PLANCHE XLIV.
La première peinture paraît offrir un vestibule; le caprice y règne comme dans les précédentes, et n'exclut pas un certain agrément. Les colonnes à chapiteaux ioniques, mais sans bases, portent la couverture et une corniche que l'ornement presque en triglyphe et les modillons rapprochent du dorique. La lionne ou panthère, le disque d'argent auquel sont suspendus des festons entrelacés de rubans rouges, le tableau au-dessus de l'édifice représentant une marine, sont clés ornemens disposés pour la grâce et l'effet pittoresque.
Dans le premier tableau (pl. 50 de l'édit. royale) qui est au-dessous, on voit Osiris ou quelqu'un de ses prêtres avec un masque à tête d'épervier, surmontée de la fleur mystérieuse du lotus; il porte une lance (hasta); vis-à-vis est un prêtre d'Isis avec une longue barbe et tenant en main un serpent; ce symbole, bien connu d'Isis, a rapport la faculté de guérir, attribuée à cette divinité universelle; au milieu est un autel avec le vase de l'eau du Nil, autre emblème propre à la même déesse.
La peinture qui fait pendant représente aussi Osiris et Isis. Le premier a une longue barbe; chacune de ces divinités porte une lance, et de l'autre main quelque chose de difficile à distinguer, probablement le tau ou la clef des digues, symbole du débordement annuel du Nil qu'on croyait dû à Isis et à Osiris; au milieu on voit une table sur laquelle est un oiseau qui semble s'élancer vers Isis; cet oiseau peut rappeler les fables égyptiennes qui faisaient mention de la métamorphose d'Isis en hirondelle; les vêtemens réticulaires sont les mêmes que ces divinités portent sur la table isiaque ou dans d'autres monumens.
1er SUJET.—Hauteur, 2 P. 2 lig.—Largeur, 2 P. 9 lig. 2e et 3e SUJETS—Hauteur, 1 P.—Largeur, 1 P. 2 lig.