CHANSON DU BAMBOU
O vent du sud, qui vagabondes, viens me bercer : éveille-moi au sein de l’émerveillement des feuilles nouvelles.
Je suis le bambou au bord de la route ; j’attends ta venue pour faire tinter la vie dans mes branches.
O vend du sud, qui vagabondes, ma demeure est au bout du sentier.
Je connais ta course lointaine et le langage de tes pas.
Le moindre attouchement de toi me fait frémir et m’éveille.
Ton soupir glane mes secrets.
(Des jeunes filles représentant des oiseaux arrivent en dansant.)