NOTES:

[1] Lettres de Louis XI, roi de France, publiées par Vaesen et Charavay, 5 vol. parus.

[2] Je n'aurais garde d'oublier de remercier ici le Révérend Père Ehrle, conservateur de la Bibliothèque du Vatican, dont les conseils éclairés et obligeants m'ont été d'un si précieux secours durant les quelques semaines que nous avons employées à faire des recherches aux archives vaticanes. Nous avons dépouillé, aux archives secrètes, la collection des Miscellanea (3 caisses de documents divers classés sans autre raison que le format) de 1444 à 1479. Enfin, nous avons compulsé avec soin les registres Diaria XII, Diaria XIII, de 1463 à 1479. «Librorum ritualium qui et Cæremoniales vulgo appellantur item Diariorum Magistrorum Cæremoniarum et aliorum», où l'on trouve de fréquentes mentions des ambassades envoyées par la Cour de France auprès du Saint-Siège.

[3] Nous devons particulièrement remercier de leur obligeance M. Prudhomme, le savant archiviste de l'Isère, et son collaborateur M. Pilot de Thorey, qui a bien voulu nous communiquer les bonnes feuilles des deux volumes qu'il prépare sur les actes de l'administration de Louis XI relatifs au Dauphiné.

[4] Louis XI et les Villes, par Henri Sée, docteur ès-lettres, in-8o. Paris, Hachette, 1891.

[5] Voir Recherches historiques concernant les droits du Pape sur la Ville et l'État d'Avignon, 1768, in-8o, avec Réponse, par Agricol. Morau.—Cf. Dupuy, Traité des droits du Roi.—Archives du Ministère des Affaires étrangères, vol. 358, fo 36 et suivants.

[6] 26 juin 1411. Arch. mun., série E.E. Orig.

[7] 7 juin 1401. Fornéry, Hist. Ecclés., mss., fol. 416 et 417.

[8] 15 mars 1426. Arch. munic., B. 19, no 22.

[9] Lettres-patentes du roi Charles VII prenant sous sa protection les États citramontains de l'Église: «Karolus Dei gratia Francorum rex carissimo primo genito nostro Ludovico, dalphino Viennensi ac universis et singulis ducibus, principibus, comitibus, barronibus, militibus, capitaneis armigerorum tam equitum quam peditum arma gerentibus universis et singulis nobilibus burgensibus et aliis quibuscumque subditis confederatis et fidelibus nostris tam infra regnum nostrum quam in Dalphinatu et aliis quibuscumque locis constitutis, subditis et benivolis nostris graciam et bonam voluntatem. Noveritis quod insequendo vestigia predecessorum nostrorum Christianissimorum regum Francie in mentis nostre conceptu ac scrutinio cordis revolventes Sanctissimum Dominum nostrum Papam in remotis in presenti residere ac considerantes Reverendissimum in Christo patrem Karissimum Consanguineum nostrum nomine Carles Fuxi, regimen predicte Ecclesie citra montes habeat et volentes ex certis et quam plurimis causis animum nostrum ad hoc moventibus civitatem Avinionensem, comitatum Venaissini et alias terras eisdem adjacentes juncte vel injuncte Sancte Romane Ecclesie subjetas cum incolis et habitantibus in eisdem quas semper cum effectu reperimus begnivolas et relatrices honoris et status progenitorum nostrorum et nostri caras habere et propicias motu nostro proprio et non ad cujuscumque requisitionem seu instanciam sed ex nostra pura liberaque et sincera devotione moti per presentes notum facimus et declaramus ex causis supradictis, dictas terras, personas et bona subditorum dicte Sancte Romane ecclesie ita caras et propicias habere censemus et reputamus sicut terras nostras et subditos nostros ac si essent de nostro proprio dominio et imperio eisdemque deffensores et protectores tanquam brachium dextrum ecclesie esse volumus intimantes omnibus et singulis cujuscumque status, gradus, condicionis, preheminencie aut dignitatis existant qui contra hanc nostri animi voluntatem seu declarationem mentis nostre aliquid attemptaverint in dictis terris et personis vel bonis eorumdem quod nos onus ulcionis de attemptatis hujusmodi nobis assumemus et ex inde assuminus et talem et ita celerem provisionem circa ea dabimus et resistenciam faciemus quod ceteris cedet in exemplum et nihilominus declarantes nostre mentis intentum quod per premissa nullum jus, nullumque imperium dominiumque seu aliqualem juridictionem seu actionem acquirere nobis aut successoribus nostris aliqualiter intendimus seu volumus in dictis terris et subditorum sancti domini nostri Pape sed solam indicta fecisse et facere decrevimus pro pacifico et tranquillo statu illius patrie quam semper optavimus et optamus mandantes omnibus senescallis et officiariis subditis nostris ut has nostras litteras publicari faciatis tociens et ubicumque requisiti fuerint infra dictionem, imperium et dominium nostrum sine costu voce tube et alias taliter quod nullus ignoranciam tenoris earumdem pretendere possit seu contra ire presumat in quantum cupiunt indignationem nostram evitare et hoc sub pena centum marcharum auri fisco nostro, irrevocabiliter applicanda quas debita exequtatas remanere volumus presentanti. In quorum, etc.» Arch. municip., série A.A.

[10] Arch. municip., série A.A. Origin. inédit. Voir aux pièc. justific.

[11] Voir pièc. justific., no 19.

[12] Id., no 20.

[13] Id., Biblioth. nat. fonds. franc. Nouv. acq., 304.

[14] Arch. du Ministère des Affaires étrangères, Correspondance de Rome (8 janvier 1664). Mém. du Roy à M. de Bourlemont. Vol. no 157, fol. 25 et suiv.

[15] Collect. des documents inédits, Itin. de Philippe le Hardy, p. 481-544, et Introduct., XIII, et pp. 63-64.

[16] Ordonn. de Charles V. Recueil des Ordonnances, t. VI, p. 490, et t. VII, p. 380. Voy. également Trésor des Chartes, Reg. 139, p. 216.

[17] Douet d'Arcq., Choix de pièces relatives an règne de Charles VI, I, p. 67. Voy. réponse du sénéchal de Beaucaire au Roy, 1385: «Il est assavoir que le Pappe et les Cardinaux ne sont pas bien enclinez à la partie du Roy; aucuns d'eulx disans que se le Roy estoit seigneur du pais qu'il leur faudroit laisser Avignon.»

[18] Archiv. de la Ville, t. Ier, fo 692, vo, 693.

[19] Id., t. Ier, fo 695. Cf. l'abbé Christophe. Loc. cit., III, p. 110.—Historia Cælestinorum Avenionensium, mss., Bibl., municip. I, fo 93. Recueil de Massillian, mss., t. XVII, fo 71.

[20] Jarry, La vie politique de Louis d'Orléans, p. 52.—De Beaucourt, Hist. de Charles VII, I, p. 317.

[21] Dom Vaissette. X, p. 128.

[22] Jarry, La vie politique de Louis d'Orléans, p. 52.

[23] Jarry, p. 68, no 2.

[24] Le Religieux, II, p. 190.—Cf. P. Ehrle, Aus den Acten des Afterconcils von Perpignan, p. 15, not. 1.

[25] On l'appelle encore cardinal «de Thuroy».

[26] Noël Valois, Raymond-Roger de Beaufort, vicomte de Turenne, et les Papes d'Avignon, 1890, p. 28.—Cf. Jarry, loc. cit., p. 128;—Cf. Douet d'Arcq., loc. cit., I, p. 139.

[27] Pastor, Hist. de la Papauté, traduct. franç., vol. I, p. 176.

[28] Jarry, op. cit., p. 129.

[29] Ibid.

[30] Ibid.

[31] Lettre de Charles VI aux Consuls d'Avignon, 1er février 1401. Arch. municip., B. 37, no 69, Cott. XXX.

[32] Le Religieux, II, pp. 118 et suiv.—Amplissima Collectio, VIII, p. 458.

[33] Jarry, op. cit., pp. 131, 132.

[34] De Circourt, Rev. des quest. hist., 1er juillet 1889, p. 137, not. 2.

[35] Collect. des Docum. inédits. Itinér. de Philippe le Hardy, p. 552.

[36] Le P. Ehrle, op. cit., p. 22.—Cf. Delaville Le Roux, La France en Orient au XVe siècle, p. 231.

[37] Ehrle, op. cit., pp. 25, 26 et suiv.

[38] Le P. Ehrle, op. cit., pp. 27, 28.

[39] Le P. Ehrle, p. 30. Voy. la bulle dans du Boullay, Hist. de l'Univ. de Paris, IV, 349.

[40] Musée des Archiv. Nationales, p. 247.

[41] Rec. des Ordonn. des Rois, VIII, p. 398.—Cf. Jarry, op. cit., p. 201.

[42] Voir, pour les détails, Fornéry, Hist. ecclés., fol. 617.—Historia Cœlestinorum, mss. de la Bibl. d'Avignon, I, fo 347. «Et Anno 1395, 25 die Junii ducta Joannès Biturictensis, Philippus Burgundiæ Avunculi Regis Christianissimi et Ludovicus dux Aurelianensis frater ipsius regis in civitate Avenionensi existerunt ut Benedicto 13 abdicationem papatûs suaderent lapidem primarium... a nomine dicti Regis posuerunt».—Cf. Bullet. de l'Acad. de Vaucluse.—Labyrinthe royal de l'Hercule Gaulois triomphant, p. 80.

[43] Jarry, op. cit., Pièces justif., XXXI, p. 459.

[44] Nouvelle collection des Documents inédits, III, p. 281.

[45] Rec. des Ordonn., VIII, p. 426.—Rec. des Chartes, Reg. 156, pièce 9.

[46] Rec. des Ordonn., VIII, p. 398.

[47] Duhamel, Les œuvres d'art du monastère des Célestins, Caen, 1886, pp. 4-6.

[48] Cf. Un épisode du procès de Jacques Cœur à Avignon.—Bul. de l'Acad. de Vaucluse, 1887.

[49] Arch. municip., Procès du Rhône, mss., t. VI.

[50] Bibl. nation., fonds. franç., 10431: 594.—Cf. Jarry, op. cit., pp. 132-133.

[51] Jarry, pp. 165-187.

[52] Jarry, op. cit., p. 188.

[53] Douet d'Arcq, op. cit., I, p. 142.

[54] Le Religieux, II, pp. 528, 530.—Jarry, op. cit., p. 189.—Le P. Ehrle, p. 36.—Amplissima collectio, VIII, 554, 616.

[55] Pastor dit que l'obstination de Benoît XIII est due en grande partie à la Cour de France. Hist. de la Papauté, traduct. française, Pastor, I, p. 211, not. 2.

[56] Jarry, p. 207.—Amplissima collectio, VII, 591, 597.—Froissart, Edit. de Lettenhove, XVI, pp. 116, 132.

[57] Musée des Arch. nat., pp. 243-244.—Jarry, p. 208.—Ehrle, p. 38.

[58] Ordonn. des Rois, VIII, p. 258.—Du Boulay, op. cit., IV, 850, 853, 863.—Le Religieux, 598, 644.

[59] Jarry, pièc. justificat., XXI, pp. 439 et suiv.

[60] Ordonn. des Rois de France, VIII, p. 274.—Dom Vaissette, IX, p. 975, not. 2.

[61] Ehrle, op. cit., p. 87.

[62] Baluze, Vita pap. Avenion, C. 1122.—Cf. Ehrle, op. cit., p. 38.

[63] Ehrle, Aus den Acten des Afterconcils von Perpignan, pp. 78, 80 et suiv.—Cf. Froissart, Chroniques, édit. Kervyn de Lettenhove, XVI, pp. 116, 132.—Baluze, II, 1123, 1124.—Anselme, Hist. généalog., VI, p. 754.

[64] Arch. municip., série E.E. (liasse non classée).

[65] Fornéry, Hist. ecclés., fol. 558, 559.

[66] Bridoré près Loches. Arch. départ., série E.E. (liasse non classée).

[67] Arch. départ., série E.E. Ces diverses lettres ne portent pas de date, mais sont toutes postérieures à 1400, 1401.

[68] On ne peut préciser la date de son arrivée en Provence, mais ce fut sans doute peu de temps après le mariage de Boucicaut Jean avec Antoinette de Turenne, qui faisait du maréchal un des plus riches feudataires du Midi (décembre 1393). Voy. Noël Valois, Raymond de Turenne et les Papes d'Avignon, p. 24.

[69] Boucicaut, le maréchal, avait acheté le château de Boulbon.—Noël Valois, Raymond de Turenne et les Papes d'Avignon, p. 24.—L'acte du 7 juillet 1399 dit formellement que Geoffroy le Meingre commande «in Castris de Bulbono, Aramono et Valabrega». Bibl. de Carpentras, Collect. Peiresc., Reg. LXX, 3e vol. (fol. 230-257).

[70] Quod cardinales videntes dominum Johanem (pour Gaufridum) dictum «le Meingre» fratrem Marescalli Franciæ Boussicaudi in eorum evocaverunt auxilium. Le Religieux, II, p. 652, L. V, 19, c. 8.—Cf. Ehrle, L. C, pp. 39, 40, 41.

[71] Qui cito mandato parens et multos stipendiarios francigenas secum ducens, palacium obsidione cingere maturavit.—Religieux, II, p. 652, V, 19, c. 8.—Froissart, XVI, p. 126.—Noël Valois, L. C, p. 36.

[72] Le maître des ports et un certain «Ricardus miles», compagnon de Boucicaut, sont à la solde de la ville et des cardinaux. Voy. Ehrle, p. 45.—Amplissima collectio, VII, 650, 651.

[73] Jarry, op. cit., p. 222.

[74] La présence du maréchal de Boucicaut à Avignon en 1398-1399, pendant la durée du siège, est démontrée impossible par un document produit par Jarry, p. 218, et pièc. justific., le maréchal étant, jusqu'au mois de juillet 1399, occupé par une expédition militaire en Guyenne.—Voy. Jarry, op. cit., p. 219.—Delaville le Roux, op. cit., p. 357.—Religieux, II, 644, 646.—Livre des faits du maréchal de Boucicaut, collection Petitot, VI, 476, c. 29.

[75] Nunquam Benedictum ordinavimus neque mandavimus in carcere quocumque retrudi, includi nec aliquali strictâ custodiâ coarctari neque contra eum guerram fieri. Voy. Douet d'Arcq, I, 203.—Ehrle, p. 48, not. 1.

[76] Bibl. Carpentras, collect. Peiresc, mss., vol. LXXIV, fol. 417, 443. Catalog. des mss., III, p. 28, fol. 417, 443.

[77] Dom Pedro de Luna était neveu de Benoît XIII. Il fut archevêque de Tolède de 1404 à 1414. Arch. des miss, scientif., série III, vol. XV, p. 6. «In præsentia legatorum a consilio Civitatis Arelatensis missorum, Petrus de Luna, generalis capitaneus gallearum, galeotarum et barcharum Armatarum regis aragonensis, nunc in flumine Rhodano et portu dictæ urbis existentium, declarat non intentionis suæ inferre damnun vel oppressionem aliquam vassalis nec terræ Ludovici, Siciliæ Regis, nec subditis Regis Franciæ. In Castro Trencatalliarum, die 19 Januarii 1399. Scilicet quod cum non multis retro lapsis temporibus ad audientiam ejus pervenerit quod Dominus noster Benedictus christianissimus sacro sanctæ Romanæ ac totius universitatis Ecclesiæ summus pontifex tam diù et tam ignominiose in opprobrium christianitatis per cives et habitatores Avenionenses tractatus fuerit.» Mss. (fol. 418 et vo). (Collect. Peiresc, LXXIV, fol. 417, 418 et vo).

[78] Le Religieux, II, pp. 656 et suiv.—L'Hercule Gaulois triomphant donne un curieux récit du siège, pp. 79, 80, 81.—Mémoires de Martin Boysset.—Recueil Massilian, mss. (extraits).—Ehrle, loc. cit., pp. 42, 43 et suiv.

[79] Collect. des Docum. inédits, Itin. de Philippe le Hardy, p. 283.—Fornéry, Hist. ecclés., mss., fol. 641.

[80] Religieux, II, pp. 676, 680.

[81] Jarry, op. cit., p. 233.—Collect. Peiresc., mss. LXXIV, 417, 443.

[82] Amplissima collectio, VII, 637, 638.—Ehrle, op. cit., p. 49.—Jarry, op. cit., Addit. et correct., p. 364.

[83] Amplissima collectio, VII, 626, 641, 647.

[84] Massilian, mss., Recueil des Chartes, vol. XXI, fol. 341.

[85] Amplissima collectio, VII, 644, 647, 650, 653, 656.

[86] Douet d'Arcq, I, p. 203.

[87] Ehrle, p. 48. Pour Robert de Braquemont, voy. Anselme, VII, pp. 816, 817.—Cf. Delaville le Roux, loc. cit., p. 362, not. 2.

[88] Amplissima collectio, VII, 661, 666.—D'après les Arch. nation., (K. 55, 10), la sauvegarde royale fut octroyée à Benoît XIII, le 18 octobre 1400.

[89] Jarry, p. 255.—Moranvillé, Relat. de Charles VI arec l'Allemagne en 1400.—Bibl. de l'École des Chartes, XLVII.

[90] Lettre origin. de Charles VI aux sindics d'Avignon, 1er février 1400. Arch. municip., B. 37, no 69, Cott., XXX.

[91] Lettre de Charles VI aux Consuls d'Avignon, 22 avril 1401. Copie d'après Fornéry, Hist. éccles., fol 417, 418 et vo.

[92] Fornéry, Hist. ecclés., mss., copie, fol. 416, vo, et 417.

[93] Id., id., mss., 27 juin 1401, fol. 414, vo, et 415.

[94] Id., id., mss., 28 juin 1401, fol. 415, 416;—mss. de Carpentras, fol. 374.

[95] Jarry, loc. cit., p. 282.

[96] L'Hercule Gaulois triomphant, p. 80.—Laurens Drapier, Ann. mss. d'Avignon, fol. 209.—Le Religieux, III, p. 70.—Du Boullay, V, p. 70.—Ehrle, op. cit., p. 63.

[97] Ehrle, op. cit., pp. 70 et suiv.

[98] Chroniq. de Charles VI, Le Religieux, I, 24, c. 8; III, 100.—L'Hercule Gaulois triomphant, p. 81.

[99] Arch. municip., B. 32, no 32, Cott. O.O. et B. 33.

[100] De Terris, Hist. des évêques de Carpentras, p. 188.—Benoît XIII resta administrateur de l'évêché de Carpentras jusqu'en 1411.

[101] Du Boullay, V, p. 56.—Jarry, p. 283.

[102] Pastor, Hist. de la Papauté, trad. franç., I, p. 196.

[103] Pastor, id., I, p. 195.

[104] Recueil des Ordonnances, VIII, p. 14.

[105] Le Religieux, III, pp. 86, 98.—Ordonn. des Rois de France, VIII, p. 596.—Du Boullay, V, p. 611.

[106] L'Hercule Gaulois triomphant, p. 81.

[107] Collect. des Documents inédits, Itin. de Philippe le Hardy, p. 567.

[108] Jarry, op. cit., pièces justific. XXIII et XXIV, pp. 444, 445, 428.

[109] Id., pp. 294, 338.

[110] Martène et Durand, Thesaurus novus, Anecdot. II, col. 1389.—Pastor, Hist. de la Papauté, trad. franç., I, pp. 185, 186.

[111] Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 310.

[112] Voy. chap. Ier, pp. 16, 17.

[113] Pastor, op. cit., I, p. 186.

[114] Jarry, op. cit., pp. 351, 352.

[115] De Circourt, Rev. des quest. histor., 1889, XLVI, 167.—Delaville Le Roux, I, 403, 404.

[116] Delaville Le Roux, La France en Orient au XIVe siècle, p. 510.

[117] Le P. Ehrle, op. cit., pp. 95, 96, 97.

[118] «Et pro quibus idem dominus noster papa certa castra et loca tam Ecclesiæ romanæ quam Ecclesiæ Avenionensis sibi pignori tradidit.» Ehrle, p. 97.

[119] Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 310.—Chambaud, Ann. mss., fol. 145.

[120] Arch. municip. de Pernes. Acte signé par Tholosan, notaire (Origin.).—Fornéry, Hist. Civile, mss., fol. 768.—Gibert, Hist. de Pernes, mss. de Carpentras, fol. 718.—Boucicaut était alors gouverneur du Languedoc.—Delaville Le Roux, 512-513.

[121] Pastor, op. cit., I, p. 187.

[122] Amplissima collectio, VII, p. 770.

[123] Pastor, op. cit., I, p. 188.

[124] D'après certains auteurs, le maréchal aurait facilité son embarquement.

[125] Ehrle, loc. cit., Aus den Acten, etc.

[126] Delaville Le Roux, op. cit., 512, 513.

[127] Arch. départ., Reg. des États.

[128] Nouguier fixe le commencement du siège au 27 mai 1410.

[129] Dom Vaissette, IX, p. 1008.—Ménard, Hist. de Nîmes, III, p. 133.

[130] Il est désigné «Seigneur de Genguese» (Joyeuse); prit part, sous Charles VII, aux premières campagnes et assista à la bataille de Verneuil (1424).

[131] Lett. patent. de Charles VI au sénéchal et au viguier de Beaucaire (mai 1411) Arch. municip. B., 39.

[132] 28 janvier 1411. Fornéry, Hist. ecclés., mss., I; fol. 425, 426.

[133] Id., mss., I, fol. 424, 425.

[134] Comptes de la Ville, 1410-1411.

[135] Id.

[136] Recueil Massillian, mss., XVI.

[137] Arch. municip., B. 39.

[138] Arch. municip., B. 39.

[139] Id., B. 39.

[140] Journal mss. de Bertrand Boisset. Extrait: «Siège du palais, juin 1411. L'an millia quatre cens ungi et de mes de juin vengron los Catalans en Proensa et en Arles per mandaments de l'Anti-papa Peyre de Luna per anar contra ad Avignon et Venesin. Los quals Cathelans sy meront in terra et monteron a caval per tirad in Venayssin et foron preses et deconfits per los Proensalts et los autres que remaron en los fustas que erons vint dos se monteron per lo rose ad Arles per tirar sen ad Avignon, mas la cienta d'Arles mes una Cadena a travers de Rose que passar non la poyron, an se retireron. Vertas es que leur gens y moureront et mots d'avis feron et gasteron gras en la vigne et cremeron de masses et de cabanes assas, mas autres bels portamen non faron, am se retireron.»

[141] Arch. municip., B. 77, no 36, origin.

[142] Arch. municip., série E. E.

[143] Reddition des Comptes de Paul Montmartin du temps de la guerre des Catalans. Arch. municip., B. 39.

[144] Arch. municip., B. 39, Origin., septembre 1411.

[145] Chambaud, Recueil, mss., t. I, fol. 153, 154.—Cf. G. Fantoni, I, pp. 300, 301, 302.

[146] Arch. municip., B. 39.

[147] Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 312.

[148] Arch. municip., B. 39.

[149] Id., B. 39.

[150] Pastor, op. cit., p. 24, not. 2.

[151] Reg. des délibér. des États, fol. 219, vo.

[152] Id., fol. 218.

[153] De Beaucourt, loc. cit., I, p. 329. Pierre d'Ailly, contrairement à ce que dit M. de Beaucourt, ne fut jamais légat à Avignon. Il était légat en France.

[154] Dom Vaissette, IX2, p. 1059, not. 4.—Chambaud, Rec. sur Avignon, mss., t. I, fol. 160.

[155] Dom Vaissette, IX2, p. 1059.

[156] Dom Vaissette, IX2, p. 1060.

[157] De Beaucourt, op. cit., I, p. 370. Ces expressions sont d'Isabeau de Bavière. Rec. des Ordonnances, X, p. 437.

[158] Donné au château de Loches, le 22 septembre 1423. Orig. Arch. municip., B. 36. Voir Marquis d'Aubais, pièc. fugitives, I, p. 94. Itinér. de Charles VII.

[159] Delaville Le Roux, loc. cit., 360-363.

[160] Manuscrits Peiresc, Bibl. de Carpentras, Reg. LXX, vol. III, fol. 232, vo.

[161] Ehrle, loc. cit., p. 97.

[162] Dom Vaissette, IX2, p. 1077. Jean de la Graille, maréchal de Languedoc, à la tête des milices royales occupa les biens et domaines de Geoffroy qui fut déclaré coupable de félonie.—Cf. Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 316.

[163] De Coston, Hist. de Montélimar, I, pp. 496, 499.

[164] Ce seigneur est officiellement nommé dans la bulle d'excommunication. Mais il dut se retirer avant le siège de Livron et abandonner la cause de Geoffroy, puisque Charles VII affirme qu'il n'avait pas quitté la Touraine. Les archives d'Indre-et-Loire ne contiennent aucun renseignement sur ce personnage (communication de M. de Grandmaison, archiviste d'Indre-et-Loire).

[165] Chambaud, Rec., mss., I, fol. 442.

[166] Arch. municip., Origin., B. 36, no 37, Cott. N. N.

[167] On remarque que Jehan de Champerons n'est pas mentionné et qu'il y en a plusieurs que Giberti (Hist. mss. de Pernes, fol. 729) ne nomme pas.

[168] Chambaud, Recueil sur Avignon, mss., t. I, fol. 442.—Cf. Giberti, Hist. de Pernes, mss., fol. 315, et mss. de Carpentras, fol. 723.

[169] Cottier, Notice sur les Recteurs, p. 120.—Cf. Cambis-Velleron, Annal., mss., IV, 32, 34.—Chambaud, Rec., mss., vol. I, fol. 163.—Giberti, Hist. de Pernes, mss. de Carpentras, 721, 722.

[170] Le texte de la bulle a été publié par Ehrle, loc. cit., pp. 99-100.

[171] Cartulaire de Montélimar, p. 265.—Cf. de Coston, loc. cit.

[172] Arch. de Valence, C. C., 27, 1426.

[173] L'acte fut souscrit par la ville le 25 juin 1427. Arch. municip., Compte de la ville, de septembre 1428, de 1320 écus d'or pour solde de la somme ci-dessus.

[174] Arch. municip., B. 36, no 1, Cott. A.A.

[175] Id., B. 37.

[176] Id., B. 34, février 1427.

[177] Acte passé à Lyon par maître Cordard, notaire apostolique impérial et royal, le 31 janvier 1428. Arch. municip., B. 34.—Cf. Chambaud, Rec. des Chartes, mss., I, fol. 40.—Recueil Massillian, mss., XXI, fol. 359, 361.—Gauffridi, Hist. de Provence, I, VII, p. 294.—Giberti, Hist. de Pernes, fol. 327, 328.

[178] De Coston, Hist. de Montélimar, I, 496, 499.

[179] Arch. municip., B. 36, no 2, Cott. B.

[180] Donné en nostre chastel de Lezignen, le 5e de novembre 1428. Orig.—Arch. municip., B. 36.

[181] Le Maréchal n'avait eu d'Antoinette de Turenne qu'un fils qui fut tué à la bataille d'Azincourt (1415).

[182] Arch. de Tours. Communication de M. de Grammaison, archiviste d'Indre-et-Loire.—Cf. de la Chesnaye des Bois, Diction. XIII, p. 590, le fait mourir en 1429.—L'abbé Chevalier fait à tort mourir Geoffroy en 1407. Répert. des sources historiq., p. 339.

[183] Voy. chap. iv, pp. 96-97.

[184] Bref de Martin V, juin 1430. Arch. municip., origin., B.—Cf. Quicherat, Rodrigue de Villandrando, 139 et suiv.—Dom Vaissette, IX2, p. 1107.

[185] Dareste, Hist. de France, III, p. 136.—Mgr Héfelé, Hist. des Conc., XI, pp. 185, 187.

[186] C'est le véritable nom. Il était d'une noble famille de Venise et neveu de Grégoire XII qui l'avait fait cardinal.—Pastor, loc. cit., I, p. 293, not. 1.

[187] Chambaud, Rec. mss. sur Avignon, I, fol. 166.

[188] In futuro bononiensi Concilio cui Deo propicio interesse et præsidere desideramus de tranquillitate et bono statu Civitatis nostræ Avenionensis et illarum partium opportune providebimus. Arch. municip., B. IV.

[189] Bref du 6 janvier 1431. Arch. municip., B. 36, no 8.

[190] Reynard Lespinasse, Armorial de l'État d'Avignon, p. 145.—Dom Vaissette, IX2, p. 1115.

[191] Arch. municip., B. 4, no 24, origin., donné à Selles le dernier jour de mars 1432.

[192] Bref de mars 1432.—Arch. municip., B. IV. «Cum ejus (Cardinalis Sancti Eustachii) consilio propter gravia imminencia negocia plurimum indigeamus.»

[193] Armorial d'Avignon, p. 63.—Cf. Cottier, Not. sur les Recteurs.

[194] Reg. des États, arch. départ., G. 13, fol. 134.—Cf. Amplissima collectio, VIII, 649.

[195] Quicherat, Rodrigue de Villandrando, pp. 94, 95.

[196] Sa lettre du dernier jour de mars 1432 aux syndics d'Avignon le montre clairement.

[197] Fornéry, Hist. ecclés., fol. 429, 430 (Copie).

[198] Amplissima collectio, VIII, p. 649.—Cf. Fantoni, I. p. 315.—Recueil Massilian, XXII, fol. 57, vo.—Dom Vaissette, IX. p. 1115.—Cottier, loc. cit., p. 124.

[199] Vast, Le cardinal Bessarion, p. 46.—Cf. Cottier, loc. cit., p. 124.

[200] 25 août 1432. Amplissima collectio, VIII, p. 163.—Massillian, Collect. Chart., XXI, fol. 368.

[201] Le P. Albi, Éloges des Cardinaux français et étrangers. Paris, 1664, pp. 81 et suiv.

[202] Pastor, loc. cit., I, p. 282.

[203] Pierre de Foix, né en 1386 ou 1387, était fils de Gaston de Foix et d'Éléonore de Navarre, qui fut depuis reine de Navarre, succédant à son père Jean d'Aragon. Créé cardinal par Benoît XIII, en 1409, à l'âge de vingt-deux ans, il fut successivement évêque de Lescar, de Comminges, d'Albano, administrateur de l'archevêché de Bordeaux et de l'évêché de Dax, archevêque d'Arles et abbé de Montmajour. Abandonnant le parti de Benoît XIII, il assista au concile de Constance où il se fit remarquer comme orateur, prit part à l'élection de Martin V (1417) qui le légitima comme cardinal en 1419 ou 1418. Il fut envoyé, en 1425, en Espagne par Martin V, auprès d'Alphonse d'Aragon et fit preuve d'une grande finesse diplomatique. Ce fut encore lui qui, par ses voyages en Espagne, en 1426 et 1428, après la mort de Benoît XIII, obtint que le pseudo-pape Clément VIII (Gilles Nunoz) se démît (26 juillet 1429). Le succès de cette ambassade prépara la fin du schisme (Pastor, loc. cit., I, p. 282). Attaché comme cardinal auprès de Martin V, il occupait à Rome une des situations les plus en vue dans le Sacré-Collège, lorsque Eugène IV le nomma légat d'Avignon (16 août 1432). Installé dans son siège par la force des armes (juin 1433), Pierre de Foix administra avec la plus grande sagesse les États du Saint-Siège et sut même, dans les circonstances les plus difficiles, concilier les intérêts de l'Église avec ceux des rois de France. On ne l'appelait que «le bon légat». A l'inverse des autres, il résida pendant toute sa carrière à Avignon et embellit la ville de plusieurs monuments. Savant distingué, il avait réuni une magnifique collection d'ouvrages, dont beaucoup provenaient de la bibliothèque de Benoît XIII. Sa biographie est une des pages les plus intéressantes de l'histoire du pays et se rattache à tous les événements qui mettent en relations les rois de France avec les États du Saint-Siège, de 1432 à 1464. Estimé et apprécié des papes, qui l'avaient maintenu à Avignon, tenu en grande affection par Charles VII et par Louis XI, le cardinal de Foix mourut à Avignon, après une assez longue maladie, le 13 décembre 1464.

Voy. le P. Henry Alby, Éloge des Cardinaux, pp. 81 et suiv.—Chronique de Saint-Denis, VI, p. 175.—Gallia christiana, I, pp. 1163, 1164.—Lettres de Louis XI, II, p. 21, not. 1.—Pastor, Hist. de la Papauté, I, p. 282.—Delisle, Cabinet des Manuscrits, 1868, I, pp. 494, 497.—Tamizey de Laroque, Note tirée de la correspondance de Peiresc, p. 182.—Collection des Documents inédits.

[204] Amplissima collectio, VIII, pp. 163, 164, note (a).

[205] Quicherat, Rodrigue de Villandrando, p. 95.—Cf. Arch. municip., Acte du 6 mai 1433 «Cum ipse dominus Cardinalis ad eamdem sanctam synodum gressus suos direxisset et Reverendissimum Philippum Archiepiscopum Auxitanensem locumtenentem et gubernatorem constituisset et deputasset». Ce ne peut être qu'en décembre ou janvier 1433 que Carillo se rendit à Bâle, puisque Jean de Poitiers convoque en son nom les États du Venaissin le 2 décembre 1432. Reg. des États, G. 12, fol. 7.

[206] Quicherat, loc. cit., pièces justificat., XIII, pp. 226 et suiv.

[207] Invent. des Arch. nation., Maison de Bourbon, t. II, p. 275.

[208] Quicherat, loc. cit., p. 95.

[209] 26 mai 1433. D'après Dom Vaissette, IX2, p. 1115, not. 1.—Cf. Quicherat, loc. cit., pp. 94, 95.

[210] Testament du cardinal de Foix.—Chambaud, Recueil des Chartes, mss., I, fol. 47.

[211] Quicherat, loc. cit., p. 97.—Cf. Raynald, Annal. ecclés., t. IX, p. 134, et Carton des Rois, p. 450, no 2073.

[212] Reg. des Etats, G. 12, fol. 16-18.

[213] Ibid., G. 12, fol. 19.

[214] Arch. municip., 13 avril 1433. Lettre inédite des consuls d'Avignon au comte de Foix (Minute).

[215] 12 mai 1433. Amplissima collectio, VIII, 592, 593.

[216] Arch. municip. de Malaucène, Reg. des délibérat. du Conseil, fol. 72, vo.—12 mai 1433. Amplissima collectio, VIII, 594.

[217] Reg. des délibérat. des États, G. 12, fol. 11.

[218] Amplissima collectio, VIII, 594.

[219] Fils de Jean de Grailly, captal de Buch.—Cf. Dom Vaissette, IX2, p. 1114.

[220]..... et appropinquans civitatem Avenionis per terram et per aquam obsidionem apponi fecerit personaliter ibi existens cum multitudine hominum copiosâ. Arch. municip., acte du 6 mai 1433.

[221] Quicherat, Rodrigue de Villandrando, p. 98, not. 2.

[222] Quicherat, op. cit., p. 99.

[223] Ce qui inclinerait à le faire croire ce sont les demandes fréquentes de grosses sommes d'argent que le cardinal de Foix ne cessa d'adresser aux États pour payer les frais de la guerre. Reg. des États.

[224] Dom Vaissette, IX2, p. 1115.

[225] De Beaucourt, loc. cit., III, p. 475.

[226] Héfelé, loc. cit., XI, p. 363.

[227] De Beaucourt, III, p. 339.

[228] De Beaucourt, III, p. 339.

[229] Id., III, p. 340.

[230] Héfelé, loc. cit., XI, pp. 358, 359.

[231] Arch. municip., B. 34, no 29, Cott. E.E.—Arch. municip., B. 34, no 37. Cott. C.C.

[232] Lettre royale du 5 mai 1437; De Beaucourt, III, p. 475.

[233] Héfelé, loc. cit., XI, p. 362.

[234] De Beaucourt, loc. cit., III, p. 34.

[235] Héfelé, XI, pp. 367, 379, 381.

[236] Id., XI, pp. 367, 381.

[237] Rec. des Ordonn., XIII, pp. 255, 256.

[238] De Beaucourt, loc. cit., III, p. 343.

[239] Charles VII était venu mettre le siège devant Montereau le 21 septembre 1437.—Cf. de Beaucourt, III, p. 49.

[240] Donné au siège de Montereau ou Fault-Yonne le dernier jour de septembre 1437. Orig., Arch. municip., B. 38, no 96.

[241] De Beaucourt, loc. cit., III, p. 343. Cette doctrine, déjà proclamée par le concile en 1433, avait fait d'énormes progrès dans l'opinion.—Cf. de Beaucourt, III, p. 333; Héfelé, XI, 274, 276.

[242] La cité d'Avignon avait donné 300 écus pour amener les Grecs à Bâle. Cette somme fut confiée à Louis de la Palud, cardinal de Varambon, qui ne la restitua qu'en 1455 après d'innombrables réclamations. Arch. municip., Origin., B. 34.

[243] Lettre inédite de Michel de Valperge aux consuls d'Avignon, datée de Thonon le 24 septembre 1459. Arch. municip., série A.A.

[244] Lettre du 24 septembre 1459. Arch. municip., Origin., série A.A.

[245] De Beaucourt, loc. cit., III, p. 378.

[246] Héfelé, loc. cit., XI, 533.—De Beaucourt, III, p. 383.

[247] V. Duclos, Preuves, p. 20.—Legeay, Histoire de Louis XI, II, p. 444.—Prudhomme, Hist. de Grenoble, p. 255.

[248] Charavay et Vaesen, Lett. de Louis XI, préface, LXV.

[249] Vallet de Viriville, Histoire de Charles VII, III, p. 37.

[250] Pastor, Hist. des Papes, trad. franç., I, p. 341.—Mgr Héfelé, Hist. des Conciles, VII, p. 809.

[251] Vaesen, Rev. des quest. histor., XXX, pp. 561, 568.—Pastor, Hist. des Papes, I, p. 340, not. 3.

[252] Chambaud, Recueil mss. sur Avignon, I, fol. 169.

[253] Hist. de Charles VII, III, pp. 37, 38.—Raynaldi, Annales ecclés., t. XXVIII, p. 426.—Lenfant, Hist. du concile de Bâle, II, pp. 101 et suiv.

[254] Vallet de Viriville, loc. cit., III, p. 226.—Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, I, p. 208, pièc. justificat.—D'après l'abbé Chevalier, ce titre aurait été conféré le 25 août 1444.—Voy. Cartul. de Montélimar, p. 290, n. 1, et Cartul. de Saint-Paul-trois-Châteaux, f. (l x j)—Legay, Hist. de Louis XI, II, p. 444.—Arch. vatic., Reg. 368, fol. 44, 45.

[255] Vallet de Viriville, loc. cit., III, p. 37.—Voy. Pilot, Catalogue des actes du dauphin Louis II, devenu le roi Louis XI, relatifs à l'administration du Dauphiné, 1437-1483. 2 vol. avec supplément, I, no 140.

[256] Pour cette tentative sur Avignon, voir Chambaud, Recueil mss. sur Avignon, I, fol. 382, 383, et Hist. mss. sur Avignon, fol. 134;—Denis Hale, notaire, fol. 138;—Laurens, Hist. mss. d'Avignon, fol. 296.

[257] Bref du 5 des kalendes de février 1445; Arch. municip., Origin.—Voir Fantoni, Hist. d'Avignon, p. 333.—Pièces justific. nos I et II.

[258] Vallet de Viriville, loc. cit., III, p. 226.

[259] Arch. secrèt. vatic., Reg. 411.

[260] Vallet de Viriville, L. cit., III, p. 226.

[261] Arch. départ., Reg. des délibér. des États, G. 14, fol. 77.—Louis Dauphin était pendant ce temps à Ensisheim où il soignait une blessure au genou qu'il avait reçue au siège de Dambach, le 7 octobre 1444. Il passe les mois de novembre et décembre 1444 à Montbéliard.—Lettres de Louis XI, I, 19, not. 1.—Tuetey, Les Écorcheurs sous Charles VII, t. I, pp. 286, 196.

[262] Registre des délibérat. des États, G. 14, fol. 80.

[263] Le nom de ce personnage est sans doute mal orthographié dans le texte du registre qui est du reste d'une écriture difficile. Il s'agit ici de Thomas, écuyer ou scuyer, originaire d'Écosse, écuyer ordinaire du Dauphin, qui l'avait amené à sa suite quand il vint prendre le gouvernement du Dauphiné.—Voy. Pilot, Catalog., I, p. 50.—Peut-être est-ce en récompense de cette mission que le Dauphin, par lettre d'Ensisheim, du 21 octobre 1444, l'investit à perpétuité de la châtellenie de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs.

[264] «Iterum etiam dixit et eisdem tribus statibus exposuit quod eosdem fecerat principaliter coram evocare quûm credat ipsos non ignorare ymo quasi manifestius esse quod aliqui dicentes quod dominus papa Eugenius dedit et contulit regimen et gubernacionem presentis comitatûs Venayssini et civitatis Avenionensis illustrissimo principi domino Dalphino Viennensi domini Francorum Regis filio. Et tamen verum est quod prefatus dictus Cardinalis viderat quamdam cedulam papiream, manu dicti camerarii domini nostri pape subscriptam, continentem certa capitula et pacta et quemdam scutiferum vocatum Optamanum (?) pro presenti dicto domino Dalphino supra et quod specialiter continebatur in dicta cedula qualiter dominus noster Papa dabat præfato domino Dalphino gubernacionem regimen et administracionem dicte patrie Venayssine et Civitatis Avenionensis. Quare prefatus dictus Cardinalis fuit intencionis premissa notificari facere dicte patrie. Idcirco eisdem tribus statibus memoratus dominus Regens premissa notificavit, dicens primitûs et protestans prefatus dictus Regens quod non est intentionis dicendi aliqua que forent in prejudicio et displacentia prefati domini nostri Pape et etiam memorati dicti Dalphini qui si dixerit voluit habere et non dicta de quo solemniter fuit protestans.» Reg. des délibérat. des États, G. 14, fol. 80.

[265] Arch. départ., Reg. des délibérat. des États, G. 14, fol. 80.

[266] Arch. départ, Reg. des délibérat., G, 10, fol. 85.

[267] Voy. aux pièces justificat. no III.—Reg. des délibérat., G. 14, fol. 96 (copie).

[268] Voy. aux pièces justificat. no IV.—Reg. des délibérat., G. 14, fol. 96 (copie). Les originaux des deux brefs ont été brûlés dans l'incendie qui détruisit les Archives des États à Carpentras, en 1713. Nous donnons les copies d'après les Registres des délibérations des États.

[269] Arch. d'Avignon, B. I. Cott. N, 15. Ces deux brefs originaux, qui figurent à l'inventaire Pinta, sont en déficit dans la boîte I; on les suppose égarés.

[270] Le 5 décembre 1445, Louis fait défense aux habitants du Dauphiné de reconnaître pour pape Amédée de Savoie, qui se faisait appeler Félix V. Voy. Pilot, Catalog., I, p. 65.

[271] De Beaucourt, Rev. des questions histor., vol. XVII, p. 94.

[272] Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, I, p. 375.—Bibl. nat., Cartul. du Dauphiné, par Fontanieu.—Cf. de Beaucourt, IV, p. 230 (la première cession date de novembre 1444).—Voy. Pilot, Catalog., I, nos 169 et 937.

[273] Statuts de la Conté Venayssin, p. 108.—Montélimar, comme Romans, la baronnie de Saint-Auban et environ quatre-vingts autres places, étaient comprises dans ce qu'on appelait les «terres adjacentes», pour lesquelles Louis rendit hommage au pape en 1456.

[274] De Coston, Hist. de Montélimar, II, p. 11.—De Nancy du 17 avril 1445. Voy. pour Arrighi, Pilot, Catalog., I, p. 57, not. 5.

[275] De Coston, L. cit., pp. 11 et 15.—Cf. Chevalier, Cart. de Montélimar, c. XIX, p. 279.

[276] Charavay et Vaesen, L. cit., t. I, p. 213.

[277] Gibert, Hist. mss. de Pernes, I, fol. 316, vo. Le 13 des kalendes de juin 1446, le pape Nicolas V confirma le paiement de cette somme.—Arch. vatic., Reg. de Nicolas V, 385, fol. 3.

[278] Chorier, Hist. du Dauphiné, p. 439.—Le 14 octobre 1447. Voy. Chevalier, Cartul. de Montélimar, p. 289.

[279] L'abbé Chevalier, L. cit., p. 283.—Cf. Arch. de l'Isère, B. 295, fol. VI, **X.—Legeay, Hist. de Louis XI, I, p. 158.—De Coston, L. cit., II, p. 15.

[280] Fornéry, Hist. mss. ecclés., fol. 437, vo (Instructions de 1461).—Voy. Pilot, Catalog., I. p 153, no 451. Origin. Arch. de l'Isère, B. 2990, fol. 497.—Le dauphin n'en restait pas moins astreint, vis-à-vis du Souverain Pontife ou de son légat, à l'hommage pour la ville de Montélimar.—Voy. la prestation d'hommage, au nom du dauphin, par Charles de Grolée, le 2 juin 1455.—Pilot, Catalog., 1159.

[281] Chambaud, Rec. sur Avignon, mss., Ann., 1447.

[282] Arch. municip. de Carpentras, Origin., B.B. 66, fol. 35.

[283] Fornéry, Hist. ecclés., mss. d'Avignon, fol. 410; mss. de Carpentras, fol. 762.

[284] Arch. municip. de Valréas, copie inédite recueillie par Achard.

[285] Il était chambellan du dauphin en 1448, Lettres de Louis XI, p. 220.

[286] Arch. municip., Reg. somm. des délibérat. des États, fol. 261.

[287] Id., fol. 135.

[288] Arch. municip., de Carpentras, B.B. 70, fol. 63.—Voy. aux pièc. justificat, no VI. Anthoine d'Alauzon figure dans la maison du dauphin en 1452. Lettres de Louis XI, I, p. 229.—Pour Antoine d'Alauzon, voy. Pilot, Catalog., I, p. 291, not. 2.

[289] «Et ibidem prefati Domini ambaxiatores exposuerunt eorum creanciam super facto Buccicaudorum et nihil fuit conclusum.»

[290] Le sire d'Estissac était premier chambellan du dauphin en 1452. De Beaucourt, V, p. 173, not. 3.—Voy. pour d'Estissac, Pilot, Catalog., Actes du dauphin Louis, I, no 542, pp. 191-192.

[291] Prudhomme, Hist. de Grenoble, p. 263.—Pour les villes et autres lieux à raison desquels le dauphin devait hommage au pape, voy. la prestation d'hommage de Romien de Morimont, écuyer et procureur du dauphin, au pape Calixte III (1er juin 1456).—Pilot, Catalog., 1239 bis, p. 502, et Arch. vatican. Ex., 20, 23. Pie II, fol. 66. Arm. 35.—Voy. aux pièces justificat., no XII bis.

[292] Instructions après la mort de Calixte III.—Voy. Fornéry, Hist. ecclés., mss., fol. 437 et fol. 453-470.—Cf. Pretentiones Papæ super Venaissino contra Regem Franciæ dalphinum, Lambert, III, p. 477.

[293] Gibert, Hist. de Pernes, mss., c. IX, fol. 317 et vo.—Somm. des délibérat. des États, fol. 135.

[294] La seigneurie de Pierrelatte fut donnée en 1452, par Louis, à Gabriel de Bernes; elle passa plus tard entre les mains de Charles Astars, secrétaire de Louis XI, après la confiscation des biens de Gabriel de Bernes. Lett. de Louis XI, I, p. 362.—Louis échangea la seigneurie de Chabrillan contre la portion de la terre de Pierrelatte que possédait Etienne Morelon (6 mai 1450). Voy. Pilot, Catalog., I, no 756, p. 273, et nos 58, 759, 760.

[295] Fornéry, Hist. ecclés., mss., fol. 437.—Nous avons trouvé cette mention au sujet du péage de la Palud. «Cum autem nobis innotuit unum antiquum podagium de La Palu vulgariter nuncupatum prope ripam superiorem fluminis Rodani in dicto comitatu existens et ad ipsam Cameram pertinens quod per arrentatores longe tempore fuerat extinctum.» Le pape le rétablit.—Arch. vatic., Reg. de Sixte IV, 656, fol. 76.

[296] Arch. d'Avignon. Dossier des Ambassades, minute, série A.A.

[297] Arch. municip., Dossier des Ambassades, minute, série A.A.

[298] De Beaucourt, Hist. de Charles VII, V, p. 141.

[299] Id., V, p. 141.

[300] Le manuscrit no 15537, ancien résidu de Saint-Germain (143, fol. 61), qui renfermait les plaintes portées contre le dauphin, ayant disparu depuis quelques années de la Bibliothèque nationale, il faut recourir aux archives locales où l'on en trouve un résumé que nous donnons plus loin. Voy. arch. municip., série A.A.—Voy. de Beaucourt, V, p. 141, note 1.

[301] Arch. municip., Dossier des Ambassades, série A.A. (copie).

[302] Arch. municip., Origin. inéd., série A.A.

[303] Escrit en Avignon le premier jour d'avril 1451.—Arch. municip., Dossier des Ambassades, série A.A.

[304] Voy. chap. v, pp. 128 et suiv.

[305] Allemand de Pazzis était un réfugié florentin qui occupa avec distinction plusieurs charges municipales à Avignon. Il est consul en 1461.—Voy. chap. VIII, p. 203.

[306] Entraigues, aujourd'hui commune du canton de Monteux, à quelques kilomètres de Sorgues, et station de la voie ferrée de Sorgues à Carpentras.

[307] Le récit de cette attaque à main armée, sinon ordonnée, du moins favorisée par le dauphin, se trouve dans les instructions remises par le cardinal de Foix et la ville à Louis Astouaud, envoyé en ambassade auprès de Charles VII, roi de France (en 1453), à propos de la saisie des biens de Jacques Cœur. Nous n'en reproduisons pas le texte donné par le Bulletin de l'Académie de Vaucluse, 1887, pp. 105 et suiv.

[308] Esau serait le château d'Ezahut, vieux donjon près Dieulefit (Drôme).

[309] «Item post præmissa suæ explicabit Serenitati qualiter, anno proxime preterito et de mense junii quidam nominatus Petrus Trohyons, olim thesaurarius Regis Renati cum quibusdam aliis suis complicibus et armigeris ac archeriis et servitoribus Illustrissimi Principis domini Delphini, ejus filii, ac si essent hostes et inimici capitales domini nostri Papæ et Ecclesiæ Romanæ armati armis offensivis et de jure prohibitis nullâ causâ saltem legitimâ et ad hoc ipsos impellente intrarunt in Comitatum Venaissini violenterque et proditorie se de nocte intruserunt intra quoddam castrum dictum infra dictum comitatum vulgo nuncupatum castrum de Interaquis.» (Origin., Arch. municip., série A.A.)

[310] Instructions du cardinal à Louis d'Astaud.—Arch. municip., Bull. de l'Acad. de Vaucluse, 1887, pp. 106, 107.—Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 307, vo.

[311] Reg. somm. des délibérat. des États, fol. 473 et 521, vo.

[312] Il est difficile de préciser la date de cette expédition. Mais le 31 mai 1452, le Conseil décide d'envoyer une députation au dauphin pour protester contre l'arrestation de quelques marchands d'Avignon. «Item ulterius suæ explicabit Celsitudini qualiter post premissa sicut ut premittitur, predictum Trohyonem et suos adherentes fore facta quidam capitaneus, quondam capitaneus de Mirandolio in patria Delphinatus, insequendo vestigia dicti Trohyonis de facto captitavit duos mercatores et alios duos mercatores cives et habitatores Avinionis cum equis peccuniis et aliis bonis et jocalibus quos post modo abire promisit, retentis tamen dictis equis, peccuniis et bonis.» (Orig., Arch. municip., A.A., Dossier des Ambassades.)

[313] Instructions données par la ville à Louis Astouaud, Arch. municip. (Cf. Bull. de l'Acad. de Vaucluse, p. 108).—«Item explicabit suæ Serenitati qualiter occasione præmissorum Reverendissimus Dominus cardinalis et Legatus et Civitas etiam ista per suos ambassiatores omnia et singula prenominata eidem domino Delphino et suo majori Consilio exponi fecerunt ac instantissime requisiverunt quod dominus Delphinus et suum Consilium delphinale quatenus de celeri remedio in premissis providerent taliter quod dictis prisoneriis cum bonorum ablatorum integro a dictis carceribus libere abire juberent et dictos invasores pena debita castigarent quod tamen ab ipsis minime obtinere potuerunt.» (Orig., Arch. de Vaucluse, A.A., Dossier des Ambassades.)

[314] «Item ulterius suæ Serenitati exponet qualiter officiales delphinales recusant tollere quamdam marcham quam super contra subditos papales laxaverunt inciviliter eo quod officiales papales ad ipsorum requisitionem voluerunt eo quod non potuerunt eisdem remittere quamdam causam vertentem in curia episcopali Avinionis et quemdam Jeronimum de Pelissano mercatorem de Avinione clericum solutum qui supradicta causa reum...» (Orig., Arch. municip., Dossier des Ambassades, A.A.)

«Instructiones traditæ ex parte dominorum scindicorum et Consilii Civitatis Avinionis domino Ludovico Astoaudi legum egregio doctori ambassiatori, destinato, ad serenissimum principem dominum Francorum Regem, continentes ea quæ erunt eidem domino Regi ex parte civitatis ipsius per ipsum dominum Ludovicum explicanda.» (Orig., Arch. municip., 1453).

[315] Orig. inédit., Arch. d'Avignon, B. 76, no 59.

[316] Le 7 décembre 1451. Charles VII était à Auzances. Voy. de Beaucourt, Liv. cit., V, p. 160.

[317] Voy. de Beaucourt, L. cit., V, pp. 107, 108 et suiv.

[318] Bulletin du Comité des travaux historiques, an. 1886, nos 1-2, et Mémoire de l'Acad. de Vaucluse, 1887, p. 89.

[319] De Beaucourt, L. cit., V, p. 108.

[320] Voy. Acad. de Vaucluse, 1887, p. 95.

[321] Orig. inédit, Arch. municip., B. 32, no 40, coll. Q.Q.—Aux Montilz-les-Tours, 15 mars 1452.—Charles VII était aux Montilz-les-Tours au mois de mars 1452. Voy. Pièces fugitives du marquis d'Aubais, p. 95.

[322] Voy. Pilot, Catalog., I, p. 34, not. 1.

[323] De Beaucourt, L. cit., V, pp. 173, 174.—Voy. Lettres de Louis XI, I, pp. 360, 363.—Pour Gabriel de Bernès, voy. Pilot, Catalog. des actes du dauphin Louis II, I. p. 2.—et id., pp. 25, 49, etc.... Pour Jean de Jambes, seigneur de Montsoreau, voy. Pilot, Catalog., no 979 et p. 377, not. 4.

[324] Champollion-Figeac, Collection des Documents inédits, II, pp. 192, 193.

[325] De Beaucourt, V, pp. 176 et suiv.—Vallet de Viriville, L. cit., III, p. 226.

[326] De Beaucourt, L. cit., V, p. 182.

[327] Pour Guillaume d'Estouteville, voy. Anselme, VIII, p. 91.—De Beaucourt, V, pp. 191, 192;—Pastor, II, p. 7;—Pilot, Catalog., I, p. 342, no 898 bis.

[328] Mathieu d'Escouchy, Édit. de Beaucourt, I, p. 441.

[329] Documents inédits, Champollion-Figeac, II, pp. 189, 190.

[330] De Beaucourt, L. cit., V, p. 183.

[331] Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, I, p. 240.

[332] Lettre du cardinal d'Estouteville à Charles VII, 22 novembre 1452. Lettres de Louis XI, I, pp. 241, 242.

[333] Lettres de Louis XI, I, p. 35.—Voy. Pilot, Catalog., no 995. Accord conclu entre le dauphin et le cardinal de Foix, représenté par le cardinal d'Estouteville et l'évêque de Conserans, au sujet des difficultés qui s'étaient élevées entre les officiers delphinaux et ceux du pape, à Avignon.—Romans, novembre 1452.

[334] Arch. de la ville d'Avignon, Origin., B. 19, Cott. V, 20.

[335] Pour le château de Bridoré, voy. Imbert de Batarnay, Appendice, pp. 389 et suiv. Ce château, situé en Touraine, fut vendu en 1475 à Du Bouchage par Jean Boucicaut. Voy. Anselme, VI, p. 753, et Imbert de Batarnay, p. 81.

[336] Arch. de Valréas, copie.—Biblioth. d'Avignon.—Papiers Achard.

[337] Gibert, Hist. de Pernes, mss., fol. 307, vo.—Arch. de Pernes, Laurent Michel, notaire.

[338] Arch. de Pernes.—Chart. origin. signée de Jacques Girardi et Pierre Lamberti, notaires.

[339] Bref du pape Paul II, du 2 octobre 1466.—Arch. municip., B. 36, no 6, Cott. G.

[340] Pour tout ce qui a trait à l'histoire des Boucicaut dans ce pays, voy. Lambert, Catalog. des Mss. de Peiresc, t. II, p. 472.

[341] Mém. de l'Académie de Vaucluse, t. VI, ann. 1887.

[342] Arch. municip., B. (Lettres de marques et de représailles).

[343] Arch. municip., série A.A.—Voy. aux Pièces justificat., no XII.

[344] La même lettre est écrite aux habitants de Lyon.—Cf. de Beaucourt, L. cit., V, p. 276, et not. 3, V, Pièces justificat., not. XVI, p. 463.

[345] Arch. municip., Orig., B. 36, no 27, Cott. C.C.

[346] De Beaucourt, voy. pp. 272 et suiv.

[347] De Beaucourt, VI, p. 378. Charles VII avait résidé à Saint-Priest en Dauphiné de décembre 1456 à mai 1457. Lettres de Louis XI, p. 281.

[348] Lettre du 4 juillet 1459, de Angelo de Amelia à Sforza. Angelo de Amelia avait été nommé recteur du Venaissin par bref de Paul II, le 28 novembre 1457.

[349] Origin., daté de Thonon, 23 septembre 1459, Arch. municip., série A.A.

[350] Origin., Arch. municip., B. 37, no 72, Cot. 2.2.2.

[351] Gênes avait reconnu l'autorité de Jean de Calabre (juin 1456). Ce dernier était entré dans la ville le 11 mai 1458.

[352] De Beaucourt, L. cit., pp. 247-248.—Pour Pierre de Campo-Fregoso, voy. de Beaucourt, V, p. 294, not. 1, et p. 302. Cf. Charavay, Arch. des Miss., VII, p. 470.

[353] Donné à Bourges le 13 décembre 1460 (?).—Arch. municip., B. 37.

[354] Arch. des Bouches-du-Rhône.—Cour des Comptes de Provence, B. 680.—Cf. Lecoy de la Marche, Le roi René, I, p. 294;—de Beaucourt, VI, p. 349.

[355] 14 août 1461.—Reg. des Conseils, fol. 78.

[356] Louis XI passa à Paris le mois de septembre 1461 avant de se rendre à Tours. Voy. Lettres de Louis XI, II, p. 17, not. 1.

[357] Jean de Lescun, bâtard d'Armagnac, fils d'Armand Guilhem de Lescun et d'Anna d'Armagnac (Thermes), fut attaché au dauphin dont il devint le confident et le conseiller intime, pendant son séjour en Dauphiné. Ce sont ses agissements qui contribuèrent surtout à irriter Charles VII contre son fils. Nommé gouverneur du Dauphiné par lettres du dauphin datées de Bruges, 24 janvier 1458 (Voy. Duclos, Preuves, p. 160;—Charavay, Lettres de Louis XI, I, p. 100), il administra cette province de 1458 à 1472 d'une manière vraiment remarquable. C'est lui qui opéra la réforme municipale de Grenoble, réorganisa le Parlement de cette ville (1461), fonda le monastère de Sainte-Claire (1469). Il fut chargé par le roi de délivrer Yolande de Savoie, assiégée par ses deux beaux-frères dans le château d'Aspremont, 1471 (Voy. M. Legeay, II, p. 16, et Prudhomme, Hist. de Grenoble, pp. 273-278, Chorier, Hist. du Dauphiné, p. 473). Louis XI le nomma, dès son avènement, maréchal de France (3 août 1461) et lui donna le comté de Comminges en 1462. Voy. Ordon. des Rois de France, XV, 626. Il figure au bas d'une ordonnance de Louis XI, le 14 octobre 1463, avec le titre de «l'Admiral» (Id., XVI, p. 91).

Jean d'Armagnac mourut à la Côte-Saint-André le 9 juin 1473, et fut enterré dans l'église de Bourg-lès-Valence.

On peut consulter pour la biographie de ce personnage qui a joué un rôle si important sous Louis XI, Gallia Christiana, I, p. 1000;—Anselme, Hist. généalog. grands-off. de la Couronne, VI, p. 94;—Charavay et Vaesen. Depech. de Tomaso Tebaldi, I, pp. 267 et suiv.;—de Beaucourt, Hist. de Charles VII, V, p. 142, not. 1;—Dom Vaissette, Hist. du Languedoc, {2}XI, pp. 50, 51.

Voy. la biographie très complète résumée par Pilot, Catalog.; I, pp. 315-316, not. 1.

[358] Lettre inédite de Malespine et de Pazzis au Conseil de la ville d'Avignon, du 25 septembre 1461, Arch. municip., série A.A. (Voy. aux pièces justificat.). L'original de cette lettre est au point de vue littéraire un précieux spécimen de l'idiome parlé à Avignon au cours du XVe siècle. L'influence du catalan y est prépondérante; on y trouve également des vocables et des tournures qui sont encore en usage dans le «patois local». Nous en donnons la traduction aux pièces justificat., no XIII.

[359] Jean Bureau était, en 1461, chambellan de Louis XI. Il avait fait sous Charles VII toute la campagne de Guyenne (1452-1453). Il mourut le 5 juillet 1463. Anselme, VII, p. 135.

[360] Monseigneur de Boucicaut. Il s'agit ici de Louis le Meingre, chambellan de Louis XI et fils de Geoffroy, le même qui figure dans l'acte de renonciation de 1468.

[361] Voy. pièces justificat., no XIII (traduction).

[362] Cette lettre ne figure pas aux pièces justificatives, ayant été donnée par Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, II, p. 21. Arch. municip., B. 33, no 45.

[363] Chambaud, Recueil sur Avignon, mss., I, fol. 402, 403.

[364] Legeay, Hist. de Louis XI, I, p. 370.

[365] Dom Vaissette, Hist. du Languedoc, XI2, p. 47. Voy. Bulletin historique et philologique, année 1895, nos 1 et 2, pp. 392 et suiv.

[366] Dom Vaissette, Liv. cit., XI2, p. 55.—Voy. H. Sée, op. cit., p. 292.

[367] Origin. inédit. Donné à Castalno de Médoc, le 21 janvier (1464). Louis XI était à Castelnau de Médoc le 19 janvier 1464. Lettres de Louis XI, II, not. 1. Arch. municip., série A.A.—Voy. pièc. justificat., no XIV.

[368] Dom Vaissette, Liv. cit., XI, p. 55. Le lieutenant du gouverneur écrit au roi en mars 1464 pour lui dire qu'il a obéi à ses ordres.

[369] Lettre de Jehan de Foix au Roy, Voy. Dom Vaissette, Nouv. édit., XII, pp. 92, 93.

[370] Lettre inédite de Jean d'Armagnac aux consuls d'Avignon du 22 décembre 1464. Orig. Arch. municip., B. 95, no 73. Voir aux pièces justificat., no XVII.

[371] Pierre de Foix, dit le jeune, né à Pau en 1449, évêque de Vannes, élu le 17 mai 1475; cardinal de Saint-Sixte en 1476. Il mourut à Rome le 10 août 1490.

[372] Orig. inédit, Arch. municip., B. 77, no 87, Cott. P.P.P.P. Voy. aux pièces justificat., no XVI.—Pour Arnaud de Mombardon, voy. Anselme, II, p. 178.—Cf. Chambaud, mss., VII, fol. 17, et Massillan, mss., X, fol. 42, vo.

[373] Mandat de 26 florins 6 gros pour vin et bois fournis au comte de Comminges, mareschal de France, à l'occasion de son passage et de celui du duc de Calabre: «hic adfuerunt de mense augusto proxime præterito», 17 barrals de vin blanc, 18 florins 14 gros,—13 barrals de vin rouge, 8 florins 16 gros,—2 charretées de bois, 3 florins, «pro domino duce Calabriæ et aliàs pro domino marescallo franciæ et pro jucundo adventu eorum».—Reg. des Conseils, III, fol. 128, Comptes de la Ville, Origin., C.C., Mandat du 7 mai 1465.

[374] Jean de Serres, I, p. 769.

[375] Regist. des délibérat., Arch. municip., 1464.

[376] Lettre de Jehan de Comminges aux consuls, pièces justificat., no XVII.

[377] Dans l'ouvrage qu'il a consacré à ce personnage, qui a joué sous Louis XI, Charles VII et Louis XII un rôle important comme diplomate, M. de Reilhac (I, pp. 183, 184) dit simplement: «C'est ici que se place une ambassade de Jean de Reillac à Rome et à Milan. Il reste absent pendant les sept mois qui s'écoulent du 13 août 1464 au 13 mars suivant, époque où éclata la guerre du Bien public.» M. de Reilhac ignore le motif de ce voyage à Rome et pense que ce fut pour représenter Louis XI à l'installation du nouveau pape, le cardinal Barbo, vénitien qui avait succédé, sous le nom de Paul II, au pape Pie II, mort le 16 août 1464.—Jean de Reilhac, dont la femme avait soin du ménage du roi (voy. Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, II, p. 56), fit ce voyage à Rome, comme tant d'autres, à ses propres frais, «et fraya moult sien, combien qu'il eust peu de bien du Roy». Arch. nat., Xt a, 8317, fol. 239. (Cf. de Reilhac, I, pp. 183, 184).—Voy. pour Jean de Reilhac, Pilot, Catalog., 1439, p. 92 et not. 1.

[378] Jean de Lescun était fils d'Armand Guilhem de Lescun, seigneur de Sarraziet dans les Landes, et d'Anne d'Armagnac-Thermes. Il avait deux frères: 1o Garcias Arnaud de Lescun, seigneur de Sarraziet, et 2o Jean de Lescun, plus connu sous le nom de Bâtard d'Armagnac, comte de Comminges et gouverneur du Dauphiné. Cette filiation est absolument prouvée par les documents conservés aux Archives des Basses-Pyrénées, notamment par un acte du 18 janvier 1454, dans lequel figurent les trois frères.

Jean de Lescun était protonotaire apostolique lorsqu'il fut élu archevêque d'Auch, en 1453, après la démission de Philippe de Lévis. Le comte d'Armagnac fit opposition à sa nomination et se prononça en faveur de Philippe II de Lévis, évêque de Mirepoix. Charles VII prit fait et cause pour ce dernier, et Jean de Lescun ne put jouir de sa dignité qu'après la mort du roi, en 1462. L'avènement de Louis XI à la couronne fut, pour l'archevêque d'Auch, le commencement de nouvelles faveurs. Son frère, le Bâtard d'Armagnac, venait d'être créé maréchal de France (3 août 1461) et richement doté de terres et de pensions. Il est donc assez naturel que la bienveillance du roi se reportât sur le frère de son favori. La vie de l'archevêque d'Auch n'offre rien de particulier à signaler, si ce n'est qu'il parvint à une extrême vieillesse, étant mort à l'âge de 112 ans, en 1483. Il fut enseveli dans l'abbaye de Gimont, au diocèse d'Auch, où il décéda. Il est indifféremment désigné sous les noms de Lescun, Lescun-Armagnac, Armagnac et Bâtard d'Armagnac. Voy. à son sujet Gallia Christiana, I, p. 1000;—Dom Vaissette, IX, p. 31;—Charavay et Vaesen, II, p. 280, III, pp. 58, 78;—Mathieu d'Escouchy, II, p. 275, not. 3.—Anselme, Hist. généalogique, VII, p. 95.

[379] Voy. chap. v, p. 128.

[380] Voy. Chambaud, Rec. des Chartes, mss., I, fol. 49, et Rec. d'Avignon, I, p. 389, et Protocoles de Jacques Girard, notaire à Avignon, côté Q.Q., fol. 21 et 23.

[381] Il est constamment appelé Johannes Aquensis in Vasconiâ. Jean-Baptiste de Foix a été évêque de Dax de 1460 à 1471. A cette époque il fut transféré à l'évêché de Comminges où il mourut en 1481. Gallia Christiana, édit. de 1870, t. I, 1055, 1104, 1105. Il était parent du cardinal de Foix, et il est naturel qu'à ce titre il ait été désigné par ce dernier comme un de ses exécuteurs testamentaires.—Jean de Foix eut pour successeur à l'évêché de Dax Pierre de Foix, le jeune, cardinal diacre (1471-1481). C'est sous l'épiscopat de Jean de Foix que Louis XI fit son entrée à Dax dont il confirma les privilèges.

[382] Voy. Biographie du cardinal de Foix, ch. v, pp. 141, 142.

[383] Dareste, Hist. de France, III, p. 213.

[384] C'est à tort qu'Anselme (voy. VII, p. 94) prétend que Jean d'Armagnac ne porta ces titres qu'après 1464, puisque nous les voyons figurer au bas de sa lettre.

[385] Ce magistrat avait une juridiction assez étendue. Nous le voyons trancher un différend entre les habitants de Gap et les officiers de l'évêque de cette ville. Arch. des Bouches-du-Rhône, B. 1215, série B. Voy. pour ce magistrat, Pilot, Catalog., no 914 et passim.

[386] Lettre de Jean de Comminges aux consuls, 22 décembre 1464. Voy. pièces justificat., no XVII.

[387] Lettre de Jean de Comminges aux consuls, 22 décembre 1464. Voy. pièces justificat., no XVII.

[388] Lettres closes signées Louis et Delaloëre. Arch. municip., B. 4, cott. P-15, sans date.

[389] Arch. municip., série A.A., Dossier des Ambassades.

[390] Instructions données à d'Ortigues, janvier 1465, série A.A., Dossier des Ambassades.

[391] Instructions données à d'Ortigues, Dossier des Ambassades, série A.A.

[392] Original inédit du 26 janvier 1465. Arch. municip., B. 4, A.A., 25.—Délibérat. du 3 octobre 1464, Regist. des Conseils, III, fol. 132;—Délibérat. du 26 janvier 1465, Regist. des Conseils, III, fol. 137. La ville décidait d'envoyer au roi Antoine Symonis, docteur en théologie de l'ordre des frères prêcheurs, ou le procureur des Célestins d'Avignon, avec ordre de se rendre auprès de Sa Majesté, et, après l'audience, d'aller à Rome pour rapporter à Sa Sainteté tout ce que le roi aurait dit (III, fol. 138). Le même ambassadeur était porteur d'une réponse de la ville au comte de Comminges.

[393] Mas Latrie, Chronologie, p. 1382.—Cf. Nouguier, Hist. des Évêques d'Avignon, pp. 178, 179, 180, donne la date 1438.

[394] Vast, Le cardinal Bessarion, p. 219.

[395] Voy. Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, t. I, p. 114. Louis dit de lui: «le cardinal d'Avignon qui en toutes choses et mesmement en ceste-cy se montre si fort nostre ennemy». Il assiste en 1456 à l'entrevue qui eut lieu entre le roi et les envoyés du dauphin, Gabriel de Bernes et le prieur des Célestins venant justifier le dauphin. Alain de Coëtivy représentait Charles VII. De Beaucourt, VI, p. 86.—Il mourut à Rome le 22 juillet 1474.

[396] Le bref est du 14 janvier 1465; il fut donc écrit le jour avant la seconde lettre de Louis XI aux consuls, mais il ne leur parvint que postérieurement, alors que d'Ortigues n'avait pas encore quitté Avignon. Quant à Antoine Symonis, en arrivant à Lyon, au retour de son ambassade à la Cour, il reçut l'ordre de suspendre son voyage à Rome et de rentrer à Avignon. Reg. des Conseils, III, fol. 138.

[397] Bref du 14 janvier 1465.—Arch. départ., B. 4.

[398] Instructions de la ville à d'Ortigues envoyé à Rome (1464), Dossier des Ambassades, série A.A. Délibérat. du Conseil du 26 janvier 1465; Reg. des délibérat., III, fol. 138.

[399] Dans un acte du 16 décembre 1465, l'évêque de Narni s'intitule: «Rector Comitatus Venayssini et in Civitate Avenionensi pro eodem domino nostro Papâ gubernator ac generalis locum tenens».—Cf. Chambaud, Recueil mss. sur Avignon, fol. 52;—Protocole de Girard, notaire d'Avignon, fol. 214.

[400] Bref du 17 février 1465.—Arch. départ., B. 4.

[401] Protocole de Jacques Girard, notaire à Avignon, côté Q.Q., fol. 22, 23.

[402] Arch. municip., Délibérat. du Conseil du 4 mars 1465. fol. 141.

[403] Lettre origin. aux consuls, Arch. municip., série A.A.

[404] Constantin de Hérulis avait été nommé recteur du Comtat en 1460 (Cottier, Hist. des Recteurs, p. 133). Quelques historiens, notamment Nouguier (Hist. des Évêques d'Avignon), font succéder directement le cardinal de Bourbon à Pierre de Foix. Il y a là une erreur grossière, démentie par les documents. On trouve, en effet, aux comptes de la ville, année 1466-1467 (Comptes de la ville, C.C.) un mandat de 500 florins à Constantin de Hérulis, vice-légat, pour ses étrennes de la Noël. Enfin, c'est le même personnage qui, de 1464 à 1470, est chargé de régler les différends qui s'étaient produits entre les officiers du roi et les habitants d'Avignon à propos de la fraude du sel.—Voy. Arch. des Bouches-du-Rhône, Reg. de la Cour des Comptes, B. 1200.

[405] Paul II avait succédé à Pie II le 31 août 1464.

[406] Documents inédits de l'Histoire de France, publiés par Champollion-Figeac, II, p. 408.—L'auteur assigne cette date parce qu'il est dit dans l'art. 3 que le royaume de France fut en conflagration cette année-là (Ligue du bien public).—Id., p. 406, not. 1.

[407] Documents inédits de l'Hist. de France, Champollion-Figeac, II, p. 408.

[408] Lettre de Louis XI aux consuls, V. Lettres de Louis XI, III, 98, 100.

[409] Cette lettre, tirée des Archives de Vaucluse, série A.A. commun, no 130, a été donnée par Charavay et Vaesen, III, pp. 98, 100. Elle est datée de Mehun sur Loyre, le 10 octobre (1466?).

[410] Charles de Bourbon était né en 1435.—A peine âgé de 11 ans, il fut promu à l'archevêché de Lyon par le pape Eugène IV, et, en attendant l'âge canonique, il se contenta du titre de protonotaire apostolique (Fisquet, La France pontificale, Métropole de Lyon, p 366). Confirmé dans cette haute dignité ecclésiastique par Eugène IV, le 14 novembre 1446, il prit possession de son siège le 26 mars 1447, par son vicaire Jean d'Amanzé, mais il ne commença à exercer son ministère qu'en 1466. (Gallia Christiana, IV, 177, 179;—Lettres de Louis XI, III, p. 75). Il prit d'abord parti contre Louis XI dans la guerre de la ligue du Bien public, puis se réconcilia avec le roi. Sacré archevêque de Lyon en 1470 par l'archevêque de Bourges, Jean Cuer, fils de Jacques Cuer, il fut parrain du dauphin (le futur Charles VIII) et assista à l'entrevue de Pecquigny (Aubéry, Vie des Cardinaux, p. 468), (Chronique scandaleuse de Jean de Troyes à l'an 1476, p. 254).

Charles de Bourbon fut nommé légat d'Avignon en septembre 1470 (Le Musée des arch. nation., p. 290, no 508, donne par erreur 1465). Promu évêque de Clermont, il prend possession de ce siège par procureur le 10 mars 1476, et est créé cardinal du titre de Saint-Martin des Montagnes, le 18 décembre 1476 (Aubéry, id., p. 569;—Mas Latries, p. 1208), dans la même promotion que Pierre de Foix le jeune. Il mourut à Lyon le 17 décembre 1488 (Gallia Christ., IV, p., 179, Fisquet, id., Métropole de Lyon, p. 371). Quoi qu'en dise Louis XI, qui rappelle dans sa lettre «carissimo et amatissimo cosino» (Lettres de Louis XI, III, p. 112), Charles de Bourbon avait des mœurs peu édifiantes. Il laissa une fille naturelle. Louis XI l'avait donné à Édouard IV comme confesseur, après la paix de Pecquigny (1474) «comme celui qui l'absoudrait volontiers, sachant bien que le cardinal était bon compagnon» (Commynes, IV, chap. x).—Voy. pour Charles de Bourbon, Péricaud aîné, Rev. du Lyonnais, IX-X, 1855, p. 37.—Cf. Hist. de la Maison de Bourbon, par de La Mure, édit. Chantelauze, II, pp. 395 et suiv.—Il est bon d'ajouter que ni de La Mure, ni Péricaud, ni Chantelauze n'ont connu le rôle du cardinal de Bourbon comme légat à Avignon.

[411] Lettres de Louis XI, III, pp. 98, 100.

[412] Id.

[413] Biblioth. nat., mss. lat., 9071, fol. 35.

[414] Raynaldi, Annales, vol. XIX.—ann. 1466, 19 octobre, et Bibl. nat. mss. lat., 9071, fol. 35.

[415] Lettres de Louis XI au duc de Milan, Charavay et Vaesen, III, p. 243.

[416]Arch. municip., Reg. des Conseils, du 17 juin 1468, t. III, fol. 200. Bonne de Savoie était soeur de Charlotte, reine de France. Elle épousa, le 9 mai 1468, Galéas-Marie Sforza, fils de François Sforza. Le mariage fut béni par le cardinal La Balue et en présence de Charles de Bourbon. Voy. Duclos, Hist. de Louis XI, V;—Péricaud, Rev. du Lyonnais, IX, X, p. 369;—Lettres de Louis XI, II, p. 222, note.

[417] Escript en Avignon le pénultième jour de mars 1468.—Orig., Biblioth. nat., ancien fonds franç., mss. no 2896.

[418] Charavay et Vaesen, Lettres de Louis XI, IV, p. 25. Falco de Sinnibaldi avait été envoyé comme légat en France, par une bulle du pape Paul II, datée des kalendes de juin 1470.—Arch. vatic., Reg. Cur. 540 (Paul II). Au moment de l'arrivée du légat, Louis XI, gravement malade, faisait cadeau à Paul II d'un calice en or du poids de 24 livres, qui devait être placé à Saint-Jean-de-Latran et ne pouvait être aliéné (août 1470). Reg. vatic. Cur., no 540.

[419] Charavay, Arch. des Miss. scientif. et littér., pp. 445 et suiv., série III, vol. VII, année 1881.—«Ludovici Francorum regis juramentum quod Carolus ejus consanguineus et a Pontifice avinionensis legatus designatus justitiam administrabit et ad' S. S. bene placitum in ea legatione manebit.»—Arch. vatic., 26 septembre 1470, et Arm. 35, 20, 4, p. 208, et 12 juin 1472, Arm. 35, 20, 8, pp. 416, 417.—«Litteræ Ludovici Francorum Regis cum ejus Sigillo cereo in quibus jurat se facturum quod Carolus Archiepiscopus Lugdunensis Civitatis Avinionensis et Comitatus Legatus a Paulo II constitutus fideliter legationem administraret illamque ad Pontificis requisitionem dimittat.» Arm., II. Cap. III.—Arch. du Château-Saint-Ange, Indice chronologice (394, 1539).

[420] Collection Legrand, XIV, fol. 228 et suiv.—Mss. Bibl. nat.—Cf. Vast, Le cardinal Bessarion, p. 408.—Vaesen, Lettres de Louis XI, V, p. 2, not. 1.

[421] Copie d'après Fornéry, Hist. ecclés., mss., Preuves, fol. 438.

[422] Fornéry, B. d'Avignon, mss. I, fol. 439 et vo, et Mss. de Carpentras, fol. 830.

[423] «Cum pallatio omnibusque juribus et pertinentes suis assignabo omnique tempore sub excommunicationis latæ sententiæ atque parjurii pænis si contra fecero.» Datum Lugduni die 4 Mensis julii, Anni Domini 1472.—Cf. Réponse aux Recherches historiques concernant les droits des Papes, par Agricol Moreau, p. 129, no X.

[424] Arch. municip., série A.A.—Lettre de Guillaume de Châlons aux consuls, 7 octobre 1470.

[425] Comptes de la Ville, 1473, 1474. Mandats no 88 et no 96, série C.C.

[426] Jean de Serres, Liv. cit., passim.

[427] Nouguier, Hist. chronolog. des évêques d'Avignon, pp. 180, 181.

[428] Origin., Arch. municip., B. 36, no 20.—Nouguier, Liv. cit., pp. 180 et suiv.

[429] «Venerabilem fratrem nostrum Carolum archiepiscopum Lugdunensem in nostris civitate Avenionensi et Comitatu Venayssino ac in illis adjacentibus provinciis civitatibus et locis pro Romanâ Ecclesiâ gubernatorem et vicarium dudum appellatum ab ejusdem sibi commisso gubernationis et vicariatûs officio commissam facultatem revocamus.» Massillian, Rec. des Chartes, vol. XXXI, fol, 393 et seq., mss. Biblioth. Avignon.

[430] Legeay, Hist. de Louis XI, II, pp. 200, 181.—Cf. Cottier, Hist. des Recteurs, 142, 143.—Recueil des Ordonnances, XVIII, p. 196, not. C.—Duclos, Hist. de Louis XI, II, p. 227.

[431] Jules de la Rovère s'intitule dans un acte de 1476 «Julianus Sancti Petri ad Vincula Sacrosanctæ Ecclesiæ Romanæ presbyter Cardinalis in Civitate Avenionensi et Comitatu Venayssino nonnullisque aliis provinciis Civitatibus et locis ac terris illis adjacentibus apostolicæ sedis legatus de latere». Arch. municip,. B. 65, no 73, Cott. A.A.A.A.

[432] Voy. notamment p. 359. Cart. de l'Archevêché, t. III, fol. 108.—Rec. mss., Massilian, fol. 66, vo.

[433] Pastor, Hist. de la Papauté, IV, pp. 296, 297.

[434] Rec. des Ordonnances, XVIII, p. 169.—Cf. Pastor, Hist. de la Papauté, IV, pp. 290, 297.

[435] Rec. des Ordonnances, XVIII, p. 168.

[436] Pastor, Liv. cit., IV, p. 296.

[437] Le P. Armand Jean, Les Évêques et Archevêques de France, 1682-1801; Paris, Picard, 1891, t. I, p. 49.

[438] Arch. municip., Rhône et Durance, A, Invent.

[439] Notes chronolog. sur les villes, villages, paroisses, églises et autres lieux du diocèse d'Avignon, mss. de Massillian, t. I, Dom Vaissette, XII2, p. 154.—Les évêques d'Avignon déléguaient généralement un official forain chargé de régler les affaires ecclésiastiques dans la partie de la province du Languedoc qui ressortissait de l'archevêché d'Avignon. On trouve, en 1614, un arrêt du Parlement de Toulouse maintenant dans ses fonctions Thomas Duret, qui en avait été chargé par l'archevêque d'Avignon, Etienne Dulcis. Arch. de la Haute-Garonne, Invent. Parlement, série B, 329.

[440] Lettres de Louis XI données à Thouars le 27 janvier 1481. Orig. Cartul. de l'Archevêché, III, fol. 108.

[441] Il s'agissait des îles d'Argenton, de Flesche, du Mouton, de Barusin, du Château-Sables, de la Barthelasse, du Contrat, Invent. A. Rhône et Durance. A la suite de l'entrevue de Lyon, Louis XI nomma une commission composée de l'archevêque de Vienne, de Pierre Arivel, président du Parlement de Grenoble, et du Bâtard de Comminges et Jean de Moncade, juge-mage, pour régler le différend, juin 1476. Arch. municip., B. 70.

[442] Les Valperge ou Valpergue, d'origine lombarde (de Ropol près Verceil) étaient coseigneurs de Caumont. Gabriel de Bernes, seigneur de Ropol, réclamait à la ville 2,200 écus représentant le fonds et les arrérages de la pension qui lui était due. Les consuls ayant refusé de payer, les officiers royaux lancèrent des lettres de représailles contre Avignon (juin 1475). Le 27 du même mois, la ville s'acquitta d'une partie de la somme.—Cf. Amplissima Collectio, II, pp. 1509, 1511.—Délib. du Conseil de ville du 21 juin 1475.

[443] Arch. municip., Reg. des délibérat., 19 juin 1475.

[444] Dom Vaissette, XII2, Preuves, pp. 180, 181, 10 avril 1475.

[445] Amplissima Collectio, II, p. 1508.

[446] 9 décembre 1475. Arch. municip., B. 19, no 17.—Les conflits entre les rois de France et le pape à propos de la délimitation de leurs droits sur les bords du Rhône durèrent plusieurs siècles et donnèrent lieu à d'interminables procès. En 1430-1431, sous Eugène IV, le cardinal de Saint-Eustache fut chargé de régler le différend (Voy. Dom Vaissette, IX, pp. 1111, 1112);—Chambaud, Recueil sur Avignon (mss. I, fol. 164, 165);—Ménard, Hist. de Nîmes, III, pp. 179, 377, 378;—Massillian, XXII, fol. 57, vo.—Voy. Procès du Rhône, mss., t. VI, fol. 150, 168, 169, 173.

En 1430, un notaire royal ayant voulu instrumenter à Avignon, reçut l'ordre de s'éloigner, et, détail curieux, il signa désormais ses actes du milieu du lit du Rhône: datum supra Rhodanum, in quâdam barcâ ante turrim capitis pontis Villæ-novæ prope Avinionem. Voy. Procès du Rhône, t. VI, fol. 154. Charles VI, par acte authentique de mars 1366, avait reconnu au pape la possession du lit du Rhône jusqu'à la chapelle de Saint-Nicolas (Arch. municip., Orig., B. 68, no 27), et lorsqu'il y avait des différends entre Avignonnais et sujets royaux, le conservateur des privilèges apostoliques devait se transporter à cette chapelle et y rendre ses jugements (Voy. Enquête sur le Rhône, Arch. municip., B. 67, no 108); mais cette légitimité de possession du souverain pontife était très fréquemment contestée, et le Parlement de Paris dut intervenir pour trancher définitivement la question (Voy. Arch. nation., Xta 8605, fol. 95, Ordonnance du 30 janvier 1443).

[447] On peut juger par un exemple de cette sévérité. En 1491 (septembre), quelques habitants d'Avignon ayant démoli les degrés d'une arche du pont (partie française), le maître des ports cita le légat, les consuls et citoyens à comparaître devant le Parlement de Toulouse qui, par arrêt du 7 septembre 1491, condamna lesdites personnes à rétablir les degrés démolis et à payer au roi une amende de 400 livres. Les Avignonnais en appelèrent à Charles VIII qui, par lettres patentes, donna suspension de l'exécution de l'arrêt. Le Parlement passa outre à l'ordre royal et décida que l'arrêt serait exécuté. Arch. municip., B. 64, no 36.

[448] Ce sont les raisons données par Legeay, Hist. de Louis XI, II, p. 200.—Cf. abbé Christophe, Hist. de la Papauté au XVe siècle, II, p. 248.

[449] Cottier, Not. sur les Recteurs, pp. 142, 143.—Cf. abbé Christophe, Hist. de la Papauté au XVe siècle, II, p. 248.

[450] La charte communale de 1411 avait posé le principe du renouvellement annuel des conseillers par moitié; mais divers faits montrent que dans la pratique et depuis nombre d'années on ne se conformait pas aux prescriptions de cette charte, puisqu'il est question de la subrogation de certains citoyens à des conseillers qui étaient morts dans leurs fonctions. Le légat ne faisait donc que demander le retour à la légalité. Le 21 avril 1476, Sixte IV approuve l'élection de deux conseillers à la place de deux qui étaient morts.

[451] Amplissima Collectio, II, p. 1514, Epistol. LXXX.

[452] Reg. somm. des délibérat., décembre 1475.

[453] Reg. somm. des délibérat., janvier 1476.

[454] Reg. des délibérat. du Conseil, 1476.—Arch. muicip., Invent.

[455] Arch. municip., Invent. imprimé.

[456] Pastor, Hist. de la Papauté, IV, p. 298.

[457] Id., IV, p. 298.

[458] Id., IV, pp. 296, 297. Pastor fait remarquer avec raison que cette mission si importante de Jules de la Rovère en France est ignorée de la plupart de ses biographes, notamment de Brosch (IV, p. 298). Pour la première fois, grâce aux Registres du Conseil de la ville d'Avignon, nous avons pu reconstituer le rôle et les agissements de Jules de la Rovère (de mars à septembre 1476) dans les affaires d'Avignon.

[459] Reg. des délibérat. du Conseil, 1475-1476.

[460] La tour appelée aujourd'hui «Trouillas».

[461] Arch. municip., Reg. des délibérat. (avril 1476).

[462] Pierre II de Bourbon-Beaujeu était le frère de Charles, archevêque de Lyon, et gendre de Louis XI. Voy. Delachesnaye des Bois, III, p. 476;—Anselme, I, p. 315.

[463] Belleforest, II, p. 126.

[464] Commines, Édit. Chantelauze, V, c. i, p. 306, et V, c. ii, p. 311.—Cf. Muller, Hist. des Suisses, X, p. 127;—Raynald, Annal. ecclésiast., 1476, §§ 1, 3;—César de Nostredame, Hist. de Provence, VI, p. 640; Sismondi, Hist. des Français, XIV, p. 476.

[465] Ménard, Hist. de Nîmes, III, p. 253.—Ménard, Preuves, III, p. 328. «A noble homme Guisarnaut de Gaube par mandement du Roy nostre Sire, en faisant mettre sus gens de guerre, assembler et mettre sus aussy porter vivres de plusieurs contrées du dit diocèse au dit lieu de Villeneuve-les-Avignon pour secourir à l'armée que le Roy nostre dit seigneur y avoit envoyée contre ceux d'Avignon au moys d'avril passé, etc. LXXVIII, livr. tournois.»

«A Monseigneur Messire Philippe Gervais au moys d'avril dernier passé par plusieurs journées à fere assembler et porter vivres et artillerie de plusieurs lieux et contrées du dit diocèse aux gens de guerre pour lors de par le dit seigneur envoyez à Villeneuve-lès-Avignon contre ceulx d'Avignon. X livres.» Preuves, III. p. 328.

[466] Toute cette artillerie fut reconduite vers Lyon le 4 mai 1476. Comptes de la Ville, C.C., 1476.

[467] Lettres patent. de Louis XI, Origin., Arch. de l'Isère, du 4 septembre 1476, série B.

[468] Fantoni, Liv. cit., p. 345.—Cottier, Notes sur les Recteurs, pp. 142, 143.—Cf. Morenas, Lettr. histor., p. 12.—Charpenne, I, préface.—Cf. notamment Pastor (IV, p. 297) qu'on est étonné de voir partager cette opinion fausse.

[469] Arch. de l'Isère, Titres du Comtat Venaissin, série B.—Voy. Pilot. Catalog. des Actes du roi Louis XI, II, p. 248, no 1667.—Tours, 4 septembre 1476.

[470] Délibérat. du 17 avril 1476, Reg. des Conseils, IV.

[471] Le petit palais, dont il est souvent question, était la résidence des évêques d'Avignon, après que les papes et, après eux, leurs légats se furent établis dans le grand palais, ou palais des papes actuel. Il fut reconstruit par Jules de la Rovère sur le même emplacement et sert aujourd'hui de petit séminaire. Le Rhône coulait sous les fenêtres du palais.

[472] Lettres de Louis XI, Docum. cité.—Arch. de l'Isère, série B.

[473] Lettres de Louis XI, Docum. cité.

[474] Avril 1476.

[475] Louis XI fait certainement allusion à l'obligation que la ville avait contractée vis-à-vis du seigneur de Ropol, Louis de Valspergues, représentant de Michel et de Jean de Valspergues, coseigneurs de Caumont, à qui il était dû une somme assez forte par la ville (soit 3,000 écus) et par un citoyen, Allemand de Pazzis, qui avait fait faillite. Louis XI avait écrit aux consuls pour réclamer le paiement de cette dette en faveur de Louis de Valspergues.

[476] Comptes de la Ville où se trouve le détail de la dépense, no 283 du Compte de 1476.

[477] Comptes de la ville, annexe du 58e mandat. Comptes de 1477, 1478.

[478] 26 juin 1477. Mandat de 16 florins à Albergas Basilic, marchand d'Avignon, pour neuf couleuvrines qu'il avait vendues à la ville sous le consulat de Thomas Busaffi. Arch. municip., Comptes, C.C., Mandat no 101, 1477, 1478.

[479] Reg. des délibérat., du 1er mai 1476.

[480] «Item quant es vengut au bruch del siège del Palais, les consols en la compaignie de Messires Anthony Symon me doneron charge ambe «certans» compaignons de guarda los passaiges au pres de la torre de Troulhas la hout ieu ay demorat xiiii ou xv jours et jor et nuyt. Et oltre los malo jors et malas nuytz enay aquestat la mala gracia de monsegnor de Lyon comme tout lo mont sap.» Comptes de la Ville, C.C., no 283.

C'est à cette occasion qu'il y eut quelques escarmouches entre les assiégés et les soldats placés par la ville autour du palais. Il n'est parlé que de blessures légères, du reste. Le 14 mai 1478, les consuls payèrent un mandat de 3 florins à Antoine Massebon «pro vulnere illato et facto per illos de magno palacio, tempore guerre domini Lugdunensis.» G. G., no 405. Il n'y eut donc pas à proprement parler de siège du palais en avril-mai 1476, mais seulement quelques arquebusades échangées sans grand dommage.

[481] Lecoy de la Marche, Le Roi René, II, p. 359.

[482] Legeay, II, p. 200.

[483] Instrument relatant un contrat passé entre Jehan de Foix, seigneur de Maille, pour le roi Louis XI, et Edouard de Messiaco, abbé de l'Isle-Barbe, lieutenant de Charles de Bourbon. Arch. municip., B.77, Origin. parchemin.

[484] Commines, V, II, p. 311.—Cf. Lecoy de la Marche, I, 412, 413.

[485] Lecoy de la Marche, I, p. 554.

[486] Aubéry, Vie des Cardinaux, p. 469. Pendant les mois qui précèdent, Jules de la Rovère recevait de Sixte IV, son oncle, une pension de 104 ducats d'or par mois (mars-mai 1476). Arch. vat., Reg. 492.

Le 11 juin 1476, une somme de 40 florins d'or est payée par le trésorier de la Chambre apostolique à Christophe de Bergame, maître coureur, qui est envoyé auprès du légat Jules de la Rovère avec les brefs. Arch. vat., Reg. 493, fol. CLXXXD, etc.

[487] Chambaud, Ann., mss., fol. 390.

[488] Copie en latin de la lettre du 18 juin 1486. Arch. municip., série A.A.

[489] Lettre de Jules de la Rovère aux consuls de Lyon, 18 juin 1476.

[490] Voici la formule du serment en latin: «Forma juramenti. Juraverunt Guillelmus Ricii, Franciscus Peruzzi, Antonius Urtice, Antonius de Damianis oratores, Regi clarissimo, in manibus domini vice cancellarii, presentibus reverendissimo domino Lugdunensi et domino admirato, quod in civitate Avinionensi nullum recipient exercitum inimicorum prefati clarissimi regis qui possit nocere persone nec statui ipsius clarissimi Regis. Inimici autem declarati sunt dux Burgundie, Rex Ferdinandus, rex Aragonum et Rex Yspaine, filius ipsius regis Aragonum, hoc mediante quod prefati domini admiratus et vice cancellarius, nomine prefati clarissimi domini Regis, promiserunt etiam civitatem Avinionis conservare ab omnibus oppositionibus, illamque defendere contra omnes emulos Sanctissimi domini nostri Pape et civitatis predicte ac inimicos eorumdem et ita facere firmaverunt Simile juramentum prestabunt consules et consiliarii dicte civitatis et literas illius expedient in forma patento sub sigillo dicte civitatis quas ad primum mandabunt reverendissimo domino.» Arch. de la ville, série A.A.

[491] Lettre des Avignonnais à Monseigneur du Bouchage, 30 janvier 1479, Origin., B. nation., Anc. fonds franç., mss., no 2896, fol. 90.—Cf. Bernard de Mandrot, pp. 320, 321.

[492] Lecoy de la Marche, Liv. cit., I, pp. 412, 413.

[493] «Alii scribunt quod Renatus rex dùm esset Lugduni, Ludovicum regem nepoti suo Carolo substituit, substitutionem suam scripsit litteris miro picturæ artificio azureo colore conspicuam.» Historia Cælestinorum., mss., Bibl. Avignon, t. I, fol. 697.

[494] Mathieu, Hist. de Louis XI, p. 345;—Legeay, Hist. de Louis XI, p. 204.

[495] Lecoy de la Marche, II, p. 483.

[496] Bibl. nation., Ancien fonds franç., no 3882, fol. 209;—Musée des arch. nation., p. 286.

[497] Bibl. nation., Ancien fonds franç., mss. 294;—Catalog., I, p. 538.

[498] Extrait des minutes de Jean Robini, notaire (Lettres vidimées le 13 juin 1485). Voy. aux pièc. justificat., no XXI.

[499] De Mauldes, Collect. des Docum. inédits; Les Procédures politiques sous Louis XII, pp. 926, 929.

[500] Donné à Lyon sur le Rosne, le XXIe jour de juing 1476. Orig. Arch. municip., B. 64, no 44, Cott. V.V.

[501] Bibl. nation. Invent., III, 3882, fol. 16.

[502] 21 juin 1476, à Lyon. On trouve des lettres ayant le même objet du 7 février 1470 (B. 65) et de janvier 1474 (B. 65) et de Selles en Poitou du 20 avril 1469 (B. 64).

[503] Reg. des délibérat. du Conseil, 19 mai 1479.

[504] On peut en juger par l'affolement de la ville sous Henri IV, lorsque Montmorency, gouverneur du Languedoc, en réponse aux mesures de rigueur du vice-légat, avait fait fermer le passage du côté de la rive droite. Voy, Barbier de Xivrey, VII, p. 117, Lettres de Henri IV.

[505] Arch. municip., Origin.;—Bullar. Avinion.

[506] C'est au-dessous de cette chapelle que dès le XVIe siècle fut installée la douane chargée de plomber les étoffes de soie sortant d'Avignon.

[507] Annal. d'Avignon, mss. Chambaud, fol. 173.

[508] Rec. des Ordonnances, XVIII, pp. 197 et suiv.

[509] Il y a également d'autres lettres de Louis XI pour le même objet du 21 juin 1476. Arch. municip., B. 68.

[510] Voy. René de Mas Latrie, Les droits de marques et de représailles au moyen âge, Bibl. de l'École des Chartes, 27e ann., 6e série, t. II, 1865, p. 541.

[511] Arch. municip., B. 51, no 64.

[512] Id., B. 50. Voy. Xta 8605, Arch. nat., pièces justificat.

[513] Id., B. 50.

[514] Origin., Arch. municip., B. 50.—Ces lettres furent enregistrées par le Parlement de Grenoble le 15 juin 1479. Arch. départ. de l'Isère, Reg., Cott. I, fol. 326. Invent. de la Chambre des Comptes. Voy. Pilot, Catalog., 1665, p. 247, 21 juin 1476.—Id. II, nos 1747-1748, p. 291. De Montargis, 8 mai 1479.

[515] Marguerite d'Anjou libérée au traité de Pecquigny, 1475.

[516] Mathieu, Hist. de Louis XI, p. 345. «Avant que de partir contenta le Roy des asseurances qu'il desirait pour adjuster la Provence à la couronne.»

[517] Reg. des délibérat. du Conseil, 1476.

[518] Pastor, Hist. de la Papauté, IV, p. 297 et note 6.

[519] «Fecistis enim quod decuit et quod de vobis sperabamus. Perseverate igitur, vos hortamur in dies magis, ex quo nos et sedem ipsam semper fieri poterit, in rebus vestris propitios sentietis.» Datum Rheate, XVII, octobre 1476. Arch. municip. Origin., B. 50.

[520] Guillaume Pazzi se réfugia à Lyon où il y avait déjà beaucoup de Florentins établis à demeure. D'autres Florentins plus ou moins compromis vinrent les y rejoindre. Voy. Perricaud, Rev. du Lyonnais, 1855, IX, X, p. 457.

[521] Chambaud, Hist. d'Avignon, mss., III, fol. 149. Fantoni, op. citat., p. 344.

[522] Desjardins, Nég. avec la Tosc., V, chap. II, 69.

[523] On trouve Gorland, Guerland, Guerlands.

[524] Lettre de Louis XI au Maistre des Ports, Bastard de Comminges; pièc. justificat., XIX.

[525] Lettre des Avignonnais à Monseigneur du Bouchage.—Cf. Imbert de Batarnay, par Bernard de Mandrot, p. 320.—Imbert de Batarnay, seigneur du Bouchage, conseiller des rois Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François Ier. C'est ce personnage qui fait l'objet du livre de M. Bernard de Mandrot, Paris, 1886, in-fo.—Voy. pour ce personnage, Pilot, Catalog., 1290, p. 4, not. 3.

[526] Lettre inédite, Origin., B. nat., fonds français, mss., no 2896, fol. 90.—Cette lettre ayant été donnée par M. Bernard de Mandrot (Voy. Imbert de Batarnay, pp. 320, 321), nous n'avons pas cru devoir en reproduire le texte aux pièces justificatives.

[527] Arch. municip., Origin., B. 31.—Les Florentins ne purent occuper d'emploi public que par bulle de Sixte IV du 10 mars 1484. Ils en avaient été exclus en 1478.

[528] Lettre de Bézégat aux consuls d'Avignon, du 9 février 1479. Voy. pièces justificat., no XX.—Cf. Huillard-Breholles, Rev. des Soc. sav., 1861, p. 314.

[529] Dareste, Hist. de France, III, pp. 298, 299.—Cf. Huillard-Breholles, Louis XI protecteur de la Confédération italienne, Rev. des Soc. sav., 1861, 2e série, p. 317.

[530] Lettre de Baptiste Bézégat aux consuls, 7 février 1479. Pièces justificat., XX.

[531] En janvier 1479 une ambassade composée de Guy d'Arpajon et d'Antoine de Morlbon, premier président au Parlement de Toulouse, envoyée par le roi auprès de Sixte IV dans un but pacifique, échoua dans sa mission. La paix ne fut définitive qu'en décembre 1482.—Cf. H. Bréholles, Rev. des Soc. sav., 1861, p. 331.

[532] Le Bastard de Comminges, maître des ports de Languedoc, figure parmi les commissaires royaux chargés (en 1476, juin) de régler les différends au sujet des limites du Rhône. Voy. Arch. municip., Invent., B. 70, no 2351.

[533] Louis XI au Bastard de Comminges, 7 février 1479. Orig. inéd., Arch. municip., série A.A., pièc. justificat., XIX.

[534] Mandat de 27 florins 1/2 à Thomas de Sarrachino «pro custodia dicti portalis (Saint-Lazare) pro timore guerce Bernardi de Gorlans». Arch., Comptes C.C., ann. 1479, mandat no 76.

[535] Arch. de l'Isère, Reg., Cott. I, fol. 320. L'arrêt de l'Enregistrement est du 15 juin suivant. Invent. de la Chambre des Comptes.—Pilot, Catalog., II, p. 291, no 1749—M. de Mandrot (Imbert de Batarnay, p. 320) place par erreur en 1483 cette ambassade qui est bien, nous en avons la preuve, en 1479. Voy. Pilot, Catalog., II, p. 292, not. 1.

[536] Achard, Rec. sur Avignon, mss., vol. I, A.D.—La famille de Cambis, d'origine florentine, s'était fixée à Avignon vers 1448, dans la personne de Luc de Cambis, qui avait épousé Marie Pazzi de la famille ennemie implacable des Médicis. Voy. Barjavel, Diction. biograp., I, p. 333.

[537] On trouve un Gaucher de Tinteville ou d'Inteville mentionné dans les mémoires de Philippe de Commines (1495, p. 199); un Pierre de Tinteville chargé d'une mission par Louis XI auprès des habitants de Troyes (2 juin 1465). Voy. Anselme, VIII, 719—Cf. Lettres de Louis XI, II, p. 313.—Les archives de l'Aube font mention (liasse G, 831) d'un mandement de Charles VII du 12 août 1437, où il est question des habitants de Saint-Lyé, maltraités par des gens de guerre envoyés par Jean de Dinteville, menés au château de Payns et rançonnés. Il nous paraît difficile d'admettre que ce soit le même personnage dont il est parlé ici, mais il paraît probable qu'il s'agit de la même famille. Voy. pour un autre Dinteville (Catalog. des actes de François Ier, 4 décembre 1516-28 novembre 1520).

[538] 15 octobre 1482. Arch. municip., B. 51, no 52.

[539] Détail des dépenses d'artillerie «pro honore et utilitate ac deffensione dicte civitatis». Comptes du 12 octobre 1480-82, mandat no 14, et détail des dépenses faites pour les gens d'armes, 6e mandat, 1481-82.

[540] En 1481, le même Tinteville fut fustigé à Carpentras, Arch. municip., B.B. 98.

[541] Comptes de la ville, G.G., 1481, 1482.—Le 26 septembre 1481 fut fait mandat de deux écus d'or au coin du roi à Guillaume Anequin, un des courriers de l'hôtel de ville, pour les donner à Petit-Jean envoyé du roi de France, qui avait apporté de sa part des lettres à la ville au sujet de Jean de Tinteville, détenu dans le palais apostolique.—Comptes de la ville, mandat no 59.

[542] Lettr. origin. inédit. du 7 septembre 1481. Pièces justificat., no XXI.

[543] Comptes de la ville, ann. 1481, mandat no 293.

[544] Jean de Loqueto était descendu à l'hôtellerie de la Fleur de Lys où la ville paya toutes ses dépenses. Ann. 1481, mandat no 105.

[545] Donné à Montilz-les-Tours le pénultième de janvier 1483. Arch. municip., B, 19, nos 23 et 24.

[546] Arch. municip., B. 19, no 30.

[547] Id., B. 19, no 29.—Voy. Lo Libre de la guerra de Tinteville, no 261 du Compte de 1483. Le 14 février 1484, la ville fait payer 153 florins à Gaspar de Sarrachano, pour la solde de 9 hommes qui avaient gardé le château de Mornas pour voir si Tinteville et ses compagnons descendaient par la vallée du Rhône pour surprendre Avignon, mandat no 168.

[548] Comptes de la ville, C.C., 1483-1484, mandat no 110.

[549] Arch. municip., B. 69, no 16 (copie).

[550] Charles VI avait accordé ce privilège aux Célestins du royaume, 26 septembre 1413, et Charles VII le 15 février 1461 (Rec. des Ordonnances, XV, p. 325). François Ier les confirme à nouveau, 8 janvier 1517, Catalog. des actes de François Ier, I, p. 133.

C'étaient:

La Chartreuse du Val de Bénédiction, à Villeneuve-lès-Avignon;
Le Chapitre de Notre-Dame des Doms, à Avignon;
La Collégiale de Notre-Dame de Villeneuve;
La Collégiale de Saint-Didier, à Avignon;
La Collégiale de Saint-Pierre, à Avignon;
La Collégiale de Saint-Agricol, à Avignon;
Les Couvents des Célestins d'Avignon et de Gentilly;
La Chartreuse de Bonpas;
La Commanderie de Saint-Jean-de-Jérusalem, à Avignon;
Le Couvent des Jacobins d'Avignon;
Les Couvents de Sainte-Catherine, Saint-Laurens et Saint-Véran d'Avignon;
Le Couvent de Sainte-Madeleine, à Carpentras;
Les Administrateurs et les Frères de l'Hôpital Saint-Benoît d'Avignon;
Les Orphelins de l'Aumône, à Avignon;
Les Orphelins de la petite Fusterie;
Les Seigneurs de Montfort et d'Aiguières;
Pierre de Sade, Thomas Busaffi et Tronchin, escuyer.
Arch. municip., B. 69, no 16.

[551] Les rois de France avaient de tout temps à Avignon des agents pour la gabelle du sel.

[552] Donné à Tours le..... jour d'avril 1480, avant Pâques. Arch. municip,, B. 63, no 19, Cott. T., Origin.—Cf. Pilot, Catalog., II, 1754 bis, p. 295.

[553] Ambassades de Bernard de Codertio, 1er septembre 1481.

[554] Cette franchise avait déjà été accordée aux Avignonnais par Charles VII, novembre 1432.

[555] Arch. municip., Origin., B. 47, no 7, Cott. G.