APPENDICE

OUVRAGES SUR L'ALBANIE

Il n'existe pas d'ouvrage d'ensemble sur l'Albanie actuelle, qui soit au courant des faits récents. La plupart de ceux qui écrivent sur ce pays n'en ont vu par eux-mêmes tout au plus que les côtes et reproduisent ce qu'ont publié divers auteurs en petit nombre, dont quelques-uns sont déjà anciens.

Les ouvrages en français sont rares et datent au moins d'un quart de siècle: ce sont ceux d'HECQUARD, Description de la Haute-Albanie à Guegarie (1859), de DOZON, qui a publié en 1878 un Manuel de la langue chkipe et en 1881 des Contes albanais, enfin de DEGRAND, qui a été consul de France à Scutari et a publié chez Walter (1893) ses Souvenirs de la Haute-Albanie. Les autres ouvrages ou brochures sont des livres d'histoire ou de polémique, ou sont faits de seconde main.

En Autriche et en Italie, les études sont plus récentes et, notamment en Autriche, elles constituent une suite ininterrompue depuis la moitié du siècle dernier jusqu'à nos jours; il faut surtout citer les ouvrages du meilleur connaisseur de l'Albanie, le consul général Dr. V. HAHN, qui reste l'écrivain réputé des Albanesische Studien et de Reise Durch die Gebiete des Drin und Vardar; le premier de ces ouvrages, qui a paru à Vienne en 1853, est encore celui qui peut servir de base à une étude scientifique du pays. Après lui, un autre consul autrichien, THEODOR V. IPPEN, qui a été adjoint comme technicien à la conférence de Londres, a fait paraître chez Hartleben Scutari und Nordalbanesische Küstenebene (1907); chez le même éditeur, KARL STEINMETZ, a publié Eine Reise Durch die Hochländergasse Oberalbaniens (1904) et Ein Vorslosz in die Nordalbanien Alpen (1905); un Hongrois, qui a eu plusieurs incidents dans le pays, le DR. FRANZ BAOON NOPCSA, a étudié les Albanais catholiques: Im Katholischen Nordalbanien, Gerold, Vienne, 1907; de même PAUL SIEBERTZ dans son livre au titre trop général: Albanien und die Albanesen, paru chez Manz, à Vienne, en 1910. Une bibliographie complète devrait citer encore les publications de Hassert, Liebert, Karl Oestreich, Szamatolski, etc. La littérature sur l'Albanie est donc particulièrement florissante à Vienne, mais elle se limite en général à l'étude de l'Albanie du Nord, des tribus catholiques et de la région de Scutari à Durazzo.

En Italie, deux ouvrages récents ont montré l'intérêt que le royaume attache à ce pays; en 1905, EUGENIO BARBARICH a publié à Rome, chez Voghera, un ouvrage très sérieux: Albania, et en 1912 VICO MANTEGAZZA a fait paraître l'Albania, chez Bontempelli; le professeur Baldacci, de l'Université de Bologne, a écrit également plusieurs études sur la question albanaise, dispersées dans des revues et mémoires.

On peut également ajouter à ces ouvrages celui de GOPCEVIC, Oberalbanien und seine Liga, paru chez Duncker, à Leipsig, en 1881. Enfin, on doit citer ici les noms d'autres voyageurs ou écrivains qui se sont spécialisés dans les études albanaises: Baschamakoff, les professeur Cvijic de Belgrade, Träger de Berlin, etc.

Il n'existe aucune carte rigoureusement exacte de l'intérieur de l'Albanie; dans les montagnes de l'arrière-pays, un grand nombre de levés restent à faire; la carte française du service géographique de l'armée au 1 000 000me est beaucoup trop sommaire et d'ailleurs pleine d'inexactitudes. Pour un voyage à l'intérieur, on doit se servir de la carte autrichienne au 200 000me; elle est claire et détaillée, mais des étendues assez grandes de territoires ont été dessinées de loin et par à peu près; c'est un guide précieux et unique pour un voyage dans le pays, mais il faut avoir soin de ne pas s'y fier aveuglément.

En résumé, il reste à écrire sur l'Albanie un ouvrage d'ensemble actuel et à dresser une carte exacte à petite échelle.