NOTES:

[1: On ne sait trop pourquoi on en a conservé près la porte des princes et des ambassadeurs.]

[2: Il y a peut-être économie pour les comédiens. En mettant plus de troupes sur pied, on se passerait facilement de ces désagréables clôtures.]

[3: La dépense en a été légère, puisque ces branches de fer avaient été introduites autrefois dans les colonnes supprimées, pour les rendre plus solides.]

[4: Ce n'était pas ainsi que les anciens ornaient leurs spectacles. Ils savaient leur donner un caractère spécial, comme on peut s'en convaincre par les débris du théâtre de la villa Adriana, qui font partie du Museum anglais.]

[5: Et quel papier! à 36 sous le rouleau.]

[6: En Pologne, en Allemagne, en Russie, aux États-Unis et ailleurs, nos plus habiles ouvriers ont fourni tous les meubles des différens châteaux, depuis les plus simples jusqu'aux plus recherchés.]

[7: Voyez les galeries de Castiglione et les magasins des rues Vivienne et des Filles-Saint-Thomas.]

[8: Ne devrait-on pas casser certain réglement qui interdit à Lafont les rôles de premier comique, qu'il joue en perfection?]

[9: Récemment exclus, il ne l'était pas alors.]

[10: Il ne devrait point, ce me semble, y avoir une seule grande institution où cette récompense ne fût décernée à ceux qui ont bien mérité de la patrie. En cela, je crois servir la postérité.]

[11: Élisabeth, reine d'Angleterre, l'employait souvent. Voyez tous les historiens anglais.]

[12: Les catacombes de Saint-Sébastien sont hors des murs de Rome; elles ont environ dix milles d'étendue. D'après une sainte tradition, plus de soixante-dix mille chrétiens y ont été enterrés; souvent, surtout au printemps, les voyageurs aussi curieux qu'imprudens qui les visitent, y sont punis de leur témérité. Le 28 décembre 1810, plusieurs étrangers qui s'y étaient fait introduire, furent ensevelis sous des éboulemens de terre, sans qu'on ait pu les rappeler à la vie. Ces détails m'ont été communiqués de vive-voix par un voyageur très-digne de foi.

(Note de l'auteur.)]

[13: Ces ossemens y sont symétriquement rangés, et y forment la plus affreuse mosaïque.]

[14: Le Père Lachaise.]

[15: Louis XIV.]

[16: Méditations poétiques de M. de Lamartine. (Méditation dix-huitième.)]

[17: Ce qui n'arriverait pas si, une fois tracés par la main d'un habile architecte, ces chemins étaient soutenus par les racines des haies et des arbustes, qui, non-seulement empêcheraient les terres de s'écrouler, mais seraient encore un très-lucratif embellissement.]

[18: Quel mauvais effet ne produit pas cette hideuse guérite sur roulettes, que l'on appelle cabinet de lecture. La véritable place d'un établissement de ce genre n'est-elle pas trouvée sous les galeries du pourtour de la place.]

[19: À moins qu'on ne préfère élever d'un ou deux étages ceux qui existent, comme le projet en avait été arrêté dans le principe.]

[20: «Deux tourniquets placés l'un à côté de l'autre, sont les seuls moyens d'entrée et de sortie. Celui destiné à la sortie cède au moindre effort; mais si l'on veut s'en servir pour entrer il oppose une résistance invincible, et l'on est obligé de revenir à celui qui en est voisin; celui-ci oppose une résistance semblable. Mais le préposé en recevant le tribut dû à César, touche du pied un ressort qui fait faire au tourniquet seulement un quart de conversion, et qui livre passage au piéton: ce mouvement fait descendre d'un cran un ressort intérieur, et le nombre des crans dont il est descendu fait connaître à la fin de la journée celui des personnes qui ont passé, et la somme dont le percepteur est comptable, dont il faut quelquefois dire… Sed quis custodiet ipsos custodes?»

Six mois à Londres, page 118.]

[21: Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle.]

[22: Il s'y trouve maintenant.]

[23: Sans doute le directeur du cabinet d'histoire naturelle, dont le zèle égale le savoir, s'empressera de profiter de la circonstance, et sollicitera de l'autorité compétente, deux piédestaux de la même matière pour remplacer quelques planches de sapin mal peintes en marbre qui soutiennent dans une des galeries, les bustes du Roi et de la belle Vénus du célèbre Dupaty.]

[24: On sent bien que quelques décorations intérieures, quelques bas-reliefs au dehors qui ne sont pas même terminés, ne contredisent en aucune manière ce que j'avance.]

[25: Marché Saint-Martin.]

[26: Tels que pins, cèdres, sapins, chênes verts, houx, dont les fruits sont aussi intéressans que le feuillage en est épais et dont une partie supporte impunément l'élagage et la tonte des branches parasites et nuisibles.]

[27: La pivoine en arbre, le camélia, le pompadoura précoce.

Note de l'Auteur. ]

[28: On voit encore sur la maison qui en a pris la place un débris de sculpture.]

[29: On trouve en hiver sous les galeries de l'Odéon, des fourneaux pour faire cuire les châtaignes; dernièrement on remarquait le même abus à Favart, dont les belles colonnes ont été noircies et enfumées par suite d'une insouciance aussi étonnante que répréhensible.]

[30: D'après ce principe, comment a-t-on souffert qu'une maison qui peut être occupée par des artisans auxquels des fourneaux sont nécessaires, ait été élevée contre cette partie de la Bibliothèque royale (rue Richelieu) qui jusqu'ici avait été parfaitement dégagée de tout contact avec les bâtimens de ce quartier? Quel amateur des lettres ne serait pas pétrifié de terreur, quand il songe que le cabinet des gravures, les galeries contenant les manuscrits, ne sont séparées que par un mur mitoyen, des bureaux de la trésorerie, où pendant les trois quarts de l'année on fait constamment du feu?]

[31: «Ces baraques déshonorent Paris par l'indigne petit moyen de faire de l'argent de tout.» Mémoires du prince de Ligne, sur Paris, tome II.]

[32: Saint-Roch, Saint-Germain-l'Auxerrois et autres; j'en dirai autant de ces loges dégoûtantes adossées au parapet de la fontaine qui coule en face le Palais-Royal, et près le guichet du nord, au Louvre.]

[33: Et notamment d'une quantité de polichinelles.]

[34: Sans doute M. le gouverneur ignore cet abus qui indigne tous les honnêtes gens. Si l'on n'arrête pas promptement ces empiétemens sur un terrain sacré, je n'y vois plus de terme. On a permis l'établissement d'une baraque, demain on en permettra six, et il n'y a pas de raison pour que le bas de la terrasse des Feuillans ne devienne pas une honteuse foire perpétuelle, au bénéfice de gens que nous ne connaissons pas.]

[35: Un homme ne s'y montrait jamais sans l'épée et l'habit habillé, et une femme n'aurait pu s'y présenter avec une mante.]

[36: Partout, comme en Angleterre, dont nous aimons tant à suivre les usages, les monumens publics devraient être environnés de grilles.]

[37: Heureusement, M. le préfet de police vient de prendre un arrêté relatif à ces galeries, par suite duquel, doivent disparaître les montres et les enseignes saillantes collées ou peintes sur les pilastres, ou suspendues entre les portiques, et généralement tout ce qui peut intercepter le passage des galeries, qui par le contrat de vente et un ancien décret, sont très-positivement réservées pour la libre circulation du public.]

[38: Depuis long-temps les globes des lanternes sont brisés, et on ne songe pas à les remplacer.]

[39: «Les Anglais sont aussi jaloux de leurs murailles que les Italiens le sont de leurs femmes, et vous lisez à chaque pas ces mots sur les murs: Quiconque placera ici une affiche, sera poursuivi conformément aux lois. Six mois à Londres, page 16.]

[40: Qui n'y a pas lu avec indignation depuis longues années, «Vente à moitié perte.—La vérité est que l'on trouve chapeaux à vendre au plus juste prix.—Cire composée pour les moustaches.—Bandages herniaires.—Cire composée infaillible pour les cors aux pieds.—Consultations et traitement pour les maladies v——, rue de l'Arbre-Sec.—Rob anti-syphilitique du sieur Laffecteur, et annonces de charlatans.—Poudre sanitaire.—Onguent pour la brûlure.—Cuisine Anglo-Française, etc.]

[41: Perrault.]

[42: Il en coûterait pourtant si peu d'informer le public de telle mesure de police, en mettant l'annonce ou l'arrêté, dans un cadre suspendu, qui ne salirait point les murs par la colle et les débris de papier.]

[43: On voit encore une partie de ces affiches contre Notre-Dame, Saint-Sulpice, Saint-Roch, Saint-Gervais, Saint-Louis, Saint-Philippe. L'église de Saint-Laurent, faubourg Saint-Martin, est peut-être la seule qui ait échappé à cette espèce de profanation. Enfin, ô prodige des révolutions! sur les murs du même temple où Massillon faisait entendre les touchans accens de sa persuasive éloquence, où l'aigle de Meaux, le grand Bossuet, lançait ses foudres contre l'erreur… je lis d'un côté, ces mots tracés en gros caractères: On apprête à neuf les cachemires, on nettoye les schals de laine, on fait les reprises perdues… et de l'autre, Librairie protestante, etc.]

[44: Non loin du mandement de Monseigneur l'Archevêque, on lisait, le 15 août dernier 1823, dans l'église Saint-Roch: Cent francs de récompense à qui rapportera au bureau, rue de la Jussienne, une petite perruche verte, à longue queue, disant parfaitement: Vive le roi! Était-ce en raison des bons principes inculqués à la perruche, que le placard avait été souffert et toléré?]

[45: Notamment sur celles qui soutiennent le vestibule du Palais-Royal, côté de la rue des Petits-Champs et contre les amphithéâtres du Jardin du Roi.]

[46: À Londres on les dépose dans les différentes boutiques où elles sont exposées aux regards. Six mois à Londres, page 16.]

[47: Il faut être juste, depuis peu cet usage est adopté à l'Opéra et aux Français, mais il ne l'est ni à l'Odéon, ni à Feydeau.]

[48: Telles qu'à New-York, et autres villes des États-Unis.]

[49: Souvent on croit respirer l'atmosphère des cloaques les plus infects. Souvent la malpropreté est telle, qu'une femme en montant ou en descendant les degrés, ne peut déployer sa robe, sans qu'elle ne soit tachée ou mouillée par les immondices, que l'on a vu tomber en cascade, des extrémités de la terrasse qui règne sur le fronton du théâtre. Indépendamment des bassins qui existent, il serait donc utile d'établir des tuyaux secrets de propreté, et de donner surtout la consigne de la surveillance la plus sévère, pour éloigner et punir les sales profanateurs qui oseraient transgresser les dispositions d'un arrêté pris à ce sujet.]

[50: Comme on est à même de s'en convaincre en traversant le soir le jardin du Luxembourg, côté de la rue d'Enfer.]

[51: Sauf quelques faits nouveaux que j'ai cru devoir ajouter, un grand nombre de personnes pourraient attester que cette dissertation sur le gaz hydrogène était composée plus de six mois avant la publication de l'Essai critique sur le gaz hydrogène, par MM. Charles Nodier et le docteur Pichot, ouvrage où le talent de l'observation se fait autant remarquer qu'un profond savoir, enchâssé dans le cadre le plus heureux.]

[52: «À Londres même, dit M. Charles Nodier, où cet éclairage doit être infiniment perfectionné, nous attestons qu'il n'est pas de théâtre où nous n'ayons été poursuivis par ces odieux miasmes capables de détruire l'illusion de la représentation la plus attachante.» Essai critique sur le gaz hydrogène, page 76.]

[53: En pareille circonstance, quel coup de fortune pour les filous de toute espèce!]

[54: Placé ailleurs qu'au parterre et à l'orchestre de l'Odéon, soit au niveau, soit au dessus du lustre, on a peine à saisir les traits des comédiens qui sont en scène; ce qui n'arrivait pas lorsqu'on se servait d'huile et de bougies.]

[55: L'expérience en a été constatée à Londres: «Par ordre du lord-maire, on a présenté à un jury de chimistes plusieurs bouteilles d'eau puisée dans la Tamise, à trente pas de l'égoût du gaz; cette eau exhalait une odeur infecte; on en a rempli un vase dans lequel on a plongé des anguilles et autres poissons très-sains; au bout de trois ou quatre minutes ils étaient tous morts.» Journal du commerce, 25 septembre 1821.]

[56: Fait avoué par sir William Congrève, au ministre de l'intérieur.]

[57: Voyez les Débats, le journal de Paris, du mois d'octobre.]

[58: «Ce phénomène, comme me l'a dit un habile chimiste, s'explique facilement: deux gaz sont nécessaires pour mettre le calorique en action. Le premier qui est l'hydrogène, est comme on sait la base de la chaleur; le second qui met cette base en action, est l'oxigène ou principe vital contenu dans l'air atmosphérique. Lorsque ces deux gaz sont dégagés de toute autre combinaison, la lumière jaillit dans toute sa pureté; et ce gaz est aujourd'hui celui qui sert à éclairer tous nos établissemens. Mais lorsque dans le local dont nous avons parlé ci-dessus se trouve une assemblée d'hommes trop grande, relativement à l'édifice qui les renferme, (et je prends pour exemple un théâtre), la partie d'oxigène ou principe vital étant absorbée par des spectateurs trop nombreux, dès lors, manque pour fournir au développement du gaz; et telle est la démonstration physique et irrécusable des absences de lumière qui se sont plusieurs fois manifestées précédemment à l'Opéra, et dernièrement à Faydeau lorsqu'on y donnait Zémire et Azor[59].»

Le témoignage d'un Anglais cité par M. Charles Nodier, vient à l'appui de cette assertion. «Cinq cents pouces cubes de gaz hydrogène, fournis par un bec de manière à produire une flamme égale à celle d'une chandelle ordinaire, consument mille soixante-seize pouces cubes d'air vital, pendant que la chandelle n'en absorbe que deux cent soixante-dix-neuf.» Essai critique sur le Gaz hydrogène, pages 74 et 75.]

[59: Cette seconde pièce ne put être représentée; il n'y a que les entrepreneurs et les filous qui puissent s'intéresser à ce mode d'éclairage.]

[60: Personne n'ignore les accidens arrivés au Palais-Royal, chez le restaurateur Provos, en vain les directeurs de la compagnie du gaz ont fait tous leurs efforts, et employé leur puissante influence pour nier ou dissimuler des malheurs dont plus de mille individus sont témoins. Il est constant que plusieurs personnes de ce restaurant ont été blessées, qu'un jeune homme a sauté à plus de sept pieds en l'air; qu'un plafond a été percé à jour; que des glaces, des pendules, des lustres, et surtout des porcelaines renfermées dans les buffets, ont été brisés et mis en morceaux.

«Enfin, le 18 octobre 1823, les habitans de Glasgow, voisins du pont de Bromielan, ont été réveillés par une forte détonation qui a ébranlé leurs maisons jusqu'aux fondations. Elle provenait de la cave de Mme Golvic. Les effets en ont été destructifs et alarmans. La porte de la cave a été emportée; et le gaz en s'élevant a fait sauter la porte du corridor. Le plancher d'une chambre de derrière de la maison de M. William Wilson, a été enlevé jusqu'au plafond; les meubles ont été brisés et détruits; les portes ont été renversées; et les fenêtres et volets ont été jetés dans une cour; un fort étai en fer a été rompu sur l'escalier par la secousse; seize fenêtres en tout ont été plus ou moins endommagées.» Journal des Débats.]

[61: «Tanta vero erat copia cineris ut duasque urbes Herculanum et Pompeias populo sedente in theatro obruit.» Epitome Dionis Cassii seu romanæ historiæ scriptores græci minores.

Par suite d'un tremblement de terre, causé par une éruption du Vésuve, une pluie de cendre tomba en si grande quantité, qu'elle ensevelit entièrement les villes de Pompeïa et d'Herculanum, au moment où le peuple était réuni au théâtre. Epitome de Dion Cassius ou histoire des écrivains grecs du Bas-Empire.]

[62: On pense que l'incendie des deux spectacles royaux de cette résidence provient des tuyaux au moyen desquels la salle est échauffée. Gazette de janvier, même année.]

[63: «Imaginez, dit M. Charles Nodier, dont je me plais à emprunter les expressions, imaginez-vous tous ces jolis visages éclairés d'une manière égale, monotone et plate, comme de froides découpures de papier blanc, sans saillie, sans profil et sans couleur, sur un plan maussade qui ne fait pas même valoir, par quelques ombres, le relief élégant des formes et la gracieuse souplesse des attitudes. Quel infernal artifice a donc employé le démon pour enlaidir les femmes? C'est le gaz hydrogène.» Essai critique, préface, page 14.]

[64: L'agent d'un riche colon de la Martinique voulant faire passer le revenu d'une plantation à son maître qui réside en France, chargea pour une somme considérable, un vaisseau à vapeur, de sucre, café, indigo, et autres productions des îles. Au milieu de la traversée, la chaudière ayant inopinément éclaté, mit le feu au vaisseau, qui peu après sauta en l'air; tout périt, excepté les gens de l'équipage qui, au moment du danger, s'étaient prudemment précipités dans des barques. Par un bonheur inespéré, un brick naviguait à une faible distance; il entendit leur signal de détresse, et sauva les matelots et les passagers.

Note de l'auteur.

«Les machines à vapeur deviendront aussi redoutables en Angleterre que le sont présentement les marmites autoclaves, depuis la fin tragique du malheureux Naldi. M. Adlam, le charcutier le plus renommé de Londres, venait de faire construire dans ses caves une machine à vapeur, qui hachait toute seule la viande dont il composait ses saucissons. Il ne cessait de recommander à ses ouvriers de ne point approcher de la machine avec leurs tabliers; mais ayant négligé cette précaution pour lui-même, un courant d'air qui résulta de l'ouverture d'une porte, engagea son tablier dans les rouages. Il cria aussitôt au secours; mais avant qu'on pût arrêter la machine, il était déjà moulu.» Journal des Débats, du 23 juin 1821.

«Enfin, la machine à vapeur qui faisait mouvoir la grande filature de M. Féret, à Essonne, a fait explosion samedi 12 février 1823. Ce funeste accident occasiona un dommage considérable. Il a coûté la vie à deux pères de famille.» Le Constitutionnel.]

[65: En supposant, comme l'ont assuré les novateurs, que le gaz qui éclaire l'Opéra, soit plus épuré que celui de l'Odéon, en raison de l'éloignement du foyer placé à Montmartre, dont il part, et des réservoirs d'eau qu'il traverse, le danger possible d'un tuyau brisé et ses affreux résultats, sont-ils moins présens, sont-ils moins réels?]

[66: «Aussi, dit M. Charles Nodier, remarquons-nous que pour populariser le gaz en Angleterre, les chimistes ont fait valoir le rabais dont ce nouveau mode frappait notre commerce et nos importations d'huile et de suif. C'est ce que répète plusieurs fois M. Accum, en nous appelant ironiquement ses amis, et en nous plaignant avec affectation du dommage immense que nous devions ressentir. On voit que c'est véritablement en amis que nous avons servi les intentions de M. Accum, et les Anglais ne sauraient nous accuser de mauvaise volonté.» Essai critique sur le gaz, pages 72 et 73.]

[67: Représentations gratis, à l'Odéon.]

[68: L'exemple en fut d'abord donné par Mme Paradol.]

[69: Idées sur les deux théâtres Français.]

[70: Il y a tout lieu de croire que l'inexactitude des relations des voyageurs tient, en partie, en ce qu'ils ne vont pas assez à pied. Voyage de Kang-ki, t. 2, p.15.]

[71: Il est bon de faire observer, en passant, que le mauvais choix des tuyaux souterrains, très-souvent rongés par la rouille, avant d'avoir servi, oblige cinq ou six fois par an d'y faire des réparations; ce qui rend impraticables, même en été, pour les piétons, certaines rues où ces bornes fontaines sont placées.]

[72: Cour du Louvre.]

[73: On n'a pas de fonds pour défendre ces gazons par des grilles en fer, a dû répondre M. le préfet de Paris, à son Excellence Monseigneur le ministre de l'intérieur, qui l'avait fait engager par une lettre à remplir cette condition, expressément convenue et exigée, lorsqu'on ensemença ces pièces de verdure sur la place Louis XV; mais si M. le préfet n'a pas de fonds pour des grilles en fer, n'aurait-il point au moins les moyens d'y faire établir provisoirement des barrières en bois, capables de garantir ces prés artificiels d'une entière destruction?]

[74: La charité n'aurait plus à soulager que les infirmes et les malades.]

[75: Mesure qui n'exclurait pas les secours à domicile, que nous sommes bien éloignés de proscrire.]

[76: Quais.]

[77: Rue Dauphine.]

[78: Sans l'emploi du fer, rue Saint-Louis, au Marais.]

[79: Quartier Saint-Denis.]

[80: Il en existe maintenant en Italie.]

[81:

Le Français, né malin, créa le Vaudeville,
Agréable indiscret, qui, conduit par le chant,
Passe de bouche en bouche, et s'accroît en marchant;
La liberté française en ses vers se déploye.

Art poétique, chant 2.
]

[82: Comme dans la Vallée de Barcelonnette, où de vieilles décorations ne produisent plus d'effet.]

[83: Constitutionnel du 20 mars.]

[84:

Que le nœud bien formé se dénoue aisément;
Que l'action marchant où la raison la guide,
Ne se perde jamais dans une scène vide.

Art poétique. ]

[85: Passée depuis au théâtre des Variétés.]

[86: Gautier.]

[87: Idée qui au moins n'est pas nouvelle, puisque le chevalier Servandoni, architecte décorateur, et supérieur dans toutes ces parties de l'art, obtint de Louis XIV, de faire représenter sur le théâtre des Tuileries des spectacles de simple décoration qu'il avait imaginés pour former des élèves en ce genre. Tableau historique et pittoresque de Paris, tome II page 425.]

[88: Et l'auteur a négligé de parler de mille autres avantages journaliers ou accidentels qui, dans tous les âges, peuvent occuper l'ami des lettres et des arts, (Sans doute parce qu'il ne s'adressait uniquement qu'aux gens du monde.) tels que les cours royaux de physique, de chimie, de botanique, d'histoire, de littérature, et ces discours d'apparat, une mercuriale de Desèze, un rapport de Marchangy, un plaidoyer de Berrier, un sermon de Maccarty, un panégyrique de De Boulogne, une conférence de Freissynous ou un éloge académique de Dacier, que l'on entend et que l'on ne peut entendre qu'à Paris.]

[89: Beaujon.]

[90: Tivoli.]

[91: La Villette.]

[92: Marbœuf.]

[93: Mme la comtesse de Villelle, Mlle sa fille et sa nièce.]

[94: Tout ceci n'est pas sans de grandes exceptions.]

[95: Le jour d'une séance aussi solennelle il n'y aurait aucun inconvénient, ce me semble, à faire revivre même pour les hautes galeries, l'ancienne étiquette de la cour. Ces chapeaux évasés, ces capotes énormes garnis de longues plumes, sont de véritables écrans, qui dans les tribunes élevées masquent absolument le coup-d'œil de la salle aux spectateurs du second rang. Il serait donc bien d'obliger les dames qui s'y rendraient à n'y paraître qu'en grande toilette. La toque, le turban, les diadèmes de fleurs, de perles ou de diamans seraient beaucoup plus convenables; le coup-d'œil de la salle en serait plus brillant; et les hommes qui souvent cèdent leurs places à des inconnues, n'auraient pas lieu de se repentir de leur galanterie.]

[96: Phrase extraite d'un des discours de Sa Majesté.]

[97: Scélérat qui mettait au moins des procédés dans sa manière de détrousser les passans, et qui parfois donnait même aux indigens.]

[98: Ils ont été reconnus tels par Louis XVI.]

[99: Journal des Débats, sous la date du 14 janvier.]

[100: «Plusieurs officiers anglais ont passé au service du Grand-Seigneur, et dirigent les fortifications qu'on élève à Constantinople.» Courrier Français, 6 mars 1822.

«Notre correspondant de Malte nous informe que le fils du commandant des flottes combinées turques et égyptiennes, est parti pour l'Angleterre, à l'effet d'acheter des armes et des munitions pour une somme considérable.» Chronicle, du 5 avril 1822.]

[101: Voyez tous les journaux du temps et notamment les Débats, où se lit cette phrase remarquable: «Les Turcs sont conseillés par certains Européens qui n'aiment pas à voir des marins, soit militaires, soit marchands, autre part que dans leurs propres ports. L'Angleterre a le plus grand intérêt à laisser détruire la marine marchande de la Grèce, qui forte de mille à douze cents bâtimens, s'était emparée de tout le commerce de transport dans les mers du Levant.»]

[102: Voyez tous les journaux du temps.]

[103: «La marine des insurgés grecs qui ne fait que de naître, fixe déjà l'attention de l'Europe. Cette marine est la propriété des principaux négocians de Spezia et Psara auxquels se sont jointes d'autres maisons de commerce de plusieurs îles de l'archipel, dont la fortune mobilière est évaluée à près de quarante millions. On cite la seule maison de Konluruly, de l'île d'Hydria, qui, riche de huit millions d'Espagne, a équipé à ses frais trente vaisseaux de toute grandeur: d'autres maisons en ont dix, huit, cinq, dans la proportion de leurs moyens. Beaucoup de négocians moins aisés se sont réunis pour fournir à la flotte un navire. Les principaux propriétaires de ces vaisseaux forment le conseil de l'amirauté qui, comme l'on sait, a été établi à l'île d'Hydria. Ce conseil dirige exclusivement toutes les opérations maritimes. La flotte grecque, telle qu'elle est maintenant, compte à peu près cent cinquante bâtimens, depuis quinze, jusqu'à trente et quarante canons; un plus grand nombre en a moins de quinze. Il y a cinq cents petits navires, qui ne sont armés que de deux à cinq canons. Les vaisseaux qui ont plus de quinze canons, sont répartis en quatre divisions, dans chacune desquelles se trouvent répartis un certain nombre de petits navires.» Journal de Paris, 24 septembre 1821.]

[104: Qu'elle ne conserve qu'au mépris du Traité d'Amiens. (Voir ce Traité.)]

[105: Terreur ostensiblement manifestée dans le journal ministériel anglais, où se lisaient en toutes lettres, ces mots d'alarmes: «Que l'on chasse les Turcs d'Europe; qu'on rende à l'Asie-Mineure ces villes, cette population et ces richesses, qui en faisaient le jardin du monde, au siècle d'Alexandre, et notre empire de l'Inde n'aura pas dix ans d'existence.»]

[106: Quotidienne du 30 octobre, sous la date d'Hambourg.]

[107: Depuis que ceci est écrit, on mande de la frontière de la Moldavie, que les députés de la junte d'Argos sont chargés de déclarer aux puissances étrangères, qu'ils sont disposés à écouter toutes propositions sur la forme de leur gouvernement. Courrier, sous la date du 21 février 1821.]

[108: L'immortelle Catherine disait à un ministre de Louis XV, à M. de Choiseul, je crois: «Je règne au nord, et votre maître au midi de l'Europe; si la France était constamment alliée avec la Russie, il ne se tirerait pas un seul coup de canon sur le continent, sans notre permission.»]

[109: Son crédit, alors, était immense.]

[110: Elles sortent dans des chariots couverts d'étoffes brodées en or; ces chariots sont traînés par des bœufs richement caparaçonnés.]

[111: Très-mauvaise, disent des personnes qui ont été à même de l'entendre.]

[112: Œuvres de Voltaire, tome 21, page 2. Remarques sur l'histoire.]

[113: Extrait d'une lettre trop longue pour le texte, et dont nous mettons le reste en note. «Les Grecs possèdent des traductions excellentes dans notre langue, de la logique de Condillac, de la morale de Heineccius, de Locke, de l'algèbre de Lacaille, de l'astronomie de La Lande, de l'algèbre et de l'arithmétique d'Euler, de la philosophie chimique de Fourcroi. Ils ont aussi tourné leurs études vers la philologie et les anciens classiques. Tous les auteurs de l'antiquité ont été imprimés et commentés dans la Grèce moderne. Le savant docteur Corai, bien connu en France, en a donné d'excellentes éditions; il était protégé dans cette belle et utile entreprise, par MM. Zozima, riches négocians qui, avec une munificence admirable, et dirigés par le patriotisme le plus désintéressé, employaient des fonds considérables à ces éditions. Ils les vendaient au prix le plus modéré, dont ils diminuaient même un cinquième pour les Grecs qui en prenaient dix exemplaires. Ils ont fait plus encore; n'écoutant que leur zèle, ils distribuaient gratuitement leurs classiques à tous les professeurs dont le talent et l'activité étaient connus, et à tous les élèves dont les maîtres attestaient l'application et les progrès depuis long-temps. Au reste les revenus de ces généreux patriotes étaient consacrés à l'utilité commune. Ils avaient déjà fait imprimer à leurs frais, et distribuer gratis, les ouvrages de l'archimandrite Eugénius, et chaque année ils employaient à de semblables entreprises, les presses grecques de Vienne, de Leipsik, de Moscou et de Venise. Les savans européens estiment et consultent les ouvrages de nos géographes, notamment les cartes de la Grèce, par Riga, qui sont les meilleures que l'on connaisse. On a aussi traduit en grec moderne l'Énéide de Virgile, et Jérusalem délivrée, en vers; quelques ouvrages de Lucien; le Télémaque, avec des notes mythologiques et géographiques, dont un éditeur français pourrait faire son profit; les Mondes de Fontenelle, avec un commentaire instructif, dans lequel est corrigé le cartésianisme de cet ouvrage, d'après les nouvelles connaissances: nous avons également de belles traductions du beau Traité des délits et des peines, par Beccaria, des Maximes de la Rochefoucault, de la grandeur et de la décadence des Romains, par Montesquieu, de l'Histoire grecque de Goldsmith, des Voyages de Cyrus, de Bélisaire, d'Anacharsis, de la Mort d'Abel de Gessner, de la Bergère des Alpes, de la Galatée de Florian, etc… Je ne vous parlerai pas des ouvrages originaux composés par les Grecs, et qui sont en grand nombre. Ainsi les Grecs modernes jouissent maintenant dans leur langue de presque tous les bons ouvrages français, allemands, anglais, italiens. À l'imitation de MM. Zozima, des particuliers à qui leur fortune ne permettait pas de former d'aussi grandes spéculations, ont du moins voulu encourager selon leurs facultés, les progrès des lettres, et chaque jour de nouveaux ouvrages paraissaient avec de longues listes de souscripteurs.

«Des prix olympiadiques annoncés à l'Europe devaient être décernés aux littérateurs de toutes les tribus grecques qui, dans la langue hellénique moderne, avaient composé ou traduit les plus beaux ouvrages. Tels sont ces Grecs que l'on appelle barbares. Qu'ils soient délivrés, par l'intervention de l'Europe chrétienne, du joug sanglant sous lequel ils gémissent, et l'Europe entière sera bientôt forcée d'estimer, peut-être d'admirer, mais surtout d'aimer les descendans de ceux dont elle a recueilli celui des lumières et de la civilisation.»]

[114: Voyage de M. Poucqueville en Grèce.]

[115: M. de Jucheran de Saint-Denis en cite un exemple remarquable, que je vais transcrire textuellement. «Afin de donner plus de vigueur au tronc principal, le lâche et cruel Mahomet III fit périr ses dix-neuf frères, et toutes les concubines que son père avait laissées enceintes, et resta seul de toute sa famille. Par suite de cette politique barbare, tous les enfans nés du mariage d'une sœur ou cousine du Sultan régnant avec un des sujets de l'Empire, sont condamnés à une mort inévitable, au moment de leur naissance.» Révolutions de Constantinople, tome 1, page 21.]

[116: Éventail.]

[117: M. Casimir Delavigne, dans la pièce des Comédiens.]

[118: L'homme aux rubans verts, Misantrope, acte V, scène IV.]

[119: Parure en rubans, dite fontange.]

[120: Personnage du Tartufe de Molière.]

[121: Théâtre de la rue Richelieu.]

[122:

Je riais de le voir avec sa mine étique,
Son rabat jadis blanc et sa perruque antique,

* * * * *

Quand un des campagnards, relevant sa moustache,
Et son feutre à grands poils, ombragé d'un panache.»

Œuvres de Boileau, Satire 3.
]

[123:

… Molière, illustrant ses écrits,
Peut-être de son art eût remporté le prix,
Si moins ami du peuple en ses doctes peintures,
Il n'eût point fait souvent grimacer ses figures,
Quitté pour le bouffon l'agréable et le fin,
Et sans honte à Térence allié Tabarin.
]

[124: La Fausse Agnès, acte III, scène VIII.]

[125: La Fausse Agnès, acte III, scène VI.]

[126: Ce contre-sens a eu lieu au grand Opéra.]

[127: J'ai dit aussi riche. On connaît une actrice qui a vingt-cinq mille francs au moins, comme sociétaire; vingt-cinq mille francs du gouvernement; soixante mille francs, tous frais prélevés, de ses voyages, ses propriétés, ses feux et le casuel.]

[128: Britannicus.]

[129: États de Blois.]

[130: Louis IX.]

[131: Marie Stuart.]

[132: Idées sur les deux théâtres Français.]

[133: «La société du théâtre Français se compose actuellement de sociétaires à part entière, à trois quarts de part, à demi-part, à quart de part et de pensionnaires.» Le Rideau déchiré.]

[134: Liqueurs des îles, très-renommées.]

[135: Idées sur les deux théâtres Français, et sur l'École royale de déclamation.]

[136: Renverser les cartes sur le tapis avant de couper.]

[137: Florian.]

[138: «Les Turcs ont vendu aux Juifs les propriétés des Grecs à vil prix. «À Smirne la plus atroce perfidie se joint à la plus basse cupidité. En vain, pour sauver leur vie, des Grecs ont payé les énormes rétributions exigées par leurs tyrans. Ces tigres à figure humaine prennent les bourses d'or, et n'en livrent pas moins ces crédules victimes de la prétendue bonne foi musulmane, à des corsaires algériens, qui les massacrent.» Journal des Débats, du 29 décembre.]

[139: «La maison de M. Fauvel, placée entre la bibliothèque des Ptolémée et le temple de Thésée, est la retraite d'un sage, embellie par le goût. Il est entouré des débris de l'ancienne Athènes. On s'assied chez lui sur des tronçons de colonnes, sur des chapiteaux. On est abrité par des tuiles antiques: des tombeaux, des inscriptions rappellent de toutes parts aux voyageurs les noms, les entreprises, les regrets de ceux qui traversèrent cette vie inquiète et agitée.» En 1819, c'est à dire depuis quatre ans, une partie de la collection de M. Fauvel fut achetée par M. le comte de Forbin, pour le Musée royal. La France la possède-t-elle? Nous l'ignorons. Depuis long-temps, ce consul véritablement patriote, se proposait d'en orner le Musée de son pays.» Voyage dans le Levant, pages 18, 38, 39.]

[140: «Les Turcs ont enlevé les objets les plus précieux qui se trouvaient dans les églises, les ornemens et les vases sacrés. Ils ont coupé les tableaux à coup de sabre et les ont jetés dans les rues.»

Journaux du temps. ]

[141: «Indépendamment du patriarche de Constantinople, de l'archevêque de Salonique et des prélats de l'Asie-Mineure qui ont été décapités, et de plus de quatre cents prêtres égorgés, les Turcs ont pendu dans les premiers jours de novembre, six évêques, parmi lesquels se trouvait le fameux archevêque de Philippolis; et l'expulsion générale de ceux qui leur ont succédé, est en ce moment même sollicitée par le Divan.»

«Les princes, comme on sait, ne sont pas plus épargnés, puisque les têtes des Callimacchi ont été exposées au Sérail de Constantinople.»]

[142: «À Chémée, ces barbares les noyaient par bandes de cinquante à soixante ensemble.» Francfort, Journal de Paris, du 12 juillet 1822.]

[143: Journaux du 13 avril 1823.]

[144: «Vingt-deux religieuses du couvent incendié de Warateke furent amenées au général ottoman, à Jassy, qui les fit vendre comme esclaves, de l'autre côté du Danube.» Journal des Débats, du 31 octobre.

«Les troupes turques, la plupart d'Asie, ont rassemblé plus de mille femmes et vierges grecques de Salonique, et les ont envoyées aux bazars de Salonique et de Constantinople, pour y être vendues. Près de quatre cents se sont suicidées en route, de diverses manières, pour ne pas rester dans les mains de ces barbares. La plupart moururent de faim; d'autres se tuèrent entre elles.» Journal de Paris, 6 décembre.]

[145: Les Princesses Morusi; elles peuvent être à Odessa, et n'en avoir pas moins éprouvé les plus sanglans outrages.]

[146: Voyez les journaux du temps, sous la date de Vienne.]

[147: Moniteur, 15 septembre 1823.]

[148: «Le Mousselim de Janina a expédié un détachement de douze cents garnisaires armés pour mettre tous les villages chrétiens à exécution militaire. Ainsi depuis quinze jours, on ne voit sur notre place, que meubles, bestiaux, instrumens aratoires en vente. Le mobilier des églises n'est pas plus respecté que celui des particuliers. On démolit le peu de couvens qui restaient, dont on ne peut rien tirer; les prêtres et les religieux sont mis aux fers. L'extirpation du christianisme est le but secret de ces mesures.» Janina, Pilote, du 18 septembre 1823.]

[149: Idem.]

[150: Ceci était écrit depuis plus de six mois, lorsque j'ai lu dans un arrêté pris en faveur des Grecs, par la respectable université de Cambridge, ces mots terribles:

«Tous ceux qui connaissent la politique barbare du gouvernement ottoman sentiront sans doute la justesse de ce raisonnement: il n'y a pas long-temps que le Divan de Constantinople s'est occupé de l'extermination de toute la population grecque qui se trouve dans l'empire turc; les massacres de Scio, de Crète, de Chypre et d'autres villes importantes en sont la preuve.» The Courrier, 18 décembre 1823.]

[151: Note présentée par MM. les consuls des puissances européennes à Smirne, à son excellence Hassan Pacha et à toutes les autorités turques réunies en Divan, et depuis les négociations de lord Strangford, le 3 décembre 1821.]

[152: Résultat du congrès de Véronne.]

[153: Députation grecque à Rome.]

[154: «Douze cents Hellènes surpris par une armée de quinze mille Turcs, au pied de leurs montagnes, non loin des bords du Glichis (l'ancien Achéron) prirent la funeste résolution d'égorger leurs femmes et leurs enfans, et de tomber sur leur ennemi si supérieur en nombre, afin de s'ouvrir un passage ou de périr les armes à la main; mais ces femmes courageuses détournèrent leurs maris d'un si horrible dessein et demandèrent à marcher avec eux contre les infidèles. On procéda alors à un choix parmi les femmes, qu'on enrôla au nombre de huit cents. De leur côté les hommes se réunirent et formèrent un corps de trois mille combattans. Le lendemain les Turcs furent attaqués et mis en déroute. Le résultat de cette journée où les femmes suliotes ne montrèrent pas moins de courage que leurs maris, fut la prise de douze cents hommes et quatre pièces de canon. Dix-sept femmes trouvèrent une mort glorieuse sur le champ de bataille.» Courrier Français, 13 octobre 1822.]

[155: «C'est le 16 juillet 1823, que par la puissante influence de lord Strangford, dont le secrétaire a travaillé fortement à la médiation, la paix entre la Porte ottomane et la Perse a été ratifiée à Erzérum. Si après cela il reste un Grec qui ait quelque confiance dans le ministère anglais, nous ne pouvons que plaindre son aveuglement.» Drapeau Blanc du 15 septembre, même année. Courrier, même date.]

[156: Traités faits avec les Cortès de Lisbonne.]

[157: «L'Espagne fait une expérience de la liberté. Je lui souhaite sincèrement du succès; elle n'offense point la loi commune entre les nations, et si le principe d'intervention était admis dans une pareille circonstance, il n'y aurait plus de sûreté pour aucun peuple, même pour nous.» Discours d'un des ministres du roi d'Angleterre, M. Huckinson, prononcé à Liverpool, Londres 19 février 1823.

«Un Anglais de distinction, lord Nugent, s'est enfermé dans Cadix avec Quiroga, chef du bataillon sacré, composé de ceux qui ont été le plus compromis, et s'est déclaré très-ouvertement pour une ferme résistance.» Statesman, 4 octobre. Journal de Paris, 8 du même mois, 1823.]

[158: «L'ambassadeur d'Espagne a traité avec une seule manufacture anglaise pour la fourniture de vingt mille barils de poudre à canon pour l'armée espagnole, et qui doivent être embarqués dans le plus bref délai possible. Un bâtiment est parti avec un chargement d'armes de toute espèce, destiné pour la Corogne, c'est le second envoi d'armes fait à l'Espagne, depuis la révocation de l'ordre qui en défend l'exportation sur le continent.» Londres, 4 mars 1823, Journal de Paris, 7 mars 1823.]

[159: D'après le rapport même de lord Nugent, «Quelques officiers anglais qui se trouvaient au Trocadéro, conseillèrent aux Espagnols de ne tirer que quand les Français seraient sur le glacis. Ce conseil fut si exactement exécuté, que les Français furent d'abord repoussés par la mousqueterie, et ensuite à la bayonnette, les Espagnols les ayant poursuivis jusqu'au delà du canal, ayant de l'eau jusqu'au cou. Avec de tels défenseurs, on devait croire que le Trocadéro était en sûreté, et cependant il fut pris deux jours après, presque sans résistance, et de la manière la plus humiliante.» Morning Chronicle, Drapeau blanc, du 17 octobre 1823.

Enfin on sait assez la conduite d'autres Anglais enfermés à Cadix avec les Cortès; on n'ignore pas que Gibraltar est le refuge des membres les plus coupables; et toute l'Europe est informée que l'Angleterre est l'inviolable asile des séditieux de tous les pays.]

[160: «Viri in rebus bellicis strenui et virtute nobiles.» Caput IV, page 17.]

[161: «Ex orientalibus militibus.» Caput I.]

[162: «Fulminatrix dicta sub M. Antonio Pio.» Epistola dedicatoria.]

[163: «Tum hi qui præerant legionem miti afflatu dedere responsum; ad bellorum usum paratam legionis esse virtutem.» Caput IV, page 18.

«Milites quidem, Cæsar, tui sumus: habebis potestati tuæ subdita omnium corpora.» Caput VI, pages 28, 29.]

[164: «Maximianus Cæsar octodorum venit: ibique, sacrificaturus idolis suis, convenire exercitum jussit atroci proposita jussione, ut per aras demonibus consecratas jurarent æqualibus sibi animis bagandorum turbas, christianos verò velut inimicos diis suis ab omnibus persequendos.» Caput II, page 11.]

[165: «Ad apparitores jussio infausta porrigitur, ad legionem velociter properatur; crudelia præcepta reserantur: traduntur neci quos ordo reperit numerandi.» Caput VI.]

[166: «Tenemus ecce arma et non resistemus.» Caput VII, page 34.]

[167: «Quæ legio sex millia sexcentos sexaginta sex viros validos animi et instructos armis antiquorum Romanorum habebat exemplo.» Caput I, page 7.

«Tela projicimus.» Caput VII, page 34.

Martyrium Mauricii et sociorum ejus a sancto Eucherio episcopo lugdunensi conscriptum. De la bibliothèque royale.]

[168: «Exarmatas quidem dexteras satelles tuus inveniet.» Caput VII, page 34.]

[169: «Tum Maximianus Cæsar iracundæ nimietate succensus subito furore prosiliit dicens, decimum quemque; morti funesta sors præbeat.» Caput V, page 23.

«Inclementi præcepit jussione, ut iterum decimum crudelitatis ordo consumeret.» Caput VII, page 33.

«At ille (Cæsar) desperans gloriosam eorum constantiam posse revocari: ire propere exercitum jubet, et circumfundi imperat legionem, nullumque; de tanto sanctorum exercitu præcipit relinqui. Ventum itaque aperta est terra illic procumbentium in morte corporibus justorum flux erunt que pretiosi sanguinis rivi.» Caput VIII, page 37.]

[170: «Christiani sumus, christianos persequi non possumus.» Caput VIII, page 34.]

[171: Telles sont, dit-on, les forces de l'empire ottoman. Quarante millions d'hommes, deux milliards et demi de revenus; point de dettes; marine redoutable (malgré les échecs qu'elle a reçus), et un arsenal qui ne le cède à aucun autre. Voyez au surplus l'ouvrage de M. le baron Huchereau, de Saint-Denis et autres.]

[172: Pourquoi pas? nous avons bien conquis l'Égypte.]

[173: «L'insouciance du gouvernement (turc), dit M. de Jucheran de Saint-Denis, que j'ai déjà cité, l'empire du fanatisme et les usages établis conserveront les germes de cette maladie destructive, tant que cette capitale continuera à languir sous le joug de ces barbares incorrigibles.» Révolutions de Constantinople, tome 1er, page 251.]

[174: «La nouvelle que les vaisseaux grecs qui croisent dans l'Archipel avaient pillé les navires anglais a été complètement démentie. Il est vrai qu'ils en ont arrêté quelques-uns; mais au lieu de les piller, ils désiraient en acheter la cargaison, et lorsqu'on a refusé de la leur vendre, non seulement ils les ont remis en liberté, mais ils ont offert aux capitaines de les indemniser du temps qu'on leur a fait perdre. Si quelques vaisseaux français, pris et relâchés ensuite, ont été capturés par les Grecs, on ne doit s'en prendre qu'à ceux qui souffraient que ces navires portassent des bleds aux Turcs pour ravitailler leurs places fortes.»]

[175: «Les belles actions des temps héroïques se renouvellent: un jeune hétériste s'est volontairement dévoué à une mort presque certaine, pour sauver la vie de son général, le brave Jordaki.» Journaux divers.]

[176: «Après la prise de Napoli di Romania, le général grec Nikitat, ordonna de transférer à Tripolizza les deux Pachas turcs et leurs harems pour y rester jusqu'à ce qu'ils eussent acquitté la rançon convenue, n'ayant obtenu aucune capitulation puisque la Palamède fut enlevée d'assaut. Chaque prisonnier turc reçut ensuite du gouvernement grec une chemise, une couverture et vingt piastres. Après cette distribution qu'on ne devait pas aux incendiaires d'Argos qui s'étaient baignés dans le sang des paysans chrétiens de l'Hermionide, ils furent embarqués, les uns sur une frégate anglaise, les autres reçus à bord de plusieurs vaisseaux grecs, et furent transportés à Scala Nuova, dans l'Asie-Mineure, où ils n'eurent pas plutôt pris terre, qu'ils se ruèrent comme des bêtes féroces sur les chrétiens, en ameutant contre eux la populace turque, qui en égorgea un grand nombre.»]