NOTES
[1: D'après une note relevée sur les registres de Saint-Roch avant 1871, le mariage fut célébré le 11 octobre 1777. L'acte, dont M. Bégis possède une copie, énonce ainsi l'état civil de la fiancée: Marie-Adélaïde Lerein de Montigny, fille de Louis-René de Montigny et de Françoise Morellet, rue Saint-Honoré, ci-devant paroisse Saint-Pierre de la ville de Lyon.]
[2: Roland, tragédie lyrique de Quinault, réduite en trois actes par Marmontel, musique de Piccini, représentée le 17 janvier 1778.]
[3: Louis-François Delatour, imprimeur et bibliographe (1727-1807), auteur, entre autres travaux, du Catalogue des livres imprimés et manuscrits de la bibliothèque de M. de Lamoignon (1770, in-folio), dont il effectua la revision précisément «dans sa solitude chérie de Saint-Brice», ainsi que le constatait une note jointe à un exemplaire possédé depuis par Barbier.]
[4: Le 21 mai 1781.]
[5: Louis Necker (1730-1804) avait pris, pour se distinguer de son frère, le nom d'une propriété qu'il possédait aux environs de Genève.]
[6: Anne-Germaine Larrivée, dame Girardot de Vermenoux, née à Genève en 1740, morte à Montpellier le 27 décembre 1783. Un pastel de Liotard, conservé dans la famille de Tronchin, la représente offrant un sacrifice à Esculape, et une terre cuite de son buste a été vendue en 1828 à la vente posthume de Houdon.]
[7: Atys, tragédie lyrique de Quinault, réduite en trois actes par Marmontel, musique de Piccini, représentée le 22 février 1780, et fréquemment reprise jusqu'en 1792.]
[8: Voyez tome II, note 74.]
[9: Didon, tragédie lyrique en trois actes, représentée à Fontainebleau le 16 octobre 1783, et, sur le théâtre de l'Opéra, le 1er décembre suivant. Selon M. Th. de Lajarte, Didon fut jouée deux cent cinquante fois de 1783 à 1826.]
[10: Mlle Adélaïde-Edmée Prévost, nièce de Lemaistre, trésorier de l'ordinaire des guerres, qui la dota richement et lui fit épouser, en 1780, Alexis-Janvier de La Live de La Briche, frère de La Live de Jully, de La Live d'Épinay et de Mme d'Houdetot. De cette union naquit, en 1781, une fille qui épousa M. Molé, plus tard premier ministre sous le règne de Louis-Philippe.]
[11: Pierre-Paul Célésia (les anciennes éditions portent Silesia), dont il est plusieurs fois question dans les lettres de Galiani à Mme d'Épinay, et qui fit un séjour en France en 1781.]
[12: L'auteur du Voyage du jeune Anacharsis.]
[13: L.-G. Oudart Feudrix de Bréquigny, célèbre érudit, membre de l'Académie française (1714-1794).]
[14: Le comte Marin Carbury de Céphalonie, lieutenant-colonel au service de la Russie et directeur du corps des cadets, auteur du Monument de Pierre le Grand (Paris, Nyon, 1777, in-folio, 12 pl.), relation des travaux employés pour transporter à Saint-Pétersbourg le rocher sur lequel fut érigée la statue équestre due à Falconet et à son élève, Mlle Collot.]
[15: L'abbé Nicolas Thyrel de Boismont (1715-1786), membre de l'Académie française.]
[16: Jacques Godard, avocat au Parlement (1762-1791), député de Paris à l'Assemblée législative.]
[17: Pénélope fut représentée le 2 novembre 1785 à Fontainebleau, et, le 9 décembre suivant, à Paris.]
[18: Un opéra-comique portant le même titre, paroles de M. de Ménilglaise, musique de J.-B. de La Borde, avait été joué sans succès à Fontainebleau, aux spectacles de la cour, en novembre 1764; le Dormeur éveillé de Marmontel, musique de Piccini, y fut mieux accueilli le 14 novembre 1783, ainsi que, le 22 juin suivant, à la Comédie-Italienne.]
[19: Ces trois discours sont reproduits dans le tome XVII des Oeuvres de l'auteur (1787).]
[20: J'ignore où a paru cet Éloge de Colardeau, dont aucun bibliographe n'a parlé.]
[21: Mlle Beltz, mariée à Louis-Claude Chéron, littérateur, député à l'Assemblée législative, mort préfet de la Vienne le 13 novembre 1807.]
[22: Cette entreprise était une boyauderie, autorisée par lettres patentes du 29 janvier 1766, et sur laquelle on trouvera des renseignements curieux dans le Guide des étrangers de Thiéry (II, 620).]
[23: Ce fut au mois de juin 1782 que Collé, veuf depuis un an, vendit «bon marché», dit-il, sa maison de Grignon à Marmontel, et qu'il loua un appartement meublé à Saint-Cloud. Il mourut à Paris le 3 novembre 1783. (Correspondance inédite de Collé, publiée par H. Bonhomme, 1864, p. 261.)]
[24: Le futur défenseur de Louis XVI.]
[25: Antoine-Athanase Roux de Laborie (1769-1840) s'était vu couronner dès 1788, par l'Académie de Rouen, pour un Éloge du cardinal d'Estouteville, imprimé la même année. Il a joué depuis, sous le premier Empire et la Restauration, un rôle diplomatique assez équivoque, au sujet duquel on peut consulter la Biographie Rabbe.]
[26: Jules Quicherat, qui a cité ce passage dans son Histoire de Sainte-Barbe (II, 386), ne donne aucun renseignement sur Charpentier. Il signale, en revanche, un article de Marmontel, dans le Mercure du 13 février 1790, en faveur de Sainte-Barbe et des avantages que présentaient ses méthodes d'enseignement.]
[27: Dupont (de Nemours) a réfuté tout ce passage dans la première des deux lettres qu'il adressa, en 1805, au Publiciste, au Journal de Paris et au Journal du Commerce, et qui furent réunies sous ce litre: Sur quelques erreurs de M. Marmontel relatives à M. Turgot. Paris, Delance, an XIII, in-8, 18 p.]
[28: La seconde lettre de Dupont (de Nemours) a pour objet de démontrer l'inexactitude de cette assertion.]
[29: Il fut imprimé peu après sous ce titre: Réponse du sieur Bourboulon, officier employé dans les finances de Mgr le comte d'Artois, au «Compte rendu au roi par M. Necker». Londres, 1781, in-8.]
[30: Jean-François Joly de Fleury (1718-1802), fils du procureur général au Parlement, contrôleur général de mai 1781 à avril 1783.]
[31: Henri-François Lefèvre d'Ormesson (1787-1807) ne garda le portefeuille que jusqu'au 8 novembre 1783.]
[32: Bouvard de Fourqueux ne fut contrôleur général que pendant vingt et un jours, ce qui fit dire qu'il avait perdu sa place au «vingt et un».]
[33: Sur l'administration de M. Necker par lui-même (Amsterdam, 1791, in-12), p. 10.]
[34: Paris était alors divisé en soixante districts, réduits par la loi du 22 juin 1790 à quarante-huit sections.]
[35: C'est dans cette assemblée que Marmontel eut le courage de voter seul contre la dénonciation de l'arrêt du Conseil qui supprimait le Journal des États généraux de Mirabeau. Le trait a été signalé par Bailly dans ses Mémoires et relevé par Sainte-Beuve.]
[36: Denis-François Angran d'Alleray (1715-1794), conseiller d'État, ancien procureur au grand Conseil, lieutenant civil depuis 1774.]
[37: M. Jules Flammermont me fait observer qu'il y a une contradiction flagrante entre l'allusion de Marmontel à son échec, qui eut lieu le 19 mai, et le passage du dialogue avec Maury, où l'auteur demande qu'on empêche à tout prix la réunion des États généraux, ouverts le 5 du même mois.]
[38: De Regnard.]
[39: Talleyrand.]
[40: Le tome Ier des Miscellanies of Philobiblon Society (Londres, 1854, petit in-4°) renferme les divers brouillons de ce discours; les cinq premiers sont de la main de Necker, Rayneval, Saint-Priest, Nivernois et Barentin, dont les noms ont été inscrits par le roi en tête de chacune de ces minutes. Louis XVI avait lui-même jeté sur le papier trois autres projets: le premier est remanié par la reine, le second annoté par Montmorin, le troisième ne porte pas d'observations. Le texte définitivement adopté est pour les cinq premiers paragraphes, et à part quelques variantes insignifiantes, celui que Montmorin avait amendé, et pour les trois derniers, celui du troisième brouillon de Louis XVI, sauf les deux lignes de la fin.
Ces curieux autographes, communiqués à la Philobiblon Society par B.
Mouckton Milnes, provenaient, paraît-il, de Danby Seymour, frère de
Henry Seymour, qui avait épousé en 1775 la comtesse de Paothou, née de
La Martellière, attachée à la cour de Marie-Antoinette.]
[41: Jérôme-Marie Champion de Cicé (1735-1810), archevêque de Bordeaux en 1781, et garde des sceaux du 5 août 1789 au 21 novembre 1790.]
[42: Jean-Georges Le Franc de Pompignan (1715-1790), évêque du Puy et archevêque de Vienne, que Voltaire n'épargna pas plus que son frère en 1760. Voyez tome II, livre VII.]
[43: Jean-Baptiste-Joseph de Lubersac (1740-1822), évêque de Chartres de 1780 à 1790.]
[44: Colbert de Seignelay de Castlehill (1736-1808), évêque de Rodez en 1784, émigré en 1793.]
[45: Guillaume-Louis du Tillet, évêque d'Orange de 1774 à 1790.]
[46: Talleyrand.]
[47: Antoine-Éléonore-Léon Leclerc de Juigné de Neuchelles (1728-1811), archevêque de Paris de 1781 à 1790.]
[48: Ce passage est, à la date où le place Marmontel, un véritable anachronisme: le bataillon de fédérés connu sous le nom de Marseillais ne fut recruté qu'après le 20 juin 1792, et ne fit son entrée à Paris que quelques jours avant le 10 août.]
[49: Le célèbre Curtius.]
[50: Le comte d'Artois.]
[51: Les premières lignes de cette citation sont empruntées à la relation bien connue de J. Dusaulx: De l'insurrection parisienne et de la prise de la Bastille. Mais la suite n'est pas de l'écrivain auquel Marmontel l'attribue, et je n'ai pas retrouvé le texte qu'il avait sous les yeux.]
[52: J.-A. Teissier, baron de Marguerittes (1745-1794), député de la noblesse de la sénéchaussée de Nîmes et de Beaucaire.]
[53: Ce passage, ainsi que les trois autres que l'on trouvera plus loin, sont extraits du Mémoire de M. le comte de Lally-Tolendal, ou Seconde Lettre à ses commettants, Paris, Desenne, janvier 1792, in-8.]
[54: Sur l'administration de M. Necker, par lui-même (Amsterdam, 1791, in-12), p. 87.]
[55: Michel-François Couet du Vivier de Lorry, évêque d'Angers de 1782 à 1791.]
[56: Elle le fut le 10 août 1792.]
[57: Publiés après la mort de l'auteur sous le titre de Nouveaux Contes moraux: Paris, J.-B. Garnery et Maradan; Strasbourg, les frères Levrault, an IX (1801), 4 vol. in-8 et in-12; portrait gravé par Tassaert, d'après Boilly, et quatre figures de Monnet, gravées par L'Épine. Une partie de ces contes avait paru dans le Mercure, de 1789 à 1792. Le premier est intitulé la Veillée; c'est celui auquel l'auteur a fait deux fois allusion (voyez tome II, livre VII).]