DLXII
A M. NOEL PARFAIT, A PARIS
Palaiseau, vendredi, juillet 1864.
Eh bien, mon cher parrain[1], avez-vous lu le roman terrible[2]?
Puis-je savoir votre avis?
Viendrez-vous en causer avec moi, en acceptant mon petit dîner de Palaiseau; ou, si vous n'avez pas le temps, irai-je à Paris le jour que vous m'indiquerez? Je voudrais bien connaître votre jugement, ô juge impeccable, et pouvoir m'y appuyer.
Pardonnez-moi mon impatience, et comprenez-la.
À vous de coeur.
GEORGE SAND.
[1] Noël Parfait et Alexandre Dumas fils avaient été les parrains de
George Sand, lors de son admission dans la Société des auteurs
dramatiques.
[2] Raoul de la Chastre, roman de Maurice Sand, que la Revue des
Deux-Mondes refusait de publier sous prétexte d'immoralité.