Profession de foi
A Monsieur le Professeur R. du Roure.
Je veux être moi-même, et je suis canadienne!
Je suis fière du sang de l’aïeul maternel,
Vieux soldat à l’ardeur napoléonienne
Et du nom des Valois, c’est un legs paternel.
Ces choses vous diront mon orgueil de la France
De ses mots rayonnant “d’azur et de cristal”
Mais au fond de mon cœur, j’aime de préférence
Mon pays vert ou blanc, j’y suis née... est-ce un mal?
Si de Châteaubriand, l’âme sonore et tendre
En vous trouve un écho, notre beau Canada
Vous saurez l’admirer, mieux encor, le défendre!
Vous comprendrez mon cœur, je me nomme
Atala.
Atala un nom purement canadien.
NOTES
[1] Cette poésie a été écrite peu de temps après la mort de mon père.
[2] On se rappelle que M. Fréchette a été trouvé sous une averse, foudroyé par le mal dont il est mort.
[3] L’auteur demande pardon pour cette boutade, à toutes celles qui se reconnaîtront dans ce portrait.