Notes
[ [1] Nous avons, à notre grand étonnement, retrouvé cette opinion dans Gérard de Nerval: Bohême galante (1 vol. in-12, 1856). Voyez le chapitre intitulé: Les poètes au seizième siècle, p. 17.
[ [2] Consultez le catalogue de la Bibliothèque elzevirienne, dont l'éditeur, M. Jannet, a si bien mérité des lettres; et encore l'ouvrage suivant: Théâtre français au moyen âge, publié par Monmerqué et Francisque Michel.—Paris, Didot, 1839, 1 vol. in-4o.
[ [3] Quoique ces deux farces soient foncièrement religieuses et morales; elles contiennent plus d'une pointe contre l'état monastique, dont les abus se faisaient alors vivement sentir; elles se trouvent au milieu d'un certain nombre de poésies huguenotes du bon Marot, dans un recueil commencé en 1536 par un nommé Julyot, que je soupçonne fort d'avoir partagé les croyances nouvelles.
[ [4] Voyez page 35, note [15].
[ [5] Que propre, qu'honnête: toutefois l'enjambement me paraît joli.
[ [6] Cette phrase et le je croy que non ci-dessus peignent mieux que tout au monde la naïveté de l'enfant.
[ [7] La fin de ce vers manque dans le manuscrit.
[ [8] C'était l'usage en France de s'embrasser au lieu de se saluer, surtout dans les hautes classes. On lit dans H. Estienne: «En France, le baiser entre gentilshommes et gentefemmes, et ceux et celles qui en portent le nom, est permis et est trouvé honneste, soit qu'il y ait parenté, soit qu'il n'y en ait point.» (Apologie pour Hérodote. Discours préliminaire, p. xxxi.) Cet usage persista longtemps et ne disparut que lorsque le peuple l'eut adopté: on le retrouve en province au fond des campagnes.
[ [9] Voilà bien l'amoureux timide que nous vous avons annoncé.
[ [10] Catherine aurait été bien mal reçue à faire cette question à un Périgourdin: encore aujourd'hui, ces provinciaux aimables ne vous saluent jamais qu'en vous disant: Adieu.
[ [11] En cueur, etc., au milieu de vieux habits, de vilains personnages.
[ [12] L'immortel auteur de Tartufe ne désavouerait pas cette tirade. C'est Dorine qui parle, ou tout autre forte en gueule, comme son génie les savait créer.
[ [13] De lyesse banny, cette expression était recherchée: on sait que François Habert, poète de ce temps, prenait habituellement le surnom de Banny de lyesse.
[ [14] Ce proverbe en rappelle d'autres du même genre; mais, tel qu'il est, je ne l'avais pas encore rencontré.
[ [15] Les deux jolies farces de Marguerite d'Angoulême, publiées pour la première fois par M. Le Roux de Lincy, dans son édition de l'Heptameron, et les nôtres, ont entre elles mille points de rapprochement. Nos lecteurs peuvent juger si nous nous sommes trop avancé, en attribuant la Fille abhorrant mariaige et la Vierge repentie à l'illustre princesse. Il est certain que la plupart de ses œuvres ont été égarées; on n'en connaît que huit, et Branthome a écrit: «Elle composoit souvent des comédies et des moralités, qu'on appelloit dans ce temps là des pastoralles, qu'elle faisoit jouer et représenter par les filles de la cour.» Nous publierons très prochainement une Étude sur Marguerite d'Angoulême, auteur dramatique; on y trouvera des détails plus étendus à ce sujet, ainsi que dans les notes de l'édition de Branthome, que va publier M. Prosper Mérimée en collaboration avec nous. (Bibliothèque elzevirienne, de P. Jannet.)