CHAPITRE X

Nous ne donnons pour ce chapitre qu'une bibliographie très sommaire. On trouvera l'essentiel dans la plupart des histoires de la littérature italienne. Cf. en particulier Gaspary, Storia della letteratura italiana, tradotta del tedesco dà N. Zingarelli, Turin, 1887, tome I.

A. Restori, Letteratura provenzale, p. 94 et suiv.

A. Thomas, Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge, Paris, 1883.

Schultz, Die Lebensverhältnisse der italienischen Trobadors (Zeitschrift für rom. Phil., VII, 187).

A. Jeanroy, Les origines de la poésie lyrique en France, p. 223-273 (La poésie française en Italie).

Bartoli, I primi due secoli della letteratura italiana, Milan, 1880.

Gaspary, La scuola poetica siciliana del secolo XIII (traduction), Livourne, 1882.

Fauriel, Dante et les origines de la langue et de la littérature italiennes, tome I, leçons VII et VIII.

Paul Meyer, Influence des troubadours sur la poésie des peuples romans, Romania, V, 266. L'ouvrage de Baret sur le même sujet est vieilli.

Cf. enfin pour Dante et le XIVe siècle la grande histoire littéraire de l'Italie intitulée: Storia letteraria d'Italia, scritta di una societa di professori, Milan; tome III, Dante (par M. Zingarelli); tome V, Il Trecento (par G. Volpi).

[1] Cf. la pièce Bona aventura... Mahn, Gedichte, nº 375. Cependant les troubadours viennent plus nombreux à la cour de Frédéric II à la suite de la croisade contre les Albigeois. (Cf. C. Appel, Deutsche Geschichte in der provenzalischen Dichtung, Breslau, 1907.) Parmi les troubadours qui ont été en relations avec l'Italie M. Restori cite: Bernard de Ventadour, Peirol, Cadenet, Bernard de Bondeillo, Elias Cairel, Peire Cardenal, Cavaire, Palais, Pistoleta, etc.: près d'une trentaine. Lett. prov., p. 100, n. 1.

[2] Appel, Prov. Chr., nº 92.

[3] Chose piquante, ces vers italiens écrits par un poète provençal sont à peu près les plus anciens de la poésie italienne; cf. Gaspary, op. laud., p. 48.

[4] Bartsch, Chr. Prov., col. 128.

[5] Diez, Leben und Werke, p. 236.

[6] Saint-Nicolas de Bari: le comte de Champagne et celui de Bar faisaient partie de l'expédition. Mais est-ce Saint-Nicolas de Bar ou de Bari qu'il faut entendre? Sans doute de Bari.

[7] Raynouard, Choix, IV, 277.

[8] Cf. Diez, Leben und Werke, p. 239.

[9] Gaspary, op. laud., p. 53. Cf. pour le paragraphe suivant Gaspary, ibid. et Hauvette, Littérature italienne, p. 49.

[10] Boniface Calvó a été édité par M. Pelaez, Turin, 1897 (Extrait du Giornale Storico della letteratura italiana, XXVIII-XXIX).

[11] Diez, Leben und Werke, p. 392.

[12] Raynouard, Choix, III, 446.

[13] Mahn, Gedichte, nº 553.

[14] Cf. sur Sordel Vita e poesie di Sordello di Goito per Cesare de Lollis, Halle, 1896 (Romanische Bibliothek, XI).

[15] Ibid., p. 58.

[16] Ed. de Lollis, V.

[17] Sur Bertrand d'Alamanon, cf. l'édition Salverda de Grave, Toulouse (Bibliothèque méridionale).

[18] Peire Bremon, Raynouard, Choix, IV, 70.

[19] Ed. de Lollis, p. 17.

[20] Cf. le vers connu de Montanhagol: D'amor mou castitatz (d'amour vient la chasteté).

[21] Cf. Fauriel, Dante, I, 504.

[22] Sauf une exception; cf. éd. de Lollis, Introduction.

[23] La Vita Nuova a été composée en 1292 suivant Gaspary, Storia lett. ital., I, 450.

[24] Fauriel, Dante, I, 340.

[25] Vita Nuova, trad. Delécluze, Paris, 1853.

[26] Ibid.

[27] Dante connaissait sans doute la plupart des troubadours (du XIIe s. et du début du XIIIe) dont les œuvres nous sont parvenues: Bernard de Ventadour, Peire Rogier et Arnaut de Mareuil, Guillem de Cabestanh et Jaufre Rudel, etc. Il connaissait sans doute aussi les biographies des troubadours. Cf. Zingarelli, Dante, p. 70-71 (Storia lett. ital., III). Cf. Chaytor, The troubadours of Dante, Oxford, 1902.

Ce n'est pas le lieu d'insister ici sur le dolce stil nuovo et sur ses origines. On peut voir là-dessus les deux ou trois ouvrages suivants qui ont en partie renouvelé le sujet: K. Vossler, Die philosophischen Grundlagen zum «Süssen Neuen Stil» des Guido Guinicelli, Guido Cavalcanti, und Dante Alighieri, Heidelberg, 1904; Cesare de Lollis, Dolce stil nuovo e «noel dig de nova maestria», in Studj Medievali, I, p. 5-23; Paolo Savj-Lopez, Trovatori e Poeti (Biblioteca «Sandron» di Scienze et Lettere, nº 30). Le premier de ces auteurs est en désaccord sur plusieurs points essentiels avec les deux autres. Le fond de son travail—exposé d'ailleurs sous forme un peu trop didactique—est que la morale chrétienne et la philosophie scolastique ont été d'une importance capitale dans la transformation du vieux «style» en «style» nouveau. Les deux autres auteurs ont une tendance à rechercher chez les derniers troubadours les traces, les germes du nouveau «style»; il est certain que des troubadours comme Montanhagol, quand ils parlaient du «noel dig de nova maestria», sentaient qu'ils s'éloignaient des anciens modèles et le dernier troubadour Guiraut Riquier se rapproche beaucoup, par sa conception supraterrestre et mystique de l'amour, du «dolce stil nuovo». Aucun des deux ne paraît avoir été connu en Italie, mais il n'en est pas de même de Sordel dont la doctrine sur l'amour se rapproche tant de celle de Montanhagol.

A propos du «pardon des offenses», dont il est question à la fin de la chanson de Dante, M. Savj-Lopez rapproche de ces mots un passage semblable du dernier troubadour Guiraut Riquier; ce n'est là qu'une coïncidence, mais qui montre que l'évolution de la poésie provençale en décadence est sur certains points parallèle à celle de la lyrique italienne (Trovatori e Poeti, p. 66).

[28] Cf. Gidel, Les troubadours et Pétrarque (Thèse de Paris, 1857). L'ouvrage est vieilli, mais les rapprochements, que Gidel est un des premiers à avoir indiqués, sont nombreux; trop nombreux même, car plusieurs ne sont exacts qu'en apparence.

[29] «Il se privait...» Cf. Gaspary, Storia della lett. ital., p. 296.

[30] Cette citation et celles qui suivent sont empruntées à l'ouvrage de Gidel, p. 109, 121, 130.

[31] Gaspary, op. laud., p. 401-402.

[32] On peut lire cette histoire dans l'excellent livre que M. Antoine Thomas a jadis consacré à Francesco da Barberino et la littérature provençale en Italie au Moyen âge, Paris, 1883.