NOTES
[1] A Mégare, à Samothrace. Tite-Live, XLV, 5. Boeckh, Corp. inscr., 1052.
[2] Pindare, Néméennes, XI.
[3] Plutarque, Quest. rom., 40.
[4] Id., Aristide, 21.
[5] Thucydide, VIII, 70. Apollodore, Fragm. 21 (coll. Didot).
[6] Démosthènes, in Midiam, 38. Eschine, in Timarch., 19.
[7] Plutarque, Nicias, 3; Phocion, 37. Cicéron, in Verr., IV, 50.
[8] Pollux, VIII,. ch. ix. Lycurgue, coll. Didot, t. II, p. 362.
[9] Thucydide, I, 10; II, 10; III, 36; IV, 65. Comparez: Hérodote, I, 135; III, 18; Eschyle, Pers., 204; Agam., 1202; Euripide, Trach., 238.
[10] Cicéron, De lege agr., II, 34. Tite-Live, XXI, 63. Macrobe, III, 3.
[11] Tite-Live, XXVII, 40.
[12] Varron, L. L., VI, 54. Athénée, XIV, 79.
[13] Platon, Lois, III, 690; VI, 759. Comp. Démétrius de Phalore, Fragm., 4. Il est surprenant que les historiens modernes représentent le tirage au sort comme une invention de la démocratie athénienne. Il était, au contraire, en pleine vigueur quand dominait l'aristocratie (Plutarque, Périclès, 9), et il paraît aussi ancien que l'archontat lui-même. Ce n'était pas non plus un procédé démocratique; nous savons, en effet, qu'encore au temps de Lysias et de Démosthènes les noms de tous les citoyens n'étaient pas mis dans l'urne (Lysias, or, de invalido, c. 13; in Andocidem, c. 4); à plus forte raison, quand les Eupatrides seuls ou les Pentacosiomédimnes pouvaient être archontes. Les textes de Platon montrent clairement quelle idée les anciens se faisaient du tirage au sort; la pensée qui le fit instituer pour des magistrats-prêtres comme les archontes, ou pour des sénateurs chargés de fonctions sacrées comme les prytanes, fut une pensée religieuse et non pas une pensée égalitaire. Il est digne de remarque que, lorsque la démocratie prit le dessus, elle garda le tirage au sort pour le choix des archontes auxquels elle ne laissait aucun pouvoir effectif, et elle y renonça pour le choix des stratéges qui eurent alors la véritable autorité. De sorte qu'il y avait tirage au sort pour les magistratures qui dataient de l'âge aristocratique, et élection pour celles qui dataient de l'âge démocratique.
[14] Valère-Maxime, I, 1, 3. Plutarque, Marcellus, 5.
[15] Tite-Live, XXXIX, 39. Velléius, II, 92. Valère-Maxime, III, 8, 3.
[16] Denys, IV, 84; V, 19; V, 72; V, 77; VI, 49.
[17] Tite-Live, II, 42; II, 43.
[18] Platon, Lois, VI. Xénophon, Mém., II. Pollux, VIII, 85, 86, 95.
[19] Denys, II, 78.