CONCLUSION.

Depuis ce temps tout fut paix et bonheur chez nos amis. Irène, Julien, Noémi, Lionnette, les petits de Kermadio, les petits de Marsy, tous achevèrent brillamment leur instruction. Les jeunes gens terminèrent leur éducation dans un excellent collège. Les jeunes filles, dirigées par leurs mères et assidues à des cours de toute espèce, acquirent ainsi une solide instruction. Michel, «tel que vous le voyez,» est le meilleur des maîtres d'hôtel: il mène admirablement la maison de M. de Valmier Les parents sont profondément, complètement heureux. Noémi a vu, à sa grande joie, sa famille s'accroître de deux petites soeurs et d'un petit frère. La famille de Morville a racheté sa terre. Irène et Julien s'y plaisent beaucoup, y font beaucoup de bien et sont adorés par tous les gens du voisinage, pauvres et riches.

Julien, en sortant du collège, est devenu l'associé de M. de Valmier et de son père: on parle de son prochain mariage avec Notoni. Armand dirige l'exploitation de Kermadio et vient de demander la main d'Irène. On pensa qu'elle ne le refusera pas.

Constance a épousé un sportman qui se ruina en jokeys et en chevaux. Herminie est défigurée par la petite vérole et impossible à marier, grâce à son detestable caractère.

Héloïse est morte étouffée dans son corset.

Jordan et Jules se détestent et plaident l'un contre l'autre, à propos d'héritages.

Vervins est en prison pour dettes; le vicomte Héliogabale est devenu idiot à force de fumer.

Et Élisabeth! notre chère, notre charmante et sympathique Élisabeth? vous n'en parlez pas! me disent d'impatients petits lecteurs, indignés de mon oubli... Je la réservais pour la fin.

Élisabeth est une de ces natures d'élite qui ont soif de sacrifices, de dévouement. Si vous voulez la voir, allez à l'hospice de ***; celle que les malades attendris appellent «la bonne soeur,» celle dont la cornette de soeur de Charité voile le doux et gracieux visage, c'est Élisabeth, l'Ange de la famille devenu l'Ange de la Charité.

FIN.