PLANCHE II.

(XXVIII, t. III de l'Edition royale.)

Le mouvement de cette figure agréablement peinte sur un fond noir, semble désigner une Danseuse comme celles qui font suite dans notre premier volume. Nous les avons considérées comme sujets Dionysiaques, rappelant les mystères de Bacchus ou de Cérès, et ornant avec propriété un lieu destiné au plaisir de la table et aux délassemens. La bandelette qui ceint la tête de cette Danseuse, est un ornement adopté par les suivans de Bacchus; cependant ce pourrait bien n'être ici qu'un ruban, accessoire ordinaire de la coiffure. Ces draperies larges et flottantes, et dont le tissu transparent décèle les formes, tenaient au costume des peuples de l'Asie, dont les Grecs conquérans, et après eux les Romains, adoptèrent les usages voluptueux; on les voit sur-tout souvent employées par les Bacchantes. Nous avons déjà cité les étoffes de cette espèce auxquelles la ville de Tarente avait donné le nom. La draperie de cette figure est jaune; elle l'enveloppe entièrement et laisse seulement la tête découverte, en formant au-dessus une espèce de voile. Tous les plis vivement agités refluent en arrière; la Danseuse paraît en observer l'effet avec complaisance; le mouvement de ses bras, plein de grâce, mais étudié, semble désigner une Danseuse de profession.

Cette peinture fut trouvée avec les trois suivantes dans les fouilles de Civita.

Hauteur, 1 P. 3 p°. 3 lig.—Largeur, 11 p°. 3 lig.