PLANCHE LX.

(LXXX, t. VII de l'Edition royale.)

Cette peinture, comme la précédente, donne l'idée d'une décoration composée. Le sujet du tableau principal est un Faune qui surprend une Bacchante. Sur les côtés, on voit deux personnages qui se détachent sous une colonnade légère; l'un d'eux est occupé à lire. Dans la partie supérieure et sous un pavillon, est une Vénus couchée.

Hauteur, 6 P.—Largeur, 4 P. 10 p°.

Nous terminons ici le Recueil des Peintures. En mettant contribution les savantes dissertations des Académiciens d'Herculanum, sans doute nous avons tiré peu d'or de cette mine féconde. Chercher à éclaircir le sujet; arrêter l'attention des lecteurs sur l'esprit de la composition, sur les beautés de style, sur la sagesse et la convenance des accessoires; rapprocher les rapports que ces peintures offrent avec les usages et les mœurs des anciens, telle a été la tâche que nous avons essayé de remplir dans un câdre borné. Le graveur a fait plus que nous; son art fixe des images auxquelles il ne manque que des couleurs; et la parole ne peut leur donner ni le corps ni la vie. L'artiste saura cependant, sur un récit fidèle, en retrouver les élémens; c'est dans cette vue que nous sommes entrés dans quelques détails qui peuvent paraître minutieux, et que nous rassemblons, dans une Table des Matières, ceux qui nous sont échappés, et qui peuvent l'intéresser.