LETTRE XXXII.
Madame de Lebensei à mademoiselle d'Albémar.
Paris, ce 30 juin 1792.
Madame de Mondoville est tombée tout à coup très-malade, mademoiselle; elle s'obstine à vouloir nourrir son enfant, dans cet état, et si l'on n'obtient pas d'elle d'y renoncer, sa mort est certaine. Je vous donnerai de ses nouvelles exactement; mon mari ne quitte pas M. de Mondoville. Ne mandez pas à madame d'Albémar la situation de Matilde; il faut lui épargner des impressions trop mêlées, trop diverses, pour ne pas agiter vivement son coeur. Soyez sûre que je ne passerai pas un jour sans vous informer de la santé de madame de Mondoville. Nous nous entendons sans nous exprimer. Adieu, mademoiselle.