IX
L'oiseau s'est posé sur la grève.
Les grands bras tendres qui ont confié la petite Phyl aux ailes magiques de l'oiseau, l'ont entourée pour la reprendre…
Guillaume l'a questionnée fiévreusement. Elle a répondu seulement:
— Je suis heureuse…
Et leurs yeux se sont souri…
Et maintenant, à travers les bois odorants, le long des pentes fleuries, Guillaume a pris la bien-aimée contre son coeur…
Ils s'embrassent éperdument, ivres de leur amour, ils se contemplent comme des êtres nouveaux, ils se taisent, ils parlent, ravis…
Et, doucement, passionnément, gardant encore sous ses paupières mi-closes l'extase du dernier baiser reçu, souriant déjà, les lèvres offertes au baiser qui va venir, elle dit de sa jolie voix pure:
— Je t'aime… je t'adore, mon mari!…
Juillet, 1911.