CHAPITRE LXXIX.
[44] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, p. 205 à 213.
[45] Ces sentiments se font jour dans une complainte en vers conservée au deuxième registre capitulaire de Notre-Dame de Paris, commençant en septembre 1356, finissant en janvier 1361 (Archives nationales, sect. hist., fonds de Notre-Dame, LL 209 A, fo 183). Entre les séances du 4 et du 7 octobre 1359 ont été transcrites plusieurs pièces plus anciennes et entre autres la complainte dont nous parlons, relative à la bataille de Poitiers, qui doit avoir été composée à la fin de 1356 ou au commencement de 1357 et qui paraît être l’œuvre d’un chanoine ou d’un clerc de la cathédrale (voir dans la Bibliothèque de l’École des Chartes 3e série, t. II, p. 257 à 263, un article de M. Charles de Beaurepaire qui le premier a publié ce curieux document). L’auteur de ce petit poëme attribue la déroute de l’armée française à la trahison de la noblesse dont il flétrit énergiquement le luxe et les vices; il fait des vœux pour la délivrance du roi Jean dont il célèbre la vaillance, et il espère que le souverain, avec l’aide du peuple, désigné sous le sobriquet de Jacques Bonhomme, parviendra à triompher de ses ennemis. V. un fac-simile du document original dans le Musée des Archives nationales, Paris, 1872, in-4o, p. 212 et 213.
[46] Dès leur première réunion à Paris le 17 octobre 1356, les États avaient demandé: 1o la délivrance du roi de Navarre; 2o la destitution des principaux membres du conseil du roi et du dauphin; 3o l’établissement d’un nouveau conseil entièrement pris dans le sein des États eux-mêmes. Licenciés le 2 novembre suivant par le dauphin, puis rappelés le 5 février 1357, ils réclament de nouveau, dans la séance du 3 mars, par l’organe de Robert le Coq, évêque de Laon, en même temps que la destitution de vingt-deux hauts fonctionnaires et la suspension de tous les officiers du royaume, la création d’un grand conseil de réformateurs généraux nommés par les États qui ordonneront souverainement de la guerre et des finances; dès le vendredi 10 mars, ils organisent ce grand conseil tiré de leur sein et qui concentre en ses mains tous les pouvoirs. Ce conseil n’était pas composé de 36 membres, comme le dit Froissart, mais seulement de 34 dont 11 appartenaient au clergé, 6 à la noblesse et dont 17 représentaient la bourgeoisie. M. Douet d’Arcq a publié leurs noms (Bibl. de l’École des Chartes, t. II, p. 382 et 383) qui se trouvent au dos d’un rouleau conservé au dép. des mss. de la Bibliothèque nationale. Par acte daté du Louvre lez Paris le 8 mars 1357 (n. st.), Charles, lieutenant du roi, nomma réformateurs généraux par tout le royaume ses amés les évêques de Nevers (Bertrand de Fumel), de Meaux (Philippe de Vitry, le traducteur d’Ovide, mort en juin 1361), et de Thérouanne (Gilles Aycelin de Montagu), maître Jean de Gonnelieu, doyen de Cambrai, maître Robert de Corbie; messire Mahieu, sire de Moucy, messire Jean de Conflans, maréchal de Champagne, chevaliers; Colard le Caucheteur, bourgeois d’Abbeville, Jean Godart, bourgeois de Paris (JJ89, no 150). Ces réformateurs se contentèrent d’imposer aux fonctionnaires convaincus de concussion des amendes pécuniaires (JJ89, nos 150, 319).
[47] Le combat où périt Godefroi de Harcourt eut lieu au mois de novembre 1356. M. Delisle a établi le premier, d’après une chronique inédite (Bibl. nat., mss., fonds français, no 4987, fo 61), que l’action, engagée sur la chaussée qui traverse les marais de Brévands (Manche, arr. Saint-Lô, c. Carentan, entre les embouchures de la Taute et de la Vire), en un lieu dit Cocbour, se termina près des gués de Saint-Clément (Calvados, arr. Bayeux, c. Isigny), non loin de l’endroit où Amauri de Meulan, lieutenant du dauphin Charles en Normandie, avait été battu et fait prisonnier peu de temps auparavant (JJ84, no 710). Le même savant a prouvé aussi que Robert de Clermont et le Baudrain de la Heuse, maréchaux de Normandie, et non Raoul de Renneval, commandaient les forces françaises. V. Delisle, Hist. du château de Saint-Sauveur-le-Vicomte, p. 92 à 108; Preuves, p. 142 et 143.
[48] Godefroi de Harcourt n’avait pas vendu, il avait légué, le 18 juillet 1356, au roi d’Angleterre son immense fortune territoriale dont il avait juré de frustrer son neveu Louis de Harcourt (Rymer, vol. III, p. 332). M. Delisle n’a pas trouvé mention dans les actes de ce Jean de l’Isle, auquel Édouard aurait confié, d’après Froissart, la garde du château de Saint-Sauveur; Pierre Pigache remplissait ces fonctions dès le 7 février 1357. Ibid., p. 111.
[49] Le prince de Galles et le roi Jean s’embarquèrent le mardi 11 avril 1357 à Bordeaux, où une trêve avait été conclue entre la France et l’Angleterre le 23 mars précédent; cette trêve devait durer deux ans (Rymer, vol. III, p. 348 à 351). Nous avons un acte du roi Jean daté de Bordeaux le 25 mars 1357 (n. st.). JJ84, no 801.
[50] Le prince et son prisonnier débarquèrent en Angleterre le jeudi 4 mai (Grandes Chroniques, t. VI, p. 58), probablement à Plymouth, selon la version des chroniqueurs anglais, qui pourraient bien avoir raison contre Froissart; car, dans l’ordre que le roi d’Angleterre expédia le 20 mars pour faire tout préparer sur la route de son fils et du roi son prisonnier, il est dit qu’ils devaient arriver à Plymouth (Rymer, vol. III, p. 348). Le mercredi 24 mai, ils firent leur entrée dans Londres où il était accouru une si grande foule pour les voir passer que le cortége, qui avait traversé à neuf heures du matin le pont de Londres, arriva au palais de Westminster à midi seulement.
[51] Nous avons en effet plusieurs actes émanés du roi Jean pendant les quatre premiers mois de son séjour en Angleterre, qui sont datés de Londres en août (JJ86, no 416); l’un de ces actes fut passé dans cette ville le 11 septembre 1357 (JJ89, no 247). Un acte passé le 7 juillet 1358 en présence du roi de France est daté du manoir de Savoie ès faubourgs de Londres (Rymer, vol. III, p. 401 et 402). L’hôtel de Savoie, résidence de Henri duc de Lancastre, était situé au sud du Strand, à côté de la rue qui a reçu dans ces derniers temps le nom de Wellington-Street. Il ne reste de ce grand palais que la chapelle, naguère reconstruite aux frais du gouvernement sur l’emplacement de l’ancienne détruite par un incendie en 1864.
[52] On connaît un acte du roi Jean daté du château de Windsor en octobre 1357 (JJ89, no 220).
[53] Il y a, comme l’a fait remarquer Dacier, trois erreurs capitales dans le peu de mots que dit Froissart, concernant cette trêve: 1o elle fut conclue, non en Angleterre, mais à Bordeaux, le 23 mars 1357, dix-neuf jours avant le départ du prince de Galles et du roi Jean pour l’Angleterre; 2o elle devait durer depuis le jour de Pâques (9 avril 1357) jusques à deux ans (21 avril 1359), et non jusqu’à la Saint-Jean-Baptiste; 3o Philippe de Navarre et les héritiers du comte de Montfort y étaient expressément compris; il convient d’ajouter toutefois qu’ils ne voulurent en tenir aucun compte, et c’est ce qui a pu induire Froissart en erreur sur ce dernier point.
[54] Ce traité fut signé à Berwick le 3 octobre 1357. Rymer, vol. III, p. 372 à 374.
[55] Henri, duc de Lancastre, n’ayant pu parvenir au commencement de septembre 1356 à opérer sa jonction par les Ponts-de-Cé avec le prince de Galles, mit le siége devant Rennes. Ce siége, qui suivit immédiatement le désastre de Poitiers et qui dura neuf mois, du 2 octobre 1356 au 5 juillet 1357, est le pendant du siége de Calais après la défaite de Crécy; une si longue et si honorable défense releva un peu les courages du côté des vaincus. Charles de Blois, alors prisonnier sur parole du roi d’Angleterre, se tint pendant toute la durée du siége à la cour du dauphin (Morice, Preuves, t. 1, col. 1513; JJ89, no 276; JJ85, no 115; JJ89, no 312). Le duc de Normandie envoya, dès le mois de décembre 1356, Thibaud, sire de Rochefort, au secours des assiégés (Morice, Preuves, t. 1, col. 1512 à 1514). En dépit de la trêve conclue à Bordeaux le 23 mars 1357, Lancastre ne voulait pas lever le siége de Rennes; il fallut deux lettres du roi d’Angleterre, la première en date du 28 avril, la seconde du 4 juillet 1357 (Rymer, vol. III, p. 353 et 359), pour vaincre la résistance de son lieutenant, qui n’en obligea pas moins les habitants de la ville assiégée, quoi qu’en aient dit des historiens bretons plus patriotes que véridiques, à se racheter et à payer au vainqueur une contribution de guerre considérable (Morice, Preuves, t. I, col. 1522).—Dans les premiers mois de 1357, Charles dauphin avait chargé Guillaume de Craon, son lieutenant en Anjou, Maine, Poitou et Touraine, d’inquiéter le duc de Lancastre et d’obliger les Anglais à lever le siége de Rennes (JJ89, nos 37 et 127). C’est alors seulement que Bertrand du Guesclin pénétra dans l’intérieur de la place, car, comme le dit Cuvelier dans son poëme (v. 1080 et 1081):
Mais Bertran du Guesclin se fu ès bois boutez,
A tamps n’y pot venir qui n’i pot estre entrez.
[56] Le bourg, la cité et le château d’Évreux avaient été conquis par le roi Jean au commencement de juin 1356. Voy. t. IV de cette édition, Sommaire, p. LXVIII, note 246.
[57] Nous ignorons si ce fut la ruse de guerre, prêtée par Froissart à Guillaume de Gauville, qui remit les Navarrais en possession du château d’Évreux, mais la date que notre chroniqueur assigne à cet événement est certainement fausse. En février 1358 (n. st.), Évreux appartenait encore au régent, qui délivrait des lettres de rémission à Guillaume de la Goderie, demeurant à Évreux, dont le valet avait acheté pour les garnisons anglaises des forteresses voisines de cette ville «anneaux et chapeaux de bièvre et les plumes....» JJ89, no 83.—On lit, d’un autre côté, dans les Grandes Chroniques (t. VI, p. 108), qu’au mois de mai 1358 Jean de Meudon, châtelain d’Évreux pour le roi de France, mit le feu à la ville d’Évreux, ce dont le roi de Navarre fut très-irrité. Le château d’Évreux avait été livré par trahison aux Navarrais avant le mois de septembre 1358, date de deux donations faites par le régent à Guillaume de Tronchevillier, chevalier, et Robinet Boulart, écuyer, des biens confisqués de Pierre du Bosc-Renoult et de Guillaume Houvet, écuyers, complices de la trahison du chastel d’Evreux à nos ennemis en ceste presente année (JJ87, nos 78 et 79). Froissart raconte que Guillaume de Gauville, pour apprivoiser encore plus sûrement le châtelain, lui parla d’une descente en Angleterre que devaient faire les Danois alliés de la France. Il y eut en effet, en 1358 et 1359, des négociations actives avec Valdemar III, roi de Danemark, qui aboutirent à un projet de descente des Danois en Angleterre pour la délivrance du roi Jean, dont le texte a été publié par M. Germain (Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, t. IV, p. 409 à 434). Voy. aussi le rapport de M. Delisle, Revue des Sociétés savantes, année 1866, 4e série, iv, 33.
[58] Le travail du baron de Zurlauben sur ce chef de compagnies (Hist. de l’Académie des Inscriptions, t. XXV, p. 153 à 168) n’est qu’un essai fort incomplet. Le savant baron répète, après Baluze, qu’Arnaud apparaît pour la première fois dans l’histoire à la bataille de Poitiers, tandis que nous avons plusieurs actes, antérieurs à cette date, qui le mentionnent: le premier, de février 1354 (n. st.), où le roi Jean assigne 200 livres de rente à Arnaud de Cervole, écuyer, en récompense de la part qu’il a prise au recouvrement des châteaux de Montravel, de Sainte-Foy près Bergerac (auj. Sainte-Foy-des-Vignes, hameau de Gineste, Dordogne, arr. Bergerac, c. Laforce), du Fleix (Dordogne, arr. Bergerac, c. Laforce), de Guitres (Gironde, arr. Libourne), et donne en outre au dit écuyer son château de Châteauneuf-sur-Charente (Charente, arr. Cognac), JJ82, no 93;—l’autre, du 27 août de la même année, où le roi de France accorde des lettres de rémission à Arnaud de Cervole, écuyer, qui, avec l’aide de Pierre de Cervole, chevalier, et de neuf autres complices, avait occupé après l’assassinat du connétable Charles d’Espagne les châteaux de Cognac, de Jarnac et de Merpins en Saintonge et avait fait mettre à mort vingt-sept de ses soudoyers en garnison dans lesdits châteaux, qui avaient volé blés, vins et draps aux habitants de Saint-Laurent (Saint-Laurent-de-Cognac, Charente, arr. et c. Cognac). JJ82, no 613.
[59] Au moyen âge, il arriva parfois qu’un archiprêtré fut inféodé, au temporel, à un laïque. Dom Vaissete dit (Hist. du Languedoc, t. IV, p. 292) qu’Arnaud possédait l’archiprêtré de Vezzins; mais où était situé cet archiprêtré? C’est ce que personne n’a encore établi jusqu’à ce jour. On lit dans Rymer (vol. III, p. 350) que les rois de France et d’Angleterre, en concluant à Bordeaux la trêve du 23 mars 1357, établirent l’un des quatre gardiens de cette trêve dans la vicomté de Limoges et en Berry, pour la partie du roi de France, «Mgr Arnaud de Servole, archiprestre de Velines.» Vélines (Dordogne, arr. Bergerac) donnait en effet jadis son nom à l’un des archiprêtrés du diocèse de Périgueux. Voy. le Dictionnaire topographique de la Dordogne, par le vicomte de Gourgues, Paris, 1873, in-4o, p. 335.
[60] On lit dans la seconde vie d’Innocent VI: «Mense julio (1357) miles quidam gasco, dictus Archipresbyter, collecta societate, intravit Provinciam, et plurima damna fecit et strages; propter quæ, tota curia romana stupefacta, papa, data pecunia, pro qua se Provinciales obligaverunt, ipsum abire fecit, et transitum per Avinionem concessit. Sed interim papa stipendiarios multos tenuit, civitatemque muris et portis ac fossatis munivit; ad quæ omnes clerici in curia romana degentes contribuere cogebantur.» (Bal., Vitæ pap. Aven., t. I, p. 350). On sait que les fortifications dont il est question dans ces dernières lignes subsistent encore. Cf. Léon Ménard, Hist. de Nismes, t. II, p. 182, et Preuves, p. 201.
[61] Cf. Jean le Bel, Chroniques, t. II, p. 215 et 216. Froissart reproduit ici à peu près littéralement le texte du chanoine de Liége. Le roi de Navarre, détenu au château d’Arleux, recouvra la liberté le mercredi 8 novembre 1357, grâce aux menées de Robert le Coq, qui avait fait demander à plusieurs reprises sa délivrance par les États, et à la complicité de Jean de Picquigny, gouverneur d’Artois, qui l’arracha par surprise de sa prison. La mise en liberté de Charles le Mauvais est certainement la faute la plus grave, nous dirions presque le plus grand crime qu’on puisse reprocher à Robert le Coq et à Étienne Marcel; car c’est le roi de Navarre qui, à peine délivré, fit occuper entre le 13 et le 25 décembre 1357, les environs de Paris par les compagnies anglo-navarraises cantonnées jusque-là sur les confins de la Bretagne et de la Normandie (Gr. Chron., t. VI, p. 71 à 73). Ces brigands étaient si bien aux ordres du roi de Navarre qu’on s’adressait à ce dernier plutôt qu’au dauphin pour obtenir des sauf-conduits, quand on voulait voyager de Paris à un point quelconque du royaume. Nous avons un de ces sauf-conduits accordé à deux chevaliers et daté de Paris le 12 mars 1358 (n. st.). Ibid., p. 96 et 97.
[62] Le 25 décembre 1358, Griffith ou Griffon de Galles quitta Montebourg en basse Normandie, où il avait longtemps tenu garnison, et vint occuper la forteresse de Becoiseau en Brie (auj. château de Mortcerf, Seine-et-Marne, arr. Coulommiers, c. Rozoy-en-Brie). JJ90, no 57.
[63] St-Arnoult-en-Yveline, Seine-et-Oise, arr. Rambouillet, c. Dourdan.
[64] Eure-et-Loir, arr. Chartres, c. Maintenon.
[65] Eure-et-Loir, arr. Châteaudun. Bonneval et le pays chartrain furent ravagés dès le mois de janvier 1357 par Philippe de Navarre qui fit une chevauchée de ce côté à la tête de huit cents hommes. Gr. Chron., t. VI, p. 52.
[66] Cloyes-sur-le-Loir, Eure-et-Loir, arr. Châteaudun.
[67] Les ennemis d’entre Paris et Chartres s’emparèrent d’Étampes, le mardi 16 janvier 1358, le jour même où se célébrait à Paris le mariage de Louis, comte d’Étampes, avec Jeanne d’Eu, veuve de Gautier duc d’Athènes tué à Poitiers, sœur du connétable Raoul d’Eu décapité à l’hôtel de Nesle (Gr. Chron., t. VI, p. 81). Dans les premiers mois de 1360, le comte d’Étampes emprunta 1000 moutons d’or à Guillaume Marcel, changeur à Paris, «pour la raençon du pais d’Estampes à paier aux Anglois», à raison de 400 moutons d’intérêt pour six semaines; il donna en gage son chapeau d’or du prix de 200 moutons. JJ91, no 399.
[68] Auj. Arpajon, Seine-et-Oise, arr. Corbeil. Le lundi 12 mars 1358 (Gr. Chron., t. VI, p. 95), la ville de Châtres (Arpajon) fut occupée et pillée par la garnison anglo-navarraise d’Épernon dont l’Anglais James Pipes était capitaine. James Pipes prenait le titre de lieutenant du roi de Navarre (Ibid., p. 108 et 109).
[69] Seine-et-Oise, arr. Corbeil, c. Arpajon. C’est à Montlhéry que les Anglo-navarrais de la garnison d’Épernon emmenèrent les prisonniers faits le lundi 12 mars 1358 au sac de Châtres (Arpajon). Gr. Chron., t. VI, p. 95.
[70] Seine-et-Marne, arr. Fontainebleau, c. la Chapelle-la-Reine.
[71] Seine-et-Oise, arr. Étampes.
[72] Seine-et-Marne, arr. Fontainebleau. Ce fut le 15 avril 1358 que les ennemis, qui étaient à Épernon, prirent et pillèrent Château-Landon. JJ90, nos 272, 421 et 422.
[73] Louis de Beaumont était capitaine pour le roi de France de la ville de Montargis en août 1358. JJ86, no 238.
[74] Yèvre-le-Châtel, Loiret, arr. et c. Pithiviers.
[75] Robert de Knolles ou Knolles avait fait ses premières armes en Bretagne dans la guerre de Montfort contre Charles de Blois. Dès avant le 10 juillet 1355, le roi d’Angleterre avait donné à ce partisan le château du Fougeray (le Grand-Fougeray, Ille-et-Vilaine, arr. Redon). Voy. Rymer, vol. III, p. 307, 312, 480, 485.—Jean le Bel dit (t. II, p. 216), qu’il était de basse extraction, Allemand d’origine et «parmentier de draps» avant de se faire brigand et soudoyer à pied; il fut promu chevalier au sac d’Auxerre le dimanche 10 mars 1359.