LA CEINTURE

Quand le ciel couleur d’une joue

Laisse enfin les yeux le chérir,

Et qu’au point doré de périr

Dans les roses le temps se joue,

Devant le muet de plaisir

Qu’enchaîne une telle peinture,

Danse une Ombre à libre ceinture

Que le soir est près de saisir.

Cette ceinture vagabonde

Fait dans le souffle aérien

Frémir le suprême lien

De mon silence avec ce monde…

Absent, présent… Je suis bien seul,

Et sombre, ô suave linceul !