CXCVII
Cannes, 13 septembre 1870.
Mon cher Panizzi,
Vous êtes la personne à qui je m'adresserais en cas de nécessité avec le plus de confiance et le moins de confusion. Mais nous n'en sommes pas encore là. Vous me gardez quelque chose à votre banque. J'ai encore des actions au chemin du Nord, qui m'assurent quatre ou cinq mille francs par an ; enfin j'ai, en rentes françaises, un revenu d'environ seize à dix-huit mille francs. Que restera-t-il de ces rentes? Quelque chose, je crois, assez pour enterrer leur propriétaire, qui est bien malade et sur ses fins.
Adieu, mon cher Panizzi ; je vous suis bien reconnaissant. Je vais vivre ici en philosophe au soleil. Si je pouvais m'endormir comme Épiménide!
On assure que notre amie est près de chez vous, à Hamilton palace. S'il en est ainsi, vous devriez lui écrire et l'amener à Invergarry, où elle se plairait beaucoup, je crois.
Adieu encore. Je souffre trop pour continuer ce sujet.
FIN DES LETTRES