VIII

Sache que rien ne dure entre les mains de l’homme,

Ni la rose d’été, ni le rêve d’hiver,

Et que tout devant lui passe et s’efface, comme

Un beau mirage au soleil du désert.

Mais ne t’arrête pas sur le bord de la route

Pour accepter enfin l’amer renoncement,

Car notre vanité peut-être pose un doute

Et la raison aussi peut-être ment.