SCÈNE II.

DORIMANT, LYSANDRE, HIPPOLYTE, FLORICE.

Lysandre sort de chez Célidée, et passe sans s'arrêter, leur donnant seulement un coup de chapeau[112].

HIPPOLYTE.

Peut-être l'avenir.... Tout beau, coureur, tout beau!
On n'est pas quitte ainsi pour un coup de chapeau:
Vous aimez l'entretien de votre fantaisie;
Mais pour un cavalier c'est peu de courtoisie,390
Et cela messied fort à des hommes de cour,
De n'accompagner pas leur salut d'un bonjour.

LYSANDRE.

Puisque auprès d'un sujet capable de nous plaire
La présence d'un tiers n'est jamais nécessaire,
De peur qu'il en reçût quelque importunité[113],395
J'ai mieux aimé manquer à la civilité.

HIPPOLYTE.

Voilà parer mon coup d'un galant artifice[114],
Comme si je pouvois.... Que me veux-tu, Florice?

(Florice sort, et parle à Hippolyte à l'oreille[115].)

Dis-lui que je m'en vais. Messieurs, pardonnez-moi:
On me vient d'apporter une fâcheuse loi;400
Incivile à mon tour, il faut que je vous quitte.
Une mère m'appelle.

DORIMANT.

Adieu, belle Hippolyte,
Adieu, souvenez-vous....

HIPPOLYTE.

Mais vous, n'y songez plus.