NOTES
[1] Le nom de roi fut quelquefois laissé à ces chefs populaires, lorsqu'ils descendaient de familles religieuses. Hérodote, V, 92.
[2] Nicolas de Damas, Fragm.. Aristote, Politique, V, 9. Thucydide, I, 126. Diodore, IV, 5.
[3] Aristote, Politique, VI, 3, 2.
[4] Varron, L. L., VI, 13.
[5] Denys, IV, 5. Platon, Hipparque.
[6] Héraclide de Pont, dans les Fragments des hist. grecs, coll. Didot, t. II, p. 217.
[7] Diogène Laërce, I, 110. Cicéron, De leg. II, 11. Athénée, p. 602.
[8] Euripide, Phéniciennes. Alexis, dans Athénée, IV, 49.
[9] Eschine, in Ctesiph., 30. Démosthènes, in Eubul. Pollux, VIII, 19, 95, 107.
[10] Aristote, Politique, III, 1, 10; VII, 2. Scholiaste d'Eschine, édit. Didot, p. 511.
[11] Les phratries anciennes et les [Grec: genae] ne furent pas supprimés; ils subsistèrent, au contraire, jusqu'à la fin de l'histoire grecque; mais ils ne firent plus que des cadres religieux sans aucune valeur en politique.
[12] Hérodote, V, 67, 68. Aristote, Politique, VII, 2, 11. Pausanias, V, 9.
[13] Aristote, Politique, VII, 3, 11 (VI, 3).
[14] Tite-Live, I, 47. Denys, IV, 13. Déjà les rois précédents avaient partagé les terres prises à l'ennemi; mais il n'est pas sûr qu'ils aient admis la plèbe au partage.
[15] Denys, IV, 13; IV, 43.
[16] Denys, IV, 26.
[17] Les historiens modernes comptent ordinairement six classes. Il n'y en a en réalité que cinq: Cicéron, De republ., II, 22; Aulu-Gelle, X, 28. Les chevaliers d'une part, de l'autre les prolétaires, étaient en dehors des classes. — Notons d'ailleurs que le mot classis n'avait pas, dans l'ancienne langue, un sens analogue à celui de nôtre mot classe; il signifiait corps de troupe. Cela marque que la division établie par Servius fut plutôt militaire que politique.
[18] Il nous paraît incontestable que les commices par centuries n'étaient pas autre chose que la réunion de l'armée romaine. Ce qui le prouve, c'est 1° que cette assemblée est souvent appelée l'armée par les écrivains latins; urbanus exercitus, Varron, VI, 93; quum comitiorum causa exercitus eductus esset, Tite-Live, XXXIX, 15, miles ad suffragia vocatur et comitia centuriata dicuntur, Ampélius, 48; 2° que ces comices étaient convoqués exactement comme l'armée, quand elle entrait en campagne, c'est-à-dire au son de la trompette (Varron, V, 91), deux étendards flottant sur la citadelle, l'un rouge pour appeler l'infanterie, l'autre vert foncé pour la cavalerie; 3° que ces comices se tenaient toujours au champ de Mars, parce que l'armée ne pouvait pas se réunir dans l'intérieur de la ville. (Aulu-Gelle, XV, 27); 4° que chacun s'y rendait en armes (Dion Cassius, XXXVII); 5° que l'on y était distribué par centuries, l'infanterie d'un côté, la cavalerie de l'autre; 6° que chaque centurie avait à sa tête son centurion et son enseigne, [Grec: osper en polémo], Denys, VII, 59; 7° que les sexagénaires, ne faisant pas partie de l'armée, n'avaient pas non plus le droit de voter dans ces comices; Macrobe, I, 5; Festus, v° Depontani. Ajoutons que dans l'ancienne langue le mot classis signifiait corps de troupe et que le mot centuria désignait une compagnie militaire. — Les prolétaires ne paraissaient pas d'abord dans cette assemblée; pourtant comme il était d'usage qu'ils formassent dans l'armée une centurie employée aux travaux, ils purent aussi former une centurie dans ces comices.
[19] Cassius Hémina, dans Nonius, liv. II, v° Plevitas.
[20] Varron, L. L., VII, 105. Tite-Live, VIII, 28. Aulu-Gelle, XX, l, Festus, v° Nexum.
[21] Denys, VI, 45; VI, 79.
[22] Denys, X. Plutarque, Quest. rom., 84.
[23] Tite-Live, III, 55.
[24] C'est le sens propre du mot sacer: Plaute, Bacch., IV, 6, 13; Catulle, XIV, 12; Festus, v° Sacer; Macrobe, III, 7. Suivant Tite-Live, l'épithète de sacrosanctus ne serait pas d'abord appliquée au tribun, mais à l'homme qui portait atteinte à la personne du tribun.
[25] Plutarque, Quest. Rom., 81.
[26] Denys, VI, 89; X, 32; X, 42.
[27] Tribuni antiquitus creati, non juri dicundo nec causis querelisque de absentibus noscendis, sed intercessionibus faciendis quibus praesentes fuissent, ut injuria quae coram fieret arceretur. Aulu-Gelle, XIII, 12.
[28] Aulu-Gelle, XV, 27. Denys, VIII, 87; VI, 90.
[29] Tite-Live, II, 60. Denys, VII, 16. Festus, v° Scita plebis. Il est bien entendu que nous parlons des premiers temps. Les patriciens étaient inscrits dans les tribus, mais ils ne figuraient sans doute pas dans des assemblées qui se réunissaient sans auspices et sans cérémonie religieuse, et auxquelles ils ne reconnurent longtemps aucune valeur légale.
[30] Denys, X, I.
[31] Tite-Live, III, 31. Denys, X, 4.
[32] Julius Obsequens, 16.
[33] Tite-Live, V, 12; VI, 34; VI, 39.
[34] Tite-Live, VI, 41.
[35] Tite-Live, IV, 49.
[36] Tite-Live, 48.
[37] Les dignités de roi des sacrifices, de flamines, de saliens, de vestales, auxquelles ne s'attachait aucune importance politique, furent laissées sans danger aux mains du patriciat, qui resta toujours une caste sacrée, mais qui ne fut plus une caste dominante.