II
OPINIONS SUR TELS ET TELS
Il est de ces gens dont la fréquentation gâterait n'importe quelles natures; comme la boue et la poussière qui tachent en blanc sur les habits noirs et en noir sur les robes blanches.
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La visite de Mme *** est une chose si ennuyeuse que, lorsqu'on la reçoit, c'est sans le faire exprès,—comme une tuile.
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Son ingratitude est si grande qu'un bienfait s'y perdrait,—quoi qu'en dise la Fontaine.
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X*** ne procède qu'avec du papier timbré.
—Son papier est comme lui; c'est sa manière de le faire marquer à son chiffre.
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Chez lui, la main gauche semblait ignorer ce qu'avait reçu la main droite.
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—Vous connaissez Chose, le jeune banquier? Pour la toilette il ne craint personne.
—Ce garçon-là a toujours une tenue admirable, disait-on l'autre jour devant la petite R***.
—C'est vrai, fit-elle en surenchérissant, une tenue … de livres!
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EN PARLANT DE QUELQU'UN QUI A L'ESPRIT MÉCHANT
Il a des éclats de rire qui sont comme des éclats d'obus. On ne s'en relève pas.
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X*** a la joie silencieuse. Quand il est content, il rit sans faire de bruit. C'est comme une petite fête de famille qui se passe en lui. On n'en est pas.
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H*** est un beau parleur, comme un tambour qui est creux et sonore.
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Il vous a une physionomie ouverte … à deux battants!
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EN PARLANT DE MADAME A***, QUI EST BÉGUEULE ET PRÉTENTIEUSE
—Avec du temps et de la patience, on en deviendrait amoureux.
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—Elle a fait ses dents très-tard.
—Et encore .. pas elle-même!
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—Oh! il est toujours en avance, allez! Ce n'est pas lui qui arrivera après le potage.
—Naturellement … les huîtres d'abord; la soupe ensuite. C'est une règle.
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—Elle, jeune?… Je réponds qu'elle n'a pas besoin de se mettre à deux pour avoir quarante ans.
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—On lui prête des amants.
—Qui lui en prête?
—Mais … Mme T***.
—Oh! elle … cela n'est pas étonnant. Elle en a assez pour en prêter aux autres.
UNE AUTRE
—C'est vrai, mais il ne faut pas la faire plus généreuse qu'elle ne l'est. Elle a toujours soin d'en garder quelques-uns pour elle.
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Le nez de mon nègre est épaté; mais celui d'Espinosa est épatant.
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—X*** est agaçant. Il parle du nez et il parle continuellement.
—Eh bien, c'est un très-bon sentiment. Cela prouve qu'il n'oublie pas les absents, lui, au moins.
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Un sot bien connu. Je ne prétends point parler de H***.
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Le Maelstrom n'est pas plus profond que le silence qui accompagne les plaisanteries de X***.
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… Il est bon comme le bon pain … et mauvais comme le bon fromage.
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J'ai vu un tel, le Polonais; il embaumait l'eau de … Cognac.
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—Elle est maigre!… mais maigre à figurer sur la table du pape un vendredi saint!
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… Une fille qui s'était vouée au célibat … et aux célibataires.
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X*** prétend que Bade est un vrai paradis … sans doute parce qu'il y joue un jeu d'enfer.
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—Z*** a constamment l'air de faire blanc de son épée.
—C'est son épée qui m'a l'air de fer-blanc.
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—M. P***? c'est un pédant.
—Tiens. Mais Chose nous en a dit beaucoup de bien.
—Oh! il n'y a rien d'étonnant à ce que M. P*** lui ait plu. M. P*** est sot, terne et grave; il doit lui aller comme le vin blanc aux huîtres.
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—X***? Ce n'est pas un homme, c'est un nez.
—Pardon. Ce n'est pas un nez, c'est un timon.
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—Un potage maigre … comme Mlle M*** et plus froid que le public lorsqu'elle chante….
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Et quant à ses phrases, on ne saurait lui reprocher de les faire trop courtes ou trop longues: elles durent juste le temps qu'un âne met à braire.
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—Chose est un charmant garçon.
—Le fait est qu'il n'est pas marié.
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—X*** a la physionomie très-franche.
—C'est vrai…. Il a l'air bête; mais au moins il l'est.
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T***? Quand il lui arrive de dire la vérité, c'est pour le plaisir de faire un faux mensonge.
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Six heures et M. Bruno sonnèrent avec un remarquable ensemble, tant à la porte qu'à la pendule. Il ne dit pas: «Je suis exact.» Il dit: «La pendule va très-bien.»
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—Il a la fatuité de se croire modeste et la modestie d'avouer qu'il est fat. Et il dit:
—Je suis modeste puisque j'avoue que je ne le suis pas.
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Il est de ces gens qui se figurent qu'en allumant une lanterne à midi on n'en verrait que mieux le soleil.
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En ses jours de tristesse, Calino prétend qu'il n'était pas né pour vivre.