FAMILLE MANDÉ-BAMMANA
Nous avons vu dans les chapitres précédents comment, à la suite des conquêtes de Mohammed Askia, l’empire de Mali se trouvait divisé en cinq gouvernements ou groupements distincts. A cette même époque beaucoup d’autres peuples qui faisaient partie de ce vaste empire s’en détachèrent. Tels sont les Siène-ré, les Tagoua, les Bobo-Dioula, etc., et en particulier les Gondja.
Enfin les Soso disparurent également et s’éloignèrent du théâtre de ces événements. L’arrivée des troupes marocaines du pacha Diodar en 1587 et la conquête de l’ancien empire sonr’ay par les troupes marocaines permirent aux peuples de race mandé d’espérer un moment la reconstitution de leur royaume. Aussi une fraction d’entre eux ne tarda pas à se lever en masse et à chercher à s’emparer du pouvoir.
Cette fraction est celle des Bammana. Ayant concouru autrefois, au même titre que les autres, à former l’empire de Mali, elle cherchait tout simplement à le reconquérir à son profit.
Ce mouvement des Bammana eut lieu vraisemblablement dans la première moitié du XVIIe siècle : les données que nous possédons sont précises à cet égard. On peut, sans commettre une erreur de plus d’une dizaine d’années, estimer que c’est en l’an 1650 que les Bammana apparaissent sur le haut Niger (dans le Ségou) sous la conduite de Kaladian Kouroubari.
D’où venaient ces Bammana ? Le docteur Quintin dit qu’ils viennent du Torong d’après la tradition ; c’est ce qu’on nous a appris aussi ; mais là où nous différons d’avis, c’est que nous pensons que les Bammana habitaient déjà depuis de longues années des régions beaucoup plus rapprochées du Ségou que le Torong, et qu’on les trouvait aussi nombreux qu’aujourd’hui dans le Baninko, le Bolé, le Ganadougou et le nord de l’empire de Samory[77]. Le docteur Quintin ajoute que c’est pour la seconde fois qu’ils fuyaient l’Islam.
Quel est donc le peuple qui aurait cherché à les convertir à l’Islam ? C’est vainement que nous nous sommes posé cette question.
Il n’existe aucun peuple, à notre connaissance, qui à cette époque-là aurait été à même de faire des conquêtes religieuses, si ce n’est les Mandé eux-mêmes, c’est-à-dire les Mandé-Mali et les Mandé-Dioula. Ce sont donc ces deux fractions de la race mandé qui par leur zèle pour la religion et leur fanatisme auraient provoqué un déplacement chez la fraction des Bammana. Cela peut exister, et nous y croyons bien volontiers, mais nous pensons que là n’est pas la seule cause qui ait déterminé les Bammana à se remuer, c’est surtout le désir d’arriver à leur tour au pouvoir, la soif d’indépendance qui les a portés sur le Ségou.
Ce pays était occupé par des Sonni-nké au moment de l’arrivée des Bammana ; et ces derniers ont dû s’y établir sans lutte, car ni les légendes que je connais, ni les traditions rapportées au docteur Quintin lors de son séjour à Ségou, ne font mention de luttes violentes.
Ce que l’on sait, c’est que Kaladian Kouroubari, premier chef bammana, qui avait six fils, en établit cinq sur la rive droite du Niger et un, l’aîné, à Sountian, près de Mourdia, en plein Bélédougou.
Kaladian, pendant son règne, reconstitua en partie l’ancien empire de Mali.
A la mort de Kaladian, vers 1680, succéda une période de gouvernement oligarchique pendant laquelle l’influence des Bammana diminua au profit des Sonni-nké.
Vers 1700, Bittou, appelé aussi Tigui-Ton, arrière-petit-fils de Kaladian Kouroubari, et petit-fils de Danfasari, réussit à mettre tous les districts bammana sous son pouvoir.
Il fit fortifier Ségou-Koro, dont il était le chef, fit la guerre à la plupart de ses cousins, héritiers de Boufouné et de Sakhaba, mais la tradition ne dit pas s’il réussit à les rendre tributaires, ou s’il se borna simplement à piller leurs domaines.
Bittou régna plus de trente ans. Il eut quatre fils : Diécoro, Bagny, Bakary, Diatalaké.
1732. — Diécoro, fils aîné de Bittou, succéda à son père ; il fixa sa résidence à Ségou-Bougou, et fonda pendant son règne Ségou-Sikoro.
Ce chef, se voyant déborder par ses captifs influents, chefs de districts institués par son père, résolut de se défaire des plus influents, mais son plan fut découvert et il fut assassiné par ses captifs avant d’avoir pu le mettre à exécution.
1740. — Bakary, troisième fils de Bittou, succède à son frère Diécoro, mais ce roi disparut quinze jours après son avènement sans que personne sût ce qu’il était devenu. Avec lui finit la dynastie des Kouroubari.
Les chefs des villages importants et les captifs influents élevèrent au pouvoir un des leurs, de la famille des Diara. Il régna sous le nom de Tomassa Diara et mourut en 1743.
De 1743 à 1746 règne un métis peul nommé Kanoubagnouma Mbari ; il est élevé au pouvoir par les captifs de la couronne. Ce roi meurt également après trois années de règne.
1746-1748. — Kafadiougou ne règne, lui aussi, que trois ans.
De 1748 à 1754. — A la mort de Kafadiougou survinrent une période d’anarchie et une série de guerres entre les chefs influents bammana et sonni-nké qui cherchaient à arriver au pouvoir. Barth[78] dit que les deux principaux chefs qui se mirent à la tête chacun d’un parti se nommaient Dabo et Sagoné et étaient fils du faran ou farba Mahmadou.
Le souvenir de ces luttes s’est perpétué chez les noirs, et surtout chez les Diawara du Ségou, mais les généalogies de Dabo et Sagoné sont perdues. Ce que je puis affirmer, c’est que les griots diawara dans leurs chants ne considèrent pas Dabo et Sagoné comme des frères, mais comme de simples chefs ayant cherché à accaparer le pouvoir. Dans la tradition on désigne souvent Dabo sous le nom de Ngolo, et Sagoné sous le nom de Sangué. Ces noms se retrouvent aussi dans l’ouvrage du docteur Quintin.
Cette lutte pour le pouvoir dura trois longues années et ne se termina que grâce à la mort de Sagoné, qui fut tué près de Ségou-Sikoro en 1754 ; elle eut pour résultat :
1o De consolider les Bammana dans le Bélédougou, le Nioro et le Ségou ;
2o De permettre aux Ahel-Semborou, fraction de Foulbé, de s’établir dans le nord du Bakhounou ;
3o De fixer les Ouled-Masouk, fraction des Ouled-Mbarek, sur les limites du Bakhounou.
Ce fut Hennoun ben Bohedel ould Mebarek, qui avait conduit les Ouled-Masouk à la guerre, qui fut, d’après les traditions, investi du pouvoir et proclamé régent du Bakhounou. Barth nous a rapporté le nom des successeurs de Hennoun, et comme l’un d’eux a été visité par Mungo-Park en 1796-1797, et que nous savons que précisément celui-là régna près de 40 ans, nous pouvons facilement déduire les dates approximatives de l’avènement des autres.
Ainsi Ali ould Omar régna près de 40 ans et reçut la visite de Mungo-Park peu de temps avant sa mort. Mungo-Park y était en 1797 : la date probable de la mort du chef est donc environ 1800 ; s’il a régné près de 40 ans, mettons 38 ans, la date de son avènement serait 1762.
Le prédécesseur d’Ali ouled Omar fut Omar ouled Hennoun, puissant chef qui donna son nom à cette dynastie (celle des Ouled-Omar ou Loudamar, comme les nomme Mungo-Park). Nous estimons qu’il a régné de 1754 à 1762, c’est-à-dire 8 ou 9 ans.
Quant au prédécesseur d’Omar ouled Hennoun, c’est précisément Hennoun ben Bohedel ouled Mbarek, celui qui mena les Ouled-Masouk à la guerre. Celui-là régna de 1751 à 1754, fort probablement ; nous arrivons donc à une concordance de dates qui laisse peu à désirer comme exactitude.
Les fractions sonni-nké-siawara qui prirent part à cette lutte sont aujourd’hui dispersées, cependant nous avons pu retrouver leurs traces. (Voir [page 381,] au chapitre Sonni-nké.)
L’autre fraction sonni-nké, celle des Ahel-Massa ou Sâro, se retira en partie vers Djenné, où on la trouve encore disséminée aux environs de Sâro même ; elle parle un dialecte mandé-sonr’ay dont on m’a souvent entretenu, mais dont je n’ai pas eu la bonne fortune de rapporter de vocabulaire.
Quant aux Mandé-Mali-nké qui prirent part à la lutte, ils se replièrent à travers le Gangaran et le Bambouk, vers le Bouré et le sud en général. Quelques-unes de leurs tribus ont conservé jusqu’aujourd’hui le surnom de Mali-nké-Dabo ou Ngolo.
1754 à 1787. — Ngolo ou Dabo, resté seul maître du pays, fixa sa résidence à Ségou-Sikoro et répartit le commandement de son royaume entre ses cinq fils[79] :
Nji, l’aîné, commanda à Bammabougou ; Mansong, le second, à Mbébala ; Nianancoro, le troisième, à Ségou-Koro ; Diakélé, le quatrième, à Kéréniou ; enfin Mamourou, le plus jeune, vivait avec son père.
C’est sous le règne de ce souverain et pendant la guerre entre Sagoné et lui, que se produisit un important mouvement des Foulbé, qui s’acheminaient lentement à travers la boucle du Niger et s’avançaient jusque dans le nord du Bélédougou.
Hennoun ben Bohedel ould Mebarek avait concédé aux Foulbé l’occupation de quelques villes dans le Bakhounou, mais son fils, Omar ouled Hennoun, leur enleva ce privilège et les chassa de la région. Ngolo, lui aussi, en purgea son territoire et les força à s’installer dans le Ganadougou et le Ouassoulou, où, mélangés aux Mandé, ils ne tardèrent pas à se noyer parmi eux. Du Peul ils n’ont conservé que vaguement les traits et leurs noms de tribus.
Ngolo, disent les traditions, établit son autorité de Bammako à Tombouctou et fit pendant huit ans la guerre aux Foulbé du Kalari.
C’est peu de temps après la fin de son règne que le Macina fut fondé par le Peul Ahmadou Amat Labbo (en 1790), qui s’empara du pouvoir sur Galadjo, chef tombo (autochtone). Le nouvel État, d’après les indigènes que nous avons interrogés, fut érigé sous la suzeraineté du royaume bammana du Ségou. Ce qui tendrait à le prouver, c’est que Ngolo était maître du Niger jusqu’à Tombouctou, et qu’en 1810 Da Diara, son successeur, avait encore à sa cour un des fils d’Ahmadou Amat Labbo comme otage.
On dit également qu’il fit deux expéditions contre les Mossi. Ce fut dans la dernière qu’il trouva la mort au bout de six semaines de maladie.
« Son armée, dit le docteur Quintin, rentra à Ségou, emportant avec elle les restes de son chef, qui furent placés, selon la coutume du pays, dans la peau d’un bœuf noir tué tout exprès pour la circonstance.
« A Ségou, on fit à Ngolo des funérailles magnifiques, mais ce qu’il y a de plus flatteur pour ce souverain, c’est qu’il fut très aimé de ses sujets et qu’il laissa de vifs et sincères regrets dans son pays. Il avait régné 33 ans. »
1787-1808. — Nji, fils aîné de Ngolo, étant mort dans les expéditions contre les Foulbé, ce fut Mansong, deuxième fils de Ngolo, qui succéda à son père.
Niancoro, troisième fils, conteste le pouvoir à Mansong, marche contre lui avec ses partisans et appelle à son secours Daisé Kouroubari, roi du Kaarta.
Niancoro fut fait prisonnier et son parti mit bas les armes. Ce conflit et l’intervention de Daisé Kouroubari[80] servirent de prétexte à Mansong pour envahir le Kaarta et le mettre à sac.
Mansong expéditionna aussi dans le Fouladougou, le ravagea presque entièrement, mais ne réussit pas à s’emparer de Bangassi, sa capitale, qui était défendue par Séré-Noumou.
Mansong[81] mourut vers l’année 1808, après 21 ans de règne.
1808 à 1830. — Da Diara, deuxième fils de Mansong, succède à son père. Pendant presque tout le règne de Mansong, Ahmadou Amat Labbo fut chef du Macina. Ces deux pays ne vivaient pas en absolue bonne intelligence. Le Macina, jeune État, n’osait pas encore attaquer les Bammana, il attendait cependant une occasion propice pour se mesurer avec son voisin et s’affranchir de sa tutelle.
Une circonstance fortuite, querelle d’un fils d’Ahmadou Amat Labbo avec des gens de Ségou, fut le prétexte d’une guerre qui éclata en 1810[82] et dans laquelle Da fut assez heureux pour conserver comme tributaire le Fouta, c’est-à-dire la partie du Macina située sur la rive droite du Niger, tout en maintenant sa suzeraineté sur le Macina proprement dit, situé sur la rive gauche du Niger, avec Ténenkou comme capitale. Cependant, en 1828, Ahmadou Cheikh, fils d’Ahmadou Amat Labbo, conquit, dans des circonstances qu’on n’a jamais pu nous expliquer, le Djenné sur le Ségou.
Da fut le dernier roi du Ségou qui fit la guerre aux Kouroubari du Kaarta. La paix termina heureusement une série de guerres qui, commencée sous le règne de Nji, vers 1796, ne se termina que vers 1829, quelques années avant le voyage d’Anne Raffenel.
L’origine de ces guerres entre les Bammana-Kouroubari et les Bammana-Diara date, comme nous l’avons vu, de 1796, époque où Daisé, roi du Kaarta, voulait prêter main-forte à Nianancoro contre Mansong, mais la querelle sourde, l’hostilité permanente, date de l’arrivée au pouvoir des fils de Kaladian.
On se souvient que le roi institua souverain d’une partie du Bélédougou son fils Sakhaba, qui résida à Sountian, près de Mourdia. Sakhaba sut conserver le pouvoir et le transmit à ses fils, lorsque vers l’an 1700 Bitton ou Tigui-Tou, petit-fils de Dansafari, fils de Kaladian, voulut réunir sous son sceptre tous les États Bammana et fit la guerre aux descendants de Sakhaba.
Foulikoro, petit-fils de Sakhaba, fut tué dans un combat contre Bitton, et le frère de Foulikoro, nommé Seybammana, dut s’enfuir devant Bitton et se réfugier dans le Khasso, où il fut élu roi.
Il ne restait donc personne pour gouverner le Kaarta. C’est alors que les Kouroubari se donnèrent comme chef Sébé Kouroubari, connu surtout sous le nom de Sébé Massa[83]. Ce chef donna son nom à la dynastie. Il régnait à Nioro en 1754 et eut comme successeur Daisé Kouroubari, qui régnait dans le Kaarta lors du passage de Mungo-Park en 1796. Les noms des successeurs de Daisé nous ont été transmis par Raffenel, ainsi que l’histoire moderne détaillée du Kaarta. Nous nous bornerons à ajouter que les Massa-si ont conservé le pouvoir jusqu’à l’apparition d’El-Hadj Omar. A cette époque c’était Mahmady Kandian Kouroubari Massa-si[84] qui gouvernait Nioro. Ses descendants se sont réfugiés depuis sur la rive gauche du Sénégal, et Mari Ciré Kouroubari Massa-si, héritier présomptif, habite encore un village près de Fatafi, sur les confins du Gangaran.
1830 à 1842. — Tiéfolo, fils aîné de Mansong, succède à son frère. Il n’arrive au pouvoir qu’après le cadet, à cause d’une question de priorité d’heure d’arrivée des courriers. Tiéfolo était né le même jour que Da, mais était fils d’une autre mère, réputée de moins bonne famille que la mère de Da.
C’est pendant que Tiéfolo était au pouvoir qu’El-Hadj Omar passa à Ségou revenant de La Mecque. Tiéfolo fit arrêter le pèlerin et le fit mettre aux fers, mais il dut céder aux instances des musulmans influents qui lui représentaient cet acte comme devant lui porter malheur et mettre El-Hadj en liberté. Tiéfolo mourut après 12 ans de règne.
1842 à 1848. — Kériengolé, dont nous ne connaissons pas le degré de parenté avec Mansong, succéda à Tiéfolo. Son règne, qui dura 7 ans, ne fut troublé que par une guerre qu’il soutint contre le nord du Bélédougou et principalement avec Mourdia.
1848 à 1849. — Nialouma Koua, frère de Kériengolé, ne régna que 9 mois. Il eut pour successeur :
1849 à 1855. — Massala Demba, qui régna 6 ans.
1855 à 1859. — Le septième fils de Mansong, Torocoro Mary Diara, monte sur le trône. Pendant son règne il entra en pourparlers avec des émissaires d’El-Hadj Omar, déjà très puissant, pour la soumission du Ségou, ce qui fit naître un mécontentement général dans le Ségou et coûta la vie à Torocoro, qui mourut empoisonné en 1859.
1859 à 1861. — Aly Diara, huitième fils de Mansong, succède à son frère Torocoro Mary Diara.
Ce prince lutta avec énergie contre El-Hadj Omar, et, malgré la soumission du Kaarta que le prophète venait d’obtenir sur Mahmady Kandian Kouroubari, Aly Diara résista.
Il se fortifia dans Oïtala, mais El-Hadj Omar, après des alternatives de revers et de fortune, s’en empara et occupa Sansanding.
A ce moment Aly Diara obtint d’Ahmadou Cheikhou, fils d’Ahmadou Cheikh et petit-fils d’Ahmadou Amat Labbo, une armée de 15000 hommes qui lui arriva sous les ordres d’un oncle d’Ahmadou Cheikhou, nommé Ba Lobbo. Mais l’armée bambara-macinienne fut battue, et cette victoire donna l’entrée du Ségou à El-Hadj Omar (10 mars 1861).
El-Hadj Omar procéda immédiatement à la réorganisation du Ségou, et institua Ahmadou, son fils aîné, roi du Ségou. C’est lui que visitèrent Mage et Quintin, Gallieni, Soleillet, etc., et que le colonel Archinard vient de battre successivement à Ouosébougou, Kalé, Koniakary et Nioro.
A la prise du Ségou, au commencement de 1890, Ahmadou, coupé du Ségou, habitait le Kaarta et le Nioro, et son fils aîné, Madané, gouvernait le Ségou. A l’approche des troupes du colonel Archinard, Madané prit la fuite et se réfugia dans le Macina.
Quant à Ahmadou Cheikhou, l’allié d’Aly Diara, battu à Saëwel par El-Hadj Omar, il s’enfuit vers Tombouctou et fut fait prisonnier peu après par Alpha Oumar, lieutenant d’El-Hadj, qui le fit décapiter. La dynastie d’Ahmadou Amat Labbo et celle de Ngolo Diara furent donc toutes les deux anéanties par El-Hadj Omar, qui donna le Ségou à son fils Ahmadou, tandis que le Macina tomba entre les mains de Tidiani, son neveu.