NOTES:

[1] En effet, nous ne pourrions citer que les excellentes monographies de R. Brainin sur Mapou, la vie de Smolensky, etc., celles de M. S. Bernfeld sur Rapaport, etc., en hébreu, et un aperçu de M. Klausner en langue russe. En outre, un article dans la Revue des Revues, de M. Ludvipol, à Paris. Malgré la diversité des écoles et des milieux que nous traitons pour la première fois au point de vue de l'histoire littéraire moderne, le lecteur se persuadera facilement que le sujet ne manque ni de cohésion ni d'unité. Il va sans dire que, dans ce premier essai d'histoire de l'hébreu moderne, le groupement des mouvements et des écoles, emprunté par nous aux littératures occidentales, ne saurait être que très relatif.

[2] Surtout de «Gloire aux Justes», de M.-H. Luzzato, paru en 1743, qui nous sert comme point de départ.

[3] Pour la plupart de ces écrivains, voir Karpeles, dans son Histoire de la Littérature juive (édit. française chez Leroux, 1901).

[4] Mantoue, 1727.

[5] Le drame, très lu en manuscrit, n'a paru qu'en 1837, à Leipzig, par les soins de M. Letteris.

[6] Nouvelle édition, Berlin, 1780, etc.

[7] Hahigayon (La Logique) nouv. édit., Varsovie, 1898. La plupart des manuscrits de M.-H. Luzzato n'ont jamais été publiés.

[8] De Biour, commentaire biblique.

[9] De Meassef, Collecteur.

[10] Berlin, 1789.

[11] Redelheim, 1812.

[12] Un autre écrivain de l'époque, Hartwig Derenbourg, dont le fils et le petit fils ont continué avec éclat la tradition littéraire et scientifique en France, est l'auteur d'un drame allégorique très lu: Yoschevé Tével (Tous les habitants du monde), publié à Offenbach en 1789.

[13] Cité par M. Taviow dans son Anthologie. Varsovie, 1890.

[14] Nouvelle édition. Vilna, 1867.

[15] Berlin, 1789 et 1792.

[16] Jeu de mots: Geschem veut dire en hébreu: pluie et matière.

[17] Pour ne citer que l'ode du célèbre rabbin Jacob Meïr en Alsace, un aïeul de la famille du grand-rabbin Zadoc Kahn, une autre composée par le grammairien polonais Ben-Zeeb à Vienne; enfin, les hymnes chantés dans les synagogues de Francfort (1807), dans celle de Hambourg (1811), etc.

[18] Littéralement: les pieux, une secte fondée en Volhynie dans la seconde moitié du xviiie siècle, dont les adhérents, tout en restant fidèles à la loi rabbinique, opposent la piété, l'exaltation mystique et le culte des saints à l'étude du talmud et au dogmatisme des rabbins.

[19] J. Perl est aussi l'auteur anonyme d'une parodie dirigée contre les Hassidim et intitulée Megallé Temirin (Révélateur des mystères). La parodie hébraïque, qui excelle surtout dans l'adaptation du langage talmudique aux usages et aux questions modernes, est un genre littéraire propre à l'hébreu, qui mériterait une étude spéciale. Elle a pour but de polémiser et de ridiculiser (ainsi l'ouvrage cité), ou bien de critiquer les mœurs (le «Traité des gens de commerce» paru à Varsovie, le «Traité d'Amérique» publié à New-York, etc.); très souvent elle sait divertir et amuser (Hakundus, Vilna 1827, les nombreuses éditions du Traité Pourim).

[20] Rédigé par S. Hacohen, à Vienne (1820-1831).

[21] Rédigé par Goldenberg, à Tarnopol (1833-1842).

[22] Bicouré Haïtim, 1825.

[23] Prague, 1852.

[24] Voir Ch. XVI et autres. Voir aussi l'Histoire de la Théologie juive de M. Bernfeld et la thèse de M. Landau: Die Bibel und der Hegelianiamus.

[25] A. Brainin dans sa vie de Mapou. Varsovie, 1900, p. 64.

[26] Nouv. édition, Varsovie, 1890.

[27] Le recueil de ses poésies, paru à Vienne, est intitulé: Tophès Kinor Wougab (Maître de la lyre et de la cythare.)

[28] Beruria, nouv. éd., Amsterdam. 1859

[29] Beneï Hanéourim (La Jeunesse). Prague, 1821.

[30] Yételis est également l'auteur de pamphlets dirigés contre le Hassidisme. En même temps que Vienne et Brody, Prague avait été à cette époque un foyer de lettrés, parmi lesquels nous citerons encore Gabriel Südfeld, le père du célèbre Max Nordau, et l'auteur d'un drame et d'un ouvrage d'exégèse paru en 1850.

[31] L'exemple du savant ami de Rapoport, J.G. Bick (cité par Bernfeld dans sa vie de S.-J. R., p. 13), qui quitta le camp humaniste où son sentiment juif ne trouva aucune satisfaction, pour se convertir au Hassidisme, n'est pas unique.

[32] Nous renvoyons le lecteur au recueil des œuvres choisies des poètes italiens de l'époque, publié sous le titre de Kol Ougab (Voix de Cithare), par A-B. Pipirno, à Livourne, en 1846.

[33] Cracovie, 1890.

[34] Prague, 1840.

[35] Kinor Naïm (Lyre douce), Vienne, 1825, et autres.

[36] Varsovie-Berlin, 1899.

[37] Jost dans son Histoire du peuple juif, etc.

[38] Lettres de S.-D. Luzzato éditées par Groeber (Przemysl, 1882-1889), p. 660.

[39] Lettres, 233.

[40] Lettres, 668

[41] Poésies de Gordon, I, St-Pétersbourg, 1884.

[42] Voir notre livre en hébreu: Massa be-Lita (Voyage en Lithuanie), Jérusalem, 1899.

[43] 2me édit. Vienne, 1824.

[44] Déjà, en 1780, le passage de l'impératrice Catherine II donna lieu à la publication d'une ode hébraïque publiée à Sklow.

[45] Schirei sefath kodesch (Chants de la Langue sacrée). Vilna, 1850, I.

[46] Leipzig, 1836.

[47] Tous ses écrits ont été réédités par les soins de M. Natanson, en 1880-1900, à Varsovie.

[48] La polémique suscitée par l'intervention de l'humaniste allemand Lilienthal qui préconisait, avec l'appui du gouvernement, les réformes radicales, chez des écrivains éclairés comme Ginzburg (Maguid Emeth, Vilna 1843), confirme assez notre manière de voir. D'ailleurs, Lilienthal, convaincu plus tard des véritables intentions de ses auxiliaires, en proie au remords d'avoir mené une campagne funeste par ses suites aux intérêts de ses coreligionnaires russes, finit par s'en aller en Amérique.

[49] Ces ouvrages, publiés tous à Vilna, ont été réédités maintes fois.

[50] Vilna, 1851.

[51] Vilna, 1852. En traduction allemande, faite par J. Steinberg, Vilna, 1859.

[52] Voir Brainin, Abram Mapou, p. 107.

[53] Kal Schirei Mahalalel (Poésies de Gottlober) Varsovie, 1890.

[54] Dans la revue Haboker Or, et Oroth Meofel (Lueurs dans les Ténèbres), Varsovie, 1881.

[55] Recueil «Keneseth Israël», Varsovie, 1888.

[56] Vilna, 1848.

[57] Odessa, 1867.

[58] Les lecteurs, peu fortunés, souscrivaient souvent dix pour un seul abonnement.

[59] Voir chapitre IV.

[60] Zitomir, 1868.

[61] Les poésies complètes de Gordon ont paru en 4 vol., en 1884, à Saint-Pétersbourg, et en 6 vol., en 1900, à Vilna.

[62] Le premier recueil des poésies lyriques et épiques a paru sous le titre de Schieréi Jéhuda, à Vilna, en 1866.

[63] Vilna, 1860.

[64] Réveille-toi, mon peuple. Poésies, I.

[65] Le poète fait allusion à la ruine de la province juive de Cochin par les Portugais.

[66] Poésies, IV.

[67] Selon une croyance populaire, quarante jours avant la naissance le ciel décide à qui l'enfant sera uni.

[68] Littéralement: «bois de voiture».

[69] Villes célèbres par leurs écoles talmudiques.

[70] Poésies, IV.

[71] Haketab ve-hamichtab (Les Écritures). Lemberg, 1875. Yloun Tefila (Critique des Prières), Lemberg, 1885, etc.

[72] Littéralement: protestant; puritain, adversaire du mysticisme des Hassidim.

[73] Hadath wehayim, Lemberg, 1880. Un autre grand roman de Braudès est: Scheté Hakezavoth (les deux Extrêmes), publié en 1886. Il préconise la renaissance nationale et le romantisme religieux.

[74] L'édition complète des romans et des articles de Smolensky vient de paraître à Saint-Pétersbourg et à Vilna, chez Katzenelenbogen.

[75] «Eth lataath» et «Eth laakor netoal», Haschahar, 1875-1876.

[76] Nouvelles réunies de Brandstaetter, Cracovie, 1891.

[77] Vienne, 1883-1890.

[78] Vienne, 1874.

[79] Vienne, 1878.

[80] Brainin, dans son excellente Vie de Smolensky. Varsovie, 1897, p. 58.—Haschahar, X, 522.

[81] Voir Lévitique XIX, 27.

[82] La lampe veilleuse dans la synagogue.

[83] Isaïe, II, lettres initiales de 4 mots formant le mot Bilu.

[84] Ses poésies ont paru à New-York en 1896.

[85] Œuvres publiées à Varsovie en 1897

[86] Poésies publiées à Jérusalem en 1886

[87] Poésies publiées à Varsovie en 1902.

[88] Poésies publiées à Varsovie en 1900-1902.

[89] Contes et nouvelles réunis. Odessa, 1900.

[90] Œuvres en 10 volumes. Bibliothèque Hébraïque de Touschiya, 1899-1901.

[91] Essais réunis, publiés à Odessa en 1885 et à Varsovie en 1901.

[92] Haarez, paru à Jérusalem 1893-96. Histoire juive parue à Vilna, 1898-1902, etc.

[93] Maarcheï Leschon Eiver (Les principes de la langue hébraïque), Vilna, 1884, etc.