ARMES DES FRONTENACS

D'azur, à trois pattes de grifon d'or.

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(Note de la page 1.)

PORTRAIT DE FRONTENAC

La photographie du portrait de Frontenac que nous publions dans cette nouvelle a été prise par la Cie J.-E. Livernois. Elle est une reproduction fidèle de la statue de l'illustre gouverneur qui figure dans une des niches de notre Palais législatif.

Cette photographie nous a été gracieusement prêtée par l'éminent archiviste provincial, M. Pierre-Georges Roy, et elle fait partie de sa riche collection des portraits de nos homme célèbres.

GÉNÉALOGIE DES BUADES [3]

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Les Buades sortaient d'une maison illustre en Guïenne. Lorsque le roi de Navarre, père du Béarnais, devint gouverneur de cette province, les Buades s'attachèrent à son service. Le célèbre protestant, Agrippa d'Aubigné, mentionne souvent dans ses Mémorise un Frontenac, Ecuyer (aide-de-camp), comme lui, auprès des Béarnais dans les années qui suivirent 1573. Ce Frontenac était Antoine de Buade.

Note 3:[ (retour) ] Cf: Michel de Marolles: Mémoires, tome II, édition d'Amsterdam, 1755.

Antoine de Buade, seigneur de Frontenac, baron du Palluau, était conseiller d'État, capitaine des châteaux de St-Germain-en-Laye, et premier maître d'hôtel du Roi.

Il était fils de Geoffroy de Buade, seigneur de Frontenac en Agenois, et d'Anne Carbonnier ou de Carbonière. Il épousa Anne de Roque-Secondat, de laquelle il eut, entre autres enfants: Roger de Buade, abbé d'Obazine; Henri de Buade, comte de Palluau et de Frontenac qui, d'Anne Phélippeaux, fille de Raymond Phélippeaux, seigneur d'Herbaud, trésorier de l'Épargne, puis secrétaire d'État et de Claude Gobelin, laissa Louis de Buade, comte de Frontenac qui suit: Anne de Buade, femme de François d'Espinay, marquis de Saint-Luc, chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, lieutenant-général au gouvernement de Guïenne, et Henrye de Buade [4] femme de Henri-Louis Habert, seigneur de Montmort, doyen des maîtres des requêtes de l'hôtel du Roi, l'un des Quarante de l'Académie française, morte le 26 octobre 1676.

Note 4:[ (retour) ] Henrye, vieille orthographe féminine du mot Henry: nous écrivons aujourd'hui: Henriette.

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, fut nommé gouverneur de la Nouvelle-France, ou du Canada, en 1672, et une seconde fois en 1689 et mourut à Québec le 28 novembre 1698, en sa 78ième année. Il avait épousé Anne de la Grange-Trianon, fille de Charles de la Grange, seigneur de Trianon, maître des comptes à Paris, et de Françoise Chouque, sa troisième femme, morte (Madame de Frontenac) à paris, le 30 janvier 1707 [5]. Il en eut François de Buade de Frontenac, tué à l'Estrunvic, en Allemagne, servant le Roi dans ses armées. [6]

Note 5:[ (retour) ] Cf: Dictionnaire de Biographie et d'Histoire, pp. 622 et 623. (Note de l'auteur: Madame de Frontenac, à sa mort, était âgée de 75 ans environ).

Note 6:[ (retour) ] Cf: Histoire Générale et Chronologique de la Maison Royale de France, etc. par le P. Anselme.

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