LXXX
A M. FRANÇOIS ROLLINAT, A CHATEAUROUX
Nohant, janvier 1832.
Mon cher Rollinat,
Je vous ai écrit avant-hier un mot et je vous demandais une réponse directe. Êtes-vous absent de Châteauroux, ou bien le courrier a-t-il perdu ma lettre? Il est sujet à cette infirmité. Il en est de même tous les étés. C'est au point qu'il en a semé toute la route depuis Nohant jusqu'à Châteauroux, et qu'il en pousserait si ce n'était de mauvais grain.
C'était pour vous demander l'adresse de Charles[1] à Paris. J'ai une commission pressée à lui donner. Répondez-moi, si vous êtes vivant, mais répondez-moi poste restante à la Châtre.
Ce courrier est un drôle!
Bonsoir, mon bon petit avocat. Je vous donne ma très sainte bénédiction.
[1] Charles Rollinat, frère de François