18. PHOTOS EN COULEUR
= Carte
[001] Carte de la région du Mont Saint-Michel.
= Saint-Martin-le-Vieux
[002] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l’église romane, avec le mur sud de la nef (11e siècle) et le double campanile ajouté au 16e siècle. L’ensemble est envahi par la végétation. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Les arcs et piédroits des ouvertures sont en granit. Le schiste est la pierre locale. Le granit provient du massif granitique de Vire affleurant à quelques kilomètres au sud.
[003] Saint-Martin-le-Vieux. Les ruines de l'église romane. Entre le choeur (remanié) et la nef romane, le double campanile ajouté au 16e siècle et édifié en granit rose de Chausey. Pendant la Révolution, l’église servit d’arsenal et tout son mobilier fut vendu. Elle fut rendue au culte en 1801. Vétuste, elle ne fut plus utilisée à partir de 1805. La paroisse fut rattachée à celle de Bréhal, situé à deux kilomètres.
[004] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane. La grande baie à l’arc surbaissé date sans doute du 16e siècle, tout comme le double campanile. A droite de la grande baie, on distingue une petite baie romane bouchée, au cintre creusé dans un linteau monolithe de granit.
[005] Saint-Martin-le-Vieux. Le mur sud de la nef romane et sa porte, avec son cintre surbaissé et ses piédroits aux contours chanfreinés. La petite baie présente sur la gauche est elle aussi romane. Son cintre est creusé dans un linteau monolithe de granit. La petite baie trilobée située au-dessus de la porte date sans doute du 16e siècle.
= Bréville
[006] Bréville. L’église romane, vue de loin, et ses alentours. Le village de Bréville est situé sur la côte à six kilomètres au nord de Granville.
[007] Bréville. L’église romane perdue dans les arbres. L’église est placée sous le vocable de Notre-Dame. Le second saint est Saint Hélier.
[008] Bréville. L’église romane est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées à chevet plat. La tour carrée s’élève entre choeur et nef. Les parties romanes datent de la deuxième moitié du 12e siècle. Ce sont la majeure partie de la nef, la base de la tour et les murs latéraux du choeur.
[009] Bréville. L’église romane. La construction à cinq pans située dans le prolongement du choeur fut ajoutée au 19e siècle pour abriter la sacristie.
[010] Bréville. La tour, située entre choeur et nef. Sa base est romane. L’étage et la flèche datent de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste. Le granit est utilisé pour les contreforts, le pourtour des ouvertures, les pilastres, les colonnes et les arcs. Le schiste et le granit sont tous deux des matériaux locaux.
[011] Bréville. L’étage et la flèche de la tour. L’étage est percé sur chaque face d’une ouverture longue et étroite. Au-dessus s’élève une flèche octogonale de pierre aux angles adoucis par des tores, avec un petit gâble à fines colonnettes situé dans le prolongement de chaque ouverture.
[012] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. L'arcade en plein-cintre de cette porte est formée d’une voussure moulurée d’un tore suivi d’un chanfrein sculpté de dents-de-scie peu visibles. Le claveau central de la voussure est orné d’une grande tête sculptée en fort relief. L’archivolte est formée d’un épais bandeau orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. L’archivolte repose à droite sur une pierre sculptée d’une tête humaine. A gauche, elle disparaît dans les maçonneries de la nef. Les corbeilles des chapiteaux des colonnettes engagées sont sculptées de deux crochets d’angle très abîmés encadrés de boules.
[013] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. Une pierre en forme de tête humaine est visible au-dessus de cette porte. Sculptée dans le calcaire, pierre friable, cette tête a mal résisté à l’usure du temps, contrairement aux têtes sculptées dans le granit.
[014] Bréville. La base de la tour (côté sud) et sa porte romane. L’archivolte surmontant l’arcade en plein-cintre repose à droite sur une pierre de granit sculptée d’une tête humaine.
[015] Bréville. Sous la corniche, un modillon roman sculpté d’une tête humaine. La plupart des modillons, plus récents, sont taillés en biseau.
[016] Bréville. Un autre modillon roman sculpté d’une tête humaine est visible au-dessus de la baie percée dans la seconde travée de la nef. Cette baie au cintre surbaissé a remplacé une petite baie romane en 1832.
[017] Bréville. Le choeur roman (intérieur). Sa voûte en croisée d’ogives date de la fin du 15e ou du début du 16e siècle. Le carrelage de la deuxième travée du choeur date de 1863. Le sol de la première travée est recouvert de dalles de schiste (dalles de Beauchamps) posées en 1969.
[018] Bréville. La nef romane (intérieur). Son plafond en bois fut remplacé par un plafond en plâtre en 1852. La porte et la grande baie visibles dans le mur du fond (qui correspond au mur de façade) sont sans grand caractère, la façade occidentale ayant été remaniée en 1783. La porte chevillée en chêne date de 1970. Les murs sont recouverts d’un enduit à la chaux refait en 1969. Le sol fut recouvert de dalles de schiste (dalles de Beauchamps) à la même date.
[019] Bréville. La base de la tour, entre choeur et nef (intérieur). Au premier plan, un arc intérieur aux arêtes chanfreinées repose sur des demi-colonnes engagées. Cet arc, qui sépare le choeur de la base de la tour, fut remanié lors de la réfection du choeur au 15e ou 16e siècle. A l’arrière-plan, l’arc séparant la nef de la base de la tour appartient à l’édifice roman original. Il s’agit d’un arc fourré et légèrement brisé aux claveaux irréguliers. Cet arc repose sur deux épais pilastres pris dans l’épaisseur du mur. L’imposte des pilastres est moulurée en forme de bandeau chanfreiné.
[020] Bréville. Vue partielle du grand autel situé dans le chevet du choeur, avec une statue de Notre Dame (l’église est placée sous son vocable) et une statue de Saint Hélier, qui est le second saint.
[021] Bréville. Détail du grand autel situé dans le chevet du choeur. La statue de Notre Dame. L’église est placée sous son vocable.
[022] Bréville. Détail du grand autel situé dans le chevet du choeur. La statue de Saint Hélier, qui est le second saint de l’église.
= Yquelon
[023] Yquelon. L’église romane date de la seconde moitié du 12e siècle. Le village d’Yquelon est situé à deux kilomètres de Granville. D’origine scandinave, le terme d’Yquelon signifie “branche de chêne”.
[024] Yquelon. L’église romane est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées à chevet plat. La tour, carrée et massive, est accolée à la première travée du choeur côté nord. Ses trois étages sont en léger retrait les uns par rapport aux autres et terminés par un toit en bâtière. Les ouvertures rectangulaires percées dans les étages indiquent que la tour a été reconstruite, du moins en partie, depuis le 12e siècle.
[025] Yquelon. La façade occidentale romane. Son appareil irrégulier est fait de moëllons de schiste et de granit, matériaux locaux. A chaque extrémité, un contrefort plat prend appui sur un muret de pierre. Si la façade est romane, les trois baies en plein-cintre situées au-dessus du portail datent de 1896. Elles ont remplacé une grande baie rectangulaire qui avait elle-même remplacé les deux petites baies romanes d’origine.
[026] Yquelon. La façade occidentale romane. Son mur pignon est surmonté d’une croix antéfixe aux branches bifides.
[027] Yquelon. La façade occidentale romane. L'oculus du mur pignon est d’origine. Le pourtour de l’oculus est orné de billettes avec, dans sa partie inférieure, une pierre sculptée de deux têtes humaines en fort relief.
[028] Yquelon. La façade occidentale romane. L’arcade en plein-cintre du portail roman est formée d’une voussure faite de blocs de granit et reposant sur des piédroits en granit. Le claveau central de la voussure est sculpté d’une tête humaine en fort relief. L’archivolte est formée d’un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. Le tympan de granit fut restauré en 1897 et sculpté d’une croix d'inspiration romane.
[029] Yquelon. La façade occidentale romane. Détail de l’arcade en plein-cintre du portail. L’archivolte repose à chaque extrémité sur une pierre de granit sculptée d’une tête humaine.
[030] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). La nef ouvre sur le choeur par un arc triomphal très épais, fourré et légèrement brisé, qui repose sur deux pilastres pris dans l’épaisseur du mur. Les deux travées du choeur sont séparées par un arc doubleau, lui aussi épais et légèrement brisé.
[031] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Chaque travée est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives. Les deux clefs de voûte sont sculptées de motifs géométriques en faible relief compris dans un cercle: motifs triangulaires pour l’une et motifs semi-circulaires pour l’autre.
[032] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Les ogives, très larges, sont ornées de deux épais tores d’angle entourant une petite moulure triangulaire saillante.
[033] Yquelon. Le choeur roman (intérieur). Doubleaux et ogives reposent sur des culots en forme de pyramide renversée. Le culot du centre supporte à la fois la retombée d’un doubleau et celle de deux ogives. Il est surmonté d’un tailloir carré légèrement chanfreiné.
= Saint-Pair-sur-Mer
[034] Saint-Pair-sur-Mer. L’ancienne église romane, d’après un dessin d’E. Biguet (Le Pays de Granville, 1934, p. 199). En 1880 et 1881, au début de l’essor des stations balnéaires, la nef romane fut détruite pour être remplacée par une nef plus grande doublée d'un transept. L’église agrandie fut consacrée le 26 août 1888.
[035] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane date de la première moitié du 12e siècle. De forme carrée, elle comprend deux étages en léger retrait surmontés d’une flèche octogone. Au premier étage, un groupe de deux arcatures aveugles est présent au nord et au sud. Au deuxième étage, de grandes baies géminées sont présentes sur les quatre faces. Séparées par une colonnette trapue à tailloir et base carrés, ces baies géminées sont surmontées d’une arcade en plein-cintre ornée d’une simple moulure torique et reposant sur des colonnettes engagées.
[036] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). La tour repose sur quatre piliers massifs supportant quatre arcs fourrés et légèrement brisés. Ces piliers déterminent la voûte d’arêtes située sous la tour. Les piliers observent entre eux une symétrie parfaite.
[037] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Détail du pilier nord. S'appuyant sur un dosseret, un pilastre cantonné de deux colonnes engagées est surmonté d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. L’imposte forme aussi le tailloir des chapiteaux. La corbeille des chapiteaux est sculptée de crochets d’angle taillés dans le granit.
[038] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Le chapiteau du pilier nord-ouest. La sculpture fruste en bas relief de sa corbeille est taillée dans le granit. A l’angle, on voit un buste d’homme, avec une grosse tête. Son bras droit est levé alors que son bras gauche est replié sur sa poitrine. Une branche de chêne est visible sur la droite.
[039] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Un autre chapiteau de granit est sculpté d’un crochet d’angle en faible relief. Les corbeilles des chapiteaux des piliers nord-ouest, nord-est et sud-est sont toutes ornées de crochets d’angle de ce type.
[040] Saint-Pair-sur-Mer. Le sarcophage de Saint Pair. Un autel en pierre datant du 19e siècle recouvre le sarcophage de Saint Pair. Saint Pair (482-565) fonda avec Saint Scubilion un oratoire dont les fondations sont présentes sous le choeur de l’église actuelle. Il donna aussi son nom au village connu auparavant sous le vocable romain de Scessiacus (Scissy). Les sarcophages en calcaire coquiller de Saint Pair et de Saint Scubilion furent retrouvés en 1875, à l’occasion de fouilles faites par l’abbé F. Baudry.
[041] Saint-Pair-sur-Mer. La châsse de Saint Gaud, sise sur l’autel recouvrant son sarcophage. L’église est également un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud, qui dispose de sa propre chapelle, construite au 19e siècle dans le mur nord du choeur. Saint Gaud (400-491) aurait été le deuxième évêque d’Evreux. Après quarante ans d’épiscopat, il se serait démis de ses fonctions pour venir se retirer dans la solitude du bourg de Scissy. Le sarcophage de Saint Gaud fut retrouvé en 1131 (soit bien avant celui de Saint Pair) en creusant les fondations de la tour romane.
[042] Saint-Pair-sur-Mer. Le choeur (intérieur). Dans la seconde travée du choeur actuel, on observe une double ligne de dallages noirs encadrant une rangée de dallages clairs, le tout recouvrant de façon très précise les fondations de l’ancien oratoire. Ces fondations forment une abside semi-circulaire prolongée par des murs latéraux qui se perdent ensuite dans la construction romane. Au premier plan, une pierre tombale blanche indique l’endroit où était enterré le sarcophage de Saint Pair.
= Saint-Jean-le-Thomas
[043] Saint-Jean-le-Thomas. L’église est formée d’une longue nef romane (11e et début du 12e siècle) et d’un choeur pré-roman (10e siècle) à chevet plat. Le portail roman percé dans le mur latéral sud de la nef est précédé d’un large porche datant du 15e siècle. La tour, carrée et massive, est elle aussi accolée au mur sud de la nef. Construite en 1895 et 1896 pour remplacer un clocher vétuste, cette tour comprend deux étages surmontés d’une balustrade ajourée. Elle fut édifiée en granit des carrières de Saint-James.
[044] Saint-Jean-le-Thomas. La façade occidentale et la tour. Le mur de façade est surmonté d’un léger glacis recouvert de plaquettes de schiste, en arrière duquel s’élève le mur pignon. Cette façade ne comprend pas de porte. Sa partie médiane est occupée par un contrefort plat se terminant par un glacis à la base du pignon. Les deux petites baies romanes situées de part et d’autre du contrefort furent réouvertes en 1973. La baie plus récente située dans le mur pignon fut murée à la même date.
[045] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral sud. Ce mur est fait de moëllons de granit pris dans un épais mortier. La petite baie en plein-cintre est romane. La grande baie fut percée en 1895, au moment de la reconstruction de la tour.
[046] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Haut situées, les trois petites baies en plein-cintre sont surmontées de claveaux de briques. La grande baie en plein-cintre à l'arcade trilobée fut ouverte en 1895.
[047] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Détail de l’appareil de petits blocs de granit assez réguliers pris dans d’épais joints de mortier. Près de la baie ouverte en 1895, des maçonneries plus récentes sont faites de moëllons de schiste et de granit, matériaux locaux.
[048] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur)et son mur latéral nord. L’appareil de granit des murs et les claveaux de briques des baies sont également visibles à l’intérieur, suite à la restauration du choeur en 1965 sous la direction d’Yves-Marie Froideveaux, architecte en chef des monuments historiques. Les cinq petites baies aux claveaux de briques (trois au nord et deux au sud) furent retrouvées et réouvertes à cette date.
[049] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Les deux grandes baies en plein-cintre visibles de part et d’autre du choeur furent ajoutées en 1895, lors de la reconstruction de la tour.
[050] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Sa voûte en berceau de bois fut ajoutée en 1965 et terminée en 1973.
[051] Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Construite au 11e siècle, la nef fut terminée au début du 12e siècle. Sa voûte en berceau est en plâtre. Le sol est recouvert de larges dalles de granit. Dans le mur occidental (situé au fond), les deux baies romanes ont été réouvertes en 1964, après avoir été retrouvées sous l’enduit. La baie supérieure – une baie médiane située dans le mur pignon – fut murée à la même date. Ses piédroits de granit restent toujours bien visibles.
[052] Saint-Jean-le-Thomas. L’église (intérieur). Des peintures murales furent dégagées en décembre 1974 dans le mur latéral sud de la nef. L’existence de décors peints aussi anciens (ils dateraient du 12e siècle), très rares dans cette région, était ignorée jusqu’en 1974, date de la réfection des enduits intérieurs de la nef. Des taches de couleur attirèrent l’attention de l’abbé Porée, curé de l’église, qui fit intervenir les fresquistes des Beaux-Arts.
[053] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans la partie dégagée en décembre 1974, trois tableaux se succèdent: le combat d’un homme contre un ange (sur le tympan du portail muré), une lutte entre deux personnages et une scène champêtre. Ces tableaux sont surmontés de frises. Une autre partie, située à l’est du tympan, devait être dégagée par la suite.
[054] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur le tympan du portail muré, le combat d’un homme contre un ange, “un combat qui pourrait être celui de Jacob contre l’ange envoyé de Dieu, ou Dieu lui-même manifesté sous une forme visible” (abbé Porée).
[055] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans cette scène champêtre, avec épis de blé visibles à gauche, un personnage portant une grande cape tient une outre et verse du vin dans un coupe que lui tient un autre personnage. A droite, un troisième personnage muni d’un instrument aratoire est en partie effacé.
[056] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Le troisième tableau, dont la plus grande partie a disparu, représente la lutte entre un personnage à cape dont la tête est surmontée d’une auréole et un autre personnage recouvert d’une armure qui semble être à terre. Il s’agirait de “la lutte de Saint Michel contre le Démon” (abbé Porée).
[057] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur ce détail (situé entre la scène champêtre et la scène de lutte), on voit que le décor est peint à même l’enduit à la chaux, ce qui explique le fond clair. Ces peintures murales seraient l’oeuvre de pèlerins du Mont Saint-Michel, l'église étant située sur une voie montoise.
[058] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur cet autre détail (vue partielle de la scène de lutte), on voit que tous les contours sont dessinés en peinture ocre. Les surfaces intérieures sont peintes en ocre et en chamois. Seules ces deux couleurs sont utilisées.
[059] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Les tableaux sont surmontés de frises de rinceaux terminées par des feuillages. Les rinceaux courent entre deux bandes horizontales de couleur ocre (le long des rinceaux) et chamois (les long des bandes ocre), avec une rangée de points blancs délimitant les deux couleurs.
[060] Saint-Jean-le-Thomas. Le mur latéral sud de la nef. Détail du large porche du 15e siecle précédant le portail roman, dont on voit l’arc surbaissé orné d’un tore. La voûte de pierre du porche présente un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste.
[061] Saint-Jean-le-Thomas. La Vierge et l’Enfant. Située sous le porche du 15e siècle, cette statue de pierre surplombe le portail roman percé dans le mur latéral sud de la nef.
= Dragey
[062] Dragey. L’église est formée d’une nef de trois travées et d’un choeur d’une seule travée. La tour est située entre choeur et nef. Seule la nef est romane. Elle date du 11e siècle ou des premières années du 12e siècle. Le choeur et la tour datent du 13e siècle.
[063] Dragey. L’église est bâtie sur un promontoire à un kilomètre environ du village, tout comme le presbystère. Visible de loin en pleine mer, la tour de l’église servait de point de repère aux navigateurs.
[064] Dragey. La façade occidentale. Les maçonneries sont formées d’un appareil irrégulier de schiste et de granit. Sis à chaque extrémité de la façade, deux épais contreforts sont terminés par un glacis. La grande baie géminée à l’arc légèrement brisé date du 13e siècle. Elle fut débouchée et restaurée en 1860. Le portail original fut remplacé par un portail sans caractère à la même date.
[065] Dragey. La mur latéral sud de la nef. Sa porte, romane, est précédée d’un porche datant du 16e siècle et réouvert en 1969.
[066] Dragey. La base de la tour, percée d'une porte à l’arc brisé datant du 13e siècle.
[067] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). L’enduit intérieur des murs latéraux fut gratté par les habitants du village pour mettre à jour l’appareil en arêtes de poisson, à la demande de l’abbé Pierre Danguy, curé de Dragey entre 1954 et 1974. Cet appareil est caractéristique des constructions du 11e siècle et du début du 12e. Il alterne irrégulièrement avec des rangées de plaquettes de schiste disposées à l’horizontale. L’enduit intérieur ne recouvre plus que le dernier quart supérieur des murs. La longue baie à fort ébrasement date du 13e siècle.
[068] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). La grande baie trilobée date du 13e siècle. Sur la droite, on voit aussi une baie romane bouchée, à fort ébrasement. Son arcade est formée d’une rangée de petits claveaux de granit. Cette baie romane est le seul vestige des ouvertures primitives.
[069] Dragey. Le choeur de l’église (intérieur). Les baies du choeur ont été agrandies au 15e siècle.
[070] Dragey. Détail du vitrail d'une des deux grandes baies géminées situées dans le mur latéral sud de la nef. En haut, le Mont Saint-Michel. Plus bas, une vue partielle de l’archange Saint Michel terrassant le dragon. Ces deux grandes baies géminées à l’arcade trilobée (dont celle-ci) ont remplacé en 1860 des “croisées carrées”, elles-mêmes percées en 1790 à l’endroit de petites baies romanes.
= Genêts
[071] Genêts. L’église est formée d’une large nef, d’un transept à bras saillants et d’un choeur de trois travées à chevet plat. Une tour massive surmontée d’un toit en bâtière s’élève à la croisée du transept. Une partie de l’église, romane, est l'oeuvre de Robert de Torigni, abbé du Mont Saint-Michel (l'église romane fut consacrée en 1157). Les éléments romans sont la croisée du transept, une partie des croisillons et la tour aux deux-tiers de sa hauteur. Le porche précédant le portail sud de la nef date du 16e siècle.
[072] Genêts. Le mur latéral nord de la nef et la tour. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. La partie supérieure fut édifiée au début du 16e siècle. La nef fut entièrement remaniée au milieu du 18e siècle.
[073] Genêts. Le bras nord du transept roman et son mur pignon. Les maçonneries forment un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Le schiste est la pierre locale. Quant au granit, il provient sans doute du massif granitique d’Avranches affleurant à quelques kilomètres au sud-est. Le mur pignon est percé d’une grande baie en plein-cintre.
[074] Genêts. La tour, de vastes proportions, est implantée à la croisée du transept. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. Le changement d’appareil est très visible. Un appareil régulier fait de blocs de granit de taille moyenne laisse la place à des blocs de granit beaucoup plus gros. La tour comprend deux étages. L’étage inférieur est aveugle. L’étage supérieur est ouvert au nord, au sud et à l’ouest par des baies géminées romanes murées. Ces baies géminées sont prolongées par des baies gothiques trilobées et munies d’abat-sons datant du début du 16e siècle.
[075] Genêts. La partie supérieure de la tour. La tour est surmontée d’un toit en bâtière dont le départ est caché au nord et au sud par une balustrade ajourée. Les angles de la balustrade sont ornés de gargouilles gothiques en forme de chiens, loups et animaux fantastiques.
[076] Genêts. La partie supérieure de la tour. Une autre gargouille gothique.
[077] Genêts. Le bras sud du transept. Son mur ouest date du 11e siècle. Il appartient sans doute à l’édifice antérieur à l’église romane consacrée en 1157. L’appareil est différent du reste de l’église. Il est formé de gros blocs de granit assez réguliers avec quelques plaquettes de schiste disposées en éléments de calage. Ce portail lourd et très simple est lui aussi caractéristique du 11e siècle, avec des voussures en plein-cintre sans aucune mouluration et d’épaisses colonnettes.
[078] Genêts. La croisée du transept romane est délimitée par quatre puissants piliers de section carrée. Ces piliers, isolés à l’est, sont reliés aux bras du transept et à la nef à l’ouest. Ils reçoivent quatre arcs légèrement brisés, très épais et fourrés. Ces arcs délimitent la voûte d’arêtes surplombant la croisée du transept. La première travée du choeur ouvre au nord et au sud sur deux chapelles à chevet plat qui ouvrent également sur les croisillons du transept.
[079] Genêts. La croisée du transept romane. Les quatre piliers observent entre eux une symétrie parfaite, avec deux côtés présentant une surface plane sans aucune mouluration et deux autres côtés présentant deux colonnes jumelles engagées sur dosseret et recevant les arcs brisés. Dans l’un des angles de chaque pilier, une colonne engagée de forme semblable reçoit la retombée d’une des arêtes de la voûte. Chaque pilier est surmonté d’une large imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné.
[080] Genêts. La croisée du transept romane. Détail du pilier nord-ouest. Les sculptures des corbeilles, en bas relief, représentent des motifs végétaux: feuilles de marronnier, feuilles de chêne avec glands, feuilles de vigne. D’autres corbeilles sont sculptées de grappes de raisin, de motifs animaux (lièvres en train de courir) et de motifs géométriques (arceaux et bourrelets saillants). Ce type de sculpture laisse à penser que les chapiteaux ont été sculptés, ou resculptés, à une époque postérieure à la construction des piliers. Peut-être au moment de la construction du choeur au 13e siècle.
[081] Genêts. Le mur sud de la nef. Un porche du 16e siècle précède la porte sud de la nef, qui date elle-même du 13e siècle.
[082] Genêts. Le mur sud de la nef. Le porche du 16e siècle est surmonté d’une charpente en bois, en carène renversée et entièrement chevillée, ajoutée au 18e siècle.
[083] Genêts. Le bourg et son église. La tour de l’église - avec son toit en bâtière, sa balustrade et ses gargouilles - émerge au-dessus des toits du village.
= Saint-Léonard-de-Vains
[084] Saint-Léonard-de-Vains. Le village et son église romane sous la neige. Le village est situé à l’extrémité du cap du Grouin du Sud, à sept kilomètres d’Avranches. Le bourg de Saint-Léonard domine la baie du Mont Saint-Michel et Tombelaine.
[085] Saint-Léonard-de-Vains. Le village et son église romane, vus d'un peu plus près. Le prieuré de Saint-Léonard était un prieuré simple, à savoir un petit monastère où quelques religieux détachés des grandes abbayes vivaient sous la direction d’un prieur, mais sans charge d’âmes. Le prieuré fut la propriété de l’abbaye Saint-Etienne de Caen jusqu’à la Révolution française (1789).
[086] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré fut vendu en 1793, et l’acquéreur transforma l’église en bâtiment de ferme. Le choeur devint une cuisine. La nef devint une grange et une étable. La base de la tour fut utilisé comme cellier. L’étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d’une cheminée (d’après Jean Bindet, Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976).
[087] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. A l’heure actuelle, l’église est toujours une propriété privée. La nef est une maison d’habitation, ce qui explique les portes et fenêtres rectangulaires. Le bâtiment a toutefois gardé sa forme originale, avec une nef assez longue consolidée par des contreforts et un choeur de deux travées à chevet plat. La tour, implantée entre choeur et nef, est surmontée d’un toit en bâtière.
[088] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane date du début du 12e siècle. Située dans le prolongement du choeur, sa base carrée est surmontée de deux étages en léger retrait les uns par rapport aux autres. Le premier étage devait être aveugle à l’origine. Ses ouvertures sont postérieures à la Révolution. Le deuxième étage est percé au nord, à l’est et au sud de deux arcatures jumelles en plein-cintre.
[089] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Les maçonneries présentent un appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste et de moëllons de granit, avec quelques rangées de blocs réguliers de granit. Le toit en bâtière repose au nord et au sud sur une corniche supportée par des modillons.
[090] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Sur trois faces (nord, est et sud), le deuxième étage est percé de deux arcatures jumelles en plein-cintre dont l’arc double est formé de deux rangées de claveaux de granit. L’arcade repose sur des piédroits sans ornement par le biais d’un tailloir carré qui se prolonge en un bandeau droit sur le mur. La corniche est supportée par des modillons sculptés de têtes humaines très frustes ou moulurés en quart-de-rond.
[091] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Ce mur est consolidé par un contrefort central. Il est encadré de deux baies en plein-cintre à l’arc formé d’une rangée de claveaux de granit. La porte au cintre surbaissé repose sur des piédroits sans ornement. Son arcade est formée de blocs de granit.
[092] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Dans sa partie inférieure, le mur est formé d’un appareil en arêtes de poisson caractéristique du 11e et du début du 12e siècle. La partie haute est formée d’un appareil régulier de granit. Une rangée de modillons très abîmés subsiste au-dessus des baies.
= Saint-Loup
[093] Saint-Loup. L’église est formée d’une nef de deux travées suivie d’un choeur de deux travées terminé par une abside semi-circulaire. La tour s’élève au-dessus de la première travée du choeur. L’église, qui date de la première moitié du 12e siècle, est le seul édifice roman qui ait subsisté dans son ensemble dans la région.
[094] Saint-Loup. La façade occidentale. Soutenu par deux contreforts, le mur de façade est surmonté d’un léger glacis en arrière duquel s’élève le mur pignon. Le portail roman est surmonté d’une baie à l’arc brisé datant sans doute du 13e siècle.
[095] Saint-Loup. Le portail roman de la façade occidentale. Son arcade en plein-cintre est composée de deux voussures surmontées d’une archivolte formée d’un bandeau chanfreiné. Les voussures sont reçues par quatre colonnettes engagées. Les tailloirs des chapiteaux sont moulurés en quart-de-rond. Les corbeilles sont ornées de sculptures frustes: crochets d’angle ou têtes d’angle, dont les traits sont effacés. Le linteau est formé d’un gros bloc monolithe de granit.
[096] Saint-Loup. La nef romane. La nef comporte trois travées. Ses murs latéraux sont épaulés chacun de quatre contreforts plats. Trois petites baies en plein-cintre sont toujours visibles: deux dans le mur sud et une dans le mur nord. Les autres baies ont été percées ou agrandies par la suite.
[097] Saint-Loup. Détail du mur latéral sud du choeur. Dans la première travée, la porte sud est encadrée de deux contreforts plats. Entre les deux contreforts, la maçonnerie repose sur une corniche supportée par trois gros modillons sculptés: un être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son bras gauche est replié; une tête d’homme; un homme accroupi, les mains sur les genoux.
[098] Saint-Loup. La tour romane s’élève au-dessus de la première travée du choeur. Ses murs présentent un appareil régulier de granit dont les blocs sont plus petits que pour le reste de l’église. Le granit provient du massif granitique d’Avranches, situé à proximité immédiate de Saint-Loup. Au premier plan, on voit l’un des contreforts à ressaut de la chapelle latérale jouxtant la seconde travée du choeur côté nord. Construite en 1602, cette chapelle est la seule modification importante apportée à l’édifice roman d’origine.
[099] Saint-Loup. La tour romane. Cette solide tour carrée est formée de deux étages de même périmètre surmontés d’une flèche. Le premier étage est orné de grandes arcatures aveugles au nord et au sud. Le second étage est percé d’une baie sur chaque face. La séparation des deux étages est soulignée par un bandeau chanfreiné.
[100] Saint-Loup. La tour romane. L’étage inférieur est orné au nord et au sud d’une double arcature aveugle en plein-cintre. Celle-ci est surmontée d’un cordon saillant qui se prolonge ensuite en un bandeau droit sur le nu du mur et se poursuit sur les faces est et ouest parallèlement au bandeau séparant les deux étages de la tour.
[101] Saint-Loup. La tour romane. Détail de l’étage inférieur. A l’écoinçon des arcatures jumelles, la maçonnerie présente un petit appareil décoratif réticulé.
[102] Saint-Loup. La tour romane. L’étage supérieur est percé d’une baie sur chaque face. Pour chaque baie, l’arcade en plein-cintre est formée de deux voussures entourées d’un cordon chanfreiné. Les voussures reposent sur quatre colonnettes engagées. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de motifs géométriques (crochets d’angle, demi-cercles) ou de têtes humaines. Le profil de ces baies est semblable à celui du portail occidental et de la porte sud: mêmes moulurations pour les voussures et mêmes sculptures pour les corbeilles des chapiteaux.
[103] Saint-Loup. La tour romane. La corniche repose sur des modillons sculptés de têtes humaines ou moulurés en quart-de-rond. Cette corniche fut en grande partie refaite lors de la reconstruction de la flèche. Cette flèche est octogonale sur une base carrée, et pourvue de lucarnes.
[104] Saint-Loup. La tour romane. Détail de la corniche et de ses modillons sculptés de têtes humaines.
= Saint-Quentin
[105] Saint-Quentin. L’église est formée d’une nef de trois travées et d’un choeur de trois travées à chevet plat. Au nord et au sud, deux larges chapelles sont accolées aux deux premières travées du choeur et forment de véritables croisillons. La tour est implantée entre choeur et nef. La façade occidentale est précédée sur toute sa longueur d’un narthex (vaste porche) rectangulaire. Les parties romanes sont la nef et la base de la tour, qui datent de la première moitié du 12e siècle. Le reste de l’église date du 13e siècle.
[106] Saint-Quentin. La tour, massive, a une base romane et deux étages datant du 13e siècle. Elle est surmontée d’un toit en batiêre. Au premier plan, le Christ crucifié est la partie supérieure d’un calvaire roman situé à proximité de l’église.
[107] Saint-Quentin. Détail du calvaire roman situé près de l’église. Le Christ crucifié.
[108] Saint-Quentin. La façade occidentale est précédée d'un narthex (vaste porche) rectangulaire du 13e siècle, surmonté d’une balustrade ajourée.
[109] Saint-Quentin. Le portail roman de la façade occidentale. Ce portail est surmonté d’une arcade en plein-cintre formée de deux voussures et d’une archivolte. Ces voussures reposent sur quatre colonnes engagées, dont les bases carrées sont ornées d’un tore surmonté d’un chanfrein. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de boules, de têtes et d’un personnage à quatre pattes. Les sculptures, grossières, sont en fort relief et le menton des têtes est très proéminent.
[110] Saint-Quentin. La base de la tour et sa porte romane. Cette porte, murée, est visible au sud. L’arcade en plein-cintre repose sur deux épaisses colonnettes. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées d'un arbre à droite et de deux têtes humaines à gauche. Les bases sont carrées. Cette porte ressemble à la porte sud de l’église de Saint-Loup.
= Sartilly
[111] Le portail roman de Sartilly. Situé au sud de l’église actuelle, ce portail est le seul élément subsistant de l'édifice roman détruit et remplacé en 1858 par une église beaucoup plus grande. Le matériau utilisé est le granit, qui est la pierre locale, Sartilly étant situé au coeur du massif granitique de Vire. Daté de la deuxième moitié du 12e siècle, ce portail est le plus beau portail roman de la région et présente une facture bien supérieure à celle des autres portails. Les moulurations des voussures et de l’archivolte sont le fruit d’un travail très soigné, tout comme les sculptures des corbeilles.
[112] Le portail roman de Sartilly. L’arcade du portail est formée de trois voussures: une voussure au cintre surbaissé et deux voussures en plein-cintre surmontées d’une archivolte. La première voussure est moulurée d’un épais tore d’angle suivi d’un listel puis d’un large cavet orné de gros besants légèrement renflés. La deuxième voussure est moulurée d’un épais tore d’angle alors que la troisième est moulurée de deux tores encadrant un listel.
[113] Le portail roman de Sartilly. Le groupe de colonnettes de gauche. De chaque côté du portail, les trois voussures reposent sur trois colonnettes engagées, par le biais d’une imposte moulurée d’un cavet. La partie carrée de l’imposte est ornée d’une petite moulure en creux. L’imposte se prolonge au-dessus du pilastre extérieur sur lequel repose l’archivolte. Un tailloir carré surmonte la corbeille sculptée des chapiteaux. Les sculptures présentent des motifs variés: feuilles de chêne, feuilles d’acanthe et volutes d’angle.
[114] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche). L’archivolte est formée d’un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’une rangée de bâtons brisés. De chaque côté de l’arcade, elle repose sur une tête sculptée aux traits bien dessinés.
[115] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit). Détail montrant la deuxième tête sculptée sur laquelle repose l’archivolte.
[116] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit). Détail montrant la tête sculptée sur laquelle repose l’archivolte, ainsi que les corbeilles sculptées des chapiteaux. On note une fois de plus le travail soigné dans un matériau difficile à travailler du fait de son extrême dureté.
[117] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit). Détail montrant la même tête sculptée, de plus près.
[118] L’ancienne église de Sartilly, détruite en 1858 (source: Revue de l’Avranchin, 1924-1926). Cette église romane est décrite ainsi dans le registre des délibérations du conseil municipal de Sartilly (1837-1864): "L’église qu’il s’agit de remplacer est un vieil édifice (…) composé: (1) d’une nef obscure de 19 mètres 60 centimètres de longueur sur 7 mètres de largeur dont les murs bas pénétrés d’humidité et lézardés en plusieurs endroits perdent très sensiblement leur aplomb, particulièrement vers le bas de l’église; (2) d’une tour qui sépare la nef du choeur (…); (3) d’un choeur de 9 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur (…)."