome III, et notamment les pages 459 et suiv.
(Note de l'éditeur.)
[74]: À la suite de cet appel, M. de Lamartine prit la parole et termina en ces termes un magnifique discours:
«Vous vous souviendrez alors, vous ou vos enfants, vous vous souviendrez avec reconnaissance de ce missionnaire de bien-être et de richesse, qui est venu vous apporter de si loin et avec un zèle entièrement désintéressé, la vérité gratuite, dont il est l'organe, et la parole de vie matérielle; et vous placerez le nom de M. Bastiat, ce nom qui grandira à mesure que sa vérité grandira elle-même, vous le placerez à côté de Cobden, de J. W. Fox et de leurs amis de la grande ligue européenne, parmi les noms des apôtres de cet évangile du travail émancipé, dont la doctrine est une semence sans ivraie, qui fait germer chez tous les peuples,—sans acception de langue, de patrie ou de nationalité,—la liberté, la justice et la paix!
(Note de l'éditeur.)
[75]: V. tome V. page 13, pages 80 à 83, et au même tome, page 336, le pamphlet Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
(Note de l'éditeur.)
[76]: Ce discours diffère de ceux qui précèdent en ce qu'il traite plus particulièrement de la propriété littéraire; mais il se rattache comme les autres au droit de propriété, qui n'a, quel qu'en soit l'objet, qu'une seule et même base. Avec la lettre dont nous le faisons suivre, ce discours représente tout ce que nous avons pu recueillir de l'auteur sur ce côté spécial du sujet.
(Note de l'éditeur.)
[77]: V. la même conclusion aux pages 140 et 141 du tome IV.
(Note de l'éditeur.)
(Note de l'éditeur.)
[79]: V. au tome V, pages 142 à 145, et tome VI, les chap. V et VIII.
(Note de l'éditeur.)
[80]: V. le chap. Salaires, des Harmonies.
(Note de l'éditeur.)
[81]: V. tome V, page 383, le chap. XI du pamphlet: Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, et au tome VI, la fin du chap. VI.
(Note de l'éditeur.)
[82]: V. au tome V, pag. 370, le chap. l'Algérie du pamphlet: Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
(Note de l'éditeur.)
[83]: V. tome IV, page 258.
(Note de l'éditeur.)
[84]: V. au tome IV, pages 15 et 251, le chap. II de la première série des Sophismes, et le chap. XV de la seconde série, puis au tome VI le chap. XI des Harmonies.
(Note de l'éditeur.)
[85]: Le dimanche est le jour de la semaine où paraissait le Libre-Échange.
(Note de l'éditeur.)
[86]: Les bureaux du Libre-Échange étaient rue de Choiseul, et ceux du Moniteur Industriel, rue Hauteville.
(Note de l'éditeur.)
[87]: L'auteur a signalé plus tard le danger d'une classification scientifique uniquement basée sur les phénomènes de la production. V. au tome VI les pages 346 et 347.
(Note de l'éditeur.)
[88]: Le nom que l'auteur ne cite pas est celui d'un membre éminent de la Ligue anglaise, le colonel Perronnet Thompson. V. tome III, pages 89, 218 et 282.
(Note de l'éditeur.)
[89]: V. au tome V, page 363, le chap. VII du pamphlet Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
(Note de l'éditeur.)
[90]: V. tome IV, page 442, le pamphlet Baccalauréat et Socialisme.
(Note de l'éditeur.)
[91]: Sur le Sophisme des ricochets, V. au présent volume, no [48], page [320]; au tome IV, les pages 74, 160, 229; et au tome V, indépendamment des pages 80 à 83, les pages 336 et suivantes, contenant le pamphlet Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
(Note de l'éditeur.)
[92]: Sur la Concurrence, V. tome IV, page 45, et tome VI, le chap. X.
(Note de l'éditeur.)
[93]: V. tome IV, pages 121 à 123.
(Note de l'éditeur.)
[94]: V. le pamphlet Maudit argent, tome V, page 64.
[95]: V. les chap. I et IV du tome VI.
[96]: V. le chap. VI du pamphlet Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, tome V, page 356.
(Note de l'éditeur.)
[97]: V. la fin du no [43], pages [244] et [245], et le no [53], page [359].
(Note de l'éditeur.)
[98]: V. au tome V, page 368, le chap. VIII de Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas.
(Note de l'éditeur.)
[99]: V. ci-dessus, le no [39], page [219].
[100]: V. tome VI, chap. II.
(Note de l'éditeur.)
[101]: V. le chapitre VI du tome VI.
(Note de l'éditeur.)
[102]: V. tome IV, pages 36 à 45.
(Note de l'éditeur.)
[103]: V. tome V, pages 468 à 475.
(Note de l'éditeur.)
[104]: Soixante-dix ans après, M. de Saint-Cricq a reproduit textuellement ces paroles, afin de justifier l'avantage d'interrompre les communications.
[105]: V. ci-dessus les nos [17] à [28].
(Note de l'éditeur.)
[106]: V. le pamphlet Spoliation et Loi, pages 1 à 15 du tome V.
(Note de l'éditeur.)
[107]: V. ci-dessus les nos [57] et [58], pages [377] et [384], et V. au tome IV, pages 79, 86 et 94, les chap. XIII, XIV et XVIII de la première série des Sophismes.
(Note de l'éditeur.)
[108]: Parmi les nombreux journaux que fit éclore le 24 février 1848, et qui n'eurent qu'une existence éphémère, il faut compter le Jacques Bonhomme, à la rédaction duquel Bastiat donna son concours. Cette feuille, qui aspirait à éclairer le peuple, contenait un article final destiné à être affiché et mis ainsi gratuitement sous les yeux des passants.
(Note de l'éditeur.)
[109]: Jacques Bonhomme n'entend pas critiquer les mesures d'urgence.