ROYAUME DE SICYONE.

Ans
du monde.

ROYAUME D'ARGOS.

HÉRACLIDES OU DESCENDANS D'HERCULE.

Voyez [Macédoniens et Grecs], page 18

ATHÈNES.

Le déluge ou inondation de l'Attique, appelé déluge d'Ogygès, a eu lieu vers l'an 2218 du monde, sous le règne d'Ogygès. C'est la première mention de ce pays dans l'histoire.

ARCHONTES PERPÉTUELS.
ARCHONTES POUR DIX ANS.
ARCHONTES POUR UN AN.

Voyez [Macédoniens et Grecs.]

LACÉDÉMONE ou SPARTE.

Vers l'an 2420 du monde, Lelex fonde Lacédémone.

HÉRACLIDES OU DESCENDANS D'HERCULE.

Depuis cette époque, jusqu'au partage de la succession d'Alexandre-le-Grand, l'an 3677, la Laconie, comme toute la Grèce, resta dans la composition du grand empire des Macédoniens et Grecs.

Vers l'an 3680, la Laconie reprend une forme de gouvernement indépendant, sous Archidamus III.

La race d'Hercule finit à Lacédémone la même année 3779.

THÈBES.

Voyez [Macédoniens et Grecs.]

CORINTHE.

HÉRACLIDES.

L'histoire n'apprend plus rien du gouvernement de Corinthe pendant les deux siècles suivans. Cette république a cependant pris part aux évènemens généraux de la Grèce, tels que la guerre contre les Mèdes, celle du Péloponèse, celle de Thèbes, et la guerre sacrée.

ÉLIS.

HÉRACLIDES.

Voyez [Macédoniens et Grecs.]

MYCÈNE.

HÉRACLIDES.

Voyez [Macédoniens et Grecs].

MACÉDOINE.

ROIS DESCENDUS DES HÉRACLIDES.

MACÉDONIENS et GRECS.

SUCCESSEURS D'ALEXANDRE.

Voyez [Égypte, deuxième époque;] [Cappadoce], [Parthes], [Syriens], [le Pont], [Bythinie], [Galatie], [Pergame], [Lacédémone], [Argos], [Corinthe].


CULTE DES GRECS ANCIENS.

Les premiers hommes qui ont habité la Grèce ne reconnaissaient point d'autres dieux que le ciel, les astres et les élémens. Le polythéisme qu'ils reçurent ensuite des Égyptiens, et qu'ils agrandirent eux-mêmes, peut se réduire à l'unité d'un seul principe. Jupiter est, selon eux, l'âme du monde, qui prend des noms différens selon les effets qu'il produit; dans les espaces éthérés, on l'appelle Jupiter; dans la mer, Neptune; dans la terre, Pluton; aux enfers, Proserpine; dans l'élément du feu, Vulcain; dans le soleil, Phœbus; dans les devins, Apollon; dans la guerre, Mars; dans la vigne, Bacchus; dans les moissons, Cérès; dans les bois, Diane; dans l'air, Junon; dans les sciences, Minerve. Toute cette foule de dieux et de déesses adorés par les Grecs ne sont que le même Jupiter, dont on exprime les différentes vertus par des noms différens.

La nation grecque, la plus polie de toutes les nations idolâtres, était la seule qu'on ne qualifiât pas du nom de barbare. Les Grecs avaient leurs fêtes, leurs mystères, leurs prêtres, leurs prêtresses, leurs sibylles et leurs prophètes qui rendaient des oracles; leurs augures qui devinaient les choses futures par le chant et le mouvement des oiseaux; des temples, dont les plus fameux étaient celui de Jupiter olympien en Elide, celui d'Apollon à Delphes, à cause des oracles qu'on y rendait, celui de Minerve à Athènes, et celui de Diane à Éphèse. Les Grecs sacrifiaient à leurs dieux des victimes d'animaux, et l'on voit à regret qu'ils leur offraient aussi quelquefois des victimes humaines.