XXXI

«Quoiqu'il y ait peu d'auteurs en Amérique, dans aucun pays du monde on n'imprime autant. Chaque comté a son journal; les journaux sont, à vrai dire, toute la littérature du pays [48]. Il faut à des gens affairés, et dont la fortune est médiocre, une lecture qui se fasse vite et ne coûte pas cher. Il se fait d'ailleurs pour l'éducation primaire et pour la religion une énorme consommation de livres!… C'est plutôt de la librairie que de la littérature. L'instruction donnée aux enfants est purement utile; elle n'a point en vue le développement des hautes facultés de l'âme et de l'esprit: elle forme des hommes propres aux affaires de la vie sociale.