SCÈNE III.
HIPPOLYTE, FLORICE.
HIPPOLYTE.
D'où vient que mon abord l'oblige à te quitter?
FLORICE.
Tant s'en faut qu'il vous fuie, il vient de me conter....
Toutefois je ne sais si je vous le dois dire.
HIPPOLYTE.
Que tu te plais, Florice, à me mettre en martyre!
FLORICE.
Il faut vous préparer à des ravissements[184]....775
HIPPOLYTE.
Ta longueur m'y prépare avec bien des tourments.
Dépêche, ces discours font mourir Hippolyte.
FLORICE.
Mourez donc promptement, que je vous ressuscite.
HIPPOLYTE.
L'insupportable femme! Enfin diras-tu rien?
FLORICE.
L'impatiente fille! Enfin tout ira bien.780
HIPPOLYTE.
Enfin tout ira bien? Ne saurai-je autre chose?
FLORICE.
Il faut que votre esprit là-dessus se repose.
Vous ne pouviez tantôt souffrir de longs propos,
Et pour vous obliger, j'ai tout dit en trois mots;
Mais ce que maintenant vous n'en pouvez apprendre,
Vous l'apprendrez bientôt plus au long de Lysandre.
HIPPOLYTE.
Tu ne flattes mon cœur que d'un espoir confus.
FLORICE.
Parlez à votre amie, et ne vous fâchez plus[185].