NOTES

[1: Dans le cas où quelques abus dont il est parlé dans cet ouvrage, auraient été réformés depuis son impression, l'auteur prévient qu'il n'en est pas moins très-vrai qu'ils existaient au moment où il les a signalés.]

[2: Que de charmes encor dans leurs restes flétris!

DELILLE. ]

[3: «Il reste encore vingt-huit métopes aux deux façades du temple de Minerve; une seule est passablement conservée, celle de l'angle sud-ouest.» Voyage dans le Levant, par M. le comte de Forbin, directeur du Musée royal de Paris.]

[4: «Au temple d'Erectée, on a pris la colonne angulaire, de sorte qu'il faut soutenir aujourd'hui avec une pile de pierre, l'entablement entier qui menace ruine.» Itinéraire de Paris à Jérusalem, par M. de Châteaubriand, 1er volume.]

[5: «Les Anglais ont encore emporté la statue de Cérès Éleusine. Les destructions se multiplient avec une telle rapidité dans la Grèce, que souvent un voyageur n'aperçoit pas les moindres vestiges des monumens qu'un autre voyageur a admirés quelques mois avant lui.» Itinéraire de Paris à Jérusalem, tome 1er.]

[6:

«Parga s'applaudissait de sa félicité,

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

… Moment terrible où Parga consternée
Apprit que d'Albion les décrets inhumains
Au joug des musulmans l'avaient abandonnée;

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Quels sanglots! quels adieux! quels cris se font entendre!
Vers leurs tristes vaisseaux qu'ils ont peine à marcher!
À la terre natale on les voit s'attacher,
La presser dans leurs bras, l'arroser de leurs larmes;
La voix des nautonniers ne les peut arracher
À ce sol qui pour eux n'eut jamais tant de charmes.
Adieu! s'écriaient-ils, adieu! rive fleurie!
Adieu! terre antique et chérie,
Où nos cœurs ont battu pour la première fois!
Adieu! malheureuse patrie…

Ces vers si touchans sont extraits du poème de M. J. P. G. VIENNET, capitaine au corps royal d'État-major, chevalier de Saint-Louis et de la Légion-d'Honneur.]

[7: Voyez Londres et ses habitans en 1816, et journaux plus récens.]

[8: Dans le vaudeville Femme à vendre.]

[9: Tels sont les heureux résultats de la musique: la cadence et l'harmonie subjuguent profondément l'âme, et l'ébranlent avec une force inexprimable; en lui transmettant des impressions pleines de charmes, elles communiquent les graces les plus séduisantes à ceux qui cultivent cet art presque céleste. République de Platon, livre III.]

[10: Nous allons traiter des rapsodes; c'est-à-dire, de ceux qui chantent les hymnes et les morceaux choisis des poëtes; nous parlerons ensuite de ceux qui les accompagnent, des combats du chant entre les différens chœurs, et de leur introduction nécessaire dans les fêtes solennelles. Platon, Traité des lois, livre VIII.]

[11: Madame la duchesse de Berri s'est formé à Paris un charmant Musée dans le goût de ceux d'Italie, où des tableaux anciens et modernes se trouvent mêlés avec des vases, des bustes, des raretés de toute espèce.]

[12: Le roi des Pays-Bas en a senti le besoin, en arrêtant que les mendians valides seront transportés aux colonies par la société de bienfaisance.]

[13: Cet homme aussi bienfaisant que modeste qui, sous le voile de l'anonyme, employait son immense fortune à soulager tous les genres de malheurs, à récompenser les vertus les plus ignorées et à protéger par des prix d'encouragement les arts, les sciences et les lettres.]

[14: Auquel on joindrait les sommes que le gouvernement affecte annuellement à cet usage.]

[15: Huit cents ans avant l'ère chrétienne, Homère fut réduit à mendier pour vivre.]

[16: Le Camoëns, né en 1517, périt à l'hôpital en 1579.]

[17: Le Tasse, né en 1544; l'indigence et les privations en tout genre avancèrent sa fin en 1595.]

[18: Cervantes, né en 1547, fut accablé de besoins et d'infirmités, et mourut dans un abandon presqu'absolu en 1616.]

[19: Malfilâtre, connu par l'Ode au Soleil et le poème de Narcisse, né à Caen, en Normandie, fut obligé de changer de nom, pour se soustraire aux poursuites de ses créanciers; mort à Paris, près le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois, chez la femme d'un tapissier qui l'avait recueilli par charité.]

[20: Dorvigny, né vers 1734, acteur comique, et auteur de Jeannot ou les battus payent l'amende, de l'Oncle Valet, du Vieux Château, du Désespoir de Jocrisse, des Fausses Consultations, et autres pièces; mort dans un grenier en 1812.]

[21: Dellamaria, né à Marseille en 1778, composa la musique du Prisonnier, de l'Opéra comique, et expira de faim sur une borne de la rue Richelieu.]

[22: Gilbert, né en 1751, en Lorraine, victime de trop beaux vers dirigés contre des hommes puissans, mourut à l'Hôtel-Dieu, en 1780.]

[23: Ce que je propose est exécuté chaque jour à Londres par des compagnies qui achètent les vieilles maisons d'un quartier, et les font rebâtir à leurs frais. Dans ces nouvelles constructions, chaque nouvelle habitation a souvent un petit jardin attenant. Au centre des places ou squares est une enceinte entourée de grilles, et ornée intérieurement de gazons, de fleurs, d'arbres et d'arbrisseaux, pour y entretenir la fraîcheur et y renouveler l'air, si favorable à la conservation de la santé. Les charmantes plantations dont je viens de parler, environnent dans certains squares des statues quelquefois équestres[24], mais presque toujours en marbre ou en bronze. Ces promenades fermées aux étrangers, sont ouvertes aux personnes qui ont acquis le droit d'y entrer. Dans quelques soirées du dimanche, au mois de juin 1815, on exécuta des symphonies à Portman Square, malgré l'usage qui proscrit ce jour-là tout divertissement public à Londres; mais quelques pieux personnages ayant trouvé ces plaisirs trop mondains, ce genre d'amusement fut défendu. De riches propriétaires encouragent singulièrement les entreprises des compagnies que j'ai citées. Le duc de Bedfort céda il y a quelques années un terrain immense placé devant son hôtel à des particuliers qui y firent bâtir un grand nombre de maisons et des squares. Ces édifices composent maintenant une nouvelle ville qui joint pour ainsi dire Londres à Sommerstown. J'ajouterai que par suite du marché conclu avec les acquéreurs de ce vaste domaine, la fortune du noble lord, déjà très-considérable (sept millions de francs de rente), doit sous peu devenir immense. Enfin, Georges IV, n'étant que prince régent, fit ouvrir une rue devant son palais; c'est la plus belle de la capitale. Tels sont les effets d'un vrai patriotisme.]

[24: Guillaume III dans Leicester Square; Georges Ier dans Hanover Square; Georges III dans Saint James Square.]

[25: On contraint le propriétaire qui bâtit sur la voie publique à recevoir et à suivre l'alignement qui lui est tracé par l'autorité compétente; la même puissance n'aurait-elle point droit de le forcer à mettre la corniche de l'édifice qu'il construit de niveau avec celle de son voisin, et d'empêcher par là cette inégalité de toitures, toujours désagréable pour des yeux amis d'une belle uniformité? Si cette mesure n'est point, comme je le crois, contraire aux lois et dépend absolument de la volonté municipale, au moins pour les terrains vendus par le gouvernement et la cité, pourquoi ne la met-on pas à exécution dans les nouvelles constructions des rues Godot et de la Paix? J'ai entendu dire à des hommes d'un grand mérite que cette uniformité perpétuelle des bâtimens était fatigante à la longue (ils citaient Londres comme exemple); mais jamais l'alignement de l'édifice, des fenêtres et du toit, ne produira ce désagréable effet, en supposant surtout que cette triple exigeance n'exclurait point la diversité des ornemens tels que péristyles, colonnades, bas-reliefs pour les grands hôtels et les palais. La monotonie des autres maisons rendrait ces décors plus saillans; mais enfin, et c'est l'objection la plus forte, vous empiétez, ajoute-t-on, sur la liberté qu'a tout individu de bâtir à sa fantaisie; et je réponds que cette liberté reçoit un bien plus grand échec et se trouve blessée bien davantage lorsque, pour élargir la voie publique, on fait perdre au propriétaire de telle maison plusieurs toises carrées du sol qu'il habitait. Ce sacrifice, que lui impose la loi maintenant en rigueur, est très-réel; celui que je propose est bien moindre; il est presque imaginaire et fictif.]

[26: On se montre aujourd'hui bien éloigné de ces idées conservatrices. Pour prolonger la rue d'Artois jusque dans la rue Saint-Lazare, on vient de démolir l'hôtel Thélusson, un des plus pittoresques de Paris, et même l'arcade d'entrée, monument qui ne nuisant point au passage, eût pu subsister comme souvenir et décoration pour ce quartier. On ne sait encore par quel esprit de vertige on détruisit; quelques années avant la révolution, la porte Saint-Antoine, restaurée sous Louis XIV, et couverte de bas-reliefs sculptés par Jean Goujon.]

[27: Tour de Saint-Jean-de-Latran, montagne Sainte-Geneviève.]

[28: Tour dite de l'Horloge et autres contiguës, qui, vues des quais et des points les plus éloignés, font un charmant effet dans la perspective.]

[29: Cloître Notre-Dame, rue des Chantres.]

[30: Rue des Bourdonnais, enseigne de la Couronne d'or, hôtel précédemment occupé par Philippe-le-Bel; par Philippe, duc d'Orléans, frère du roi Jean; par Gui de la Trémouille; par le chancelier Dubourg, ensuite par le président de Bellièvre, et maintenant par un teinturier et un marchand de soieries. Une tourelle, soutenue par deux colonnes, quelques sculptures élégantes, s'y détachent à travers de nouvelles constructions.]

[31: Hôtel du cardinal Duprat, rue des Barres.]

[32: Rue Saint-Avoye, où mourut Anne de Montmorency, le siége de la banque de Law.]

[33: Rue Saint-Antoine, n° 143, bâti, dit-on, par Henri IV; il fut également habité par M. Turgot, dont on y voit le portrait, et par le marquis de Boisgelin. En 1818 on y trouvait un café, des billards. Cet hôtel, orné de statues en pierre et de peintures, a été parfaitement restauré par le propriétaire actuel. C'est là qu'est placée l'École spéciale du commerce.]

[34: Rue de Seine, où demeurait Turenne, habitation d'un libraire.]

[35: Rue Saint-Antoine.]

[36: Occupé maintenant par l'École spéciale des ponts-et-chaussées. L'hôtel de Carnavalet, rue Culture Sainte-Catherine, n° 27, est célèbre par Mme de Sévigné, qui l'habita quelque temps avec Mme de Grignan, sa fille, et par les sculptures de Jean Goujon, défigurées dans l'intérieur de la cour, comme celles du Palais de Justice, rue de la Barillerie, par d'énormes tuyaux de poêles qui noircissent l'édifice et interceptent la vue d'une partie des bas-reliefs. Conçoit-on bien en 1823 une pareille barbarie?]

[37: Président à qui Boileau adressa une épître. Cet hôtel est malheureusement masqué par quelques bâtimens modernes peu assortis avec son antique architecture, rue Pavée, n° 24.]

[38: Dépôt des archives des divers ministères, et imprimerie royale; d'une architecture remarquable.]

[39: Île Saint-Louis, hôtel où fut établie une pension, et métamorphosé depuis en magasin.]

[40: L'intérêt de l'art semblerait exiger que l'on prît définitivement de sages mesures pour conserver tant de belles antiquités éparses dans les campagnes de France: entre autres je citerai les forteresses de Coucy dans le Laonnais; la maison de la reine Blanche si pittoresquement placée dans les bois et sur les bords des lacs de Chantilly. Ne devrait-on pas imiter la conduite de cet estimable Français dont je regrette de ne pas savoir le nom, qui a dernièrement acheté les restes magnifiques du château de Pierre-Fonds, situé sur la lisière de la forêt de Compiègne, dans le seul but de les entretenir et d'en empêcher la ruine totale? Ce château, bâti par le duc d'Orléans, frère de Charles VI, en 1390, possédé par Henri V, roi d'Angleterre, en 1421, fut démantelé sous Louis XIII.]

[41: Florissait en 1540; il bâtit Écouen.]

[42: On doit à Jules-Hardouin Mansard le dôme des Invalides, la galerie du Palais-Royal, la place de Louis-le-Grand, celle des Victoires, la cascade de Saint-Cloud, le château et la chapelle de Versailles.

François Mansard inventa cette sorte de couverture nommée mansarde. Il donna les plans du portail des Minimes, de la place Royale, de l'hôtel des Comptes, de celui de Bouillon, de celui de Toulouse, de l'hôtel de Jares, de l'église du Val-de-Grâce, etc.]

[43: Le Nôtre, aussi célèbre par l'à-propos de ses réponses que par ses talens, fit à Saint-Germain la fameuse terrasse, dessina les jardins de Versailles, de Clagny, de Chantilly, de Saint-Cloud, de Meudon, et les décora de grottes, de colonnades et de portiques.]

[44: Que sont devenues les peintures de cette galerie que les étrangers allaient admirer avec autant de curiosité que celle de Versailles?]

[45: Vendu à très-vil prix; la bande noire a fait un bénéfice énorme; les amateurs déplorent la perte des peintures évaluées à près d'un million.]

[46: Relevé par la munificence royale.]

[47: Chanté dans ces vers de Delille:

Admirez. . . . . . .
Chanteloup fier encor de l'exil de son maître.

Poème des Jardins, chant premier.
]

[48: En Normandie, patrie de Malherbe.]

[49: Boileau habitait la cour de la Sainte-Chapelle.]

[50: Racine, rue des Maçons.]

[51: «En épargnant de tristes détails sur l'infection de la Seine par les matières hétérogènes de la Bièvre, des éviers de l'Hôtel-Dieu, des bains, et des autres immondices sans cesse remuées, agitées dans le canal de la Seine par les rames, les avirons des bateaux, les filets des pêcheurs, les opérations de l'extraction du sable, le brisement des flots aux piles des ponts et le mouvement de la buanderie, qui emploie un si grand nombre de bateaux emplacés dans le propre thalweg du fleuve, je passerai sous silence les résultats affligeans des autopsies cadavériques, les épidémies nombreuses arrivées à Paris par l'insalubrité de l'eau, suffisamment attestées par des savans du mérite de M. de Jussieu; je veux même faire grâce du témoignage des propres employés des pompes, qui avouent la mauvaise qualité de l'eau qu'ils fournissent.» Lettre de M. Doé. Miroir.]

[52: Ville de boue, du mot lutum.]

[53: Le Vatican à Rome en est la preuve.]

[54: Ce défaut de goût, cette absence des convenances, disparaîtraient si les vrais artistes étaient mieux connus et surtout employés; si l'on faisait revivre dans la quatrième classe de l'Institut les anciens réglemens de l'Académie, dont avant la révolution le nombre des sociétaires était illimité, et où l'on n'obtenait ce titre qu'après avoir disputé l'honneur d'y être admis en faisant un chef-d'œuvre. Un des grands ridicules de la nouvelle organisation, est, selon nous, que, passé trente ans, on ne puisse plus concourir pour les grands prix de peinture, sculpture, architecture, comme s'il n'existait pas des talens qui n'acquièrent leur véritable développement que dans l'âge mûr. Un autre article, infiniment préjudiciable à l'art, doit être remarqué. On n'obtient plus le droit de professer à soixante ans, âge où l'expérience a réuni le plus de préceptes et où la mémoire est si riche d'observations. Il semble, comme l'a dit M. Deseine, qu'on ait oublié que ce fut à cet âge que Lebrun peignit ses batailles d'Alexandre, et que Julien avait plus de soixante-dix ans lorsqu'il mit la dernière main à sa statue du Poussin; et qu'enfin Bouchardon, arrivé fort tard à la réputation d'un homme de mérite, fit la statue de Louis XV. (Notice historique sur les anciennes académies de peinture, sculpture de Paris, et celle d'architecture.)]

[55: Cette armure avait appartenu à M. l'abbé de Tressan, décédé à l'Abbaye-au-Bois, ensuite à M. le duc de Saulx-Tavannes, pair de France, mort en son Hôtel, rue de Fleurus.]

[56: Dénomination que les Italiens ont donnée aux jaspes et à certains albâtres qui se distinguent par une multitude de nuances vives analogues à celles des fleurs; c'est l'onix des anciens. La Minéralogie appliquée aux arts par M. Brard, ancien directeur des mines en Savoie, tome 2, page 402.]

[57: Nous n'avons vu jusqu'ici au Musée qu'un seul portrait de la collection de M. Crawfurt, celui de Bossuet, par Rigault; on a depuis acheté, pour le Luxembourg, la Psyché de Gérard; mais nous avons vu livrer à l'étranger, pour seize ou dix-huit mille francs, la vie de l'Amour[58], en six tableaux, qui auraient si bien décoré notre Musée moderne. Ces Amours, dont les figures et les attitudes étaient si variées, si délicieuses, sont actuellement en Russie.]

[58: Vente du général Rapp.]

[59: C'est, m'a-t-on assuré, un amateur français qui en a fait l'acquisition.]

[60: On peut les voir chez un marchand, quai Malaquai.]

[61: Le Christ au tombeau.]

[62: À l'hôtel de l'Hôpital, rue du Temple, n° 108.]

[63: Callot ne voulut peindre ni les vainqueurs de sa patrie, ni les batailles remportées sur son souverain.]

[64: Un fait nouveau vient appuyer mes conjectures:

«Le hasard vient de faire découvrir dans un champ près d'Avalon (ville très-ancienne de Bourgogne, dont il est fait mention dans l'Itinéraire d'Antonin) l'enceinte d'un temple antique, parfaitement dessiné par des murs qui ont deux ou trois pieds de haut, une grande quantité de statues mutilées de marbre blanc de la plus rare beauté, et beaucoup de pièces de cuivre et d'argent, toutes marquées au coin des empereurs romains.

«M. Caristie, architecte du gouvernement, fera bientôt sur ces précieuses découvertes un rapport à l'Institut.»

Espérons aussi que le cabinet des médailles s'enrichira de quelques pièces, peut-être rares dans sa collection, et que le Musée de Paris fera restaurer les statues, dans le cas où elles aient réellement cette beauté rare qu'on a cru y apercevoir.]

[65: Voyage de M. de Forbin dans le Levant.]

[66: Cocherau, auteur d'un tableau représentant un atelier de Peinture, mort le 16 août 1817, sur la côte d'Afrique.]

[67: M. de Forbin a rapporté pour le Musée royal deux fragmens assez beaux de statues de femmes, un casque de bronze de la plus belle conservation, une urne, deux petites chaînes d'or (page 13) et un vase dit étrusque; en tout, frais de transport compris, pour 28 mille francs, (p. 24.) Voyage dans le Levant.]

[68: Voyage dans le Levant, page 316.]

[69: M. de Forbin l'avoue lui-même, la Sicile est pour ainsi dire une mine d'objets d'arts. La lampe de bronze, d'une forme élégante, qui s'éteignit dans un sépulcre, éclaire aujourd'hui, dit-il, la chaumière du pâtre d'Enna. Souvenirs de la Sicile, page 182. Le roi de Naples, ajoute-t-il, a presqu'autant de statues que de sujets, idem page 25. Voyez encore les pages 109, 113 et 114.

M. de Forbin a rapporté de Sicile des dessins, plusieurs vases d'Agrigente, deux belles médailles d'Agyrium et un torse en plâtre, qu'il doit à la politesse soigneuse de monsignor Ciantri Panitieri. Souvenirs de la Sicile, pages 94, 99 et 181.]

[70: M. Durville.]

[71: Une souscription fut ouverte à Rome comme l'on sait, pour les frais que nécessitaient les travaux; beaucoup d'étrangers se firent inscrire.]

[72: Ces tribunes existaient sous Bonaparte; la Chambre alors se composait de cinq cents membres, qui s'y trouvaient fort à l'aise.]

[73: Deux tribunes seulement ont été rétablies; l'une pour la chambre des pairs, l'autre pour les ambassadeurs. Il eût été facile d'en replacer d'autres, également réservées, et à la disposition de MM. les députés.]

[74: Sous la réserve de conserver à l'état les bois nécessaires à la marine, et la jouissance des mines et carrières, qui ne peuvent être exploitées que par des dépenses toutes royales.]

[75: Tels que le Henri IV et le duc de Berri de la salle des Conférences, dont l'inauguration fut pourtant annoncée avec tant d'emphase par certaines feuilles publiques.]

[76: Enlevé d'abord, réinstallé ensuite, ainsi que celui de Louis XVI, depuis qu'on y a fait l'inauguration du buste du roi régnant, sculpté par le célèbre Bosïo.]

[77: La reine Marie-Antoinette habitait à Paris les appartemens maintenant occupés par Sa Majesté Louis XVIII.]

[78: Il vivait alors ce vertueux Français, à l'époque où ceci fut écrit. En preuve de ce que j'avance, on peut voir à Vincennes le mausolée du duc d'Enghien, et à Saint-Roch l'histoire de la passion, qui, par parenthèse, aurait besoin d'une réparation complète.]

[79: Tels que ceux de la galerie de Dusseldorf.]

[80: Les doigts des deux pieds du fleuve du Rhin personnifié, ont été nouvellement brisés; on ne sait par quel accident.]

[81: Une partie de ces ornemens sont brisés depuis les nouveaux travaux.]

[82: Ce plan a déjà été exécuté en partie en Toscane. M. Dupaty écrivait en 1785: «À Florence la salle des plâtres est immense. Sur deux lignes parallèles sont rangés tous les plâtres des plus belles statues que possède aujourd'hui l'Italie.» (Lettres sur l'Italie, tome 1er, pag. 168)]

[83: On remplaça l'Apollon du Belvéder, le Gladiateur, le Laocoon et autres, par des copies en plâtre.]

[84: «Il est même probable qu'elle se continue dans le département de la Seine-Inférieure, vers Forges et Neufchâtel. La couleur générale est plus ou moins grise, quelquefois jaunâtre, variée de traits plus foncés et quelquefois de points rougeâtres, dont l'ensemble offre un mélange agréable, et présente des accidens multipliés; ce marbre est très-dur. Les acides n'ont sur lui qu'une action très-lente; il est susceptible du plus beau poli; vu son abondance, on pourra même l'employer à bâtir.» (Gazette de France, du 25 octobre 1821.)]

[85: «Ces bans appartiennent à M. le baron Morel. Il paraît qu'on s'occupe d'employer ce marbre indigène dans les constructions publiques. La réussite de ce projet sera une noble conquête faite au profit de l'industrie nationale sur le monopole étranger.» (Le Constitutionnel, 30 novembre 1821.)]

[86: Mieux informés que nous n'étions lorsque cette remarque fut écrite, nous dirons que ces ornemens ridicules, déjà brisés, et en partie détruits, n'étaient que provisoires et seulement en attendant qu'ils soient exécutés en bronze doré. Enfin, si les accessoires de ce monument n'ont pas été faits en matière plus solide, si les marbres qui doivent revêtir les murailles n'ont pas été placés de suite, il est juste de n'en point jeter le blâme sur M. Deseine; cet habile sculpteur m'a dit avoir perdu plus de quinze mille francs sur la façon de ce groupe. L'on doit bien plutôt en accuser une autorité que je ne nommerai pas, et qui seule a mis des entraves à la confection de ces décors complémentaires. (Note de l'auteur.)]

[87: À la cathédrale, on en peut dire autant de la niche où l'on a placé la belle Vierge des Carmes; l'intérieur de cette niche est peint, lorsque l'importance du monument exigerait du marbre, du porphyre, de l'albâtre, ou tout au moins du stuc.]

[88: «Il paraît que ce fut vers le règne de François Ier que l'on commença à négliger en France le choix des matériaux, la bonté des cimens, la force des constructions, pour ne s'occuper que de la forme et de la décoration. En rapportant d'Italie la belle architecture des Grecs et des Romains, on aurait dû les imiter également dans les précautions qu'ils prenaient pour assurer la durée de leurs ouvrages sous un climat bien moins délétère. L'égoïsme fut réduit en système. On jouissait des ouvrages des morts, mais on ne voulait rien faire pour les races futures; aussi la porte Saint-Denis, en 1800, était plus dégradée que l'arc de Constantin, Versailles inhabitable, et l'aqueduc de Maintenon, monument gigantesque, tombait en ruines.» (Voyage de Kamgki, tome 1er, pag. 28 et 29, par M. le duc de Lévis.)]

[89: Art parfait en Italie, trop peu cultivé en France; je n'en connais à Paris qu'un dépôt et un atelier. On a fait sonner bien haut la facture de quelques fresques, c'est-à-dire des peintures faites sur un enduit de chaux ou de sable, appliqué sur les murs d'un édifice, et l'on néglige de remettre à neuf les belles peintures presqu'effacées des voûtes de Saint-Sulpice et de Saint-Roch. Sans vouloir déprécier le genre de la peinture à fresque, très-intéressant en soi pour certains lieux, il est toutefois trop peu durable pour être admis exclusivement à l'ornement des plus belles basiliques et des palais de la capitale. La mosaïque est la seule composition vraiment solide; c'est donc cet art que l'on ne peut trop encourager ni trop prodiguer dans nos grands monumens.]

[90: Vénus Borghèse, Trajan, Esculape, etc.]

[91: Élève de Michel-Ange, et réparateur des plus belles statues de l'antiquité.]

[92: «La statue était de deux pièces, jointes au moyen de deux forts tenons en fer. Le Grec, craignant de perdre le fruit de ses travaux, ajoute M. Durville, en avait fait porter et déposer dans une étable la partie supérieure avec les deux Hermès; l'autre était encore dans la niche. Je visitai le tout attentivement, et ces divers morceaux me parurent de bon goût, autant cependant que mes faibles connaissances dans les arts me permirent d'en juger.

«La statue, dont je mesurai les deux parties séparément, avait, à très-peu de chose près, six pieds de haut. Elle représentait une femme nue, dont la main gauche relevée tenait une pomme, et la droite soutenait une ceinture habilement drapée, et qui tombait négligemment des reins jusqu'aux pieds; du reste, elles ont été l'une et l'autre mutilées, et sont actuellement détachées du corps; les cheveux sont retroussés par derrière et retenus par un bandeau; la figure est très-belle, et serait bien conservée, si le bout du nez n'était pas entamé (on l'a restauré en plâtre); le seul pied qui reste est nu; les oreilles ont été percées et ont dû recevoir des pendans. Tous ces attributs sembleraient assez convenir à la Vénus du jugement de Pâris; mais où seraient alors Junon, Minerve et le beau berger?»

Où? Tout à côté, peut être; il serait donc utile de faire en cet endroit de nouvelles fouilles. M. Durville fortifie mon opinion en rapportant:

«Qu'on a trouvé en même temps un pied chaussé d'un cothurne et une troisième main. D'un autre côté, le nom de melos a le plus grand rapport avec le mot qui signifie pomme. Ce rapprochement ne serait-il pas indiqué par l'attribut principal de la statue?

«Les deux Hermès l'accompagnaient dans sa niche; du reste, ils n'ont rien de remarquable. Leur hauteur est de trois pieds et demi; l'un est surmonté d'une tête de femme ou d'enfant, et l'autre porte une figure de vieillard avec une longue barbe; l'entrée de la niche était surmontée d'un marbre de quatre pieds et demi environ de longueur sur six à huit pouces de largeur; il portait une inscription, dont la première moitié seule a été respectée par le temps; l'autre est entièrement effacée; cette perte est inappréciable; peut-être eussions-nous acquis par là quelques lumières sur l'histoire de cette île, que tout prouve avoir été jadis très-florissante et dont le sort nous est inconnu depuis l'invasion des Athéniens, c'est-à-dire depuis vingt-deux siècles.

«Au moins eussions-nous appris à quelle occasion et par qui ces statues avaient été consacrées. Néanmoins j'ai copié avec soin les caractères qui restaient de cette inscription, et je puis les garantir tous, excepté le premier, dont je ne suis pas sûr.»

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(Extrait des annales maritimes et coloniales, mars 1821, pag. 152.)

Peut-être Tisandre[93], sculpteur, qui fit diverses statues des plus grands capitaines de la guerre du Péloponèse, et que Pausanias cite comme un habile artiste, est-il l'auteur de cette statue; au moins on a des raisons pour le conjecturer, d'après l'inscription tronquée qu'on voit sur un morceau de marbre séparé et formant sa base. On y lisait andros, la première syllabe a disparu.]

[94: Voyage en Phocide, liv. X. page 180.

Note de l'Auteur. ]

[95: Nous retrouvons perpétuellement cette nation pour contrecarrer nos moindres entreprises. Des altercations se sont élevées entre nos voyageurs et les consuls anglais, relativement à la possession du Zodiaque du temple de Tyntira, ou Denderah, dont les soins, les travaux et la persévérance de M. Lorrain ont enrichi sa patrie. La cause fut portée au conseil du pacha d'Égypte, qui trancha la difficulté en faveur de la France. J'aime à le croire, l'influence du jeune Osman, favori de Méhémed, dont nous avons été personnellement à même d'apprécier à Paris l'attachement, et je dirais presque le dévouement pour notre pays, aura sans doute bien contribué à une décision aussi favorable que juste. J'ai entendu conter à cet Osman un fait peu connu: «Si certains agens de votre gouvernement s'y fussent bien pris, me dit-il un jour, l'aiguille de Cléôpatre ne serait pas à Londres, mais à Paris.» Malgré certains bruits que je crois absurdes, espérons que les Anglais n'obtiendront pas, par de nouvelles ruses et par des transactions désavantageuses, cette grande page de l'Histoire ancienne, je veux dire le Zodiaque de Tyntira, qu'ils convoitent depuis si long-temps, et qu'ils n'ont pu conquérir par un droit légal; autrement la paix avec ce peuple serait pour nos arts cent fois plus préjudiciable que la guerre.

Note de l'Auteur.]

[96: It is known that maritime baths were built at Ostia by the emperor Claudius, from the fragment of an inscription which was found there with this statue. From other inscriptions, discovered at the same time, we learn that these baths were repaired by different emperors down to the time of Constantine.

Un fragment d'inscription trouvé avec cette statue fit connaître que des bains maritimes avaient été bâtis par l'empereur Claudius à Ostia. D'autres inscriptions, qu'on recueillit en même temps, ont également appris que ce monument thermal avait été réparé depuis par plusieurs empereurs successeurs de Constantin.]

[97: Numismata ærea selectiora maximi moduli è Museo Pisano. Tab. XXV. f. 3.

Choix des plus grandes médailles de bronze du Musée de Pise. Table XXV. f. 3.]

[98: Ancient painting representing a similar subject was found in the excavations of the villa Negroni Winckelmann, Histoire de l'art chez les anciens, tome II, page 336.

Une ancienne peinture représentant un sujet semblable, a été tirée des fouilles faites à la Villa Negroni. Voyez Winckelmann, Histoire de l'art chez les anciens, tome II, page 336.]

[99: Beaucoup sont extraits du Luxembourg.]

[100: Madame Le Brun jouit aussi de la même faveur.]

[101: Notamment celle de Charles IX.]

[102: Comme on a déjà fait à la plupart des statues des Tuileries.]

[103: Celui de Pie VII, et celui d'une négresse.]

[104: «Un édit déférait le droit de maîtrise aux orfèvres, ébénistes, horlogers, menuisiers réunis à cette manufacture où l'on avait l'intention d'entretenir soixante jeunes gens exercés dans ces différens arts y compris celui de la tapisserie.» Encyclopédie.

Cette note explique très-clairement le sujet d'une tenture qui sans elle serait inintelligible. Louis XIV y est représenté visitant les Gobelins avec Colbert, et examinant tour à tour non-seulement des tapisseries, mais des vases d'or et d'argent magnifiquement ciselés, des pendules, des étoffes et des meubles de la plus grande richesse.]

[105: Dès le treizième siècle, le Châtelet de Paris rendit une sentence en faveur des tapissiers de haute lisse contre les tapissiers sarrasinais qui travaillaient les tapis à la façon du Levant.

Cet art, comme l'on voit, n'est pas récemment introduit en France.]

[106: «Henri IV avait déjà établi une manufacture de tapisseries, à l'instar de celle de Flandre, sous la direction des sieurs Comans et de la Planche.» Encyclopédie.]

[107: Avant St. Louis et depuis, les clercs et les moines étaient presque les seuls qui sussent lire; et personne ne leur enviait le petit nombre d'ouvrages dont ils étaient possesseurs et dont ils faisaient de continuelles copies. La bible, quelques traits des pères de l'église, des canons, des missels, des livres historiques et de plain-chant formaient dans ce temps toute la bibliothèque de nos rois. Saint-Louis, qui semble avoir eu pendant quelque temps le projet de créer un dépôt public de livres, n'y donna point de suite, puisqu'il légua sa bibliothèque aux Jacobins. Le roi Jean n'avait que six volumes de science et d'histoire et trois ou quatre de dévotion. La bibliothèque royale fut véritablement fondée par Charles V, qui plaça une collection de neuf cents dix volumes, collection immense pour le temps, dans une tour du Louvre, à la voûte de laquelle il ordonna qu'on appendît trente petites lampes d'argent, afin qu'on y pût travailler à toute heure.

Sous le règne désastreux de Charles VI, elle fut dispersée par le duc de Bedfort qui, pour mieux voiler ses déprédations, acheta pour une somme modique tous les livres qui la composaient (et que personne n'avait le droit de lui vendre pendant l'absence et la proscription de l'infortuné et glorieux Charles VII). Par ordre du duc de Bedfort, de ce prétendu régent de France, tous ces livres furent envoyés en Angleterre avec les archives du royaume déposées également dans la tour du Louvre. Cette bibliothèque fut rétablie par Charles VIII, et augmentée de manuscrits apportés de Naples, de la bibliothèque de Pétrarque, de celle du duc de Milan, du cardinal Strozzi, et surtout de beaucoup de livres imprimés. Elle s'accrut sous Louis XII des livres que le duc d'Orléans avait dans son château de Blois. François Ier incorpora cette collection à celle qu'il avait commencé de former à Fontainebleau; elle devint ensuite très-considérable par l'achat qu'il fit faire d'auteurs grecs et latins. Henri II contribua encore plus à son augmentation par l'ordonnance qui enjoignait aux libraires de fournir un exemplaire en vélin et relié de chaque livre dont on leur accorderait le privilège. Henri IV fit revenir cette bibliothèque à Paris, et y ajouta celle de Catherine de Médicis. Elle fut d'abord déposée dans une salle du collége de Clermont; ensuite dans une grande salle des Cordeliers; sous Louis XIII elle fut transportée dans une maison de la rue de la Harpe où elle fut singulièrement enrichie de manuscrits syriaques, turcs, arabes, et persans. Colbert la plaça dans la rue Vivienne et fit réunir dans le même local les autres curiosités[108] qu'elle contient. M. de Louvois lui destinait les bâtimens de la place Vendôme; ce projet s'évanouit avec lui. De la rue Vivienne elle fut définitivement transférée dans un démembrement du palais du cardinal Mazarin où elle se trouve aujourd'hui. Extraits de M. de St. Victor et de M. de Jouy.

M. Van Praet a bien voulu m'apprendre que la Bibliothèque royale contient actuellement quatre cent cinquante mille volumes imprimés et pareil nombre de pièces fugitives placées dans des cartons, et plus de cent mille manuscrits. L'intérieur de l'établissement ne peut être mieux tenu; et le jardin, où l'on admire une Diane de Houdon, vient d'obtenir depuis peu des ornemens très-soignés. Note de l'Auteur.]

[108: Par les ordres de Louis XIV, M. Vaillant parcourut plusieurs fois l'Italie et la Grèce, il en rapporta une infinité de médailles singulières. Cette collection augmentera chaque jour. M. de Saint-Sauveur rapporte en France neuf cents médailles grecques, parmi lesquelles il y en a plusieurs en or, en argent, inédites, et qui sont dignes de fixer l'attention des antiquaires et des connaisseurs.]

[109: Un décret impérial fut rendu tout exprès à ce sujet.]

[110: D'autres manuscrits sont couverts de velours et de bas-reliefs en vermeil, en cuivre doré et en ivoire, ciselés d'une manière admirable pour le temps.]

[111: Espèce d'armoires couvertes de verres où sont exposés les manuscrits les plus curieux dans toutes les langues connues.]

[112: Le chat et un vieux rat, Fable VIII, livre 3.]

[113: À quelques expressions près, tout ceci est tiré d'un manuscrit de la bibliothèque.]

[114: En sus les Registres des taxes de la chancellerie romaine; trente-cinq feuillets d'un autre manuscrit des Épîtres de St.-Paul.]

[115: Fêtes républicaines et impériales.]

[116: Soixante-quatre ou soixante-cinq millions de revenus, assure-t-on; on en avoue près de cinquante.]

[117: Ne corrigera-t-on jamais nos architectes de cette frivolité de plans qui, malgré nos révolutions successives, semble être un mal héréditaire et incurable? La fête nautique de la Villette en est une preuve toute récente; on croirait que nos décorateurs n'ont pas la moindre idée de l'élégance des yachts hollandais. Cependant, personne n'ignorait que la cour devait assister à l'ouverture du canal, et se promener sur le bassin. Les Français qui ont un peu voyagé et fait par eau un trajet plus long que celui de Paris à Saint-Cloud, se contenteront-ils de ces draperies à demi usées, de ces guirlandes flétries et de ces frêles colonnes de papier granit? Deux simples pyramides en marbre, dépositaires d'une inscription, n'eussent-elles pas mieux conservé l'époque de cette imposante inauguration. Au surplus l'amour-propre des directeurs de la fête devrait être un peu décontenancé, puisque, même pendant la cérémonie, les vents se sont insolemment joué de cette architecture mesquine et ridicule.]

[118: Fameuses marchandes de modes de Paris.]

[119: Vus à la dernière exposition.]

[120:
Telle au milieu des nuits la féconde rosée
Fait renaître les fleurs d'une plante épuisée;
Telle, en nos cœurs flétris l'aurore du bonheur
Fait briller un sourire au sein de la douleur,
Change les jours de deuil en des jours d'allégresse,
Les pleurs du désespoir en des transports d'ivresse;
Il est né, ce Joas que demandaient aux cieux
Des Français réunis les soupirs et les vœux;
Il est né; vous, soldats, que chérissait son père,
Veillez sur ses destins pour consoler sa mère;
Et que sous vos lauriers, qui couvrent son berceau,
S'élève en paix ce lys échappé du tombeau;
Ce lys qui va fleurir à côté de la rose
Dont ma voix a chanté la grâce à peine éclose;
Ce lys qu'Amour prédit, espoir consolateur
Que semblait menacer le plus affreux malheur.
Qu'à jamais le bouton de cette fleur chérie
S'entr'ouvre en parfumant notre belle patrie,
Et que le peuple, heureux sous le sceptre des rois,
Bénisse les Bourbons, leurs vertus et leurs lois!
]

[121: Ces accidens arrivent souvent au milieu des préparatifs que l'on fait pour les cérémonies publiques et pendant le déménagement que ces fêtes occasionent. Dans ces momens ceux que ces soins regardent s'en rapportent peut-être trop à des subalternes, et la surveillance relative à la conservation des ornemens inhérens à l'édifice devient presque nulle; pourvu que les lustres et les candélabres soient solidement fixés, pourvu que la tenture tienne et qu'elle soit drapée avec grâce, peu importe au décorateur ou au tapissier que le marteau qui assure le clou fasse sauter en l'air un fleuron, une rosace, dont la fracture rend si malheureusement incomplète la sculpture la plus belle et la plus riche.]

[122: On a reblanchi cette église, lorsque le mastic de Dill était le seul enduit qui lui convînt; près de neuf ans se sont écoulés depuis la restauration, et ceux qui ont vu la cathédrale sous M. de Juigné, ont peine à la reconnaître, tant sa tenue est négligée. En vain, on y cherche les effets du bon goût, d'une propreté sévère, et ce bel ordre qui embellit les plus petits objets. Eh! que ne dirais-je pas si, bravant la crainte d'être taxé de censeur minutieux, j'entrais dans une foule de détails; ici, la plupart des tableaux sont sans encadrement, mais en revanche de petites images ou gravures en ont de bois doré. Là, telle chapelle a continuellement l'air d'un garde meuble: plus loin, tout est poudreux et flétri, et après avoir fait l'an dernier, avec le plus grand soin, jusqu'aux moindres ogives des toîtures, on ne s'aperçoit pas que le placement et le déplacement brusque de siéges entassés en pyramide contre les bas-reliefs du quatorzième siècle qui sont adossés au chœur, risquent chaque jour d'ajouter de nouvelles mutilations à celles déjà trop nombreuses du temps et de l'impiété. La loueuse de chaises, je le sais, n'est pas obligée d'être amateur des arts; mais les conservateurs de cette basilique ne devraient-ils pas l'être pour elle? et s'ils ferment les yeux, rien, à mon avis, ne peut excuser leur insouciance.]

[123: Et même d'autres plus grands de la même matière, dont on décore avec tant de magnificence, St.-Sulpice, St.-Louis en l'île; cette manie gagne partout.]

[124: On y voyait alors la chapelle en nacre, du roi de Sardaigne, qui lui a été rendue; et les insignes de Charlemagne, reportés depuis au Garde-Meuble de la couronne. On ne montre plus au trésor de Notre-Dame que les vases sacrés et les ornemens d'église.]

[125: Lettres sur l'Italie, tome 1er, page 103. Description de l'hôpital de Pise.]

[126: Académus, citoyen d'Athènes, dont la maison servit à enseigner la philosophie; il donna son nom aux trois sectes de Platon, d'Arcésilas et de Carnéade.]

[127: Entre autres un portrait charmant de Marie Stuart.]

[128: On y fait dans ce moment quelques réparations.]

[129: Cette grille n'a pas même l'entretien le plus ordinaire, et ressemblera bientôt aux clôtures en fer du Jardin des plantes et de quelques autres endroits publics, que la rouille mine et dévore faute d'une couche de peinture que l'on prodigue ailleurs avec si peu de convenance.]

[130: Marmontel a fait cette censure avant moi dans la description d'un palais, où, dit-il, «l'irrégularité choquante des cheminées gothiques se perd dans le couronnement.» (L'heureux divorce, Contes moraux.)]

[131: Car je ne puis faire entrer en ligne de compte deux génies qui soutiennent les armes de France.]

[132: À ce sujet, on peut faire une observation très-vraie, et qui devrait être l'objet d'une utile réforme; un coup de pinceau presqu'inaperçu indique le palais de l'Institut et de la Chambre des Pairs; tandis que l'enseigne du moindre marchand est en lettres de cuivre doré; et cependant, où serait-il raisonnable de placer le luxe et la magnificence?]

[133: On s'étonne encore à juste titre, que le sol du terre-plein ne soit pas plus solidement uni et qu'il n'ait pas été métamorphosé en un jardin fermé. Combien n'est pas encore insignifiante cette seconde balustrade à hauteur d'appui si pauvrement dessinée, et qui d'abord était si peu propre à garantir des enfans vifs et pétulans, qu'on s'est vu forcé aussitôt de garnir cet espèce de balcon d'un treillis en fil de fer parfaitement semblable à ceux que les plus modestes propriétaires font mettre aux croisées basses des rez-de-chaussée! Enfin, comment n'a-t-on pas substitué deux pavillons égaux et plus décens à cette petite guérite et à cette loge pitoyable, puisqu'on les croit nécessaires?]

[134: Salle des Pas-Perdus ou grande salle du palais.]

[135: Ce roi le fut en tout. Cependant les historiens, les biographes, les auteurs de mémoires ont laissé dans les esprits beaucoup d'incertitude sur la taille de ce monarque; des discussions assez vives s'élèvent même quelquefois dans la société à ce sujet, parmi des personnes que leur naissance et leur âge auraient dû mettre à portée de conserver sur ce point des traditions précises. Les uns le font petit, d'autre grand, ceux-ci d'une taille moyenne; M. l'abbé Lafont d'Aussonne a fait un ouvrage intéressant par ses recherches sur ce fait si contesté; mais, le docteur Guy-Patin, auteur très-véridique, a fixé tous les doutes; appelé auprès de Louis XIV pour donner une consultation, lorsqu'en 1558 sa majesté tomba malade à Calais, il écrivit:

«Le roi est un prince bien fait, grand et fort, qui n'a pas encore vingt ans.» Lettres choisies de Guy-Patin, page 229, lettre 71; édition de 1685.]

[136:

«J'ai trop aimé la guerre.»

Paroles mémorables de Louis XIV mourant.]

[137: On a fait une remarque singulière: le jour où l'on descendait ce prince protecteur des arts dans les caveaux de Saint-Denis, un des vases de porphyre placé sur un des pilastres du grand escalier des Tuileries, se détacha subitement, tomba avec un fracas épouvantable, et, en roulant, brisa les degrés qu'il couvrit de débris et de ruines. Ce vase n'a point été remplacé; et le jour de la naissance de S. A. R. Monseigneur le duc de Bordeaux, on a découvert des eaux thermales à Château-Chinon, les commencemens d'un établissement romain, une très-belle salle revêtue de marbre et trois réservoirs d'où l'eau jaillit en abondance.]

[138: Ce qui rend très-vraisemblable ce mot si naïf: un commissionnaire des boulevards, interrogé par un Anglais qui demandait où était le nouvel Opéra, lui répondit: «Tout droit, monsieur, la troisième porte cochère à droite» Aussi M. Alexandre de la Borde s'est-il judicieusement plaint qu'on ait dépensé près de quatre millions pour un édifice de pans de bois et de moellons rencoigné dans une rue étroite, et sans saillie.]

[139: Voyez l'explication de ce mot; Maison rustique, ancienne édition.]

[140: Ceci n'est pas sans exception; à la seule représentation au bénéfice de Lays, soixante-treize vols ont été commis. Un dentiste, M. *** à qui l'on avait escamoté une montre du fameux Breguet, estimée 2000 francs, étant venu faire sa déclaration, le papier timbré manquait ce soir-là au bureau de la police.]

[141: Le secret en appartient à son auteur M. Pegaud.]

[142: Le Colysée était un théâtre de Rome, bâti sous Vespasien.]

[143: Voyez Bollin, et le Voyage du jeune Anacharsis de l'immortel Bartelemy.]

[144: Vaucanson, né en 1709, mort en 1782, fit un joueur de flûte, un canard qui prend le grain, le digère et le rend; un joueur de tambourin qui joue une vingtaine d'airs. «Je me souviens, dit M. Colnet, que lorsque cet habile mécanicien se présenta à l'Académie des sciences, les mathématiciens l'accueillirent assez froidement, car ils n'avaient pas une très-haute idée de son talent. «Voulez-vous, Messieurs, leur dit-il, que je vous fasse un géomètre?» D'Alembert pâlit, et se garda bien de l'en défier.» Gazette du 23 septembre 1821.]

[145: «À Bologne, au fond de la scène, est un grand terrain vide, au moyen duquel on peut étendre le point de vue, et faire entrer des animaux, des chars, dans de certaines évolutions.» Voyage philosophique et pittoresque, de M. Petit Radel, en Italie, tome Ier, page 239.]

[146: Ceci m'a été conté par des généraux qui ont commandé à Milan pendant nos guerres d'Italie. (Note de l'Auteur.)]

[147: «Bâti par le prince Alexandre Farnèse, qui le fit construire il y a environ trois siècles. Ce théâtre est immense. Selon le Voyageur français, il peut contenir 12,000 personnes; selon M. Pelil Radel 4 à 5 mille. On y a ménagé des conduits d'eau vers le proscenium, au moyen desquels l'eau de la Parme, qui est dans le voisinage, pourrait inonder tout l'intervalle entre le bas du théâtre et le spectateur. Alors ce grand espace devenait une naumachie que l'on couvrait de gondoles dorées. La réflexion des sons est si exacte sur les contours, que d'un bout à l'autre on entend distinctement toute personne qui parle à demi-voix sur le théâtre, sans que la succession des sons produise la moindre confusion. Les deux entrées de la salle sont formées par deux arcs de triomphe sur lesquels il y a deux statues équestres. Elles représentent Alexandre et Ranuce Farnèse. Il y a douze rangs de gradins dans son pourtour; au-devant est une balustrade dont les acrotères ou piédestaux supportent des génies qui ont des torches en main.» Ces détails sont tirés d'un Voyage ancien en Italie, du Voyageur français, et du Voyage historique et pittoresque, par M. Petit Radel.]

[149: Sans les exclure toutefois:

Le talent n'attend pas le nombre des années. ]

[150: Le prince de Ligne, né dans le dix-huitième siècle, fut un général aussi distingué par sa bravoure et ses exploits militaires que par ses talens en littérature et les écrits qui en ont été le fruit. Ayant fait un voyage en France, il y perfectionna ses études et eut le plus grand succès à la cour de Versailles[151]. On a de lui un mémoire très-curieux, plein de vues profondes et de vastes plans destinés à embellir Paris. «La magnificence seule, écrivait-il, soutient une monarchie: allez en Russie; voyez l'église d'Isaac, les temples, les hôtels, les ponts de marbre et les quais de granit, le rocher de la statue de Pierre-le-Grand; calculez les richesses, la population, l'industrie des deux pays et le reflux de la circulation, et rien ne vous arrêtera.» (Mémoire, tome II.) Obligé de retourner sur les bords du Borystène, le prince de Ligne regrettait vivement de vivre loin des Français, et s'affligea sincèrement de nos désordres politiques. Il avait perdu dans ses dernières années une fortune considérable; près de mourir (1814), et désirant laisser à ses frères d'armes un témoignage de son attachement, il légua ses manuscrits au corps qu'il commandait.]

[151: Biographie universelle.]

[152: «À Saint-Pétersbourg, le jardin d'hiver du palais de l'Ermitage, entièrement couvert et environné de vitrages, est une haute et spacieuse serre chaude où il y a des allées sablées; elle est ornée de parterres de fleurs, d'orangers, d'arbustes, et peuplée d'une infinité d'espèces d'oiseaux de différens climats, qui volent en liberté d'arbre en arbre. Tout cela produit un effet d'autant plus agréable, qu'il contraste singulièrement avec la plus triste saison de l'année.» Voyage philosophique, pittoresque et littéraire, fait en Russie, tome Ier, traduit du hollandais par ***.]

[152: «Si jamais, dit Piganiol, le grand projet qu'on avait fait pour le Louvre, pendant que M. Colbert était sur-intendant des bâtimens, était exécuté, on démolirait l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois, la maison du cloître et celles de quelques rues voisines, pour faire sur l'emplacement une grande et magnifique place à laquelle le Pont-Neuf aboutirait, et qui, dégageant l'avenue du Louvre, mettrait dans un beau point de vue cette superbe façade, dont Claude Perrault a donné le dessin, et qui est le plus beau morceau d'architecture moderne.» Description de Paris, tome 2, page 128. Ce projet a été présenté à plusieurs reprises; d'abord, par de Sainte-Foix, sous le ministère de Marigny; ensuite, avec de nouveaux développemens, par le prince de Ligne, et enfin depuis par Napoléon.]

[153: Œuvres choisies, littéraires, historiques et militaires, par le maréchal prince de Ligne. Tome III, page 270.]

[154: Et des indemnités qui seront sans doute le fruit de nos dernières victoires.]

[155: M. Qua… de Q… homme de lettres, aussi recommandable par son urbanité que par son érudition.]

[156: Voyez le chapitre XIX de cet ouvrage.]

[157: Le public a jugé que cette demande était juste, ne fut-elle regardée que comme une récompense. Toute la question se réduisait à savoir si le plus habile danseur, dont tout le monde admire la grâce, la vigueur et l'aplomb, devait être mieux payé qu'un artiste qui réunit à la taille, à la figure la plus imposante, le double talent de chanteur parfait et de tragédien sublime.]

[158: Albert.]

[159: Cette jeune actrice, qui chante si admirablement dans Aladin:

«Venez, charmantes baïadères.» ]

[160: Dans les Danaïdes.]

[161: Des chagrins domestiques ont été la cause, bien excusable, de son absence de la scène. Il y a près d'un an, Mme Branchu perdit son fils unique qu'elle aimait tendrement.]

[162: On l'accusait de crier; dans certaines situations, l'orchestre, souvent trop élevé, l'y forçait; des avis salutaires, le travail et l'étude l'ont prodigieusement corrigée de cette vicieuse théorie.]

[163: Mlle Quincy. Miroir.]

[164: Quel art plus merveilleux et plus utile que celui qui fut inventé, dans le dernier siècle, par l'abbé de l'Épée, et perfectionné depuis par l'abbé Sicard. Admirable méthode qui remplace, par des signes aussi rapides que pittoresques, deux sens, l'ouie et la parole, dans l'individu qui en était privé, et lui communique le don inappréciable de connaître nos langues mortes et vivantes, et celui, plus précieux encore, du développement de toutes ses facultés intellectuelles. La France doit-être véritablement glorieuse d'avoir été le berceau[165] d'une science que l'antiquité n'avait pas connue et que tous les souverains s'empressent d'adopter et de répandre aux quatre coins du monde.]

[165: Car l'idée de ce système, dit M. de Jouy, n'avait été qu'entrevue par un moine espagnol nommé Ponce, par le mathématicien anglais Wallis, et par Amman, médecin d'Harlem.]

[166: Pour faciliter, pendant les frimas, la montée des ponts aux charrettes et tombereaux pesamment chargés; aussi la critique de l'auteur ne s'exerce-t-elle que sur leur trop longue permanence.]

[167: Jusque, souvent même, sur le terre-plein du Pont-Neuf.]

[168: Beaucoup de ces cloisons subsistent encore.]

[169: On a bien fermé une portion de l'esplanade qui se trouve entre le Louvre et la place, avec des grilles en fer; d'autres l'ont été par de misérables barrières, à peu près semblables à celles des parcs anglais. Ces clôtures en bois sont, je le présume, provisoires, c'est le mot; mais ce provisoire sera-t-il perpétuel? manquerait-on de fer et de serruriers actifs dans la bonne ville de Paris?]

[170: À l'angle de la rue du Coq-St.-Honoré.]

[171: On y lit à travers la vitre: eau-de-vie; nous croirons encore que l'enseigne du magasin des plâtres-statues pourrait, sans nul inconvénient, être enlevée pour ne pas interrompre l'uniformité des ceintres. Ce magasin ne serait-il point mieux ailleurs?]

[172: Lettres de Voltaire.]

[173: Quai du Louvre.]

[174: Nous sommes bien fâchés de n'avoir point cédé aux réclamations qui nous ont été faites à ce sujet par des hommes que nous respectons, et qui se sont hautement plaint qu'en cherchant à éloigner les singes, nous allions empiéter sur leurs plaisirs.]

[175: En appliquant au présent ce qu'un auteur célèbre a dit du passé, cette observation doit paraître bien juste; «Malheureusement, a remarqué M. de Lacretelle, on ne sait employer que du bois pour toutes ces constructions. Cet expédient qui eût révolté le siècle majestueux de Louis XIV, devient une loi pour toutes les fêtes, même celles dont le retour est périodique, en sorte que bien qu'elles soient pour la plupart extrêmement dispendieuses, elles n'ajoutent pas un seul monument à la magnificence de la capitale.» Histoire de France, Assemblée constituante, tom. 1er, pag. 360.]

[176: Côté du Carrousel. Même accident est dernièrement arrivé à la belle corniche qui couronne le terre-plein du Pont-Neuf, on ne sait comment, côté de l'ouest, au-dessous de la balustrade.]

[177: Projet exécuté dans le voyage de Kang-hi, tome 1er, page 34, par M. le duc de Lévis.]

[178: Nous en excepterons pourtant l'extrémité des terrasses, côté de la place Louis XV; les gazons en talus devraient y être cultivés ou tout à fait détruits. Ailleurs, dans les carrés du jardin, les grandes pièces de verdure, couvertes de mousse et d'herbes parasites, sont dans un tel état de vétusté, qu'il est indispensable de les renouveler entièrement. Du reste, on voit peut-être trop peu de plantes exotiques dans les plate-bandes. Excepté la tulipe, les autres fleurs à ognon ou bulbeuses du printemps n'y brillent jamais. Mme de Sévigné y chercherait en vain les jonquilles qui l'embaumaient à Chantilly[179]. Il serait bon encore qu'un marbre pur remplaçât la pierre qui couvre le pourtour des bassins.]

[179: Lettres 91 et 95 de Mme de Sévigné, t. 2, éd. de 1806.]

[180: Tels que les vases placés sur la terrasse du bord de l'eau, et le tribunal des juges d'Hippomène et d'Atalante.]

[181: On n'a peut-être pas assez multiplié les grilles qui devraient entourer les monumens les plus capitaux de nos musées des sculptures antiques, entr'autres le Gladiateur, le Germanicus, etc.; souvent ces objets sont placés trop près de la main téméraire ou coupable de la sottise ou de la malveillance. Ils sont exposés, je le sais, pour être vus et contemplés; mais dans l'intérêt de leur conservation, il devrait être expressément défendu de les toucher.]

[182: Une partie de ces accidens ont eu lieu à Versailles; en 1815, des rocailles même ont été ruinées ou enlevées pendant que les alliés étaient campés dans le parc et dans les bosquets, dont quelques-uns ont été en partie dévastés; depuis, on a recépé et replanté. L'ombrage des grands arbres que l'on a cru devoir laisser subsister, rendra ces soins inutiles, et sera toujours mortel aux jeunes sujets que chaque année on place en vain pour regarnir ces murailles de verdure jadis si belles et si compactes. Jamais on n'aura de massifs sans lacune, qu'en coupant certains carrés par le pied et en replantant à neuf.]

[183: Telles entr'autres, celle de Saint-Sulpice et celle de la Pointe-Saint-Eustache. On en a bien réparé quelques-unes, mais d'autres ne le sont pas; on a négligé les fontaines des places Saint-Michel, de Gaillon, de la rue Censier et de l'esplanade des Invalides, dont la position semble exiger le château-d'eau le plus somptueux.]

[184: Puisque nous empruntons tant de choses aux anglais, on doit sentir combien il est indispensable de naturaliser en France les Water Closet de Londres, ou d'adopter les appareils antiméphitiques de M. Dufour, qui, après avoir jadis parfumé nos têtes, s'est occupé avec un succès non contesté, de désinfecter l'intérieur et l'extérieur de nos maisons, et de tous les lieux publics.]

[185: Comme au ballet de Télémaque au grand Opéra.]

[186: Cet enchantement a été depuis réalisé à moitié au grand Opéra dans un ballet. Déjà on a transporté de Faydeau à l'Académie de musique, Stratonice; pourquoi n'en a-t-on pas fait autant pour Aline? les plaisirs des spectateurs eussent été complets, si la délicieuse musique de l'Opéra-Comique eût été accompagnée des décorations de M. Cicéri et de quelques parties du ballet.]

[187: On a vu quelques courtisanes, après avoir dissipé des millions, solliciter en vain la pitié de leurs anciens adorateurs, et mourir, accablées d'infirmités, dans la plus affreuse misère.]

[188: Sans traiter ici des avantages et des inconvéniens de l'École Lancaster, assez débattus dans plusieurs ouvrages, n'est-il point à craindre seulement que cet art, déjà trop séducteur, la musique, ne détourne la classe pauvre et laborieuse des enfans du peuple, d'études bien plus sérieuses et bien plus importantes.]

[189: Art par lequel, avec le secours de tableaux divers, on démontre et l'on fait apprendre les principes de la musique.]

[190: On a dans ce moment à Paris, un jeune homme qui se destine au même emploi, et qui sous quelques rapports ressemble à ce portrait.]

[191: Delille.]

[192: On sait que Mme Pasta en a reçu de ce grand tragédien pour le rôle de Tancrède, qu'elle rend avec tant de perfection.]

[193: Œdipe, trag. de Voltaire, acte IV, scène II.]

[194: Tels que le Tribunal et la Bourse.]

[195: Anecdote très-vraie, nom en l'air.]

[196: Qui donnent un air de cabaret à l'entrée des deux plus beaux hôtels de la place Vendôme.]