Journal de Comtois.

16 septembre 18…

Voilà bien des choses étonnantes. Mon artiste est riche. Il achète Mauzères, il tire des mille et des cents de sa poche, et M. le baron de West l'appelle son sauveur, quand il croit qu'on n'écoute pas ce qu'ils disent. Je ne sais pas trop si je resterai ici, moi, au cas que M. Adriani veuille y rester longtemps. Je ne déteste pas la campagne; mais, comme dit le baron, on s'y rouille beaucoup. Il est vrai que M. Adriani prendrait peut-être ma femme comme cuisinière et que je ferais élever mes enfants dans la campagne, ce qui me ferait une économie. Mais il faut voir comment ça tournera. Je ne peux pas croire qu'un artiste ait gagné tant d'argent par des moyens naturels. Celui-là est bien gentil et bien honnête homme, mais enfin ce n'est pas grand'chose.