BELVAL

Avant vous, j'ai envisagé toutes ces choses que vous me dépeignez si justement: mais elles m'ont paru bien infimes, comparées aux grands avantages de l'union libre que je vous exposais tout à l'heure…Ah! parbleu! ce n'est pas à n'importe quelle femme que je proposerais une telle union… il y a des cerveaux qui ne savent se soumettre qu'aux devoirs qu'on leur impose et qui ne sauraient s'en créer volontairement. Mais à une femme ayant comme vous une intellectualité très délicate, très supérieure, très loyale, je croyais pouvoir demander un tel sacrifice… J'ai trop présumé de la force de mon amour que je croyais partagé.