Un Rêve
Pour le concours de Gaétane.
J’ai rêvé pour nous deux d’un éternel printemps
Avec un soleil d’or égayant la colline,
Ou nous allons souvent lorsque le jour s’incline,
Tout émus, contempler les déclins éclatants.
Sur le riant plateau que le zénith domine,
A l’ombre des vieux pins qui bravent les autans,
Nous y ferions bâtir à l’épreuve du temps
Un asile au bonheur, à l’extase divine!
Nous verrions là des ans dénier l’heureux cours;
Seul le babil des nids troublerait le silence
De ce très doux séjour borné dans sa distance.
Des rosiers fleuriraient sans craindre les retours
Des âpres vents d’automne, et notre amour immense
Captif en cet Eden, rayonnerait... toujours!