NOTES

[1: Voir Le duc d'Enghien, librairie Plon, 1888.]

[2: Mémoires de Metternich, t. V, p. 266.]

[3: La Constitution impériale du 28 floréal an XII (18 mai 1804) disait dans l'article IX que «le fils aîné de l'Empereur porte le titre de prince impérial». À ce moment, Napoléon espérait encore avoir des enfants de Joséphine. Mais quand il a divorcé, il se croit sûr d'avoir un fils, et il substitue au titre de «prince impérial» celui de «Roi de Rome». Cependant le sénatus-consulte du 5 février 1813, relatif à la régence, parlait du «prince impérial, roi de Rome».]

[4: Le 25 février 1810, il avait décrété que l'édit de Louis XIV sur la Déclaration du clergé de France, donné au mois de mars 1682, était loi de l'Empire.]

[5: Correspondance de Napoléon, t. XX, p. 195.]

[6: Voir pour le détail mon ouvrage sur Le Divorce de Napoléon, librairie Plon, 1889.]

[7: Il en sera de ce dessein comme des autres qui avaient pour but de détruire l'autorité du Saint-Siège. La parole du Psalmiste deviendra une prophétie: «Cogitaverunt concilia quæ non potuerunt stabilire»; et la menace qu'elle contient produira ses terribles effets: «Fructum eorum de terra perdes et semen eorum a filiis hominum.»]

[8: Correspondance de Napoléon, t. XX, page 198.]

[9: Voir l'entretien du comte de Lebzeltern avec Pie VII, le 16 mai 1810. Cf. Le Divorce de Napoléon, p. 231, note.]

[10: Voir Pièces justificatives du tome III de l'ouvrage du comte d'HAUSSONVILLE, L'Église romaine et l'Empire.]

[11: Correspondance de Napoléon, t. XX, p. 196 et 262.]

[12: Archives nationales. Fic 105.]

[13: Ibid.]

[14: Ibid.]

[15: Ibid.]

[16: Elle se trouvait déjà dans le Missel parisien édité par Mgr de Vintimille en 1738, parmi les Orationes ad diversa. C'est la même oraison que prescrivit à toutes les églises de son diocèse, pour l'impératrice Eugénie, l'archevêque de Paris, Mgr Sibour, en 1855.]

[17: C'est l'oraison Pro impetrando Delphino.]

[18: Carmen in proximum et auspicatissimum Augustæ Prægnantis partum, scribebat N. E. Lemaire, Kalendariis januariis 1811.]

[19: Napoléon et Alexandre, t. II, p. 318.]

[20: Mémoires, t. III.]

[21: M. Amédée Lefèvre-Pontalis, ancien député, possède le voile de dentelles qui couvrait le dessus du berceau. Il le tient de sa grand'mère, Mme Soufflot, sous-gouvernante du Roi.]

[22: Voir sa lettre à Napoléon, en date du 18 février 1810.]

[23: Archives nationales, AFiv 1097.]

[24: Sur sa proposition, le Conseil d'administration du Sénat vota une pension viagère de dix mille francs au page Berton de Sambuy qui était venu apporter aux sénateurs la nouvelle de la naissance du roi de Rome.]

[25: Archives nationales, AFiv 1453.]

[26: Voir dans mon ouvrage La Censure sous le premier Empire les pages 250 à 252, relatives à ce sujet.]

[27: Archives nationales, Fic 105.]

[28: L'un d'eux, un Allemand, Schmitz, avait dû se donner bien du mal pour composer certaines Réflexions musicales sur les douleurs de l'enfantement. (Archives nationales, AFiv 1453.)]

[29: Archives nationales, AFiv 1290.]

[30: Ibid., AFiv 1323.]

[31: Ibid., AFiv 1685.]

[32: Il s'agit de Frédéric de Schill, un des adversaires les plus acharnés de Napoléon, qui donna en 1809 le signal de la révolte en Prusse et fut tué au siège de Stralsund.]

[33: Archives nationales, AFiv 1690.]

[34: Ibid., AFiv 1453.—22 mars 1811.]

[35: Voir Le Divorce de Napoléon, ch. II.]

[36: Archives nationales, O2 41.—Pour ses dépenses du 27 mars au 30 avril 1810, Metternich avait reçu alors près de cent mille francs sur la cassette impériale. (Voy. Bibliothèque nationale, Fonds fr., vol. 6594.)]

[37: Les fêtes des Tuileries et de Saint-Cloud coûtèrent plus de trois cent cinquante mille francs. Après le baptême, quarante mille francs de gratification furent distribués aux archevêques d'Aix et de Malines, aux évêques de Versailles, de Montpellier, de Bruges et de Gand, aux maîtres des cérémonies, chapelains et chanoines.]

[38: Correspondance de Marie-Louise. Vienne, 1887, in-12.—Des courtisans avaient fait courir le bruit que l'archiduchesse était restée reconnaissante à Napoléon de n'avoir pas fait bombarder, en 1809, le palais où elle demeurait à Vienne. À ce moment, Marie-Louise était à Bude.]

[39: Correspondance de Marie-Louise.]

[40: Ibid.]

[41: Lord Liverpool disait à lord Holland, à propos de Marie-Louise, «que jamais femme ne fut courtisée d'une façon si bizarre, et que jamais femme ne fut de cette façon obtenue». Il comparait la conduite de Napoléon en cette circonstance «à un assaut donné, plutôt qu'à une cour faite». (Souvenirs diplomatiques de lord Holland.)]

[42: Correspondance de Marie-Louise, p. 1]

[43: Ibid., p. 96.]

[44: Tagebuch, 15 février 1810.]

[45: Souvenirs de la générale Durand.]

[46: Correspondance de Napoléon, t. XXII.]

[47: La maison du roi de Rome était composée en 1812 d'une gouvernante, de deux sous-gouvernantes, Mmes de Boubers et de Mesgrigny, d'un secrétaire des commandements, d'un secrétaire de la gouvernante, d'un médecin, d'un chirurgien, de trois femmes de chambre, d'une nourrice et de deux nourrices retenues, d'une surveillante des nourrices, de trois berceuses, de deux femmes et de deux filles de garde-robe, de deux valets de chambre; d'un maître d'hôtel, d'un écuyer tranchant, de deux garçons de garde-robe et de plusieurs pages. Mme Soufflot ne devint sous-gouvernante qu'en 1814. Elle était première dame du Roi dès 1811.]

[48: Souvenirs de la générale Durand.—Du jour où il put espérer un héritier, Napoléon songea à construire pour lui un palais sur les hauteurs de Chaillot. Il voulait y consacrer seize millions. «L'Élysée ne me plaît point, disait-il, et les Tuileries sont inhabitables. Je veux en quelque façon que ce soit un Sans-Souci renforcé, un palais agréable, plutôt qu'un beau palais.» Les événements empêchèrent la réalisation de ce projet. (Voy. Mémoires de Bausset et de Méneval.)]

[49: Mémoires de Méneval, t. III. (Édition de 1894, publiée par son petit-fils.)]

[50: «L'Empereur d'Autriche allait la combler de bénédictions, l'Impératrice lui prodiguerait des caresses un peu forcées, et finalement, après beaucoup d'effusions, on se séparerait entre belle-mère et belle-fille, plus fraîchement que l'on ne s'était retrouvé.» (Albert VANDAL, Napoléon et Alexandre, t. III.)]

[51: Mémoires de Bausset, t. II.—Voy. aussi TOLSTOÏ, La Guerre et la Paix, t. III, p.80.]

[52: Mémoires, t. II, p. 47.—Cependant il croyait bien que la France était attachée au roi de Rome, car il dit au Conseil d'État: «Si le peuple montre tant d'amour pour mon fils, c'est qu'il est convaincu, par sentiment, des bienfaits de la monarchie.»]

[53: MÉNEVAL, t. III, pages 99 et 102.]

[54: Correspondance de Marie-Louise. Vienne, 1887.]

[55: Histoire de la Restauration, t. 1.]

[56: Napoléon et les femmes, 1 vol. in-8°, chez Ollendorff.]

[57: Souvenirs du comte d'Haussonville.]

[58: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.—Gentz définissait ainsi sa politique: «Autant d'alliance avec Napoléon qu'il en fallait pour ne pas se ranger en pure perte au nombre de ses ennemis, et juste aussi peu qu'il en fallait pour ne pas se brouiller directement et sans retour avec les puissances liguées contre lui.»]

[59: ONCKEN, Œsterreichs und Preussen Befreiuns-Kriege, t. I, Berlin, 1876-1879.]

[60: ONCKEN, t. I.]

[61: Le rapprochement entre la Suède, l'Angleterre et la Russie avait été habilement opéré par M. de Neipperg, ambassadeur en Suède. (Voy. Mémoires d'un homme d'État, t. II.)]

[62: ONCKEN, t. I, et Œsterreichische Geschichte, t. LXXVII.]

[63: Rapport du comte de Bubna sur l'entrevue de Prague, le 16 mai 1813. Voy. ONCKEN, t. II, p. 650, et les Essais d'histoire et de critique, par M. Albert SOREL. (Metternich.)]

[64: Ce n'est pas ce que Metternich disait en 1809 et 1810. Il convient, à ce propos, de relire ses lettres à Schwarzenberg et à Mme de Metternich, où dominait l'orgueil de l'avoir emporté sur la Russie dans une alliance alors si recherchée.—Voir les Mémoires de Metternich, t. II, p. 302 à 332, et mon ouvrage, le Divorce de Napoléon, p. 148 à 192.]

[65: Voir le récit si vivant de cette entrevue dans les Annexes de Napoléon et ses détracteurs, par le prince NAPOLÉON, pièce II, p. 306.]

[66: On verra un peu plus loin que Marie-Louise fit cette démarche auprès de François II.]

[67: Souvenirs de lord Holland.]

[68: Ils se conformaient ainsi habilement aux instructions secrètes données depuis longtemps par Alexandre à Novossiltzof, ambassadeur de Russie en Angleterre: «On déclarera à cette nation que ce n'est pas à elle qu'on en veut, mais uniquement à son gouvernement.» (Voy. les Plans de la Coalition en 1804, par M. Albert SOREL, dans le Temps du 8 septembre 1895.)—Le 9 novembre 1813, M. de Metternich avait dit à M. de Saint-Aignan, ministre de France à Weimar, que la France devait conserver ses limites naturelles.]

[69: Du 17 janvier 1805 au 15 novembre 1814, le Sénat avait décrété la levée de 2,173,000 hommes.]

[70: Dans un gracieux tableau, exposé au Salon des Champs-Élysées en 1896, M. Dawant a représenté Napoléon laissant sa main prise entre les petites mains de son fils endormi. L'Empereur est assis dans un fauteuil à côté du berceau, le front soucieux. Il est captif de ce petit être, pendant que son esprit médite les combats suprêmes qu'il va falloir livrer.]

[71: Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege, von GENTZ, 29 janvier 1814.]

[72: MÉNEVAL, Mémoires.—D'autre part, le chancelier Pasquier rappelle, dans ses Mémoires, que Metternich affirmait, le 18 mars, à Caulaincourt «que les vœux de l'Autriche étaient en faveur d'une dynastie intimement liée à la sienne». (T. II.)—Six semaines auparavant, il avait écrit à Caulaincourt que le jour où François II avait donné sa fille au prince qui gouvernait l'Europe, il avait cessé de voir en lui un ennemi personnel. Le sort de la guerre avait seul changé son attitude. Si Napoléon voulait écouter la voix de la raison, François II reviendrait aux sentiments qu'il avait au moment où il lui avait confié son enfant de prédilection. Sinon, «il déplorerait le sort de sa fille, sans arrêter sa marche!»]

[73: Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege.]

[74: Ibid.—Il ne faut pas croire que nos ennemis étaient toujours aussi navrés. En effet, après la prise de Troyes, le grave Metternich écrivait à Schwarzenberg: «Cette nouvelle Troie ne nous a pas arrêtés dix ans comme l'ancienne avait arrêté les héros de la Grèce. Si j'étais Lichnowsky, je vous dirais que vous ne faites ni une ni deux pour avoir Troyes; que Napoléon vous a dispensé de vous mettre en quatre pour la prendre.»

Metternich n'aura plus l'idée de faire de calembours, lorsque Napoléon reprendra cette même Troyes et forcera Schwarzenberg à battre en retraite, après la bataille de Nangis.]

[75: Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege, 7 mars 1814.]

[76: Ibid.]

[77: Ibid.]

[78: Sa lettre du 3 mars à l'Empereur est un monument de fermeté et de noblesse. Elle fait un singulier honneur à sa mémoire.]

[79: Voir, entre autres, sur cette abdication, les récits de Pelet, Ségur, Fain, Marmont, Macdonald, Thiers, Pasquier, Henri Houssaye.]

[80: L'article 5 du traité de Fontainebleau était ainsi rédigé: «Les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla appartiendront en toute propriété et souveraineté à Sa Majesté l'Impératrice Marie-Louise. Ils passeront à son fils et à sa descendance en ligne directe. Le prince, son fils, prendra, dès ce moment, le titre de prince de Parme, de Plaisance et de Guastalla.»]

[81: Le traité de Fontainebleau, qui figure à la page 493 bis, numéro du 5 mai 1814 du Moniteur universel, dit que «les puissances alliées ne pouvaient ni ne voulaient oublier la place qui appartient à l'empereur Napoléon dans l'histoire de son siècle». C'est Alexandre qui avait tenu à cette généreuse déclaration.]

[82: Mémoires de Metternich, t. II.]

[83: Consulter à ce sujet les Mémoires du chancelier Pasquier, t. II. On y voit, entre autres, que Pasquier était opposé au départ, comme le duc de Massa. Il le fit avec tant de franchise que Talleyrand dit en secret à Mme de Rémusat que M. Pasquier avait donné le conseil le plus contraire aux Bourbons.]

[84: Mémoires de Méneval, t. III.]

[85: MÉNEVAL, t. III.]

[86: Mémoires de Bausset, t. II.—Quelques jours après, le même de Bausset, qui paraissait si dévoué et si impartial, avouait confidentiellement à un agent des Bourbons qu'il était attaché à la monarchie légitime par les services de ses ancêtres, et qu'il lui offrait une franche adhésion. Il appelait le règne de Napoléon «une interpolation». Il désirait devenir un des maréchaux de la cour, car ce ridicule «nom de préfet du palais, disait-il, ne saurait subsister». Il avait conseillé à Marie-Louise de retourner en Autriche et de mettre fin «à une niaiserie sentimentale», en déliant «les nœuds d'une conjugalité» qu'il regardait comme expirée. Enfin, il s'exprimait ainsi sur Napoléon qu'il avait servi à genoux: «Cet homme a eu un moment tout le bonheur de Mahomet, ainsi que son audace et son charlatanisme!» Tant de platitude et d'ingratitude ne suffit pas pour faire obtenir à M. de Bausset le poste de maréchal de la Cour. (Voir le Cabinet noir, par M. D'HÉRISSON.)]

[87: Notice historique sur le général Caffarelli, par Ul. TRÉLAT.]

[88: Cf. Thiers, Méneval, Bausset, Durand, Caffarelli, etc. Le duc de Rovigo dit que l'ascendant de Mme de Montesquiou put seul le calmer. «Encore fallut-il qu'elle lui promît bien de le ramener, pour le décider à se laisser emporter.» (Mémoires, t. VII.)]

[89: BAUSSET, t. II.]

[90: M. Pasquier assure qu'il éclata même des murmures. (Mémoires, t. II.)]

[91: «Le gouvernement d'une femme faible et ignorante ouvrait une belle perspective à l'égoïsme de cette âme; ce qu'il désirait, c'était la régence de Marie-Louise.» (Louis BLANC, Histoire de dix ans.)]

[92: Voy. Henri HOUSSAYE, 1814, liv. VIII, § I.—Talleyrand avait cependant laissé entendre à Méneval qu'il eût préféré la régence à la Restauration.]

[93: Mémoires de Talleyrand, t. III, p. 155.]

[94: Mémoires de Pasquier, t. II.]

[95: D'après Gentz, ce n'est qu'à partir de la rupture des conférences de Châtillon que Metternich se mit «nettement à la tête du système qui devait rappeler les Bourbons». (Dépêches inédites de Gentz.)—C'est ce que dit aussi Prokesch-Osten (page 99).]

[96: Voy. Imbert DE SAINT-AMAND, Marie-Louise et l'invasion en 1814.]

[97: Mémoires de Bausset, t. II, et Mémoires du colonel de Garbois.]

[98: Le même jour, ce triste personnage écrivait à Talleyrand qu'il adhérait à tous les actes faits par le Sénat depuis le 1er avril.]

[99: «Nous commençons à espérer, écrit Mme de Rémusat à son fils Charles, qu'il n'y aura pas de bataille, et que, l'armée se débandant, le sang français sera épargné.» (Correspondance de Mme de Rémusat, t. I.)—Voy. cette même note dans la belle étude du comte d'HAUSSONVILLE sur le Congrès de Vienne. (Revue des Deux Mondes, 1862.)]

[100: Souvenirs du comte d'Haussonville.]

[101: Voir sur le séjour de Marie-Louise à Blois un intéressant écrit, La Régence à Blois, Paris, 1814, 27 pages in-8°.]

[102: Qu'on se rappelle ses paroles à Caulaincourt, lorsqu'il regrette que les alliés n'aient point donné la Toscane à sa femme: «Elle n'aurait eu que le canal de Piombino à traverser pour me rendre visite. Ma prison aurait été comme enclavée dans ses États. À ces conditions, j'aurais pu espérer de la voir. J'aurais même pu aller la visiter; et quand on aurait vu que j'avais renoncé au monde, que, nouveau Sancho, je ne songeais plus qu'au bonheur de mon île, on m'aurait permis ces petits voyages.» (Voy. THIERS, t. XVII.)]

[103: Souvenirs du comte d'Haussonville.]

[104: MÉNEVAL, Mémoires, t. III.]

[105: La générale Durand cite aussi un fait de ce genre. (Voir ses Souvenirs.)]

[106: MÉNEVAL, t. III.]

[107: On rapporte que le petit roi de Rome, s'amusant à distribuer des bonbons à des enfants qui étaient venus le voir jouer, leur dit tout à coup avec un triste sourire: «Je voudrais bien vous en donner davantage, mais je n'en ai plus. Le roi de Prusse m'a tout pris!» Le comte de Suzor affirme avoir entendu ce propos.]

[108: Histoire de France, par BIGNON, t. XIV.]

[109: Souvenirs de la générale Durand.]

[110: MÉNEVAL, t. III.]

[111: Ibid.]

[112: Ibid.]

[113: Voir le Divorce de Napoléon et les Mémoires de Metternich.]

[114: Mémoires de Metternich, t. II.]

[115: Mémoires, t. III, p. 161.—M. de Talleyrand avait dit à Méneval, en paraissant regretter le départ de Marie-Louise, que toutes les combinaisons avaient dû échouer devant le fait de l'existence de l'Empereur; que l'Empereur mort, tout eût été facile; mais que tant qu'il aurait vécu, son abstention eût été illusoire. (Souvenirs de Méneval, t. III.)]

[116: Cité par I. DE SAINT-AMAND, dans Marie-Louise et les Cent-jours.]

[117: Mémoires de Bausset, t. II.]

[118: Ibid.]

[119: MÉNEVAL, t. III.]

[120: Voy. THIERS, le Consulat et l'Empire, t. XVII.]

[121: Une personne qui l'avait vue de près, lady Burghersh, femme de l'attaché militaire à l'ambassade d'Angleterre, disait de son refus déguisé de se rendre auprès de Napoléon: «Je pense que c'est un monstre, car elle prétendait l'aimer, et il s'est toujours bien conduit envers elle. C'est révoltant à elle de l'abandonner dans son malheur, après avoir affecté de l'adorer dans sa prospérité…» (Voir le Correspondant du 10 juin 1894. Cité par Mme Marie Dronsart.)]

[122: MÉNEVAL, t. III.]

[123: Vie de Napoléon II, Paris, 1832, chez Ladvocat.]

[124: BAUSSET, t. III.]

[125: MÉNEVAL, t. III.]

[126: Notice historique sur le général Caffarelli, par Ul. TRÉLAT.]

[127: La maison de Neipperg est une ancienne maison féodale de Souabe qui est présumée descendre de Conrad de Neipperg en 1261. Celui qui devint le mari morganatique de Marie-Louise s'appelait Adam-Albert. Il était le fils d'Adam-Adalbert, comte de Neipperg, et de la comtesse Pola. L'Almanach de Gotha relate officiellement son mariage avec «Marie-Louise, duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla, veuve de Napoléon Ier, empereur des Français, née archiduchesse d'Autriche».]

[128: MÉNEVAL, t. III.]

[129: «Ce buste, dit M. de Bausset, suivit Napoléon à Sainte-Hélène, et c'est sur les traits de l'enfant que se reposèrent les yeux du père mourant.» (T. III.)]

[130: Voir la lettre de Talleyrand à Metternich, en date du 9 août 1814.—Il paraîtrait cependant que Marie-Louise a dû recevoir des émissaires de Fouché aux eaux d'Aix. On a même prétendu qu'Isabey et que Corvisart l'avaient pressentie sur la question de la régence. (Voir Henri HOUSSAYE, 1815.)]

[131: MÉNEVAL, t. III]

[132: Souvenirs de la générale Durand.]

[133: BAUSSET, t. III.]

[134: Voy. Mémoires de Talleyrand, t. II.—Il est curieux de voir à ce propos ce que disait une dépêche du comte de Bombelles, datée de Paris, 1er septembre 1814, et adressée à Metternich:

«… Quoi qu'en disent les feuilles françaises, la France est loin d'être tranquille. L'armée, tout en se réorganisant, conserve un mauvais esprit… Le peuple, en général, est assez paisible. Las de tant de troubles et de malheurs, il ne se révoltera contre aucun gouvernement et ne sera foncièrement attaché à aucun. Il fallait aux Romains du temps de Suétone du pain et des spectacles. Cette devise est devenue entièrement celle de la France… Tout ira tant bien que mal si la paix subsiste, mais une guerre quelconque perdrait la France. Il n'est pas inutile que Votre Altesse soit bien convaincue de cette vérité. Elle doit diminuer de beaucoup l'influence que M. de Talleyrand cherchera à se donner au Congrès. Il compte partir le 10 pour Vienne.»

Ausgang der französichen Herrschafft in Ober Italien, par le baron DE HELFERT, Archiv fur Œsterreichische Geschichte, t. LXXVI, 1890.]

[135: BAUSSET, t. III.]

[136: Voy. Mémoires de Talleyrand, t. II—Talleyrand affirme que cette substitution eut lieu sur l'invitation de l'empereur d'Autriche.]

[137: Voir la lettre de Louis XVIII à Talleyrand, du 21 octobre 1814. (Mémoires, t. II.)]

[138: MÉNEVAL, t. III.]

[139: Mémoires de Talleyrand, t. III.]

[140: Mémoires, t. II, p. 474]

[141: Ibid., t. II.]

[142: Ibid.]

[143: L'infante Marie-Louise, troisième fille de Charles IV, roi d'Espagne, avait été régente du royaume d'Étrurie après la mort de son époux, Louis Ier, en 1803. Elle ne sut pas gouverner son royaume et dut le quitter en 1807, époque à laquelle il fut annexé à la France. Marie-Louise obtint une compensation en Portugal. (Voir Le royaume d'Étrurie, par P. MARMOTTAN, 1896.)]

[144: Mémoires, t. II.]

[145: Voir MÉNEVAL, t. III.]

[146: Mémoires de Talleyrand, t. II.]

[147: Ibid., t. III.]

[148: Mémoires, t. III.]

[149: Archives des Affaires étrangères, vol. 688.]

[150: Mémoires, t. III.]

[151: On n'en a d'ailleurs pas tenu à la date du 24 février.]

[152: Archives des affaires étrangères, vol. 688, p. 164 à 167.]

[153: Souvenirs de Méneval, t. III.]

[154: Il faut en excepter particulièrement M. Henri Houssaye. Voir son 1815, p. 158 à 165.]

[155: Voir Mémoires de Talleyrand, t. II.]

[156: Voir Henri HOUSSAYE, 1815, p. 170.]

[157: Éduard WERTHEIMER, Talleyrand in Wien zur Congresszeit; Art. de la Neue Freie Presse du 11 avril 1896.—Cette lettre porte l'adresse du prince de Talleyrand à Vienne.]

[158: Voy. Fêtes et souvenirs du congrès de Vienne, par le comte DE LA GARDE, 1843, et Mémoires de M. de Bausset, t. III.]

[159: Mémoires, t. III.—Il s'est ouvert, au mois de mars 1896, dans la capitale de l'Autriche, sous la protection de l'Empereur et sous la présidence du comte d'Abensperg-Traun, une exposition rétrospective du congrès de Vienne dont j'ai fait l'étude dans le Monde du 23 mars. J'en détache quelques lignes qui se rattachent plus directement à cet ouvrage: «… La rentrée de l'Empereur aux Tuileries a bouleversé l'œuvre si habile de Louis XVIII et de Talleyrand. Le Congrès effrayé se lève contre Napoléon. Il l'appelle un bandit; il le jette au ban des nations, il met sa tête à prix. Il ne retrouve son calme qu'après le désastre de Waterloo et la seconde abdication. Et le 9 juin, par un Acte final qui laisse de côté toutes les considérations morales et se borne à invoquer pour la ratification des dispositions votées: «l'intérêt majeur et permanent», il complète les dispositions du traité du 30 mai 1814 avec une foule de dispositions contenues dans cent vingt et un articles. Quant à la France, elle payera bientôt, même sous son Roi légitime et par un autre traité draconien, la terreur nouvelle qu'elle a fait en quelques mois ressentir aux nations. La faute en est, suivant Metternich et les autres diplomates, à l'usurpateur qui a tout remis en question et dont le souvenir doit être abhorré… Mais lorsqu'on visite l'Exposition du congrès de Vienne, ce n'est pas «le brigand» qu'on revoit, ce n'est pas «le Buonaparte» qu'il fallait «anéantir» et contre lequel étaient dirigées les déclarations furibondes des 13 mars et 11 avril, c'est l'empereur Napoléon, c'est le gendre de l'empereur François II. On le trouve, on le rencontre partout, seul ou entre Marie-Louise et le roi de Rome. Les vitrines sont pleines de présents faits par lui à sa femme ou à la famille impériale.

«Ici c'est le trône qu'il a occupé à Venise; là c'est son bureau de la Malmaison, là c'est celui du palais de Saint-Cloud. Son buste en marbre, sa table de travail, sa miniature entourée de brillants, la reproduction du tableau de David, Bonaparte passant les Alpes, une autre miniature d'Isabey, son nécessaire de voyage, son épée offerte à Alexandre, son carrosse nuptial, les Adieux de Fontainebleau, la Sortie de l'île d'Elbe, son portrait par Gérard, son portrait en camée, on ne voit que lui, et partout on le voit dans l'appareil de la grandeur et de la puissance.»]

[160: Talleyrand in Wien zur Congresszeit, von Eduard WERTHEIMER.—Pozzo di Borgo et Nesselrode étaient particulièrement sévères pour Talleyrand.]

[161: M. Dumont, archiviste des Affaires étrangères, qui avait eu connaissance de ce fait par le général anglais Alova, aide de camp de Wellington, avait, dans un mémorandum du 20 juin 1838 (Affaires étrangères, vol. 680, Vienne), attesté que M. de Talleyrand s'était bien gardé de joindre ce Mémoire à sa correspondance pendant le congrès de Vienne. Je l'ai retrouvé aux Archives des Affaires étrangères, dans le vol. 681. Il porte le n° 139.]

[162: Affaires étrangères, Vienne, vol. 681.—Dans son Journal, Gentz affirme, et cela n'est pas exact, qu'il est l'auteur de la déclaration du 13 mars, préparée avec Metternich chez Talleyrand.—Il nous apprend encore que Metternich n'avait pas alors perdu toute gaieté, car le 1er avril il écrit ceci: «Metternich m'avait préparé un poisson d'avril en faisant fabriquer une lettre de Bonaparte contre la déclaration des puissances. J'y étais préparé. Aussi cela n'a pas pris!»]

[163: Archives des Affaires étrangères, vol. 680. Vienne.—«Il faut parfois en politique frapper trop fort pour frapper juste, disait un jour Talleyrand, afin de se justifier de la violence de cette déclaration. Ne voyez-vous pas que, pour empêcher l'Autriche de se souvenir jamais qu'elle avait un gendre, il fallait lui faire mettre sa signature au bas d'une sentence de mort civile et non d'une déclaration de guerre? On peut toujours traiter avec un ennemi. On ne se remarie pas avec un condamné.» (VILLEMAIN, Souvenirs contemporains, t. II.)]

[164: Il y a à cette mesure un précédent historique. La cour de Dresde, lorsque Frédéric II eut envahi la Saxe sans déclaration de guerre, l'avait déclaré «perturbateur de la paix publique», et la Diète l'avait mis au ban de l'Empire.—Napoléon crut habile d'opposer Fouché à Talleyrand et chargea le duc d'Otrante de la réponse. Le 29 mai, dans le conseil des ministres, celui-ci, faisant allusion à la déclaration du 13 mars, la qualifia de libelle, de pièce apocryphe fabriquée par l'esprit de parti, contraire à tout principe de morale et de religion, attentatoire au caractère de loyauté des souverains dont les auteurs de cet écrit avaient compromis tous les mandataires. Elle ne méritait qu'un profond mépris. Elle n'avait fixé l'attention du ministère que lorsque des courriers du prince de Bénévent l'avaient apportée en France. Elle émanait visiblement de la légation du comte de Lille à Vienne, qui au crime de provocation à l'assassinat avait ajouté celui de falsification de la signature des ambassadeurs… Si l'on admet ce genre de réponse, il faut convenir qu'il était difficile de trouver mieux. Le conseil d'État, à qui l'on avait déféré cette déclaration, se servit des mêmes motifs pour la repousser.]

[165: MÉNEVAL, t. III.]

[166: Lord Holland dit de François II: «C'était un homme de quelque intelligence, de peu de cœur et sans aucune justice.» Il conteste absolument qu'il fût, comme on l'a affirmé, doux et bienveillant. Dans toutes les circonstances, il avait agi comme un homme d'un caractère bien opposé. «Quant au mariage de sa fille, ajoute lord Holland, il faut admettre cette alternative, ou qu'il ait consenti à sacrifier son enfant à une politique couarde, ou bien qu'il ait lâchement abandonné et détrôné un prince qu'il avait choisi pour son gendre. Il sépara sa fille du mari qu'il lui avait donné et aida à déshériter son petit-fils, issu d'un mariage qu'il avait approuvé et, à ce que je crois, sérieusement recherché. Pour éloigner de l'esprit de cette même fille le souvenir de son époux détrôné et exilé, mais dont la conduite envers elle était irréprochable, on prétend qu'il encouragea et même combina lui-même les moyens de la rendre infidèle…» (Souvenirs diplomatiques de lord Holland.)]

[167: «La chasteté, disait l'Empereur, est pour les femmes ce que la bravoure est pour les hommes. Je méprise un lâche et une femme sans pudeur.»]

[168: BAUSSET, t. III.]

[169: L'empereur d'Autriche devançait les désirs de Joseph de Maistre, qui écrivait le 22 mars 1815, à propos du retour de Napoléon: «L'archiduchesse Marie-Louise et son fils seront très embarrassants dans cette occasion. Il faudrait que l'empereur d'Allemagne eût le courage de les mettre (surtout le jeune prince) hors de la puissance de Napoléon.» (Lettres, t. I.)]

[170: MÉNEVAL, t. III.—«Elle avait suivi, malgré les dégoûts dont elle était entourée, le prince dont elle était la gouvernante. La meilleure mère ne peut pas montrer un plus grand attachement que celui dont elle fit preuve.» (L'île d'Elbe et les Cent-jours.) Il n'y a rien à ajouter à ce juste hommage rendu par l'empereur Napoléon à Mme de Montesquiou.]

[171: MÉNEVAL, t. III.]

[172: On a dit aussi que le lieutenant-colonel Monge, des grenadiers de la garde, avait été chargé, par Napoléon, d'enlever Marie-Louise et son fils. Je n'ai pu vérifier ce bruit.—Le prétendu enlèvement du roi de Rome à cette même date par la comtesse de Mirepoix et Mme de Croy-Chanel n'est qu'une fable.]

[173: MÉNEVAL, t. III, p. 429.]

[174: La comtesse de Montesquiou écrivait à M. de Talleyrand: «Je me sens assez de forces physiques et morales pour soutenir une plus longue captivité, et je vous avoue que, lorsque je souffrirai seule, je souffrirai avec plus de constance. Mais de voir ce jeune malheureux regrettant tout, excepté les marques d'amitié qu'il m'a données en faisant tant de chemin pour venir me voir, se sentant appelé en France par ses affaires, sa femme, son fils, sa fortune même—son absence depuis quatre mois empêche de pouvoir rien terminer—toute la contrariété qu'il éprouve, me désespère et me rend de plus en plus pénible ma triste retraite.» Ce ne fut que dans les premiers jours de juin que Talleyrand obtint les passeports demandés. (France, vol. 1801. Archives des Affaires étrangères.)]

[175: MÉNEVAL, t. III.]

[176: Mme Soufflot, la sous-gouvernante qui restait encore auprès du roi de Rome, écrivait à ses enfants, à la date du 8 avril: «Votre pauvre mère est malheureuse d'être séparée de vous dans des moments si pénibles. Hélas! où l'amour de mon devoir et mon bon cœur m'ont-ils conduite? Dans le chemin de l'honneur le plus sévère, mais aussi dans celui de tous les chagrins. Après avoir déjà fait tant de sacrifices à ce cher enfant, je n'ai pu me résoudre à l'abandonner dans une crise aussi pénible que délicate, celle où on le séparait de celle qui lui était si chère à tant de titres. Je continuerai, tant que cela me sera permis, de veiller sur lui et de suppléer aux sages leçons qu'il a toujours reçues…» (Collection Amédée Lefèvre-Pontalis.)]

[177: Voir la Revue de Paris du 2 février 1895.]

[178: Talleyrand, qui avait adhéré à la quadruple Alliance le 27 mars, croyait pouvoir affirmer au Roi, le 29, que le traité de Chaumont était uniquement fait dans le but de soutenir la France, quoique, au fond, il sût le contraire. Il avait, en effet, confidentiellement écrit à M. de Jaucourt, le 16 mars: «Songez bien à ceci: c'est que cette même Europe qui a été amenée à faire la déclaration que je vous ai envoyée, est en pleine jalousie de la France, du Roi et de la maison de Bourbon.» Elle le prouva bien, peu de temps après.]

[179: On verra le contraire au chapitre suivant, ce qui prouve combien chacun était sincère.]

[180: Mémoires de Talleyrand, t. III.]

[181: D'après les Mémoires de Napoléon, Montrond devait fournir à Talleyrand l'occasion d'écrire en France et au gouvernement français la possibilité de découvrir le fil de ses trames, gagner l'ambassadeur de Louis XVIII, porter une lettre à Marie-Louise et rapporter sa réponse. Montrond n'obtint en réalité que des réponses évasives de Talleyrand et ne l'intimida guère. Je ne crois pas, d'ailleurs, qu'il en eût l'intention. Toujours est-il que les menaces de séquestre sur ses biens et d'un grand procès qu'allait lui faire la Haute Cour n'aboutirent qu'à éloigner Talleyrand de l'Empire. Une note de Napoléon définissait ainsi la mission exacte de Montrond: «Voir M. de Talleyrand et le renseigner sur la véritable disposition des esprits.» Suivant Bignon, la mission de Montrond, qui jouait double rôle et était auprès de Talleyrand l'agent confidentiel de Fouché aussi bien que celui de l'Empereur, fut plus nuisible qu'utile à la cause française. (Voy. BIGNON, Histoire de France sous Napoléon, t. XIV.)]

[182: Mémoires, t. III.]

[183: Archives des Affaires étrangères, vol. 1801, France.—Marie-Louise avait reçu directement de Napoléon, et à la même date, ce petit billet: «Ma bonne Louise, je suis maître de toute la France. Tout le peuple et toute l'armée sont dans le plus grand enthousiasme. Le soi-disant Roi est passé en Angleterre. Je t'attends pour le mois d'avril ici avec mon fils. Adieu, mon amie.—NAPOLÉON.» (Collection de M. Antonin Lefèvre-Pontalis.)]

[184: Le petit prince était représenté avec un gracieux costume rose que traversait le grand cordon de Saint-Étienne. Sa figure souriante rappelait les traits de Napoléon et de Marie-Louise.]

[185: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1801.]

[186: Document inédit.]

[187: Id.]

[188: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1801.]

[189: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1801, et Mémoires, t. III.]

[190: «Telle était cette nature frêle, timide, rêveuse, née pour la vie privée et pour les tendresses du foyer allemand.» (LAMARTINE, Histoire de la Restauration, t. I.)]

[191: Pour prix d'obéissance à leurs volontés, les alliés stipulèrent, dans un protocole séparé des conférences et daté du 28 mars, que les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla, à l'exception des parties situées sur la rive gauche du Pô, seraient possédés en toute souveraineté par elle, mais qu'ils retourneraient, après elle, à l'infant, don Carlos, fils de S. M. Marie-Louise d'Espagne. L'empereur d'Autriche renonçait pour sa fille à toute pension à laquelle elle et les siens pourraient prétendre à la charge de la France. (Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 683.)

L'art. 99 de l'Acte final du Congrès de Vienne, en date du 9 juin 1815, ne devait ratifier que la possession des duchés par Marie-Louise. Quant à la réversion elle fut ajournée. Elle ne fut décidée en faveur de l'infante d'Espagne, Marie-Louise, de son fils et de ses descendants, que par le traité spécial du 10 juin 1817.]

[192: 13 avril 1815, Mémoires, t. III.]

[193: Il s'agissait du baron François d'Ottenfels-Gschwind, qui avait pris le pseudonyme de Werner pour s'entendre à Bâle, au nom de Metternich, avec un affidé de Fouché.]

[194: Le Consulat et l'Empire, t. XIX.]

[195: Pour en avoir une certitude complète, il suffit de lire les lettres que M. de Jaucourt adressait de Paris à M. de Talleyrand pendant son ambassade à Vienne. Ainsi, examinant un jour la manière dont les affaires avaient été conduites depuis la rentrée du Roi en 1814, M. de Jaucourt faisait cet aveu: «Grand Dieu! quel chemin nous avons parcouru depuis ce temps-là!… Il faut le dire en un seul mot: il conduisait à l'île d'Elbe.» (Affaires étrangères, Vienne.)]

[196: Lettre du 28 septembre 1814 (Affaires étrangères, Vienne, vol. 681), publiée par M. PALLAIN, Correspondance de Talleyrand et de Louis XVIII.]

[197: Il avouait en même temps qu'il correspondait avec M. de Metternich. Ainsi il donnait au chancelier autrichien des détails sur la France et l'Europe, en formant entre autres le vœu que la Belgique revînt à l'Autriche comme «un hommage rendu à une possession séculaire interrompue seulement depuis une vingtaine d'années».—M. de Méneval a eu connaissance des lettres de Fouché à Metternich par le comte Aldini, auquel le chancelier les avait communiquées.]

[198: On a dit qu'au lendemain de l'abdication de Napoléon, Marie-Louise avait fait dresser un acte authentique par lequel elle protestait, au nom de son fils, contre cette abdication et réservait ses droits au trône. Une copie de cet acte aurait été communiquée à Regnaud de Saint-Jean d'Angély.—Méneval, Bausset, et les contemporains à même de connaître cet important détail, n'en disent rien. J'incline à croire que cet acte a été composé, lui aussi, à Paris, par les derniers partisans de Napoléon. Au commencement de 1815, deux mois avant le retour de l'île d'Elbe, «on fit imprimer une quantité prodigieuse d'exemplaires de cette protestation pour les distribuer avec profusion dans toutes les casernes et tous les corps de garde de France, afin de connaître les sentiments des soldats. Ils furent tels que les conjurés le désiraient.» (Voir Fouché de Nantes, 1816, in-18.)]

[199: «Les journaux de Paris ont annoncé la prochaine arrivée de l'archiduchesse Marie-Louise en France. Il serait bien désirable de donner la plus grande publicité aux faits qui démentent cette assertion.» (Blacas à Talleyrand, 16 avril.)]

[200: Napoléon à l'archichancelier: «13 août 1815. Nommez une commission de magistrats sûrs pour lever le séquestre et faire l'inventaire des papiers qu'on trouvera chez le prince de Bénévent et dans la maison des autres individus exceptés de l'amnistie par un décret de Lyon. On m'annonce qu'on trouvera des papiers importants. Nommez des hommes sûrs.» (Archives nationales, AFiv 907. Minutes des lettres de Napoléon.)]

[201: Voir dans les Mémoires du chancelier Pasquier, t. III, p. 170 à 173, ce très intéressant entretien.]

[202: Mémoires de Metternich, t. I; Autobiographie, p. 207.]

[203: Mémoires du chancelier Pasquier, t. III.]

[204: Napoléon a dû se dire qu'il ne trouverait pas plus de papiers en 1815 qu'il n'en trouva chez Fouché en 1810, lorsqu'il le remplaça par Savary et qu'il ordonna des perquisitions en son hôtel.]

[205: Minutes des lettres de Napoléon. Archives nationales, AFiv 907.]

[206: Mémoires pour servir à l'histoire de la vie privée, du retour et du règne de Napoléon en 1815.]

[207: Archives nationales, AFiv 907.]

[208: L'île d'Elbe et les Cent-jours.—M. de La Valette, dans ses Mémoires, raconte une scène violente que Napoléon fit à Fouché à ce sujet. Je veux bien y croire, mais avec quelques restrictions, car La Valette, qui s'était caché pour l'entendre, reparaissait un peu trop tôt pour recevoir les confidences de Fouché à ce sujet.]

[209: Cette déclaration est, je le répète, identique à celle qu'Alexandre faisait en 1804 à Novossiltzof, ex-ambassadeur à Londres. (Voy. le Temps du 8 septembre 1895, Les Plans de la coalition en 1804, par M. Albert SOREL.) Ces déclarations sont aussi sincères l'une que l'autre.]

[210: Voy. Mémoires de Metternich, t. II, p. 514 à 516.]

[211: Mémoires de Metternich, t. II.]

[212: Voir Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon en 1815.—Et voici comment Metternich en rend compte: «Les agents se rencontrèrent à Bâle à l'heure fixée et se séparèrent après une courte entrevue, parce qu'ils n'avaient rien à se dire.» Il semblerait, d'après le chancelier, qu'ils ne s'étaient fait aucune communication importante, et que, sans avoir dit autre chose que des banalités, chacun s'en était tenu là.]

[213: Mémoires de Pasquier, t. III, p. 196.—Fouché amena si bien le dénouement, que deux mois après il siégeait dans le conseil du Roi auprès de M. Pasquier.]

[214: «J'aurais dû le fusiller, a dit Napoléon à Sainte-Hélène; j'ai fait une grande faute de ne pas le faire.» (MONTHOLON, t. II.)]

[215: Mémoires pour servir à l'histoire de Napoléon en 1815, t. II, p. 32.]

[216: Comment cette proposition peut-elle cadrer avec cette parole de l'empereur Alexandre à lord Clancarty: «Je me suis assuré que l'Autriche, de son côté, ne songe plus à la régence et ne la veut plus.» (Lettre de Talleyrand à Louis XVIII, 23 avril.)—Et, d'autre part, comment cela s'arrange-t-il avec les déclarations de Gentz (Dépêches inédites), qui assure que l'empereur d'Autriche n'avait aucun goût pour la régence et Napoléon II?… Ce n'était donc que momentanément, pour tromper les Français et arriver à se débarrasser de Napoléon, que les alliés paraissaient favorables à la régence, car François II n'aurait jamais osé, sans leur adhésion, présenter cette combinaison. Tout cela montre bien que, de part et d'autre, on cherchait à se duper.]

[217: On voit que Montrond était aussi bien, en allant à Vienne, l'agent de Fouché que celui de l'Empereur. Et c'est lui qui, sans aucun doute, avait préparé la mission d'Ottenfels en demandant de vive voix à Metternich si l'Autriche soutiendrait la régence succédant à l'abdication, volontaire ou forcée, de Napoléon.]

[218: Mémoires de Lavalette, t. II.—Les Mémoires de Fouché reproduisent un petit discours de Carnot pour dissuader l'Empereur de faire fusiller Fouché. Cette générosité servit peu à Carnot, car, à la seconde Restauration, Fouché s'empressa de le placer sur les listes de proscription.]

[219: Il faut remarquer que c'était le thème de Fleury dans la première entrevue avec Ottenfels.]

[220: Mémoires de Pasquier, t. III.]

[221: Correspondance de Talleyrand et de Louis XVIII, publiée par M. PALLAIN, p. 380.]

[222: Napoléon disait plus tard à Montholon: «Je pouvais sauver ma couronne en lâchant la bride aux ennemis du peuple contre les hommes de la Restauration. Je ne l'ai pas voulu. Vous vous rappelez, lorsqu'à la tête de vos faubouriens, vous vouliez faire justice de la trahison de Fouché et proclamer une dictature. Je vous ai refusé, parce que tout mon être se révolte à la pensée d'être le roi d'une Jacquerie.»]

[223: Œsterreichs Theilnahme an der Befreiuns-Kriege, von F. VON GENTZ.]

[224: Qu'on se rappelle les platitudes et les génuflexions du même Schwarzenberg lors du mariage en 1810 et de l'entrevue de Dresde en 1812, et que l'on compare avec les insultes qui précèdent!]

[226: Voir à ce sujet Une lettre du Roi, publiée par moi dans la Revue des études historiques, année 1893.—Napoléon, s'étonnant à Sainte-Hélène de voir qu'un esprit aussi supérieur que Louis XVIII eût employé un traître comme Fouché, disait du duc de Richelieu: «À la bonne heure! celui-là, je le comprends. Il ne sait rien de notre France, mais c'est l'honneur personnifié, c'est un bon Français!» (Mémoires de Montholon, t. I.)]

[227: Supplementary Despatches, t. X.]

[228: Voir Mémoires de Bausset, t. III, et ANGEBERG, le Congrès de Vienne, t. II.]

[229: D'après une lettre de Caulaincourt à Napoléon, il paraîtrait que le prince impérial fut rendu à sa mère, à Schœnbrunn, le 29 mai. (Archives des affaires étrangères.)]

[230: MÉNEVAL, t. III.]

[231: Elles allaient être forcées de le quitter, elles aussi, quelques mois après. En effet, le 11 octobre, Mme Soufflot informait ses enfants de son retour. «Demain, écrivait-elle, doit arriver le gouverneur. Je resterai deux ou trois jours pour habituer ce cher petit, et, malgré que j'aie le cœur déchiré par cette cruelle séparation, vous devez penser avec quel empressement j'irai vous rejoindre.» (Collection Amédée Lefèvre-Pontalis.)]

[232: Lettre à Mme de Crenneville, 11 avril 1815.]

[233: Lettre du 28 mai 1815.]

[234: Voir ch. VII.]

[235: Mémoires, t. III, et Affaires étrangères, vol. 1802, France. Voir plus haut.]

[236: Mémoires, t. III.]

[237: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 681, et Correspondance de Talleyrand avec Louis XVIII, publiée par M. PALLAIN.]

[238: Voir ANGEBERG, le Congrès de Vienne, t. II.]

[239: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1801.]

[240: France, vol. 1802. Archives des Affaires étrangères.]

[241: Correspondance de Napoléon, t. XXVIII, et Archives des Affaires étrangères, vol. 1802, France.]

[242: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1802.]

[243: Voir mon ouvrage sur le Maréchal Ney, Plon, 1894, p. 73.]

[244: Histoire des deux Chambres de Buonaparte, par F. Th. DELBARE, et Archives parlementaires, publiées par Mavidal et Laurent, 1re série.]

[245: Histoire des deux Chambres, par Th. DELBARE.]

[246: Plusieurs témoins de cette scène devaient s'en souvenir, lors du procès de Labédoyère, et contribuer par haine à sa condamnation après les Cent-jours.]

[247: Archives parlementaires, t. XIV.]

[248: Mémoires de Pasquier, t. III.—Les choses allaient plus vite que Fouché ne l'avait cru. Son intérêt était de retarder le retour des Bourbons, afin de mieux imposer ses conditions.]

[249: Mémoires de Pasquier, t. III.]

[250: Mémoires, t. III, p. 261.]

[251: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1801.]

[252: Ibid.]

[253: Une caricature, qui faisait fureur à Vienne, le représentait avec six têtes, dont la première criait: «Vive la République!» la seconde: «Vive l'Égalité!» la troisième: «Vive le premier Consul!» la quatrième: «Vive l'Empereur!» la cinquième: «Vivent les Bourbons!» la sixième: «Vive…!» Talleyrand attendait pour ce dernier cri ce que la nation ou le hasard décideraient.]

[254: Voy. le n° du 11 avril 1896 de la Neue Freie Presse, article de M. Wertheimer sur Talleyrand pendant le Congrès de Vienne.—Voy. aussi les Mémoires de Méneval, t. III, et POZZO DI BORGO, t. II.]

[255: Mémoires de Talleyrand, t. III.]

[256: Le 6 juillet, M. de Maleville protesta, par une lettre adressée au président de la Chambre des représentants, et obtint la distribution d'un écrit contenant sa défense.]

[257: Supp. Despatches of Wellington, tome X, p. 641.]

[258: Pour décider ses collègues, Fouché disait que c'était pour eux une question de vie ou de mort. «Eh! qu'importent ta vie et la mienne, s'écria Carnot, quand il s'agit du salut de la France! Tu n'es qu'un lâche et qu'un traître!» (Mémoires de Carnot, p. 184.)]

[259: Voir mon ouvrage sur le Maréchal Ney, ch. IV.]

[260: François II connaissait les desseins des autres puissances à l'égard de l'Empereur. Wellington était si pressé de s'en emparer qu'il aurait voulu que le gouvernement provisoire livrât de ses propres mains Napoléon aux alliés.]

[261: Il ignorait que Castlereagh, lors du traité de Fontainebleau, s'était opposé à ce qu'on lui maintînt le titre d'Empereur et avait préconisé une autre position que celle de l'île d'Elbe pour lui servir de retraite.]

[262: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1803.]

[263: Le premier lieu de détention choisi était plus humain, puisque Metternich avait écrit le 18 juillet à Marie-Louise en l'informant de l'arrivée de Napoléon sur le Bellérophon: «D'après un arrangement fait entre les puissances, il sera constitué prisonnier au fort Saint-Georges dans le nord de l'Écosse, et placé sous la surveillance de commissaires autrichiens, russes, français et prussiens. Il y jouira d'un très bon traitement et de toute liberté, compatible avec la plus entière sûreté qu'il ne puisse échapper.» (Mémoires, t. II, p. 526.)]

[264: Ne faut-il pas voir dans ces dernières lignes une précaution de Napoléon? S'il s'était laissé aller à un juste ressentiment, c'est son fils qui en eût probablement supporté la peine. D'autre part, il lui eût répugné de faire rougir le fils devant sa mère.]

[265: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1803.]

[266: Ibid.]

[267: Ibid.]

[268: Mémoires, t. IV.]

[269: On verra plus loin que l'Empereur d'Autriche a devancé lui-même les désirs de Louis XVIII à ce sujet.]

[270: Voici la lettre que Marie-Louise écrivit à Mme Soufflot le 19 octobre 1815: «Les circonstances m'obligeant de mettre mon fils dans les mains des hommes, je ne veux pas vous laisser partir, Madame, sans vous assurer de toute la reconnaissance que je vous ai vouée pour toutes les peines que vous vous êtes données pour la première éducation de mon fils qui a si complètement réussi au gré de mes désirs. Je désirerais pouvoir vous prouver, de loin comme de près, toute ma satisfaction, et je vous prie de croire que je serais heureuse de trouver une occasion pour vous le prouver.»

L'enfant impérial n'oublia pas sa sous-gouvernante, qui de retour à Paris lui avait adressé quelques jouets. Il lui écrivait le 17 janvier 1816: «Ma chère Toto, je vous aime toujours beaucoup; nous parlons souvent de vous et je vous embrasse, ainsi que Fanny, de tout mon cœur.»

Marie-Louise, en envoyant ce mot, ajoutait: «Mon fils, qui me charge de cette lettre, vous remercie bien de tous les jolis souvenirs que vous lui avez envoyés. Nous parlons souvent de vous et je lui montre toute la reconnaissance que nous vous devons tous deux, pour les soins que vous avez bien voulu lui rendre, ainsi que Fanny. J'ai vu avec plaisir, par votre lettre, que vous aviez retrouvé votre famille bien portante. Elle aura été heureuse de vous revoir après une si longue sortie. Mon fils et moi nous jouissons de la meilleure santé et je suis fort contente de ses progrès et du développement de son intelligence. Je vous prie de croire que je pense souvent à vous et que je fais des vœux bien sincères afin que dans le courant de cette année vous n'éprouviez que du bonheur.

«Votre très affectueuse,

«MARIE-LOUISE.»

(Collection Antonin Lefèvre-Pontalis.)]

[271: Voir les intéressants détails donnés par le capitaine Foresti à M. de Montbel. (Le duc de Reichstadt.)]

[272: J'ai retrouvé dans un opuscule absolument oublié, «Du système de l'éducation du roi de Rome et des princes français», publié à Londres en 1820 en un texte moitié anglais, moitié français, un travail daté de Saint-Cloud, le 27 juillet 1812. «C'est dans l'empire de Dieu sur les rois, dit cet opuscule, que doivent se puiser les principes de l'éducation des princes du sang de Napoléon faits pour obéir et pour commander…» L'auteur, qui doit être un impérialiste passionné, dit à propos des sujets qu'il faudra soumettre au jeune prince: «Dieu et l'Empereur seront l'inépuisable sujet de ses compositions.»]

[273: Voir sur ce sujet une Lettre de Roi, publiée par moi dans la Revue des Études historiques, en mai 1893.]

[274: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]

[275: Ces craintes ne rappellent-elles pas les vers d'Oreste dans la première scène d'Andromaque:

Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras
Cet enfant dont la vie alarme tant d'États.
]

[276: Il va sans dire que la reine d'Étrurie refusa d'obéir à cette proposition.—Une dépêche de Vienne attestait qu'on avait informé Marie-Louise qu'elle ne devait plus user dorénavant du titre d'Impératrice, «ce qui, ajoutait la dépêche, lui a été extrêmement sensible». (Affaires étrangères, Vienne, année 1816.)]

[277: Archives des Affaires étrangères, Vienne.]

[278: J'ai reçu avec sensibilité, écrivait alors Marie-Louise au marquis de Bausset, la démission de votre charge de grand-maître de ma maison que vous avez remplie avec autant de zèle que de fidélité. Les circonstances seules dans lesquelles je me trouve me font une loi de l'accepter.» (Affaires étrangères, Vienne.)]

[279: La sous-gouvernante de l'enfant, Mme Soufflot, qui était partie avec sa fille Fanny, au mois d'octobre précédent, avait été comblée de prévenances par Marie-Louise, par les princes et tout leur entourage. Chacun avait rendu hommage à sa conduite et à son zèle. Le gouverneur, comte de Dietrichstein, lui avait adressé, le 20 octobre 1815, les vers suivants:

Les mêmes soins nous occupaient tous deux
Et j'attachais du prix à ce partage;
De sincère amitié nous avons plus d'un gage,
Même intérêt, même espoir, mêmes vœux.

(Collection Amédée Lefèvre-Pontalis.) ]

[280: Archives des Affaires étrangères, Vienne.]

[281: Ibid., Parme, vol. 5.]

[282: Voy. plus haut, chapitre IX.]

[283: Archives des Affaires étrangères, Parme.—Cité par M. I. de Saint-Amand.]

[284: Archives des Affaires étrangères, Parme.]

[285: Correspondance de Marie-Louise (1799-1847). Vienne, 1887, Gérold.]

[286: Ibid.]

[287: Archives des Affaires étrangères, Vienne.—L'Autriche voulut revenir là-dessus en 1830. Elle fut si mal accueillie qu'elle cessa désormais toute réclamation à cet égard.]

[288: La Russie ne témoignait pas autant de déférence envers le gouvernement français. Gentz rappelait dans son Journal, à la date du 18 septembre 1816, qu'Alexandre se plaisait souvent à relever les fautes énormes des Bourbons depuis leur retour. «Il verse le sarcasme à pleines mains, disait-il, sur leur conduite faible et vacillante, sur leur attachement superstitieux aux anciens usages et à l'ancienne étiquette, sur l'ignorance et le fanatisme des émigrés, sur la folie des ultra-royalistes.» (Journal de Fr. de Gentz.)]

[289: Archives des Affaires étrangères, Florence, cité par M. I. de Saint-Amand.]

[290: Mémorial de Sainte-Hélène.]

[291: MONTHOLON, t. I.]

[292: Il ne faut pas oublier cette dépêche de lord Liverpool à lord Castlereagh, datée de Fivehouse le 29 juillet 1815: «Si le roi de France voulait pendre ou fusiller Bonaparte, ce serait à mes yeux la meilleure solution pour cette affaire.»]

[293: Rapports du baron Stürmer, 13 décembre 1816.—Voy. le même incident dans la Captivité de Sainte-Hélène, d'après les rapports du marquis de Montchenu, par M. Georges Firmin-Didot, p. 96 et suiv.—Il paraîtrait que c'est la fille de Mme Soufflot qui eut, la première, l'idée d'envoyer cette boucle de cheveux à Napoléon.]

[294: «Mon calme imperturbable, mon immuable sérénité m'ont valu la confiance de tout le monde!» disait un jour Metternich à Varnhagen. (Salons de Vienne.)]

[295: 30 mars 1817.]

[296: 11 avril.]

[297: Correspondance de Marie-Louise, p. 198.]

[298: Archives nationales, F7 6668.]

[299: Archives des Affaires étrangères, Vienne, 1817.]

[300: Ibid.]

[301: Ibid.]

[302: 2 juin 1817. Affaires étrangères, vol. 1803.]

[303: 22 juin. Ibid.]

[304: 10 juillet. Ibid.]

[305: Ce petit prince avait écrit, sous la dictée de sa mère, à Napoléon, le 24 juillet 1807: «Sire, maman me parle toujours de vous. Je vous aime et je veux vous connaître. En attendant, envoyez-moi votre portrait, qu'il y a longtemps que maman souhaite et que vous lui avez promis.» (Le royaume d'Étrurie, par P. MARMOTTAN.)]

[306: Correspondance de Marie-Louise, 13 octobre 1817.]

[307: Voir ANGEBERG, le Congrès de Vienne, t. I et II.]

[308: Lorsque le traité du 17 juin fut connu en France, le Protocole proposa, puisque la succession de Parme était assurée à la reine d'Étrurie et à son fils, de rétablir l'article PARME dans l'Almanach de 1818. «On placerait d'abord, disait une note officielle, l'archiduchesse Marie-Louise comme duchesse de Parme, puis la reine d'Étrurie et son fils comme héritiers présomptifs et éventuels.» Le ministre y consentit. (Affaires étrangères, Parme, vol. 5.)—On poussa la condescendance plus loin, car, en 1819, on mit après le nom de Marie-Louise celui du «lieutenant général comte de Neipperg, chevalier d'honneur de Sa Majesté».]

[309: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]

[310: Correspondance intime, p. 199, 200.]

[311: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 398.]

[312: Ce n'était pas seulement de l'esprit que recherchait Gentz, c'était encore de l'argent. Il a été un des écrivains les plus pensionnés de l'Europe, et il a reçu de toutes mains, sans vergogne. Voici ce que contenait son Journal (t. II), à la fin de 1816: «Finita la commedia pour 1816. Année brillante dans l'histoire de ma vie. Rétablissement de ma santé, affaires importantes, perspectives riches. Je suis content de moi-même, jouissant de beaucoup de choses et me moquant du reste.» Ailleurs, il fait complaisamment le compte de ses gains et il s'en vante. Ainsi, en 1814, il a récolté en bénéfices extraordinaires 48,000 florins, dont 24,000 du roi de France remis par Talleyrand. Il fait un jour savoir à notre ambassadeur à Vienne «qu'une augmentation pécuniaire de 250 ducats sera reçue avec une très vive reconnaissance et qu'on y attachera au moins autant de prix qu'on pourrait le faire à une décoration dont on n'a déjà que trop». (Affaires étrangères, Vienne, vol. 404.)]

[313: Il y était question d'une fausse protestation de Marie-Louise. Voir plus haut, ch. VII.]

[314: Gentz ajoutait dans un autre accès de franchise: «Faites des vœux pour que la France et l'Autriche ne s'entendent jamais!» (Affaires étrangères, Vienne, vol. 398.)]

[315: Voy. L'Église romaine et le premier Empire, par le comte d'HAUSSONVILLE, t. V, p. 347.—Le Journal de Luisbourg et l'Abeille américaine ont publié, en novembre 1817, une autre lettre attribuée à Pie VII et adressée par lui à Alexandre. Après examen de cette lettre et après de minutieuses recherches faites à Rome par l'entremise très obligeante de Mgr Celli, je me suis convaincu que cette pièce était apocryphe. (Archives nationales, F7 6668.)]

[316: Le bruit courut plus tard qu'Alexandre aurait reproché à Napoléon de ne pas s'être adressé à la générosité de la Russie: «Il le pouvait, aurait-il dit, et s'il l'avait fait, il serait peut-être encore Empereur des Français.» (Mémoires d'un homme d'État, t. XII.)]

[317: Archives des Affaires étrangères.]

[318: Ibid.]

[319: Archives des Affaires étrangères, Vienne, 1818.]

[320: GENTZ, Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.—Il ne faut pas oublier que lord Chatam disait déjà en 1764: «Que deviendrait l'Angleterre si elle était toujours juste envers la France?… Craignez, réprimez la maison de Bourbon!»]

[321: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 399.]

[322: Voy. MONTBEL, p. 104 à 106.]

[323: Affaires étrangères, Vienne, 1819.—Il s'agissait du prince Eugène, qui avait obtenu la principauté d'Eischtedt avec le titre de duc de Leuchtenberg.]

[324: Le comte d'Appony, ministre d'Autriche près la cour de Toscane, avait négocié au nom de l'Empereur l'affaire des terres bavaro-palatines auprès du grand-duc.]

[325: Archives des Affaires étrangères, Parme,—cité par I. de Saint-Amand.]

[326: Archives nationales, F7 6884.]

[327: C'était à la date précise du 24 avril.]

[328: Publiée par la Bibliothèque historique, t. IV, p. 201.]

[329: La publication si impartiale et si fidèle de la Campagne de 1815, écrite à Sainte-Hélène en 1817, avait exaspéré contre le général Gourgaud le duc de Wellington, qui l'avait poursuivi de sa haine. Pendant plusieurs années, le général erra proscrit en Europe, sans pouvoir rentrer en France. Il y revint seulement le 20 mars 1821, grâce à la bienveillance de M. Pasquier, alors ministre des affaires étrangères. Il se défendit vigoureusement en 1827 contre les accusations de Walter Scott qui, dans son histoire romanesque de Napoléon, l'avait accusé d'avoir fait connaître au gouvernement anglais les projets d'évasion de l'Empereur. Il put affirmer et prouver que le célèbre romancier avait été «le calomniateur volontaire d'un dévouement et d'une fidélité irréprochables».]

[330: Archives des Affaires étrangères, Vienne, 1818.—Mémoire de Pozzo di Borgo au Congrès.]

[331: Affaires étrangères, ibid.]

[332: En présence de ce rapprochement du roi de Rome et de François II, comment ne pas rappeler le fait que signale M. Albert Vandal dans le tome III de Napoléon et Alexandre Ier, lors de l'entrevue de Dresde en 1812? L'Empereur avait remarqué l'absence de l'héritier présomptif de la couronne d'Autriche, l'archiduc Ferdinand, et comme sa belle-mère s'excusait de ne l'avoir point amené, en alléguant sa jeunesse et sa timidité, Napoléon s'était écrié: «Vous n'avez qu'à me le donner pendant un an, et vous verrez comme je le dégourdirai.»]

[333: Correspondance de Marie-Louise.]

[334: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 400.]

[335: Ibid.]

[336: Ibid.]

[337: PASQUIER, Mémoires, t. IV, p. 170.]

[338: Voir pour les détails les Mémoires de Pasquier, t. IV, p. 389 à 400.—Voir, passim, l'ouvrage de M. GUILLON, Les complots militaires sous la Restauration, Plon, 1895.]

[339: Voir mon ouvrage sur Le maréchal Ney, ch. III, p. 76, 77.]

[340: Mémoires de Pasquier, t. IV, p. 160.]

[341: Archives des Affaires étrangères, Vienne, 6 février 1820.]

[342: Mémoires de Pasquier, t. IV, p. 361.]

[343: Archives des Affaires étrangères, Vienne, 1820, vol. 401.]

[344: Kaiser Franz und die Napoleoniden, von Dr H. SCHLITTER. Archiv für Œsterreichische Geschichte, t. LXXII.]

[345: Correspondance de Marie-Louise, p. 215.]

[346: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 401.]

[347: Ibid., France, vol. 1805.]

[348: Opinion d'un médecin sur la maladie de l'empereur Napoléon et sur la cause de sa mort, par J. HÉREAU.]

[349: Il est rédigé sur un grand papier filigrané in-4°, long de 0m,32 sur 0m,20 de largeur, avec la marque: «J. Wathman, 1819.—Balston et Cie», et l'écusson en forme de cœur où sont les lettres V. E. C. L. entre-croisées. À la première page figurent ces mots: «Ceci est mon testament ou acte de ma volonté dernière.»]

[350: La première page du testament est toute fanée par le temps, et les cassures du papier ont été réunies par des bandes de papier pelure d'oignon.]

[351: «Ce fils, prisonnier comme lui, était le seul grand sentiment par lequel il survécût sur la terre, son orgueil, son amour, sa dynastie, son nom, sa postérité. Il n'eut de larmes qu'à cette image.» (LAMARTINE.)]

[352: Héreau, l'ancien chirurgien de Madame Mère et de Marie-Louise, fit à cet égard, et d'après des documents authentiques, un examen attentif qu'il consigna dans son livre intitulé: Napoléon à Sainte-Hélène. Il l'offrit, en mars 1827, au duc de Reichstadt, «heureux, disait-il au prince, si je puis vous préserver des peines et des inquiétudes qui doivent accompagner une vie que l'on croit toujours menacée».—Voir aussi sur ce point les récits de Montholon et d'Antomarchi.]

[353: Il relisait souvent les Évangiles. Un jour, méditant sur le sermon de Jésus sur la Montagne, il se disait ravi, extasié de la pureté, de la sublimité d'une telle morale. (Mémorial de Sainte-Hélène.)]

[354: Elle-même, à son lit de mort, le 29 avril 1814, avait prononcé ces dernières paroles: «L'île d'Elbe, NAPOLÉON!»]

[355: Que devenait la parole dite en 1814 par lord Castlereagh au duc de Vicence «qu'il valait mieux se fier à l'honneur anglais qu'à un traité»?]

[356: Napoléon à Montholon.]

[357: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 402.]

[358: Affaires étrangères, Parme. Cité par M. Imbert de Saint-Amand.]

[359: Correspondance de Marie-Louise.]

[360: Die Stellung der Œsterreichischen Reqierung zum Testament Napoléon Bonapartes, von Dr Hans SCHLITTER, Archiv für O. G., t. LXXX.]

[361: Ibid.]

[362: «La cour de Vienne mit un soin particulier à ce que nulle émotion publique ne signalât la mort du père du duc de Reichstadt et de l'époux de l'archiduchesse Marie-Louise.» (Mémoires de Pasquier, t. V.)]

[363: Le 9 août 1821 naquit cet enfant adultérin, auquel l'empereur d'Autriche voulut bien donner un titre princier. Il devint chambellan, conseiller intime, général de cavalerie, et mourut à Vienne le 7 avril 1895.]

[364: Ich wählte die ruhige Abenstunde und sah mehr Thränen fliessen als ich mir von einem Kinde erwartet hätte welches seinem Vater nie gesehen nie gekannt hat. (Archiv für O. G., t. LXXX.])

[365: Voy. M. DE MONTBEL, p. 123, 124.]

[366: Correspondance de Marie-Louise.Lettres intimes.]

[367: Archives des Affaires étrangères, France, vol. 1805, cité par M. Georges Firmin-Didot. (Le marquis de Montchenu.)]

[368: Archives nationales, F7 6678.]

[369: Voir Mémoires d'Antomarchi, t. II.]

[370: Mémoires d'Antomarchi, t. II.]

[371: Après avoir dressé un procès verbal du décès de l'Empereur, les exécuteurs testamentaires constatèrent que les cassettes impériales contenaient 327,833 fr. 20. Le 14 mai, ils firent le partage des livres et effets de l'Empereur, en mettant de côté les objets destinés à son fils, aux princes et princesses de sa famille. Le 25 juillet, ils arrêtèrent l'état des payements faits pour le compte de la succession. Ils s'élevaient à 341,447 fr. 70. Bertrand et Montholon avaient donc fait l'avance d'une somme de 13,644 fr. 50.]

[372: Staats Archiv, SCHLITTER.]

[373: La meilleure étude que j'aie consultée à cet égard, et avec fruit, est celle du docteur Schlitter. (Archiv für Œsterreichische Geschichte, t. LXXX.)]

[374: SCHLITTER, ibid.]

[375: SCHLITTER, Archiv für O. G.]

[376: Voir la lettre de Napoléon citée plus haut.—Voir, pour le détail, le Testament de Napoléon, par M. DUPIN. (Mémoires, t. I.)]

[377: M. de Montholon venait de donner au gouvernement de Louis XVIII communication officielle du testament impérial. «M. Laffitte, dit le chancelier Pasquier, ne trouvait pas, et avec assez de raison, que les exécuteurs testamentaires eussent qualité suffisante pour qu'il pût avec sûreté se dessaisir en leurs mains. Il voulait, au moins pour la forme, y être contraint par jugement.» On consulta le gouvernement, qui, d'un commun accord, écarta la répétition du dépôt confié au banquier, répétition qui, de sa part, eût paru indigne de la grandeur nationale et de la dignité royale. Quant au testament lui-même, le conseil des ministres ne voulut pas le reconnaître et permettre ainsi aux exécuteurs testamentaires de faire valoir leurs droits. Le comte de Montholon prit alors le parti de déposer le testament en Angleterre et de s'en faire délivrer un extrait.]

[378: Voir Mémoires de Dupin, t. I et annexes.]

[379: Marchand envoya ces objets à Marie-Louise le Ier juillet, avec une chaîne de montre pour le duc de Reichstadt, faite également avec des cheveux de Napoléon.]

[380: Voir Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 404.]

[381: La note disait en outre que les questions de la cour de Vienne étaient indiscrètes et insidieuses. Elle ajoutait: «Il n'existe pour le gouvernement du Roi ni fils de Napoléon, ni tuteur de cet enfant.» (Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 404.)]

[382: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 404.]

[383: La mort du duc, survenue le 22 juillet 1832.]

[384: Archiv für Œsterreichische Geschichte Hans Schlitter, t. LXXX.]

[385: Voici ce que devint l'héritage de Napoléon. Des cinq millions déposés chez Laffitte (c'était le chiffre reconnu), on ne put retirer que trois millions et demi. Les deux cents millions du domaine privé de l'Empereur étaient réduits en 1818 à cent dix-huit millions, qu'une ordonnance royale fit verser au Trésor. Avec les trois millions et demi du dépôt, les exécuteurs testamentaires se virent forcés de faire face à des legs montant à neuf millions. Le 5 août 1854, sur le rapport de M. Fould et après avoir entendu le Conseil d'État, Napoléon III ouvrit au ministre d'État un crédit de huit millions, affecté à l'exécution des dispositions testamentaires de Napoléon Ier. Une commission spéciale chargée de la répartition fut nommée le 29 août. La régularisation du crédit devait être ultérieurement proposée au Corps législatif.]

[386: En 1825, il fut nommé conseiller de régence, puis baron. L'éducation du duc de Reichstadt devait se terminer en juin 1831.]

[387: Il visita, entre autres, à cette époque, les champs de bataille d'Austerlitz et de Wagram.]

[388: Il lut, entre autres, Montholon, O'Méara, Gourgaud, Antomarchi, Fleury de Chaboulon, Las Cases, Ségur, Polet, Benjamin Constant, Massias, Arnault et le Mémorial de Sainte-Hélène, sans compter plusieurs écrits allemands.]

[389: Correspondance de Marie-Louise, année 1822, p. 230, 231.]

[390: Paris, 1838, t. I.]

[391: Journal du maréchal de Castellane, t. II.]

[392: Archives des Affaires étrangères, Parme, vol. 5.]

[393: Cette omission avait déjà choqué le comte de Neipperg, car le 23 novembre 1817, un agent des Affaires étrangères informait le duc de Richelieu que Neipperg lui avait renvoyé l'enveloppe d'une dépêche officielle qu'il avait reçue «ouverte de la façon la plus inconvenante, et que même on s'y était permis de biffer sur l'enveloppe le titre de Majesté adressé à Sa Majesté l'archiduchesse, duchesse de Parme». Le directeur des postes, interpellé à ce sujet, jura, en s'excusant fort, que cette infidélité ne pouvait être attribuée à aucun bureau français. (Affaires étrangères, Parme, vol. 5.)]

[394: 13 décembre 1827. Affaires étrangères, Parme.—Lamartine annonçait en même temps à M. de Damas que la duchesse de Parme voulait contracter un emprunt de dix millions chez Rothschild. Le banquier exigeait la garantie et la signature du duc de Lucques. Celui-ci y avait consenti, mais à la condition d'avoir un million sur les dix. Rothschild avait en outre pris hypothèques sur la totalité des domaines de Parme, qui se montaient à trente millions. La terre de Borgo San Domino, que possédait la mère du duc de Lucques, avait été vendue autrefois à Marie-Louise, qui en avait formé un majorat en faveur d'un enfant de Neipperg. Le nouvel emprunt était officiellement affecté aux dépenses du cadastre et d'un grand théâtre nouveau. «Mais on assure qu'à peu près le tiers de cette somme, disait le secrétaire, est destiné à acheter des terres et des rentes pour les enfants de l'archiduchesse, de sorte que la dette de l'État ne sera que peu ou point diminuée par cette opération.» (Affaires étrangères, Parme.) Les trois enfants nés de l'union secrète de Marie-Louise et du comte de Neipperg étaient le prince de Montenuovo et deux filles, dont l'une épousa le comte de San Vitale.]

[395: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol. 406.]

[396: Archives nationales, F7 6979.]

[397: Ibid., F7 6975.]

[398: Archives des Affaires étrangères, Vienne, vol, 409.]

[399: Mémoires de Vitrolles, t. III, p. 455.]

[400: Entretiens de Foresti et de Montbel.]

[401: Voir Mémoires de Metternich, t. V, p. 265, 266.]

[402: Tome I.]

[403: Or, ce Napoléon était celui que Metternich avait flatté comme tant d'autres, celui dont Talleyrand a dit: «Les trois hommes qui ont reçu sur la terre le plus de louanges sont Auguste, Louis XIV et Napoléon… Je n'ai pas vu à Erfurt une seule main passer noblement sur la crinière du lion.» (Mémoires, t. I.)]

[404: Mémoires du baron de Vitrolles.]

[405: CAPEFIGUE, Les diplomates européens, t. Ier, 1843.]

[406: Metternich l'avait fait croire à beaucoup et le croyait lui-même. «Que feriez-vous, prince, lui demandait un jour le vieux général de Gerzelles, si vous n'étiez plus en activité?—Vous admettez là, répliqua Metternich avec raideur, un cas qui est impossible.» Cela se vit pourtant en 1848. Mais même après l'insurrection qui le força à déposer le pouvoir et à quitter l'Autriche pour se réfugier en Angleterre, Metternich continua à se juger infaillible. Il dit un jour à M. Guizot, amené sur le même sol par la Révolution, que l'erreur n'avait jamais approché de son esprit. «Vous êtes bien heureux! repartit M. Guizot. Moi, cela m'est arrivé quelquefois.»]

[407: Lettre à la comtesse de Crenneville, 27 février 1824.]

[408: 27 avril 1824.]

[409: 20 janvier 1829.]

[410: D'après le baron de Méneval, la mort du premier mari de la comtesse de Neipperg, née comtesse Pola, ne précéda la mort de celle-ci que de quelques mois. On sait que Neipperg avait jadis enlevé cette femme à son mari. (Mémoires de Méneval, t. III, p. 592.)]

[411: Il s'agit toujours du testament de Napoléon. (Voir ch. XII.)]

[412: Elle avoua ce nouveau mariage dans ses testaments des 25 mai 1837 et 22 mai 1844. (Voir M. I. DE SAINT-AMAND, p. 413.)]

[413: Archives des Affaires étrangères, Parme, et Mémoires du baron de Vitrolles].

[414: Archives des Affaires étrangères, Parme.]

[415: Archives nationales, F7 6993.]

[416: Elle avait loué pour le mois d'août et de septembre le château de Mme Budé-Boissy.]

[417: Archives nationales, F7 6993.]

[418: Ibid.]

[419: Ibid.]

[420: Archives des Affaires étrangères, Parme.—Cité par M. I. de Saint-Amand.]

[421: Correspondance de Marie-Louise.]

[422: F7 6704, 6705, 6706.]

[423: Les portraits surtout causaient de l'émoi aux agents. Cet émoi datait de loin. Un-rédacteur de l'Indépendant, M. Latouche, avait rendu compte, en 1822, de l'exposition des tableaux au Salon du Louvre et avait parlé avec éloges d'un joli portrait représentant un enfant qui tenait à la main un bouquet de fleurs bleues. Cet article attira l'attention. La foule s'amassa devant le tableau. Les uns prirent les fleurs pour des Vergiss mein nicht, les autres s'écrièrent: «C'est le roi de Rome!» La police fit évacuer le Salon, enlever le portrait et supprimer l'Indépendant, qui reparut peu de temps après sous le nom de Constitutionnel.]

[424: Jusqu'en Pologne même on fit cette propagande. Ainsi, en 1829, à Cracovie, il circulait des pièces de monnaie avec cette exergue: «N. F. C. Joseph, roi de Pologne.»]

[425: Le 18 juillet 1829, la police avait été inquiétée par le faux bruit de l'arrivée du duc de Reichstadt à Besançon. (Archives nationales, F7 6995.)]

[426: Archives nationales, F7 6706.]

[427: Voir, pour les détails, le volume de M. GUILLON, Les complots militaires sous la Restauration, et les Mémoires de M. Pasquier, t. IV, ainsi que les débats de la Cour de Paris, du 7 mai au 8 juin 1821.]

[428: Voir GUILLON.]

[429: Voir GUILLON et les Complots de Saumur.]

[430: Ibid., p. 274 et suiv.]

[431: Il devait racheter ses erreurs par sa conduite héroïque en Grèce contre les Turcs.—Voir GUILLON, p. 340.]

[432: Préface du Fils de l'Homme. Bruxelles, Wahlen et Cie, 1829.]

[433: Voir le Procès du «Fils de l'Homme», chez Denain, 1829, in-8°.]

[434: Barthélémy avait alors trente-quatre ans.]

[435: Correspondance de Marie-Louise, 12 janvier 1830.]

[436: 31 janvier.—Lettres intimes.]

[437: Voir du docteur Herrmann ROLLET, la Neue Beitrage zur Chronik der Stadt Baden bei Wien (VII Theil) Verlag von P. Schütze, 1894, p. 78 à 80.]

[438: Prokesch fut plus tard attaché à l'ambassade d'Autriche à Rome, puis devint ministre plénipotentiaire à Athènes, feld-maréchal et membre du Conseil privé de l'Empereur, ambassadeur à Berlin, membre de l'Académie des sciences de Vienne. Son intelligence, sa droiture, sa vigueur et son activité méritaient de tels honneurs.—M. G. Valbert a dit qu'il était un élève du prince de Metternich, «qui l'avait formé, façonné et nourri du lait de sa sagesse». (Revue des Deux-Mondes du 1er novembre 1896). Ce que j'en sais me donne à croire qu'il avait certaines idées de Metternich, mais qu'il s'était formé lui-même.]

[439: Mes relations avec le duc de Reichstadt.Mémoire du comte de P. O., traduit par son fils et extrait du ler volume des Œuvres posthumes, chez E. Plon, 1878, 1 vol. in-18.]

[440: Dans cette rencontre heureuse se réalisait la parole du noble Henri Perreyve qui, frappé avant l'heure, eut cependant la joie de compter des amitiés précieuses: «La Providence a fait certaines âmes avec certaines ressemblances qui forcent ces âmes, quand elles se rencontrent, à se regarder, à se reconnaître et à s'aimer.»]

[441: Voy. MONTBEL, Récit de Prokesch-Osten.]

[442: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt, Stuttgart, 1878.]

[443: Conversation de M. de Prokesch avec Montbel, p. 166.—Le duc de Reichstadt.]

[444: «La France et l'Autriche, dit-il plus tard au duc de Raguse, pouvaient un jour être alliées et leurs armées combattre l'une à côté de l'autre. Ce n'est pas contre la France que je puis et dois faire la guerre. Un ordre de mon père l'a défendu, et jamais je ne l'enfreindrai. Mon cœur me le défend aussi, de même qu'une bonne et sage politique.» (Mémoires de Marmont, t. VIII.)]

[445: MONTBEL, p. 152.—Voir aussi PROKESCH-OSTEN.]

[446: Il ne faut pas oublier que le prince Eugène de Savoie-Carignan avait demandé à Louis XIV de servir la France. Après le refus du Roi, il s'offrit en 1683 à l'Autriche, qui eut l'intelligence de l'accepter. Des 1687, il était feld-maréchal général, puis président du conseil aulique de la guerre. Plus tard, Louis XIV lui fit offrir inutilement le bâton de maréchal. Ses victoires à Zentha, Carpi, Chiari, Luzzara, Hochstedt, Oudenarde, Malplaquet, Peterwardein, Belgrade, sont assez connues. Il rencontra dans le maréchal de Villars un adversaire redoutable. Le prince Eugène, dont l'audace et le coup d'œil sont demeurés légendaires, était un de ces guerriers qui devaient passionner la nature ardente et chevaleresque du fils de Napoléon.]

[447: Mémoire de Prokesch-Osten, p. 22, et MONTBEL, p. 168.]

[448: Les bruits les plus mensongers coururent sur lui. On en trouvera un exemple dans une Pièce historique sur le roi de Rome, 1830, in-8°.]

[449: Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis, traduite de l'allemand par Bastien (de Luisbourg en Wurtemberg), Paris, 1833, in-8°.]

[450: Voir la Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis.]

[451: «Dans chaque science l'histoire était pour lui la partie la plus essentielle, et son impatience l'entraînait du sujet de la science à l'esprit de cette science. L'histoire n'était pas seulement pour lui la science des faits, mais celle de l'esprit, des peuples et des individus.» (Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.)]

[452: «La guerre est une institution de Dieu. En elle les plus nobles vertus trouvent leur épanouissement. Sans la guerre, le monde se perdrait dans le matérialisme.» Le feld-maréchal de Moltke, qui a dit cela, s'inspirait de la parole saisissante de J. de Maistre: «Lorsque l'âme humaine a perdu son ressort par la mollesse, l'incrédulité et les vices gangreneux qui sont l'excès de la civilisation, elle ne peut être retrempée que dans le sang.»]

[453: Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.]

[454: Après avoir quitté le service militaire en 1800, le comte de Dietrichstein s'était adonné aux lettres. Chambellan, puis conseiller intime de l'Empereur, intendant de la chapelle de la Cour, chargé de la direction des théâtres, il avait renoncé en 1826 à ces diverses fonctions pour devenir directeur de la Bibliothèque impériale. Le comte de Dietrichstein se sépara du duc de Reichstadt au mois de mai 1832 et fut nommé, en récompense de ses bons services, grand-croix de l'ordre de Léopold.]

[455: Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.]

[456: Voir Mémoire de Prokesch.]

[457: Voir Napoléon et Alexandre Ier, par le comte Albert VANDAL, t. III.—Voir une note sur Caulaincourt et Napoléon, publiée par moi dans la Revue des Études historiques, 1896, fasc. I.]

[458: Vers la fin de l'année 1831, les chefs de l'insurrection polonaise, qui avaient pensé au fils de Napoléon, se tournèrent vers son cousin, Louis-Napoléon, celui qui devait être Napoléon III, et lui offrirent le commandement de leur légion. Le prince acceptait et allait partir, quand il apprit la défaite de Varsovie.]

[459: «On a agi sagement, dit peu de temps après le duc à Prokesch. Que pouvait avoir à faire avec moi l'ambassadeur extraordinaire de Louis-Philippe? Voulait-il me demander mon adhésion à ce qui vient de se passer en France?»]

[460: Mes relations avec le duc de Reichstadt, p. 46 et 153.]

[461: Mémoires de Metternich, t. V, p. 161.]

[462: D'après le maréchal de Castellane, François II aurait dit au général Belliard: «Charles X a mérité son sort, puisqu'il a manqué à sa parole. Le petit Napoléon est un jeune homme distingué. Je sais bien que je pourrais, avec lui, faire du mal au roi Louis-Philippe, mais pareille chose est loin de ma pensée. Je l'ai élevé comme étranger à la France.» (5 novembre 1830.—Journal du maréchal, t. II.) Ces affirmations, faites sur ce ton, paraissent peu exactes.]

[463: Voir, pour plus de détails, le 1er volume de l'ouvrage de M. Thirria: Napoléon III avant l'Empire.—Librairie Plon.]

[464: La Russie l'y eût aidé, car elle ne s'en cachait pas, vis-à-vis des autres puissances. Ainsi, Nesselrode avait écrit à Matusiewicz, le 19 octobre, que l'Empereur aurait vivement désiré que le cabinet de Londres se fût trouvé à même de déployer, dès à présent, des forces importantes pour concourir avec ses alliés à maintenir une combinaison à laquelle il avait si puissamment contribué en 1814 et en 1815.—Dans ses Mémoires récemment publiés, Nicolas Ier appelle la révolution de Juillet «l'infâme Révolution».]

[465: Metternich la lui avait fait attendre et s'en était même vanté auprès de Nesselrode. (Mémoires, t. V.)]

[466: Metternich l'avait écrit à Appony, le 12 septembre: «Rien de ce qui, dans ce moment, existe en France, ne pourra se soutenir.»]

[467: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[468: Gentz avait dit à Protesch que l'avènement du duc de Reichstadt à l'Empire serait une chose désirable pour l'Autriche, mais il avait aussitôt ajouté que jamais M. de Metternich n'y consentirait, car il redoutait avec lui une guerre générale.]

[469: Mémoires de Metternich, t. V, p. 159.]

[470: Le 18 septembre 1830, le prince Joseph avait également adressé à la Chambre des députés une lettre où il blâmait le choix du duc d'Orléans pour souverain et où il revendiquait les droits de Napoléon II. «J'ai des données positives, affirmait-il, pour savoir que Napoléon II serait digne de la France… Le fils de cet homme de la Nation peut seul réunir tous les partis dans une constitution vraiment libérale et conserver la tranquillité de l'Europe.» Aucune suite ne fut donnée à cette lettre.]

[471: Histoire de Dix ans, t. V.—Louis Blanc parle aussi d'une offre de cinq millions faite à Lafayette de la part du prince Eugène, pour couvrir les premiers frais d'une révolution en faveur du frère de la reine Hortense. Je n'ai pu approfondir cette assertion, qui semble très contestable.]

[472: Le duc écrivait de Presbourg à son ami Prokesch que le séjour de cette ville était très brillant et que ce n'étaient que fêtes, parades et réceptions. «Mais je puis pourtant, ajoutait-il, vouer deux ou trois heures à la lecture.»]

[473: Voir PROKESCH-OSTEN.—Metternich était alors très préoccupé de la politique de Louis-Philippe. Il déclarait à Esterhazy que jamais François II n'admettrait le principe de non-intervention proclamé par la France en face de la propagande révolutionnaire. Il redoutait, ailleurs qu'en Belgique, l'imitation de ce qui venait de se passer en France.]

[474: Voir Mémoires de Metternich, t. V.]

[475: «Son esprit, plus ardent que jamais, dévorait tout ce que disaient l'estime, la haine et la passion contre ou pour le puissant César, dans des milliers de livres ou de journaux.» (Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.)]

[476: Ibid.]

[477: Lors du procès des ministres, les bonapartistes invitèrent le prince Napoléon-Louis, fils aîné de Louis Bonaparte, à venir à Paris seconder la cause de Napoléon II. Il répondit alors que le peuple était le seul maître de ses actes et que du moment qu'il avait accepté ce nouveau souverain, il n'avait pas à intervenir.]

[478: Prokesch apprit, après la mort du prince, à M. de Metternich, l'affaire de la comtesse Camerata et la façon dont il croyait la police au courant de tout. Le prince appela aussitôt dans son cabinet le comte Sedlnizky, ministre de la police, et fit raconter une seconde fois par Prokesch tous les détails de cette affaire. «Je vis peint dans les traits du comte, dit Prokesch, un étonnement qui ne fit qu'augmenter, si bien qu'il finit par me dire: «Je ne savais pas un mot de toute cette affaire!» (Mes relations avec le duc de Reichstadt, p. 152.)]

[479: Metternich venait d'écrire à Trautmannsdorf, à Berlin, que François II était disposé à accorder un asile à Charles X, mais qu'il lui fallait «l'assentiment des cours alliées». Et, cependant, il disait ailleurs que des Chambres séditieuses avaient proclamé Louis-Philippe au mépris de tous les droits!]

[480: Dès l'arrivée du maréchal Maison à Vienne, M. de Metternich, s'entretenant avec lui de la situation de l'Europe, dit «qu'il préférerait avoir pour voisine une Pologne bienveillante et amie qu'une Russie envieuse et envahissante.» À Trautmannsdorf il disait, au contraire, que «le royaume de Pologne depuis sa création avait eu à ses yeux la valeur d'un magasin à poudre». Le prince de Talleyrand, de son côté, croyait que l'Angleterre et la France pourraient faire tourner les derniers événements de la Pologne à l'avantage de l'Europe et constituer un royaume de Pologne comme la meilleure barrière contre les envahissements de la Russie. (Mémoires, t. III.)]

[481: Conversant un jour avec M. de Rayneval, au mois de juin 1830, M. de Metternich avait dit que Marie-Thérèse et le prince de Kaunitz avaient été forcés d'accepter le désastreux partage de la Pologne, à cause des intrigues et de l'ambition de Frédéric II et de Catherine. «Si le prince de Metternich, dit-il, avait été en 1772 ce qu'il est en 1830, l'Autriche eût resserré l'alliance de 1756, l'Angleterre s'y serait adjointe, et la Pologne, ce boulevard de l'Europe, eût été sauvée.» Enfin, dans un entretien confidentiel avec le maréchal Maison, en octobre 1831, M. de Metternich s'était laissé aller à regretter le partage de 1772 et avait dit que Marie-Thérèse avait été contrainte d'accepter une part de ce pays «pour éviter de plus grands maux». (Documents inédits.) Cela rappelle le mot connu: «Elle pleurait, mais elle prenait toujours.» (Voir à ce sujet la Question d'Orient au XVIIIe siècle, par M. Albert SOREL, pages 218, 253, 274.)]

[482: En 1831, il devait passer au régiment de Wasa et, en 1832, être nommé colonel en second de ce même régiment.]

[483: Voir PROKESCH-OSTEN, p. 76.]

[484: Il s'agissait de Maximilien-Joseph, fils cadet du prince Eugène, qui avait pris le titre de duc de Leuchtenberg.]

[485: Mémoires, t. V.]

[486: Ibid.]

[487: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[488: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[489: Mémoires de Marmont, t. VIII.]

[490: Il avait eu la même attitude vis-à-vis de Napoléon, dans les affaires de grand litige. (Voir le Duc d'Enghien et le Divorce de Napoléon, passim.)]

[491: Documents inédits.]

[492: Voir Lettre sur la mort du duc de Reichstadt.]

[493: Mémoires de Pasquier, t. II.]

[494: La reproduction de ce portrait figure dans les Mémoires de Marmont. Le duc est représenté assis, contemplant le buste de Napoléon.]

[495: Documents inédits.]

[496: Ibid.]

[497: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[498: Documents inédits.]

[499: Charles-Louis Napoléon et Louis Napoléon avaient été organiser la défense des révoltés italiens depuis Foligno jusqu'à Civitta Castellana. Cédant aux instances de Louis Bonaparte et de la reine Hortense, ils revinrent à Bologne, espérant que le gouvernement français ferait quelque chose en faveur des insurgés. Le prince Charles-Louis succomba le 17 mars à Forli, et le prince Louis-Napoléon se réfugia à Ancône, d'où il s'échappa difficilement pour gagner l'Angleterre et revenir en Suisse.]

[500: Documents inédits.]

[501: Ibid.]

[502: On a parlé de relations intimes du duc avec l'infant don Miguel, de 1824 à 1827. Ces relations se sont bornées à quelques visites banales. Le caractère ignoble de don Miguel ne pouvait avoir la moindre affinité avec la nature délicate du fils de Napoléon.]

[503: Journal du maréchal de Castellane, t. II.]

[504: Les romanciers et les auteurs dramatiques les ont exploités, à commencer par Alexandre Dumas dans les Mohicans de Paris.]

[505: Dans son rapport au Roi, Casimir Périer avait dit que l'histoire ne séparerait pas le nom du grand capitaine, dont le génie avait présidé aux victoires de nos légions, du monarque habile qui avait fait succéder l'ordre à l'anarchie, rendu aux cultes leurs autels et donné à la société un Code immortel.]

[506: Mémoires de Talleyrand, tome IV. On voit que ce renseignement était fondé.—«La personne du jeune Napoléon a été entre les mains de l'Autriche tour à tour un objet de terreur pour elle-même et un épouvantail pour la France et la Restauration.» Le Constitutionnel, qui écrivait ces lignes en 1832, aurait pu ajouter: «et pour la monarchie de Juillet».]

[507: Mémoires de Talleyrand, tome IV.]

[508: Ibid.]

[509: Voir l'Histoire de la monarchie de Juillet, tome I, p. 445.—Voir aussi THIRRIA, Napoléon III avant l'Empire, tome I, p. 24 à 27.—Librairie Plon.]

[510: La reproduction qu'on en a faite montre un crayon sûr et énergique.]

[511: C'est ce que rapporte le docteur Herrmann Rollet, qui a été témoin de ce fait. (Neue Beiträge zur Chronik der Stadt Baden.)]

[512: Voir les Rapports du docteur Malfatti, publiés par M. DE MONTBEL.]

[513: À la princesse de Lieven, qui appellera devant lui le gouvernement de Juillet «une flagrante usurpation», Talleyrand aura l'esprit de répondre: «Vous avez raison, madame. Seulement, ce qui est à regretter, c'est qu'elle n'ait pas eu lieu quinze ans plus tôt, comme le désirait et le voulait l'empereur Alexandre, votre maître!»]

[514: Histoire de la monarchie de Juillet, t. I, p. 448, 449.]

[515: Elle a été publiée récemment dans la Correspondance de Victor Hugo, chez Calmann Levy, 1 vol. in-8°, 1896.]

[516: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[517: 28 mars 1831. (Mémoires, t. IV.)]

[518: Voy. PROKESCH-OSTEN, p. 127.]

[519: C'est ce qui a fait dire que l'Empereur et Metternich avaient, «par un machiavélisme infernal», ouvert au jeune adolescent les coulisses de l'Opéra. M. Émile Dard, dans une excellente étude sur Le duc de Reichstadt (Annales de l'École des sciences politiques, 15 mai 1896), a cru pouvoir dire que ce point était particulièrement obscur. Il ne l'est pas. C'est une légende qu'il faut écarter avec mépris.]

[520: Fanny Essler a déclaré à ses intimes qu'elle n'avait jamais vu le duc de Reichstadt. Cette danseuse, très courtisée, avait une figure plus spirituelle que jolie.]

[521: Il paraît que Gentz avait un cabinet de lecture dans l'hôtel de Fanny Essler… On sait que le publiciste était follement épris de la danseuse.]

[522: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[523: Il s'agissait du discours prononcé le 3 octobre 1831 à la Chambre des députés, par M. Thiers, sur le projet de loi relatif à la modification de l'art. 23 de la charte sur l'hérédité de la pairie. L'orateur avait examiné trois formes de gouvernement: «le monarchique, l'aristocratique, le démocratique». Suivant lui, la monarchie périssait par la démocratie, la démocratie par l'anarchie, l'anarchie par le despotisme. Il voulait composer la monarchie représentative de royauté, d'aristocratie et de démocratie. La royauté délivrait la société des troubles de la République; la démocratie appelait l'élite de la nation à délibérer sur les intérêts du pays; l'aristocratie était nécessaire pour servir d'intermédiaire entre la royauté et la démocratie. Une seconde Chambre présentait toujours de grands avantages, quelle que fût la Constitution. Il fallait une Chambre héréditaire, car l'hérédité reposait sur l'utilité nationale. Cette aristocratie parlementaire possédait seule les traditions. La Chambre élective restait la Chambre de l'ambition, mais la Chambre haute, placée dans une sphère plus sereine, ne dépendait pas des caprices électoraux.]

[524: Un jour seulement il se laissa emmener à l'Opéra, mais le lendemain il écrivit à Prokesch que la conversation de son ami lui eût été plus chère que l'audition de la plus harmonieuse des musiques.]

[525: C'était une réponse au prince Louis-Napoléon, qui avait sollicité l'autorisation de revenir en France, ainsi qu'une menace adressée aux partisans de Napoléon II.]

[526: De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille. Paris, Le Normant, in-8°, 1831.]

[527: La brochure de Chateaubriand suscita les Observations d'un patriote, attribuées à Louis BELMONTET. L'auteur disait qu'à la chute de Charles X, Napoléon II aurait eu toute la France pour lui. Belmontet défendait avec animation le patriotisme du fils de l'Empereur.]

[528: Voir, dans la brochure Sur le bannissement de Charles X (octobre 1831), les services rendus par Chateaubriand au cardinal Fesch et à Jérôme en 1829 (p. 129 à 134).]

[529: Nul écrivain n'a plus éloquemment parlé de l'honneur français: «Dans ce pays, a-t-il dit, l'honneur est pour ainsi dire autochtone, inhérent au sol.»]

[530: «Je me trouvai, dit le docteur Herrmann-Rollet, sur la Josephplatz, au moment où, en commandant son régiment qui devait escorter le convoi d'un général, il n'eut plus la force d'émettre aucun son et dut renoncer, en pleurant de dépit, à ordonner les mouvements.»]

[531: 10 janvier 1832.—Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[532: Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt.]

[533: 19 janvier 1832.]

[534: Mémoires de Metternich, t. V.—Journal de la princesse Mélanie.]

[535: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[536: 18 mars 1832. Archiv fur Œsterreichiche Geschichte, t. LXXXVI.]

[537: «Dans la situation où se trouvait le duc de Reichstadt, dit le docteur Malfatti pour excuser le chancelier d'Autriche, on ne crut pas devoir répondre à cette demande, qui fut inutilement renouvelée.»]

[538: Le 20 avril, la princesse Mélanie, la troisième femme du prince de Metternich, écrivait dans son Journal ces quelques lignes: «L'Empereur dit à Clément qu'il avait réuni des médecins en consultation pour se prononcer sur l'état du duc de Reichstadt et que tous avaient déclaré que la situation du malade leur paraissait désespérée. Il crache déjà des morceaux de poumon et n'a plus que quelques mois à vivre. Que la volonté du Ciel s'accomplisse! Quoi qu'il en soit, nous trouvons fort triste la destinée de ce prince, qui ne manque ni d'esprit, ni de talent, ni de génie.»]

[539: Correspondance de Marie-Louise, p. 298.]

[540: Ibid., p. 299.]

[541: Il a été commencé sous l'empereur Mathias comme chalet de chasse et terminé sous Marie-Thérèse en 1775. On l'a revêtu d'un affreux badigeonnage d'un jaune criard, et l'on a peint toutes les persiennes en vert cru. Ces couleurs enlèvent toute majesté aux constructions, qui sont d'ailleurs assez disparates.]

[542: On lit sur le fronton de cet édifice peu artistique: «JOSEPHO II AUGUSTO ET MARIÆ THERESIÆ AUGUSTÆ IMPERANTIBUS ERECTUM MDCCLXXV.»]

[543: Note du docteur Malfatti sur le traitement du prince.]

[544: Un étranger de passage, qui l'aperçut une fois dans ce jardin, le vit assis dans un grand fauteuil, enveloppé dans une robe de chambre à raies blanches et rouges, avec un pantalon blanc et un bonnet à la grecque d'où s'échappaient des boucles blondes. Sa figure était d'une pâleur de cire. Le prélat de la Cour lui faisait la lecture.]

[545: C'est l'empereur actuel d'Autriche, François-Joseph Ier, qui gouverne l'Autriche depuis 1848. Il est né le 18 août 1830 à Schœnbrunn.]

[546: «Il était si faible, disait le Times, qu'il lui fallait le sein d'une femme pour prendre quelque nourriture.»—«Le lait d'une nourrice qui lui a été ordonné, disait le Moniteur à la date du 14 juillet, paraît produire de bons effets.»]

[547: Mémoires de Metternich, t. V, p. 288.]

[548: Comme je l'ai écrit ailleurs: «Napoléon a répudié Joséphine pour avoir un fils héritier de son œuvre et de son nom, et c'est le petit-fils de cette même Joséphine qui est devenu le continuateur direct de l'Empire, sous le nom de Napoléon III.» (Voir le Divorce de Napoléon.)]

[549: Sur ces entrefaites, le chancelier était allé voir le prince. Malgré son impassibilité systématique, il parut ému. «C'était, écrivait-il le 21 juillet à l'Empereur, un spectacle déchirant. Je ne me rappelle pas avoir jamais vu une plus triste image de la destruction.»]

[550: Metternich à Appony le 4 août.]

[551: Souvenirs, t. III.—Napoléon avait été jadis bien dur pour l'empereur d'Autriche. Il l'appelait «un enfant gouverné par ses ministres, un prince débile et faux, un homme bon et religieux, mais une ganache, ne s'occupant que de botanique et de jardinage». Enfin il blâmait «sa débonnaireté, qui le rendait toujours dupe des intrigants».]

[552: «Ce masque, dit le docteur Hermann-Rollet, tomba entre les mains de mon père dans les circonstances suivantes. Il venait d'être appelé chez l'ex-impératrice pour donner ses soins à l'un des enfants de son intendant; en ouvrant la porte, il aperçut les autres enfants en train de jouer avec un objet en plâtre qu'ils avaient attaché au bout d'une ficelle et qu'ils traînaient sur le parquet en manière de voiture. Mon père vit tout de suite que cet objet était un masque en plâtre placé sens dessus dessous. À ce moment même entra l'intendant, qui s'empressa d'enlever le moulage à ses enfants et de les gronder pour s'en être emparés. C'était le masque de Sainte-Hélène. L'intendant avait mandat spécial de le conserver et de l'emporter partout avec lui, mais sans le remettre au jeune duc. Mon père, qui possédait la riche collection de bustes et de crânes formée par le docteur Gall, et en outre un certain nombre de masques en plâtre de personnages célèbres, demanda aussitôt qu'on voulût bien lui confier le masque impérial, avec promesse d'en avoir soin et de le rendre aussitôt que cela serait jugé nécessaire.

«C'est ainsi que ce moulage entra dans sa collection et passa plus tard au musée de Baden. Le nez, dont la pointe est légèrement aplatie, témoigne encore du traitement que lui avaient fait subir les enfants de l'intendant.» (Neue Beiträge zur Chronik Stadt Baden, 1894.)]

[553: Le masque déposé à Nancy m'a paru meilleur. Il offre plus de ressemblance avec la figure de Napoléon. C'est probablement la première empreinte, qui a été prise aussitôt après la mort.]

[554: Sala, le 12 août.—Correspondance, p. 304.]

[555: M. de Prokesch ne savait de la santé du prince que ce qu'en disaient les journaux, c'est-à-dire peu de chose. Il ne pouvait s'attendre à un dénouement si rapproché et si tragique. «M'écrire à Rome, a-t-il dit, le duc ne le pouvait pas sans en demander l'autorisation. Je compris qu'il préférait garder le silence. Je n'avais donc pas le moindre pressentiment de l'état où il se trouvait.»]

[556:
Rebus in humanis nil dulcius experiere
Alterno convictu et fido pectore amici.

]

[557: Après les obsèques Marie-Louise était partie pour le château de Persenbeug, où se trouvait l'Empereur. Elle devait retourner ensuite à Parme, par Innsbruck.]

[558: T. III, P. 15.]

[559: Numéro du 14 août 1832.]

[560: C'était une allusion au mot dit par le prince au baron de la Rue, qui rentrait de Vienne à Paris en 1830: «Lorsque vous verrez la Colonne, saluez-la pour moi!»]

[561: Drame en deux actes, mêlé de couplets. Paris. Poussielgue, 1832.]

[562: Il ne fut joué sur aucun théâtre.]

[563: Il y eut peu de manifestations publiques en 1832. À Clichy-la-Garenne, à la demande des habitants de ce quartier, un service funèbre fut célébré le 23 août. On vendait dans les rues de Paris des placards intitulés: Les derniers moments du fils de Napoléon, ou le Tombeau du duc de Reichstadt, avec des gravures d'une simplicité primitive.

En fait de manifestations littéraires, je n'ai trouvé qu'une nouvelle de Frédéric Soulié, intitulée Sans nom, plusieurs petites brochures insignifiantes et un article humoristique de Jules Janin. Chateaubriand consacra quelques lignes mélancoliques au duc de Reichstadt dans les Mémoires d'outre-tombe. Victor Hugo, Béranger et Guiraud écrivirent quelques vers, et ce fut tout.]

[564: Cette lettre fut écrite le 10 octobre 1832, et parut à Fribourg en Brisgau chez Herder avec ce sous-titre modeste: «Par un de ses amis.» M. de Metternich avait conseillé à l'auteur, qui était le chevalier de Prokesch, de ne pas se nommer, ce qu'il fit, car il savait sur quel terrain difficile on était alors placé à Vienne. Cette lettre a été traduite par Gerson Hesse (Paris, librairie franco-allemande, 1832). Une autre traduction de Bastien, que je crois être la meilleure, a paru chez Levavasseur en 1833.]

[565: Les moindres détails ont, à certaines heures, de tristes et d'ironiques significations. Ainsi, quand Charles X, détrôné et proscrit, arriva à Cherbourg, pour passer en Angleterre, un des gardes du corps remarqua dans les chantiers un vaisseau en construction qu'on avait jadis appelé le Roi de Rome et qui avait encore pour titre le Duc de Bordeaux… Quel allait être son troisième nom?]

[566: Louis BLANC, Histoire de Dix ans.—Et comment ne pas penser ici aux deuils si nombreux et ai prématurés qui depuis ont frappé cette fière et implacable Maison d'Autriche?]

[567: Les journaux autrichiens ont fait observer que, pour la première fois depuis soixante-quatre ans, le jour des Morts de l'année 1896, la tombe du duc de Reichstadt n'a point reçu de couronne, ses derniers fidèles étant probablement morts.]

[568: Le mariage secret eut lieu le 17 février 1834. Ce nouvel époux réunissait à ce qu'il paraît, «tout ce que l'on peut désirer, fermeté et douceur dans les manières en même temps; et c'est un homme si vertueux, disait Marie-Louise, c'est une vraie trouvaille». Elle ajoutait que c'était un saint, et elle vantait ses agréments en société. (Correspondance de Marie-Louise.)]

End of Project Gutenberg's Le Roi de Rome (1811-1832), by Henri Welschinger