NOTES

[1] Cicéron, in Verr., II, 3, 6. Siculus Flaccus, passim. Thucydide, III, 50 et 68.

[2] Tite-Live, I, 38. Plaute, Amphitr., 100-105.

[3] Festus, vis Foedum et Foedus.

[4] En Grèce, ils portaient une couronne. Xénophon, Hell., IV, 7, 3.

[5] Cicéron, De nat. deor., III, 19.

[6] Thucydide, II.

[7] Thucydide, V, 23. Plutarque, Thésée, 25, 33.

[8] Tite-Live, VIII, 14.

[9] Pausanias, V, 15.

[10] Tite-Live, V, 50. Aulu-Gelle, XVI, 13.

[11] Il n'entre pas dans notre sujet de parler des confédérations ou amphictyonies qui étaient nombreuses dans l'ancienne Grèce et en Italie. Qu'il nous suffise de faire remarquer ici qu'elles étaient des associations religieuses autant que politiques. On ne voit pas d'amphictyonie qui n'eût un culte commun et un sanctuaire. Celle des Béotiens offrait un culte à Athéné Itonia, celle des Achéens à Déméter Panachaea, le dieu des Ioniens d'Asie était Poséidon Héliconien, comme celui de la pentapole dorienne était Apollon Triopique. La confédération des Cyclades offrait un sacrifice commun dans l'île de Délos, les villes de l'Argolide à Calanrie. L'amphictyonie des Thermopyles était une association de même nature. Toutes les réunions avaient lieu dans des temples et avaient pour objet principal un sacrifice; chacune des cités confédérées envoyait pour y prendre part quelques citoyens revêtus momentanément d'un caractère sacerdotal, et qu'on appelait théores. Une victime était immolée en l'honneur du dieu de l'association, et les chairs, cuites sur l'autel, étaient partagées entre les représentants des cités. Le repas commun, avec les chants, les prières et les jeux sacrés qui l'accompagnaient, formait le lien de la confédération. Les mêmes usages existaient en Italie. Les villes du Latium avaient les féries latines où elles partageaient les chairs d'une victime. Il en était de même des villes étrusques. Du reste, dans toutes ces anciennes amphictyonies, le lien politique fut toujours plus faible que le lien religieux. Les cités confédérées conservaient une indépendance entière. Elles pouvaient même se faire la guerre entre elles, pourvu qu'elles observassent une trêve pendant la durée de la fête fédérale.